Auteur Sujet: [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant  (Lu 5016 fois)

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #30 le: 21 Avril 2020, 17:24:19 »
Merci à tous les deux pour vos réactions ;)

Sinon pour le mont Fuji aucune possibilité de le programmer un autre jour, l'ascencion doit quand même être un must à faire

Non, pas possible malheureusement car plus moyen de réserver à nouveau le logement à mi-chemin sur le mont et conditions tout aussi mauvaises sauf le dimanche qu'on a consacrés à Fuji-Q-Highland...

Oh punaise la cata, franchement vous avez tout de même un sacré moral pour sourire encore sur les photos !

On s'est dit qu'il valait mieux en rire qu'en pleurer, nous avions déjà la chance d'être au Japon, du coup on a profité à fond de tout ce qu'on a pu, malgré tous les aléas (et il y en a encore eu au cours du voyage haha)

Hors ligne Yoshiii

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #31 le: 25 Avril 2020, 00:22:43 »
Chapitre 7 : Fuji-Q-Highland

Réveil de bon matin pour cette journée qui allait s’annoncer bien ensoleillée, et tant mieux pour nous. Car aujourd’hui, nous allions visiter le très attendu Fuji-Q-Highland. Fuji-Q-Highland est le parc d’attractions de la région du Mont Fuji. Ce parc, ultra populaire avec souvent des temps d’attentes astronomiques, propose parmi les plus intenses attractions du Japon, voire même du monde entier. Etant réputé pour ses machines à débit très faible et une gestion hasardeuse des opérations, nous savions que cette journée risquait d’être très longue, notamment au niveau des temps d’attente que nous allions devoir affronter. J’avais lu à gauche à droite divers Trip Reports sur le parc et à chaque fois, temps d’attentes monstrueux, opérations calamiteuses et fermeture du parc pour la moindre intempérie !

Préparés psychologiquement au marathon que serait cette journée, nous nous sommes donc levés extrêmement tôt afin d’être parmi les premiers à franchir les portes d’entrée du parc et de pouvoir faire un maximum d’attractions. Notre objectif, faire les 4 grosses stars du parc. 4 attractions en une seule journée ? Oui, c’était notre objectif. Je vous le rappelle, les temps d’attente sont très élevés, atteignant rapidement plus de 2h par gros ride !

Nous nous sommes rendus à pied au parc, celui-ci étant à une vingtaine de minutes à pied de notre auberge. Au passage, et grâce à la belle météo, nous avons pu pour la première fois observer le Mont Fuji dans son entièreté, sans nuages autour. Et c’est un très beau paysage à observer !


Enfin !

Après une bonne marche matinale, nous avons rejoint le parc en passant devant une sorte de zone de stockage du parc où des trains de coaster trainaient quasiment en bord de route. Bon, niveau entretien et fiabilité, ça n’augure rien du bon tout ça…


Les zones techniques en guise d’entrée, c’est certain on n’est plus à Disney !

Devant nous, l’imposant parcours de l’hyper coaster du parc, Fujiyama trône fièrement. Nous avons alors du contourner celui-ci par la droite afin de rejoindre l’entrée du parc.

Enfin, entrée, le parc est à ce niveau-là assez étrangement conçu. La première entrée du parc, qui semble être l’entrée principale, amène à un magasin intérieur de souvenirs par lequel tout le monde doit passer, avant d’arriver dans ce qui semble la première zone à thème du parc thématisée sur la France où l’on retrouve boutiques, points de vente et un carrousel. A gauche de cette zone se trouvent alors les guichets pour acheter ses tickets. Ensuite, une seconde entrée s’offre aux visiteurs à droite des guichets.


Les entrées se succèdent pour arriver au royaume des coasters…

Déstabilisés au premier abord, nous avons vite compris que la zone française est une zone dont l’accès est gratuit, équivalent à un Disney Village local.


Peut-être la plus belle zone du parc, et elle n’est même pas dedans !

Nous étions arrivés un peu plus d’une demi-heure en avance, un peu avant 8h alors que le parc n’ouvrait qu’à 8h30. Une petite file s’était déjà formée aux guichets, une autre devant l’entrée du parc. Nous nous sommes alors stratégiquement séparés en deux : je suis allé faire la file aux guichets (encore fermés) tandis que Liesbeth a déjà pris place dans l’une des files de l’entrée du parc.


La « magnifique » file d’attente des caisses

Nous n’avions pas pu acheter nos tickets de parc à l’avance : en ligne, le site du parc renvoie sur le site Klook pour acheter ses billets. Sur ce site, tout était en japonais avec de nombreuses options différentes, le parc fonctionnant en pay-per-ride. De peur d’acheter le mauvais billet (nous voulions un billet incluant toutes les attractions), nous avons préféré nous rendre au guichet directement.

A 8h20, la billetterie a ouvert. Assez bien placé dans la file, j’ai très rapidement pu obtenir deux tickets d’entrée pour le parc incluant toutes les attractions. J’ai alors vite été rejoindre Liesbeth derrière laquelle une longue file s’était entretemps créée. Notre stratégie allait payer, nous allions pouvoir être parmi les premiers à pénétrer dans le parc, si l’on exclut les Early Access pour les visiteurs ayant un Pass ou acheté un billet spécial avec Early Access (qui dure 30 minutes). On peut déjà voir au loin les attractions tourner et on peut surtout entendre l’air comprimé de l’attraction à propulsion Do-Dodonpa dont les tubes sont situés à quelques mètres de l’entrée.


Parés à sprinter aussi vite que Do-do-donpa !

8h30, les grilles du parc ouvrent enfin ! Alors en parlant d’opérations calamiteuses, l’entrée dans le parc n’est pas chose aisée. Chaque visiteur ayant opté pour un ticket avec attractions illimitées doit se soumettre à un photomaton. A chaque tourniquet se trouve un photomaton et chaque visiteur est photographié individuellement. Autant vous dire que cela prend énormément de temps. Raison à cela ? L’accès aux attractions fonctionne en fait avec reconnaissance faciale ! A chaque attraction se trouve un identificateur de visage devant lequel on doit venir se mettre avant de pouvoir accéder au ride !

Après 5 minutes d’attente, nous avons enfin pu, après s’être fait tirer le portrait, pénétrer dans le parc. Nous n’avons pas hésité une seule seconde et avons tapé un énorme sprint pour nous rendre à Do-dodonpa, le launch coaster à air comprimé du parc. L’attraction est située près de l’entrée, à droite de celle-ci.

Juste en face de la file de Do-dodonpa se trouve également la file de Takabisha, l’Euro-Fighter sous amphétamines du parc. Les deux signes des attractions étant en japonais, nous ne savions dans quelle file nous rendre ! Finalement, en analysant les écritures, l’un des logos avait une répétition de trois fois le même caractère. On en a déduit qu’il s’agissait des « Do » de Do-dodonpa et ce fut effectivement le cas.


Oui, ça devrait être ça !

Dans la file, seulement une cinquantaine de personnes devant nous, mais 20 minutes d’attente annoncées ! Car en effet, Do-dodonpa est l’attraction ayant la plus faible capacité du parc, d’où le choix de faire celle-ci en premier ! L’attraction est en effet dotée de trains de seulement 8 places, et il n’y a que 2 trains en circulation sur la voie en simultané.

Do-dodonpa est un launch coaster construit par S&S Worldwide. La propulsion à air comprimé est tout simplement la propulsion la plus intense au monde, envoyant ses passagers d’une vitesse de 0 à 180 km/h en 1,56 secondes seulement ! Le parcours est également doté depuis récemment d’un looping, qui remplace un top hat à l’époque où l’attraction s’appelait plus simplement Dodonpa (à cette époque, la propulsion était légèrement moins intense également, de 0 à 172 km/h en 1,8 secondes).

La file d’attente de l’attraction est très sommaire, des cordes sur du macadam, puis la montée vers le quai d’embarquement couvert de l’attraction. Aucune théma ici. La file avance très lentement mais cela nous permet d’observer le launch (en partie dans un tube). On peut apercevoir les trains filer à toute vitesse en sortant du tube de lancement. La vitesse semble juste improbable. Liesbeth et moi étions extrêmement excités, nous qui raffolons des propulsions !

Une fois notre tour arrivé, nous n’avons pas pu choisir notre place. Nous aurions bien voulu pouvoir profiter du First Row mais nous nous sommes retrouvés en dernière rangée. Pas mal non plus ! Aucune requête n’est acceptée de la part du personnel concernant le positionnement dans le train.

Les employés étaient ici fort motivés en ce début de journée. Lors du lancement du train, ils nous ont tapé dans la main, puis nous applaudissent en semblant nous souhaiter bon courage.

Le train quitte la gare, effectue un virage à droite et se positionne alors dans la section de launch. Toute cette première séquence se fait à l’intérieur, dans un gros tube avec des tubes lumineux qui vont avoir pour effet de renforcer au final l’effet de vitesse.

Le train s’arrête sur le launch. Une musique stressante se fait entendre où l’on entend les mots Do-dodonpa répétés inlassablement. La tension monte. Liesbeth et moi étions à la fois stressés et excités ! Puis vient un compte à rebours en anglais. 3, 2, 1 et c’est parti ! Le launch est juste incroyable. Je n’ai pas de mots pour décrire les sensations procurées. On fonce à une telle vitesse si rapidement que ça en est presque inconcevable. C’est à la limite du supportable en termes de sensations mais dans le bon sens. On se sent poussés tellement intensément, c’est juste dingue et indescriptible ! Le launch le plus intense qu’il m’ait été donné de tester. Honnêtement, c’est l’attraction la plus intense que j’ai pu tester dans ma vie !

Le parcours ne s’arrête toutefois pas là, après le launch vient une cassure en descente qui procure un chouette airtime, puis le train entame un virage relevé après être passé dans un deuxième tunnel. S’en suit un troisième petit tunnel qui débouche sur l’imposant looping qui procure un très chouette hang time dans la même vague que Full Throttle à Six Flags Magic Mountain. Enfin, après un dernier virage sur la gauche, le train rejoint les freins de fin de parcours qui sont très brutaux !

Bilan ? Cette attraction est juste incroyable. Directement, Do-dodonpa fait partie de mes coasters préférés. Une expérience unique qu’on ne retrouve nulle part ailleurs ! Le launch est si puissant ! Liesbeth en est ressortie toute aussi conquise. Nous étions encore pleins d’adrénaline, comme lorsque nous sommes sortis de notre premier tour de Kingda Ka.




Probablement l’attraction la plus intense qui soit !

Remis de nos émotions, nous n’avons pas trainé et avons enchaîné avec le voisin de Do-dodonpa, Takabisha, l’Euro-Fighter situé juste en face. Alors que l’attente affichée n’était que de 15 minutes lorsque nous étions arrivés au parc, celle-ci était maintenant montée à 40 minutes là où Do-dodonpa affichait quant à lui déjà 70 minutes ! Pour le coup, nous étions contents d’être arrivés si tôt au parc !


Doucement mais sûrement, les temps d’attente légendaires du parc se profilent…

Takabisha est un Euro-Fighter ayant une chute d’un degré d’inclinaison allant au-delà de la verticale (à son ouverture, c’était la drop la plus inclinée au monde). Le parcours est également doté de nombreuses inversions et d’une section launch.

Après avoir attendu nos 40 minutes, nous avons pris place dans les trains de deux fois quatre rangées. Le train quitte la gare et commence d’abord une petite section dans le noir avant de rejoindre le launch qui pour le coup nous a paru beaucoup moins intense après Do-dodonpa. Après le launch s’en suit une série d’inversions, un changement de direction, puis le train est freiné et entre à nouveau dans le bâtiment principal du ride pour effectuer un demi-tour (précisons que le bâtiment n’offre aucune théma, ce qui rend ce passage un peu inutile) avant d’attaquer l’ascension du lift vertical. Puis vient la fameuse drop inclinée à plus de 90 degrés, encore une série d’inversions, et enfin arrivée sur les freins de fin de parcours.

Le bilan est au final assez mauvais. Liesbeth et moi n’avons pas du tout approuvés Takabisha. L’attraction, de Gerstlauer est très inconfortable, avec ses harnais à l’ancienne, ses vibrations et baffes dans les sections à inversions, et un parcours dont la dynamique est entrecoupée par ce désagréable lift vertical. Le launch et la drop inclinée sont chouettes, mais c’est tout ce qu’on aura retenu du parcours qui n’est qu’une succession d’inversions pas très agréables.



Impressionnant visuellement mais ça s’arrête là…

Nous avions donc déjà pu tester deux des quatre attractions phares du parc. Notre prochain coaster serait Eejanaika, le 4th Dimension Coaster construit également par S&S Worldwide. Eejanaika se trouve dans le fond du parc. Nous avons donc traversé pour la première fois le parc et avons pu très vite constater que niveau théma, nous étions très loin de Tokyo DisneySea ! Le parc est vraiment très moche, très bétonné, très fourre-tout, vieillot, avec très peu de végétation. Clairement, nous n’étions pas là pour la théma !





Que d’élégance et de bon goût !

Notons tout de même qu’Eejanaika est situé dans une petite zone à thème sur le Japon traditionnel avec quelques échoppes et points de restauration. Certaines choses sont de mauvais goût, mais l’effort est à noter !

Arrivés au fond du parc donc, nous nous sommes lancés dans la file d’attente d’Eejanaika qui affichait une heure. Au final, nous n’avons attendu qu’une bonne trentaine de minutes. Il s’agissait du premier 4th Dimension Coaster pour Liesbeth. Quant à moi, j’avais déjà eu l’occasion de tester X2 que j’avais adoré ! L’attraction est parmi mes préférées et j’avais donc fort hâte de découvrir Eejanaika !

Au passage, j’en profite pour parler des files d’attente du parc : souvent, celles-ci sont constituées de barres très basses, de petites chaînes, de cônes ou parfois même juste de traits peints au sol ! C’est très sommaire et vraiment très moche mais ça montre aussi le caractère discipliné de la population japonaise.


Sexy n’est-il pas ?

Une fois l’attente passée, nous avons pu rejoindre la gare qui a un semblant de thématisation à la japonaise. L’embarquement à bord des trains est assez fastidieux, tout comme pour le modèle américain. Ici, tous les passagers doivent ôter leurs chaussures avant d’embarquer.


Hop hop hop tout le monde se déchausse !

J’ai laissé le siège intérieur de l’attraction à Liesbeth, sachant c’était sa première fois et que le siège extérieur est plus violent. Cela peut réellement affecter négativement l’expérience, comme ma sœur en a pu faire les frais à Six Flags Magic Mountain.

L’attraction est très similaire à son homologue américain : un demi-tour en sortie de gare en étant dos au lift (on avance en arrière), un long lift dont on n’aperçoit donc pas le sommet (probablement l’un des meilleurs moments du ride, l’excitation et le stress étant à leur comble), une petite prédrop puis la meilleure drop du monde dans un coaster ! Les sièges pivotent et on se retrouve à piquer en verticale, tête vers le bas en fonçant vers le sol avant que les sièges ne basculent en bas de drop. Quelle sensation incroyable ! Puis vient la première inversion qui nous positionne en marche avant (te train est ici suspendu au track), on poursuit avec une nouvelle inversion sur nous-même, puis une inversion offerte par le track où au final on n’a quasiment pas la tête à l’envers puisque le train tourne en synchronisation avec l’inversion. Un virage relevé plus loin, on repasse en marche arrière avant d’affronter les deux dernières inversions du track qui sont assez déstabilisantes avant d’arriver sur les freins de fin de parcours.

J’ai adoré Eejanaika ! L’attraction est plus fluide qu’X2. Néanmoins, j’ai tout de même une préférence pour X2 qui nous retourne un peu moins qu’Eejanaika et dont la durée est plus courte. En effet, l’attraction est si intense qu’un parcours trop long est assez dur à encaisser au final. X2 mieux dosé, mais Eejanaika plus confortable et plus abouti. Dans tous les cas, les deux machines sont excellentes !

Liesbeth a beaucoup apprécié elle aussi mais l’attraction l’a moins marquée que Do-dodonpa. Niveau confort, ça allait mais c’était quand même limite selon elle. De mon côté, je n’ai éprouvé aucun souci en étant dans le siège extérieur du coaster.



Encore une bien jolie bécane au nom imprononçable !

Il nous restait encore un seul mastodonte à tester et il n’était même pas encore midi ! Nous étions très impressionnés d’avoir pu enchaîner si rapidement ces attractions. Le dernier grand coaster à tester était l’hyper coaster Togo du parc : Fujiyama. Celui-ci est également situé près de l’entrée du parc.

Fujiyama est un vieil hyper construit par Togo, un constructeur japonais. A son ouverture, il s’agissait de l’attraction la plus haute et la plus rapide du monde (Fuji-Q-Highland semble adorer les coasters à record !).

Nous avons ici du quand même attendre une heure avant de pouvoir embarquer, à nouveau dans une file d’attente pas bien jolie.


Malgré les files, on garde notre sourire !

Après avoir attendu longuement, nous avons enfin atteint la gare. Pas de demande possible pour un siège particulier. Nous nous sommes retrouvés à notre dépit dans les premiers rangs du train très brillant.


Avis aux amateurs de bling bling

L’hyper coaster débute par un long lift sur lequel apparaissent tous les 10 mètres des panneaux indiquant la hauteur venant d’être franchie. Chouette idée pour se rendre compte de la hauteur du ride ! Puis vient un étrange plat au sommet du lift. Esthétiquement, ce n’est pas très beau au niveau de la silhouette de l’attraction. Vient alors la première drop qui se fait bien ressentir dans le ventre ! En bas de la drop, on sent quand même que la machine est vieille et un peu tasse-vertèbres. J’avais les mains levées mais bien vite je me suis rattrapé à ma lapbar… Puis le train remonte, effectue un demi-tour à plat qui casse un peu le rythme et replonge. Deuxième très chouette drop, suivie d’un premier Camelback offrant un chouette airtime, puis un nouveau demi-tour incliné cette fois-ci lui assez désagréable. Nouvelle remontée avec un angle assez mal calculé en double up, un nouveau demi-tour à l’angle plus large qui passe mieux et c’est là que tout se corse. Le train entame deux virages pas très agréables, puis une succession de bunny hops offrant changements de directions très mal calculés. On se cogne partout dans cette section fort douloureuse. Ça en devient limite drôle tellement c’est n’importe quoi ! Cette section finale mène alors aux freins finaux.

Conclusion sur Fujiyama ? Tout n’est pas à jeter, la first drop est vraiment pas mal, il y a aussi d’autres bonnes drops et un gros Camelback mais dès que le train doit négocier des virages ou changements de direction ça se corse très fortement. Au final, nous avons bien ri à bord et nous avons passé un bon moment, même si niveau qualitatif, l’attraction n’arrive pas à la cheville de Do-dodonpa et Eejanaika. Mais à choisir, nous avons tous deux préférés Fujiyama à Takabisha !


Au moins un Mont Fuji dont on aura atteint le sommet !

Nous sommes ensuite allés nous remettre de nos émotions, extrêmement satisfaits d’avoir pu rider les 4 attractions phares du parc. Dès lors, nous avons été nous restaurer dans un restaurant cafétéria self-service situé en face du Shoot-The-Chute dans le fond du parc. Nous avons dû attendre une bonne demi-heure avant de pouvoir prendre un plat, la file au self étant très longue et très lente aussi. J’ai opté pour un spaghetti bolognaise, n’ayant pas encore tout à fait confiance envers les plats locaux. Liesbeth a quant à elle tenté un étrange plat à base de homard. Courageux de sa part et pas très satisfaisant au final… Le restaurant proposait également des menus halloween ma foi assez effrayants…



Double beurk !

Lors de notre pause, Liesbeth et moi avons pu alors nous pencher sur la suite de la visite. Initialement, nous espérions juste pouvoir faire les 4 grosses attractions phares. Encore une fois, les Trip Reports que j’avais lus décrivaient tous des temps d’attente impossibles et donc tout juste le temps de faire les 4 grosses. Nous étions en plus un dimanche très ensoleillé, nous nous étions préparés au pire. Mais nous allions donc pouvoir au final bénéficier de beaucoup plus de temps que prévu à dédier à d’autres attractions. Notre nouvel objectif : faire tous les crédits restants du parc plus quelques autres attractions, et éventuellement refaire un tour de Do-dodonpa et Eejanaika !

Notre premier arrêt après avoir mangé fut Voyage dans le Ciel (nom en français !), un coaster suspendu familial basé sur la franchise Gaspard & Lisa, dessin animé pour enfants que je ne connais pas du tout.


Première merdouille du jour droit devant !

Nous avons attendu une demi-heure, ce qui est très long, pour cette attraction familiale. Faible capacité des véhicules, et une file assez longue, ce qui était assez étonnant. Dans la file, beaucoup de Japonais avaient un ticket unique acheté pour rider cette attraction. Pour rappel, le parc fonctionne en pay-per-ride.


Prêts pour avoir la tête (et le corps aussi) dans les nuages ?

La longue attente n’a pas valu le coup. L’attraction a un intérêt proche de zéro. C’est très court, dépourvu de sensations, ça couine, ça n’est pas très fluide et le parcours est assez étrange. Bref, c’était juste pour le +1 ! Dès lors, nous ne comprenions pas les nombreux Japonais qui s’étaient acheté un ticket juste pour rider ce machin…



Alors Liesbeth, ça t’a plu ?

Ensuite, nous avons décidé de faire une attraction aquatique afin de nous rafraîchir. En effet, il faisait très chaud en ce beau dimanche avec une trentaine de degrés affichés au thermomètre. Nos avions le choix entre le Shoot-the-Chute et le Raft Ride. En vue des embarcations du raft (seulement 4 passagers) et de la longue file (quasiment deux heures d’attente), nous nous sommes rabattus sur Cool Jappaan!, le Shoot-the-Chute, qui n’affichait qu’une heure d’attente.


Il paraît que le Japon, c’est Cooool !

La file d’attente avançait très lentement. Un seul bateau déployé, et un embarquement/débarquement très lent de la part des passagers.
Une chose qui nous a très fortement surprise est le nombre de Japonais portant un K-way dans l’attraction. Tous en fait, à exception près d’un ou deux valeureux passagers de temps à autre. Autre chose étonnante, ils semblaient tous avoir le même K-way !


Ils sortent tous couverts ici !

En avançant dans la file, nous avons vite compris pourquoi : avant d’embarquer, les employés distribuaient gratuitement et individuellement à chaque passager un K-way gratuit ! Et en sortie du ride, les Japonais étaient invités à jeter à la poubelle leur K-way. Liesbeth et moi avons tout simplement été choqués par cette pratique complètement anti-écologique ! Mais quel gaspillage monstre de plastique pour juste une attraction dont le but est justement de se faire mouiller. Nous avons trouvé cela complètement insensé ! Notons au passage que nos amis Japonais n’ont aucune conscience écologique : forte pollution dans les grades villes, plastiques à gogo dans les supermarchés, etc… Les employés de supermarchés ne comprenaient pas lorsque nous refusions le sachet en plastique qu’ils nous offraient gratuitement.

En refusant les K-ways, les employés avaient l’air surpris et ont insisté pour qu’on en prenne. Nous avons toutefois à nouveau décliné leur offre. Une fois dans la barque, les autres passagers tous munis de leur K-way nous regardaient d’un regard amusé et nous avons très vite compris pourquoi.

Ce Shoot-the-Chute est tout simplement diabolique ! Jamais nous n’avions finis autant mouillés sur une attraction aquatique. C’est bien simple, pas un centimètre carré de nos vêtements n’avait été épargné. Nous étions trempés ! Ce fut un grand moment !


Attention le raz-de-marée (et le désastre écologique) !

A la sortie de l’attraction, Liesbeth a voulu filmer l’intensité de la vague de celle-ci. Néanmoins, ayant mal estimé la puissance de celle-ci, elle s’est retrouvée arrosée à nouveau, fuyant l’imposante vague en protégeant son appareil photo. Cela nous a donné un bon gros fou rire !
Nous avons ensuite poursuivi en revenant vers le centre du parc afin de faire un tour de la Wild Mouse locale : Mad Mouse. Juste avant, je me suis acheté des Dippin’ Dots, ce dessert constitué de boules glacées miniatures ayant plusieurs parfums. J’avais déjà goûté cela aux States dans un parc Six Flags et j’avais trouvé ça très bon !


Petit plaisir importé des States

Nous nous sommes donc engagés dans la file d’attente de la Wild Mouse. Celle-ci n’était pas très longue, nous avons attendu une petite demi-heure, le temps de finir mes Dippin’ Dots et de sécher un minimum au soleil.

Mad Mouse est une Wild Mouse assez particulière, plus vintage que les modèles Mack par exemple, et  beaucoup moins confortable également. L’attraction arbore d’affreuses couleurs très flash et sa structure est très vilaine également. Ça pique un peu aux yeux comme modèle. L’attraction en elle-même est assez inconfortable mais au final nous avons trouvé cela marrant !




L’étrange Wild Mouse du parc…

Juste après la Wild Mouse, nous sommes allés dans un coin que nous n’avions pas encore exploré. Nous sommes tombés sur un point d’observation du Mont Fuji. Idéal pour observer le volcan bien visible en cette après-midi !


Ah, te voilà enfin toi !

Aux alentours du point d’observation, nous sommes encore tombés sur de la théma bien hasardeuse ainsi que des infrastructures qui semblaient abandonnées. Décidément, ce parc n’est pas très esthétique…


Euh, oui, grosse dalle de béton pas belle, voilà…

Néanmoins, nous sommes alors arrivés dans la plus jolie zone à thème du parc, une zone dédiée au dessin animé Thomas, sur le thème des locomotives. Ici, c’est tout de suite plus mignon et traité avec meilleur goût !





Vous êtes sûrs qu’on est encore à Fuji Q là ?

Notre objectif dans cette zone pour enfants est de faire un tour du dernier crédit qui nous manquait encore au compteur, le petit Rock’N’Roll Duncan qui est un Kiddie Coaster sur le thème de la série. Enfin, sur le thème, seule la locomotive du train est thématisée, pour le reste, le circuit serpente juste entre les arbres.

Pour ce Kiddie, nous avons tout de même dû attendre plus de 30 minutes ! Mais nous voulions avoir notre +1 donc nous avons fait preuve de patiente. Le Kiddie en lui-même est très bref : d’abord une section à plat où le train se balade au milieu des arbres, puis une seule drop et bien vite nous sommes déjà de retour en gare. En plus de cela, ce n’était pas hyper fluide. Bref, pas le Kiddie idéal, Fuji-Q-Highland s’en sort définitivement mieux dans ses grosses attractions à sensations que ses attractions familiales…



Et encore une merdouille de faite !

Une fois tous les crédits faits, nous avions encore un peu de temps libre devant nous en cette fin d’après-midi. Liesbeth voulait faire la tour de chute du parc, qui est en fait une Space Shot. L’attraction, appelée Red Drop Tower, se situait dans la partie centrale du par cet affichait une trentaine de minutes. Néanmoins, je tenais à refaire absolument un tour de Do-dodonpa. Et sachant que les files étaient longues et fermaient de manière anticipée selon la durée de celles-ci, nous ne voulions pas manquer l’opportunité d’en refaire un tour, le parc fermant dans un peu moins de trois heures…

Nous sommes donc retournés devant le bâtiment principal de Do-dodonpa dont la file d’attente ne semblait pas si longue. Toutefois, 120 minutes étaient annoncées. Et en vue du débit de l’engin, nous n’étions pas surpris. Nous avons donc décidé de nous lancer dans la file de Do-dodonpa et de faire une croix sur la Space Shot qui fermait plus tôt que les autres attractions du parc.

L’attente fut effectivement de 2 heures. Néanmoins, nous ne les avons pas trop senties passer, en discutant dans la file et en observant Takabisha situé juste en face.


File d’attente The Ride

Puis, nous avons à nouveau pu prendre place dans ces trains de 8 places. Pas de chance, pas de First Row non plus cette fois-ci. Mais qu’importe, on allait pouvoir refaire un tour de cette tuerie !

Etonnamment, en sachant ce qui nous attendait, nous étions tous deux beaucoup plus stressés que lors de notre premier tour ! Rares sont les attractions qui me font encore stresser mais Do-dodonpa fait clairement partie du lot ! Le compte à rebours se fait entendre et c’est parti pour ce qui est probablement l’un des meilleurs launchs du monde.

Nous avons été le souffle coupé, encore une fois. Nous avons même trouvé l’attraction encore plus dingue. Nous avions déjà un peu oubliés la sensation que cette accélération procurait mais c’est en pleine face que nous l’avons ressentie ! Quelle attraction ! L’engin avait aussi sûrement chauffé au cours de la journée, rendant l’expérience encore plus incroyable, qui plus est sachant que la nuit commençait à tomber et que c’est dans l’obscurité que nous avons pu effectuer notre second tour.


Mais quelle claque ! Quelle claque !

Sortis de Do-dodonpa et après avoir repris nos esprits, nous avons constaté que la file de l’attraction était fermée (elle avait déjà fermé alors que nous étions dans celle-ci). Idem pour Takabisha en face. Pour les grosses attractions, c’était déjà fini, sachant que le parc fermait ses portes dans une petite heure.

Nous avons alors décidé d’aller voir si jamais la Red Drop Tower était encore ouverte mais ce ne fut pas le cas. J’ai alors proposé à Liesbeth de découvrir la nouvelle attraction du parc, un simulateur de vol à la Soarin’ appelé Fuji Airways.

L’attraction est située dans une zone un peu reculée près du point d’eau du parc. Juste à côté se trouve un Sky Fly Gerstlauer appelé Tentekomai. La zone a donc une petite thématique aéronautique. J’aurais bien voulu faire les deux attractions, appréciant beaucoup les Sky Fly de Gerstlauer, mais par manque de temps, nous nous sommes contentés du simulateur de vol, qui nous ferait survoler le Mont Fuji et ses environs.


Soarin’-like droit devant !

C’était la première fois que Liesbeth était amenée à tester ce genre d’attractions. Après une file d’attente et un pré-show à la Soarin’ (en mode compagnie aérienne), nous avons pu prendre place dans le petit simulateur (ici, une seule ligne de rangées).

Le vol au-dessus du Mont Fuji fut très sympathique même si le modèle n’arrive clairement pas à la cheville de Soarin’. Après, peut-on comparer le truc bricolé par Fuji-Q-Highland avec l’une des meilleures attractions Disney ? Dans l’ensemble c’était pas mal, même si ça bougeait un peu trop dans tous les sens, notamment lorsque nous sommes pris dans un orage, avec beaucoup de mouvements saccadés. Plus de subtilité et rester dans la douceur aurait été plus bénéfique pour l’attraction. Liesbeth a bien apprécié et a trouvé ça original.

Sortis de Fuji Airways, nous avons décidé de quitter le parc, celui-ci fermant d’ici quelques minutes. Nous avons pu admirer le parc de nuit, avec ses splendides décorations de Noël accrochées en plein mois de septembre. Tout cela est ironique, le parc est laid, même de nuit. Trop de fautes de mauvais goût malheureusement…



Pourrait-t-on demander au Père Noël un peu plus de bon goût pour Fuji Q ?

De retour dans la zone d’entrée, Liesbeth est allée s’acheter une petite pâtisserie dans un point de vente appelé Crêperie Mathilde. Petite dédicace pour Mathilde qui n’avait pas pu nous accompagner dans notre voyage nippon.


Petit hommage à la petite Mathilde !

Nous sommes alors rentrés à pied jusqu’à notre auberge pour y passer une dernière nuit avant de repartir vers notre prochaine destination : Kyoto !

En conclusion, nous avons beaucoup apprécié notre journée à Fuji-Q-Highland, principalement pour les attractions phares du parc. Do-dodonpa est devenu mon crédit préféré. Idem pour Liesbeth (qui hésitait quand même pas mal avec Kingda Ka dont les expériences sont au final fort différentes). Cette attraction a été sur nos lèvres pendant des semaines après notre voyage, c’était tellement dingue ! Quant au reste, nous avons aussi beaucoup aimé Eejanaika et dans un moindre mesure Fujiyama et le Shoot-the-Chute Cool Jappaan!. Le parc regorge d’une multitude d’autres attractions plus mineures que nous n’avons pas eu le temps de découvrir et qui pourtant, au contraire des 4 mastodontes et des attractions aquatiques avaient un temps d’attente plus que raisonnable. Notons beaucoup de flat rides (Giant Frisbee, Space Shot, chaises volantes, Star Flyer, Tea Cups, etc…), des parcours horrifiques que Liesbeth n’a pas voulu faire car trop effrayée par ce genre de walk-through, beaucoup de Kiddie Rides également (surtout dans la zone Thomas), ce qui fait au final une offre assez complète. Récemment le parc s’est offert aussi un dark ride interactif à la Toy Story Mania sur Naruto, type d’attraction qui manquait peut-être encore au parc.

Là où le bât blesse c’est au niveau de l’esthétique du parc. En toute honnêteté, c’est le parc le plus moche que j’aie pu visiter. Même La Ronde à Montréal est un parc plus joli ! C’est très bétonné, il n’y a quasiment pas de théma et quand il y en a c’est souvent de mauvais goût. L’ensemble n’est pas du tout uniforme et fait assez vieillot. Certaines zones sont limites à l’abandon. Bref, même le plus moche des parcs Six Flags est magnifique à côté de Fuji-Q-Highland. Heureusement, le Mont Fuji en paysage et la très belle collection d’attraction remontent clairement le niveau et rien qu’avec Do-dodonpa seul, ce parc surpasse pour moi bon nombre de parcs Six Flags !

Sinon, comme toujours, petit résumé de la journée :

Meilleure attraction : Do-dodonpa
Moins bonne attraction : Voyage dans le Ciel
Meilleure zone à thème : Thomas Land
Plus grosse surprise : Cool Jappaan!
Plus grosse déception : Takabisha
Avis général : Très positif


Voilà, c’est tout pour Fuji-Q-Highland ! La suite arrive très prochainement !

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[Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #32 le: 27 Avril 2020, 09:29:29 »
Enfin une superbe journée qui se passe super bien !

Je suis surpris de voir que le Gerstlauer n'est pas si bien que ça. D'un autre côté c'est vrai qu'ils ne sont pas réputé dès que ça monte trop haut.

Encore une fois c'est vraiment étrange cette mentalité lorsque l'on voit cette consommation de ponchos pour un tour  :-\
En tout cas vous avez réussi à faire plus que votre objectif c'est super cool !

Je crois que c'est la première fois que je vois une photo du mont Fuji sans neige.  ???

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #33 le: 12 Mai 2020, 14:08:03 »
Chapitre 8 : Kyoto

Après une dernière nuit passée à Kawaguchiko, au pied du Mont Fuji, Liesbeth et moi nous sommes remis en route pour continuer à explorer le pays. Notre prochaine étape était l’une des plus grosses villes du pays : Kyoto.

Pour nous rendre jusqu’à Kyoto, nous nous sommes rendus à pied jusqu’à la gare de Kawaguchiko et avons pris plusieurs trains inclus dans notre JR Pass. Néamoins, par mégarde, nous avons emprunté un train qui n’était pas inclus dans le Pass. Ceci était indiqué en tout petit sur le pass. D’autres touristes s’étaient également fait avoir et nous avons tous gentiment été invités par le contrôleur du train à quitter nos sièges et à descendre au prochain arrêt. Pas d’amende pour nous fort heureusement !


Vous connaissez à reconnaître notre expression faciale principale lors de ce voyage !

De là, nous avons heureusement pu prendre un autre train qui effectuait la même ligne mais avec plus d’arrêts. Au final, nous sommes arrivés en début d’après-midi à l’a gigantesque gare de Kyoto.

Nous avons alors décidé d’aller manger quelque chose. Mon guide de voyage recommandait d’aller manger un ramen à la Ramen Alley de la gare. Cette zone de restauration se trouvait au sommet de la gare. Après avoir emprunté plusieurs escalators (en passant via un centre commercial intégré à la gare), et après un dédale de couloirs, nous sommes enfin arrivés à cette Ramen Alley.

Après avoir fait le tour des petits restaurants qui vendaient tous leur propre sorte de ramens, nous avons porté notre choix sur un établissement proposant des ramens au bœuf.

L’établissement était fort petit, avec peut-être une vingtaine de places assises. Une musique tournait en boucle dans le restaurant, Liesbeth et moi l’aurons gardée en tête pendant tout le séjour et même après ! Avec la faible capacité de l’établissement, les clients s’installent rapidement, mangent leurs ramens et s’en vont. On a pu un peu y observer donc le rythme de vie des Japonais où tout se fait très rapidement. Beaucoup d’hommes d’affaire en transit à la gare prenaient leur lunch ici.

Nous avons tous deux commandé notre ramen et avons également eu de l’eau gratuite. Ce fut la première fois que nous mangions des ramens au Japon. Et c’était tout simplement délicieux ! Beaucoup de saveurs, des textures surprenantes, un plat bien nourrissant, bref, j’en suis ressorti enchanté et ce ne serait pas notre seul ramen du séjour, loin de là !


Pour moins de 10€, vous aurez droit à un très bon ramen et une musique très entêtante !

L’estomac bien rempli, nous avons quitté la gare pour rejoindre notre hôtel situé à une quinzaine de minutes à pied de la gare. Nous avons pu découvrir les premiers larges passages pour piétons du Japon. Il n’y a rien à dire, ça tranchait beaucoup avec la quiétude de la région du Mont Fuji.



Liesbeth à la croisée des chemins…

Arrivés à notre hôtel, nous avons directement pu effectuer notre check-in. Après avoir pris possession de notre chambre, nous nous sommes préparés pour aller découvrir la vaste ville en ce début d’après-midi.

Nous avons d’abord décidé de nous rendre au Nishiki Market, un marché couvert situé non loin de la rivière Kamo. Ce marché était recommandé par mon guide touristique.

Après avoir arpenté les ruelles de Kyoto depuis notre hôtel, nous sommes arrivés après une vingtaine de minutes de marche à la longue allée couverte qui constitue le Nishiki Market. Au programme, viande fraîche, poissons, fruits et légumes, épices, thés, porcelaine, souvenirs, etc… Ce fut assez amusant de voir tout ce qui se vendait là. L’allée fourmillait de monde, entre les commerçants fort occupés, les locaux venus faire leurs emplettes et les nombreux touristes, on peut dire que ce marché était bien vivant !




Miam Miam les bizarreries japonaises !

Après cette chouette première étape, nous avons poursuivi jusqu’au bout de l’allée où se trouvaient de nombreux autre commerces sédentaires. Ici, c’était un peu plus fourre-tout avec des magasins de vêtements, d’électro-ménager, etc… Cette partie moins homogène nous a moins convaincus.

Nous avons ensuite rejoint la rivière Kamo, petit havre de paix au cœur de la ville. Même si les berges ne sont pas très joliment travaillées (beaucoup de béton), ça fait du bien d’avoir de plus larges espaces et moins de foule.




Au détour de la rivière !

Nous nous sommes donc baladés le long de la rivière, puis avons traversé un pont imposant pour rejoindre le célèbre quartier des Geishas, Hanamikoji. Cette zone pédestre est très agréable. Les bâtiments sont tous des bâtiments traditionnels accueillant plusieurs boutiques en tout genre, vendant principalement objets traditionnels ainsi que quelques souvenirs. Dans le quartier, nous avons pu croiser quelques geishas également. En cette fin d’après-midi, ce fut un moment très agréable.



Le quartier des Geishas

Au fond du quartier d’Hanamikoji se trouvait un sanctuaire isolé et relativement calme. Nous avons fait un petit tour du domaine avant de revenir sur nos pas.



Hanamikoji

Nous avons alors décidé de nous acheter un petit snack local qui nous intriguait : la glace au thé Matcha ! Il faut savoir qu’au Japon, le thé matcha est un parfum aussi répandu que le serait la vanille ou le chocolat en Europe. On en trouve dans les friandises, le chocolat, les glaces, etc…

Intrigués par notre glace toute verte, nous avons partagé celle-ci non sans avoir une petite pointe d’appréhension. Au final, après la surprise, la glace s’est avérée succulente !


« Mec ça goûte l’herbe » - Liesbeth, septembre 2018

Au bout du long boulevard dans lequel nous nous trouvions (la prolongation du pont qui enjambe la rivière Kamo et que nous avons emprunté plus tôt), nous avons pu découvrir une imposante porte, la porte de Nishiromon menant au parc Maruyama. Ce vaste parc comporte l’imposant sanctuaire Yasaka, ainsi qu’un point d’eau, d’autres temples et même le mausolée d’un empereur que nous n’avons pas eu l’occasion de visiter (enfin c’est ce que j’ai cru juste avant de rédiger ce trip report !).

La nuit commençait doucement à tomber mais cela ne nous a pas empêchés de déambuler dans le sanctuaire Yasaka où nous avons croisé d’autres geishas. Le cadre était splendide, surtout à la tombée de la nuit, avec peu de touristes et locaux, rendant la promenade très apaisante en fin de journée.





Un parc d’illuminés !

Ensuite, nous avons retraversé le pont enjambant la rivière Kamo pour aller explorer l’allée Pontocho, petite artère piétonne parallèle à la rivière et bordée de bars et restaurants ayant une terrasse donnant vue sur la rivière. C’est un très chouette passage, surtout le soir où les nombreux établissements de restauration sont ouverts et offrent divers repas pour des gammes de prix variées.


Pontocho et ses terrasses très prisées

Néanmoins, la plupart des restaurants sont assez onéreux en vue de leur localisation. Après avoir parcouru toute l’allée, nous avons finalement décidé avant de manger de d’abord aller prendre un saké en guise d’apéritif.

Nous nous sommes donc trouvé un petit pub dans Pontocho dans lequel étaient proposés des cocktails au saké. Nous en avons chacun commandé un, tous les deux installés au comptoir du bar. Le cocktail n’était pas terrible et avait un arrière-goût de savon. Ça ne nous a pas du tout convaincu ! Nous avons un peu échangé avec les barmen qui demandaient d’où nous venions (et qui se débrouillaient comme ils le pouvaient en anglais, à mentionner !). Lorsque nous leur avons précisé que nous devions de Belgique, ils nous ont directement montré les bières belges qu’ils proposaient et nous ont demandé laquelle était notre favorite !

Bien installés dans ce chouette bar, nous avons mangé sur place, l’établissement proposant une restauration rapide (enfin, principalement des fritures). Nous avons commandé une bière japonaise qui n’était pas mauvaise. Ce fut vraiment un chouette moment !


Du bon gras !

Nous avons ensuite quitté le bar et avons un peu arpenté les rues environnantes. Pas mal d’établissements de nuit qui avaient l’air assez cheap formaient le quartier pour sortir de la ville. Peu inspirés par les divers établissements s’offrant à nous, nous sommes finalement allés nous installer dans un autre petit bar dont la spécialité était le whisky. Le whisky est une autre boisson très répandue au Japon, et nous ne le savions pas avant notre séjour. Nous avons donc commandé chacun un whisky japonais, on the rocks pour Liesbeth.


Et le petit digestif japonais qui va avec !

Puis, la fatigue commençant à se faire ressentir et le bar allant fermer, nous sommes rentrés à pied jusqu’à notre hôtel pour une bonne nuit de sommeil…

Le lendemain matin, nous désirions nous rendre au palais impérial de la ville, situé dans un immense parc. Mais avant, nous nous sommes arrêtés en chemin devant un joli petit sanctuaire (il y en a vraiment partout dans la ville, c’est assez dingue !) où bon nombre de locaux venaient faire un petit crochet puis repartir pour se rendre sur leur lieu de travail. Ce contraste entre les traditions anciennes et le rythme de vie effréné moderne des Japonais c’est très surprenant !



Petit écrin de verdure au cœur de la ville

Un beau soleil nous accompagnait en cette matinée et ce n’était pas pour nous déplaire ! Après le petit sanctuaire, nous avons poursuivi, toujours en marchant, jusqu’au parc Kyoto Gyoen. Ce grand parc ne nous a pas vraiment convaincus. Nous y avons trouvé un endroit paisible au bord d’un étang où nous nous sommes posés un instant pour rédiger nos cartes postales, mais excepté ce petit coin, le reste du parc est sans charme : trop grand, allées rectangulaires, végétation très sommaire, bref, pas un coup de cœur.





De jolis jardins japonais…

Au passage, nous avons constaté dans ce parc un bon nombre d’arbres ravagés par le passage du typhon Jebbie qui a bien plus frappé Kyoto que Tokyo.

Nous avons poursuivi ensuite notre chemin pour nous rendre au sanctuaire Heian. Liesbeth y a obtenu une nouvelle calligraphie pour son carnet. Le sanctuaire est très imposant et entouré de jardins qu’il est possible de visiter moyennant l’achat d’un ticket. Néanmoins, les jardins étaient fermés en raison des dégâts provoqués par le typhon Jebbie.







L’imposant sanctuaire Heian

Nous avons alors voulu nous restaurer mais nous avons eu un peu de mal à trouvant un établissement qui nous convenait, tout étant assez cher dans les alentours du sanctuaire. Finalement, nous nous sommes contentés d’articles achetés dans la cafétéria d’un musée. Rien de bien glorieux mais ça serait suffisant pour la suite.

Non loin de là se trouvait le départ d’une promenade que nous voulions absolument faire : le chemin des philosophes. Cette petite promenade pédestre longe un petit cours d’eau dans un coin boisé et très paisible. Quelques autres promeneurs sur la balade mais sinon, un coin peu fréquenté et très agréable, en pleine nature, ce qui contraste bien avec le centre-ville.


Le long du chemin des philosophes…

Le long du chemin des philosophes, Liesbeth et moi nous sommes arrêtés un instant dans un salon de thé traditionnel. Après avoir traversé le petit jardin japonais longeant le salon de thé, nous avons été invités à retirer nos chaussures pour pouvoir pénétrer à l’intérieur. Assis en tailleur sur des tapis, nous avons alors commandé chacun un thé. Pour ma part, j’ai tenté le thé matcha accompagné de sa boule de glace.



Liesbeth qui boit son thé comme une Lady… ou plutôt une Geisha !

Ce fut un très chouette moment, typiquement japonais, en toute quiétude. Mon thé était tout froid, c’était assez spécial mais j’ai bien aimé. Liesbeth avait quant à elle un thé chaud plus classique qui lui a bien plu également.

Après cette petite pause douceur, nous avons repris le chemin des philosophes, puis à la fin de celui-ci, nous sommes redescendus vers le centre.

Nous sommes alors (sans nous en rendre compte, je m’en rends compte aujourd’hui alors que je retrace notre itinéraire sur Google Maps) retournés au parc Maruyama visité la veille, mais de l’autre côté où se trouvent d’imposant temples en bois, dont le Chion-in, une structure entièrement faite de bois.



On en aura vu des temples à Kyoto !

Enfin, notre dernier lieu de visite de Kyoto fut les rues piétonnes de Higashiyama : Ninenzaka et Sannenzaka. Lieu certes fort touristique mais tellement plein de charme ! Les bâtiments qui longent ces rues piétonnes sont d’authentiques maisons traditionnelles en bois qui accueillent boutiques et restaurants.

Les ruelles sont piétonnes et fort inclinées par endroits, avec beaucoup de marches. Cet endroit fourmille avec touristes et locaux se mélangeant, boutiques en tout genre, petits restaurants, bref, c’était très vivant sans être trop étouffant. Liesbeth et moi avons beaucoup aimé !





Probablement mon endroit préféré à Kyoto !

Nous nous sommes mis en quête d’un souvenir pour Mathilde qui n’avait pas pu nous accompagner dans notre voyage. Nous voulions lui offrir des boucles d’oreilles en forme d’origamis. Après avoir visité quasiment chaque boutique de Ninenzaka, nous avons finalement trouvé ce que nous désirions pour elle !

Les allées mènent finalement à un chouette temple, le temple Kiyomizudera, depuis lequel il y a un très beau point de vue panoramique sur le centre-ville d’un côté, et sur les collines boisées bordant Kyoto de l’autre.






Et un dernier temple pour clore cette belle journée !

En cette fin d’après-midi, j’ai vraiment adoré ce quartier historique. C’est l’un de mes meilleurs souvenirs du séjour et un endroit à ne pas manquer lors d’une visite à Kyoto !

Nous sommes ensuite redescendus à pied jusqu’au centre-ville afin de rejoindre notre hôtel, récupérer nos bagages et retourner à la gare de Kyoto.


Vue panoramique depuis la gare

Nous avons fait un nouveau crochet par la Ramen Alley pour se prendre un autre délicieux ramen, dans un autre établissement que la veille.


Le ramen du soir !

Puis, nous avons pris un train grâce à notre JR-Pass pour rejoindre Osaka pour la suite du voyage. Une auberge de jeunesse nous attendait pour la nuit à venir.

Le lendemain, nous irions à Universal Japan, j’avais très hâte de découvrir ce troisième parc Universal !

Pour conclure sur Kyoto, c’est sans hésiter la ville que nous avons préféré de tout le voyage. Cette ville a trouvé un très bel équilibre entre modernité et traditions. On le ressent dans les habitudes des locaux, et dans le mélange des constructions modernes du centre-ville et des quartiers historiques et temples aux abords de la colline dominant la ville.

Certains quartiers nous ont fortement plu, comme le quartier des Geishas, le parc Maruyama ou encore les allées Ninenzaka et Sannenzaka. Nous avons du faire l’impasse sur plusieurs lieux touristiques qui pourtant nous tenaient beaucoup comme la forêt de bambous ou le temple Fushimi Inari-taisha et ses centaines de toriis.

Clairement, deux jours ne sont pas suffisants pour profiter entièrement de cette magnifique ville et si c’était à refaire, nous serions resté un jour ou deux de plus au dépend d’autres villes visitées par la suite (nous y viendrons très bientôt). Dès lors, je recommande grandement Kyoto dans tout voyage au Japon !

La suite arrive très vite avec le très attendu Universal Japan ! A bientôt !


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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #34 le: 17 Mai 2020, 14:00:02 »
Chapitre 9 : Universal Studios Japan

Arrivés à Osaka la veille au soir, Liesbeth et moi avions logé dans une grande auberge de jeunesse sur plusieurs étages et dotée de dortoirs à très grande capacité. Cela peut paraître un peu trop vaste et désagréable mais l’auberge était très bien dans son ensemble et chaque lit de dortoir était à sa façon privatisé avec des rideaux à l’extrémité des lits. Au final, une version un peu moins agressive des hôtels capsules mais similaires dans l’idée.

Notre logement était situé à proximité de la gare. Nous y avons emprunté la JR Loop Line, une sorte de grand monorail qui effectue une boucle autour de la ville et qui permet de rejoindre une extension de ligne menant directement à Universal Studios Japan. Tous ces transports étaient inclus dans notre JR Pass.


Non non, on ne va pas vers Fukushima aka la centrale nucléaire !

Arrivés à la station d’Universal Studios Japan, nous avons d’abord traversé la version locale du Citywalk avant de rejoindre l’esplanade d’entrée. Nous avions acheté nos tickets d’entrée en avance en ligne à un tarif plus qu’avantageux.

En cette journée nuageuse, il y avait beaucoup de gens à l’entrée du parc : celui-ci allait être assez bondé toute la journée avec des temps d’attentes assez élevés. Après Tokyo DisneySea et Fuji-Q-Highland nous étions rôdés, pas de souci pour nous ! Le parc célébrait également déjà halloween et une Halloween Horror Night allait avoir lieu ce soir également. Au Japon, pas besoin de billet spécial, l’Horror Night est incluse dans le prix du billet standard.


On y est ! (enfin presque)

A l’entrée du parc, un panneau indiquait que Space Fantasy, le Spinning Coaster Mack indoor du parc, était fermé. J’étais assez déçu, j’avais vraiment envie de découvrir cette attraction unique au parc nippon…


Là on y est enfin !

Une fois les grilles d’entrée (et la fameuse arche Universal) franchies, nous avons rapidement traversés la Main Street hollywoodienne du parc qui comme à Tokyo Disneyland est couverte. Ici, le design de la verrière est plus moderne et cela dérange un peu moins qu’à Disney.

Nous nous sommes alors hâtés de nous rendre à Hogsmeade afin de pouvoir tester dès le matin les attractions du Wizarding World d’Harry Potter avant qu’il n’y ait trop de monde dans les parages. C’était la toute première visite de Liesbeth dans un parc Universal et donc également sa première visite à Poudlard !

Hogsmeade est assez éloigné du reste du parc : il faut traverser une section dans les bois avant de rejoindre la zone. Cela a un plus dans l’immersion et l’introduction de la zone que les parcs américains n’ont pas forcément. Par contre c’est quand même une petite marche à faire !

Une fois arrivés, c’est la surprise pour Liesbeth. La zone l’a directement conquise. Elle s’est directement sentie immergée dans le monde d’Harry Potter. La zone est identique aux autres zones Harry Potter.



Liesbeth a enfin eu sa lettre !

Notre premier objectif était de pouvoir faire un tour de Forbidden Journey, l’attraction phare de la zone. Je n’avais pas spoilé Liesbeth et elle ne savait pas du tout à quoi s’attendre comme attraction…

La file d’attente n’était pas très longue pour cette première attraction. Celle-ci reste sublime et l’une des meilleures files d’attentes du monde. C’est le paradis de tout fan d’Harry Potter. Liesbeth était émerveillée de découvrir l’intérieur de Poudlard.

Une fois arrivés au quai d’embarquement, un employé s’est alors dirigé vers moi et a désigné les tongs que je portais. Il m’a tendu des élastiques et m’a dit que je devais les enfiler autour de mes pieds afin de maintenir mes tongs en place pendant le ride. Très surpris par cette pratique, j’ai tenté de lui expliquer que je placerai mes tongs sur mon siège et que je m’assoirai dessus, pratique qui se fait dans les autres versions de l’attraction aux Etats-Unis. L’employé n’a rien voulu entendre et m’a forcé à enfiler ces satanés élastiques sous peine de ne pas pouvoir faire l’attraction. Les pratiques japonaises dans les parcs d’attractions sont parfois très particulières et au Japon, les règles sont les règles. Les gens sont très courtois mais dès qu’il s’agit du respect des règles, ils sont stricts et impassibles, quitte à en devenir désagréables…

L’attraction en elle-même reste une fabuleuse expérience immersive. Toujours une pointe de nausée entre la scène du saule cogneur et le match de Quidditch, mais à part ça, Forbidden Journey reste un bijou de technologie et d’immersion dans l’univers d’Harry Potter.

Liesbeth a elle aussi adoré et a trouvé cela assez dingue ! Après, elle était d’accord avec moi concernant le fait que l’attraction peut se révéler nauséeuse et elle l’expérimentera à ses dépens quelques mois plus tard en Californie. Mais ici au Japon, aucun souci pour elle !


Aaaah Forbidden Journey, un véritable bijou (excepté cette scène de Quidditch !)

Nous avons enchaîné avec Flight of the Hippogriff, le junior coaster de la zone, afin d’obtenir notre +1 et puis également pour quand même faire un coucou à Buck, l’Animatronique de l’hippogriffe situé juste avant le lift de l’attraction. Nous avons tout de même patienté 30 bonnes minutes pour ce coaster au débit assez faible au final pour une expérience qui n’en vaut honnêtement pas l’attente. A faire pour le crédit mais sinon, pas indispensable comme attraction…




Tout le monde s'incline devant Buck s'il-vous-plaît !

Après Flight of The Hippogriff, nous avons décidé de déjà quitter la zone sans prendre le temps de l’explorer. Ce serait pour plus tard, quand les temps d’attente aux attractions seraient fort élevés. Nous voulions d’abord tenter de faire un maximum d’attractions avant que la foule ne soit trop importante dans le parc.

Nous nous sommes donc rendus dans la zone Jurassic Park afin de faire l’attraction phare du parc récemment inaugurée : The Flying Dinosaur. Il s’agit d’un Flying Coaster B&M de grande envergure enchaînant figures inversées aux abords du lac central du parc et survolant la zone Jurassic Park.



Jurassic park et son nouvel ajout phare !

A notre arrivée devant l’attraction, celle-ci affichait déjà quasiment 120 minutes d’attente. Ne voulant pas attendre si longtemps, nous avons opté pour la Single Rider qui quant à elle annonçait tout de même un temps d’attente de 50 minutes. C’est donc armés de patience que nous nous sommes lancés dans cette file d’attente pas particulièrement jolie et intéressante…


On se croirait presque de nouveau à Fuji-Q-Highland...

Enfin, une fois les cinquante minutes plus ou moins atteintes, nous avons enfin pu prendre place dans les trains du Flying Coaster. Liesbeth est passée en première et j’ai dû attendre le train suivant pour pouvoir avoir une place également. Ici aussi, je n’ai pas eu d’autre choix que de devoir mettre ces élastiques autour de mes tongs.


Petit panier pour effectifs personnels et jolis élastiques pour mes tongs...

L’imposant lift de l’attraction nous emmène directement vers la first drop inclinée qui plonge vers le lac. C’est un très chouette effet ! Puis, le train se lance dans la première inversion du parcours à toute vitesse : une sorte de Zéro-G-Roll qui fait plus qu’une rotation à 360 degrés car au final, nous nous retrouvons sur le dos à la sortie de l’inversion. Puis nous remontons afin d’être à nouveau en position Flying. Ce changement n’est pas des plus agréables et procure une sensation d’écrasement très désagréable, un peu comme un Pretzel loop peut le faire. Mais ça se corse encore ensuite avec le véritable Pretzel Loop du parcours qui nous plonge sur le dos dans un tunnel. Je l’ai déjà mentionné dans mes Trip Reports précédents, je déteste cette figure et ça n’a pas changé. Le début est excellent avec un très chouette airtime en position couchée mais le passage sur le dos crée un énorme contraste entre G négatifs et G positifs. On se sent beaucoup trop écrasés dans notre siège et même respirer en devient difficile tellement la pression est forte. Non, décidément je ne comprendrai jamais, c’est juste beaucoup trop désagréable !

Après ce pretzel loop, le train se remet en mode Flying et passe une petite bosse rapidement avant d’enchaîner un virage incliné au-dessus du lac, un heartline roll, une spirale, une dernière heartline roll et enfin, retour sur les freins de fin de parcours. Et c’est donc déjà fini ! L’attraction est extrêmement courte au final…

Liesbeth et moi nous sommes tous les deux retrouvés à la sortie de l’attraction et notre bilan fut identique : mais quelle catastrophe ! Nous détestons tous les deux ces satanés Pretzel loops et sur The Flying Dinosaur, c’est quasiment deux pour le prix d’un, la première inversion du parcours offrant les mêmes sensations désagréables ! Qui plus est, l’attraction est assez courte, surtout par rapport au temps attendu dans la file….

Après réflexion, je dois bien me l’avouer. Je n’aime pas les Flying Coasters B&M. A vrai dire, je ne les aime vraiment pas, à la limite je pense que je les déteste. Seule exception à la règle : Air (enfin, Galactica) à Alton Towers que j’appréciée énormément. Et pour une seule et simple raison : ce modèle n’a pas de Pretzel Loop !




Ces pauvres passagers...

Remis de nos émotions et de ces G positifs désagréables, nous sommes revenus vers l’avant du parc (Jurassic Park étant situé tout au fond du parc derrière le lac). Le parc est d’ailleurs une grande boucle autour du lac et son layout général est fort similaire à Universal Studios Florida.

Après avoir traversé rapidement l’ancienne section San Francisco désormais principalement dédiée aux Minions, nous sommes arrivés dans la zone New-York où l’attraction principale est The Amazing Adventures of Spiderman.


Petit détour par les USA...

Le dark ride est considéré comme l’un des meilleurs au monde et est également présent à Universal Islands of Adventure à Orlando. Peu d’attente pour cette attraction en cette matinée, nous n’avons donc pas hésité une seconde à nous engager dans la file.

La file nous fait visiter les bureaux de journalisme du comic. Nous sommes en effet invités à devenir journalistes pour le Daily Bugle et nous sommes conviés à embarquer dans des véhicules de toute dernière technologie, les « Scoops » qui nous permettent de plus facilement observer et photographier les événements qui se passent autour de nous.

Notre mission du jour, suivre Spiderman dans ses aventures afin de retrouver la Statue de la Liberté qui a été volée par un groupe de malfrats ayant eux-aussi des super-pouvoirs.

L’attraction, qui est un dark-ride 4D unique en son genre lors de son ouverture, nous emmène, munis de nos lunettes 3D à bord du Scoop à suivre les péripéties de Spiderman à travers les rues sombres de New-York en quête des criminels et afin de retrouver la Statue de la Liberté.

C’est une attraction très aboutie et très bien amenée, mélangeant décors réels et écrans d’une façon très convaincante. Nous sommes au cœur de l’action, les méchants s’en prenant même à nous et Spiderman essayant de nous guider et nous sauver également. Certaines scènes sont très impressionnantes et les transitions entre scènes sont parfaites. Par contre, ça remue énormément et cela peut provoquer une certaine nausée comme pourrait le provoquer un simulateur. Avec moi ça ne manque jamais et je me suis senti légèrement barbouillé à la sortie du ride. Mais rien de catastrophique non plus, j’ai beaucoup aimé l’expérience globale et Liesbeth également.


Petit détour chez l'homme-araignée

Nous avons ensuite rejoint la zone d’entrée du parc dédiée à Hollywood et avons fait un petit tour dans les boutiques souvenirs du parc. Encore une fois, nous avons pris beaucoup de plaisir à essayer les nombreux couvre-chefs ridicules vendus par le parc. C’était d’encore plus mauvais goût qu’à Tokyo Disney Resort mais les Japonais semblent en raffoler !


Quand le ridicule ne tue pas, niveau 4

Nous sommes également tombés un peu par hasard sur un petit Meet&Greet avec les personnages de Woody Wood Pecker. Nous en avons profité pour faire une petite photo.


Japanese Style!

Après cet instant photo, nous avons tous deux décidé de nous offrir un petit snack, nos estomacs s'étant réveillés depuis quelques instants. Nous avons opté pour un simple hot-dog.


Pas très japonais tout ça...

Puis, nous avons rejoint l’attraction principale de la zone : Hollywood Dream The Ride. Il s’agit d’un hyper coaster B&M (enfin hyper, niveau dimensions c’est clairement l’un des plus petits modèles en la matière). Le circuit serpente au-dessus de la zone hollywoodienne et s’étend jusqu’au lac.



Derrière ce décor se trouve une zone du freins d'Hollywood Dream: The Ride

L’attraction était dotée de deux files d’attente, dont une spéciale réservée à un mode Backward où le train est monté à l’envers sur le circuit. Nous avons bien évité de nous engager dans cette file (la marche arrière ça nous rend vite nauséeux si c’est trop long) et nous nous sommes donc lancés dans la file classique qui affichait un bon quarante minutes.

Avec un train sur trois dédié au mode backward, le débit de l’attraction en était affecté. Nous avancions tout de même assez bien mais pas autant à mon avis que si les trois trains étaient en marche avant. L’attente pour le Backward était bien évidemment bien plus élevée et semblait assez fort prisée par les visiteurs.

Un peu avant d’embarquer, nous avons tous deux du revêtir nos beaux élastiques, Liesbeth ayant décidé de troquer ses baskets pour des tongs également vu la chaleur qu’il faisait ce jour-là. En vérité, elle avait aussi envie de tenter le coup des élastiques, trouvant cette pratique un peu loufoque mais amusante !


Japanese Style !

A Universal, il n’est malheureusement pas possible de demander à avoir un siège en particulier. Cela était bien indiqué partout dans la file. Dès lors, nous nous sommes retrouvés non pas au dernier rang comme espéré mais dans les premiers rangs (deuxième ou troisième rangée de mémoire). Les pires places selon nous !

L’attraction a des similitudes avec Hollywood Rip Ride: Rock it!, la principale étant que nous puissions également choisir une chanson qui serait diffuse par de l’audio embarquée pendant le tour. Nous avions le choix entre trois morceaux, dont un en japonais. Nous avons tous deux sélectionné Shake It Off de Taylor Swift.

Dès que le train quitte la gare, la musique s’enclenche, ce qui ajoute directement un plus à l’expérience ! Le train s’engage alors dans le lift qui se trouve dans un tunnel incliné. Une fois au sommet du lift, le train plonge dans la first drop pas bien haute et qui se redresse assez rapidement. Néanmoins, nous avons senti-là le potentiel plus accru de celle-ci en last row. De notre rangée, nous avons pu avoir déjà un soupçon de sensations donc c’est déjà ça. Puis vient le premier Camelback qui offre un chouette floating, un sympathique changement de direction en puis le demi-tour classique des anciens hyper B&M (le virage relevé). Ensuite, bien vite arrive un second instant d’airtime sur une autre bosse plus petite cette fois-ci, et deux autres beaux Camelbacks qui passent très bien également. Freins de mi-parcours cachés derrière un décor publicitaire hollywoodien et vient la dernière section de l’attraction : une bosse à airtime inclinée et une spirale offrant ses G positifs. Dernière petite bosse avant de traverser un tunnel de lumières flashs (peut-être représentant des paparazzis ?) et retour sur les freins de fin de parcours.

Notre bilan à chaud est très positif : nous avons tous deux beaucoup aimé ! J’avais entendu que ce Hollywood Dream était l’un des plus mauvais hyper coasters B&M, trop petit, trop court, trop familial et assez insipide. Au final, l’attraction s’est révélée être une très bonne surprise. Certes, ce n’est pas un monstre d’intensité et les sensations sont plus légères et subtiles, mais c’est bien dosé, bien équilibré. Ça se veut plus familial qu’un Shambhala et c’est totalement assumé ! En comparaison, Silver Star est lui beaucoup plus insipide car c’est beaucoup moins assumé : de l’extérieur, l’attraction semble envoyer du lourd et la promesse n’est pas tenue avec un ride trimé de partout. Alors qu’ici, on voit la taille modeste du coaster et on sait qu’on aura droit à une expérience familiale plus, ce qu’on a au final. Autres points positifs : le coaster serpente dans les backstages du parc (on se croirait vraiment en pleine course à travers des studios hollywoodiens) et la musique onride apporte une bonne ambiance au ride !



Un véritable rêve hollywoodien !

Remis de cette bonne surprise qu’est Hollywood Dream : The Ride, nous avons retraversé le parc pour rejoindre le fond de celui-ci où se trouve, coincé entre les zones Amity Ville et Jurassic Park l’arène de spectacle qui présente le show Waterworld.

Waterworld est un stuntshow qui se passe en grande partie sur un plan d’eau. Le spectacle est inspiré du film du même nom, où le monde tel qu’on le connaît a été englouti dans les profondeurs et où quelques hommes survivent sur des stations flottantes, en quête d’une terre promise qui aurait survécu à la catastrophe.


Prêts pour une dose d'explosions ? Et pour beaucoup d'exaltations japonaises ?

J’avais pu déjà assister au show en Californie mais pour Liesbeth ce fut une première. Après avoir attendus un petit moment avant l’ouverture des portes de l’arène, nous avons pu dénicher de bonnes places suffisamment en hauteur pour être éloignés des zones splash qui mouillent vraiment beaucoup ! En effet, pendant le pré-show, des acteurs viennent balancer des seaux et jets d’eau sur le public situé dans cette zone.

Le show a un scénario très basique où les héros situé dans leur forteresse flottante se font attaquer par des scélérats qui veulent trouver la Terre promise en premier. Les héros ayant déniché une carte menant à cette Terre, les méchants tenteront le tout pour le tout afin d’arriver à leurs fins. Le spectacle offre beaucoup de cascades et effets spéciaux. Entre les protagonistes se déplaçant sur des jet skis, des scènes de combat, des jets d’eau, des explosions, du feu, de la pyrotechnie, des acrobaties et même un avion volant, il y a vraiment de tout !

Ce qui nous a le plus plu pendant ce show, ce sont les réactions des Japonais qui sont très bon publics et très démonstratifs. Tonnerre d’applaudissements à l’arrivée des héros, tout le monde retient son souffle et est impressionné par la moindre petite cascade (même lorsque l’héroïne emprunte tout simplement une tyrolienne, c’est dire !), la petite romance entre les deux héros principaux qui font fondre leurs cœurs, bref, leurs réactions démesurées nous auront beaucoup amusés ! Et puis à vrai dire, il vaut mieux un public comme celui-ci qu’un public blasé. C’est plus agréable pour les acteurs et pour les spectateurs !

Liesbeth aura moyennement apprécié le spectacle. En fait, elle a surtout été un peu agacée d’avoir été spoilée de l’arrivée de l’avion. J’avais sorti mon smartphone pour photographier ce moment précis, sachant que ça allait se produire de façon imminente et elle a su que le final allait se produire à cet instant. Mais malgré ce bémol, ça reste un bon spectacle, elle ne l’a pas nié, même si c’est principalement dû aux nombreux effets spéciaux.


La fameuse photo du spoil !

Sortis de cette représentation, nos estomacs commençaient à crier famine. Après avoir un peu regardé sur le plan du parc, nous nous sommes tâtés à choisir un endroit où nous restaurer. Sans vraiment trouver d’endroit décent dans notre gamme de prix, nous nous sommes rabattus sur la pizzeria de la zone new-yorkaise : Louie’s N.Y. Pizza Parlor.

Nous avons tous deux pris une part de pizza ainsi qu’un soda. Nous avons été intrigués par le Fanta vert et avons décidé d’en prendre un chacun pour voir ce que ça donnait. La caissière qui parlait un tout petit peu anglais nous a demandé si c’était notre première visite au parc. Nous avons répondu oui et elle nous a tous les deux offert un petit autocollant « First Visit » à la manière des badges de Disney. Une chouette petite attention.

Un mot d’ailleurs sur les très chouettes membres du personnel, toujours souriants, aimables, faisant le tout pour le tout pour se faire comprendre malgré leur niveau d’anglais plus que rudimentaire. Je portais un T-shirt Harry Potter acheté à Universal Studios Hollywood et pas mal d’employés me l’ont pointé avec un grand sourire en disant quelque chose en japonais. Bref, rien à redire, ils sont vraiment accueillant, sauf comme déjà dit précédemment lorsqu’il s’agit du respect des règles : là ils sont intransigeants !

Le lunch en lui-même n’était pas terrible. Pizzas industrielles et soda beaucoup trop sucré à notre goût ! Mais au moins nous avons tenté le coup et nous n’avons pas payé trop cher pour ce repas rapide.


Alerte bizarrerie ! Et pour une fois, ce n'est pas du Japonais !

Nous sommes alors retournés dans la zone Jurassic Park afin de faire un tour d’une de mes attractions Universal préférées : Jurassic park The Ride. Il s’agit d’un water ride avec section dark-ride et d’une grande chute finale qui asperge pas mal les passagers de l’attraction, le tout sur le thème de la licence Jurassic Park.


Ça c'est du water ride !

Après une attente décente, nous avons pu embarquer dans les gros bateaux qui allaient nous emmener en excursion dans le Jurassic Park ! La balade commence tout en douceur, où nous croisons d’inoffensifs dinosaures herbivores. Mais bien vite, nous sommes amenés à pénétrer dans une zone interdite où l’on peut croiser des petits dinosaures déjà plus hostiles en train de ravager la zone. L’embarcation pénètre alors dans un grand bâtiment qui semble être une sorte de laboratoire/tour de contrôle du parc. De nombreux dinosaures qui ne devraient pas s’y trouver sont en train de tout saccager à l’intérieur. Un long lift nous même à une section en hauteur où la tension monte de plus en plus, avec des bureaux ravagés, des bruits étranges, avant d’arriver face à face devant un énorme T-rex qui s’avance dangereusement vers nous. Une seule solution : plonger : Le bateau dévale alors la grande drop du ride avant de ressortir en extérieur où a lieu le splash qui généralement n’épargne personne.

Quelle belle attraction ! Quelle chouette storyline bien amenée ! Et cette chute finale ! J’adore, tout simplement ! Liesbeth aura elle aussi beaucoup aimé l’expérience. Vraiment, et même si certains animatroniques en début de parcours semblent un peu datés, l’attraction reste un chef-d’œuvre et un classique Universal à ne pas manquer.



Chef d'oeuvre droit devant !

Nous avons enchaîné avec un autre classique des rides Universal : Jaws. L’attraction est située dans la mini-zone Amity située juste à côté de Jurassic park et ne comporte que cette unique attraction. Il s’agit d’ailleurs du tout dernier exemplaire de l’attraction encore en opération.


Le seul danger pour votre vie à Amity, c'est ce satané Flying Dinosaur, qui passe juste au-dessus !

Jaws est une attraction basée sur le film du même nom. Il s’agit d’un boat ride qui nous emmène découvrir les environs d’Amity. La file d’attente représente une agence de voyages qui organise des visites en bateau, ainsi que des hangars à bateau.


Aussi culte que le film !

Une fois arrivés au quai d’embarquement, notre groupe de touristes est accueilli par un skipper qui nous emmènera faire un tour des lieux où se sont passées les célèbres attaques de requin de la ville en 1974. Le speech du skipper est bien évidemment en japonais et Liesbeth et moi n’aurons bien évidemment rien compris.


De savoureux touristes qui ne comprennent rien, ça fera une bonne proie facile pour le requin blanc ça !

Le bateau quitte alors le quai d’embarquement et passe devant des reconstitutions de façades d’Amity. Tout semble se passer paisiblement mais cela ne durera pas. On croise rapidement une embarcation similaire à la nôtre qui a été complètement détruite et plus aucune âme qui vive à son bord. La tension monte et le skipper paraît moins à son aise.

C’est alors qu’un aileron de requin fait son apparition. Le requin semble encercler le bateau. Le skipper, armé, va tenter de tirer sur le requin mais manque son coup. Pour le coup ça fait très Jungle Cruise.

Après ce coup manqué, le skipper nous emmène dans une sorte de hangar de bateau, à l’intérieur. Mais tout ne se passe pas comme prévu et le requin nous poursuit également ! Le bateau réussit à quitter de justesse le hangar alors que le requin venait à peine de réussir à franchir celui-ci. Tout juste !

Après avoir quitté le hangar, le bateau se retrouve dans une zone de quais dotée de cuves qui semblent remplies d’explosifs. Par mégarde, en visant le requin le skipper tire sur l’une des cuves et tout explose et prend feu avec de nombreux effets pyrotechniques.

Vient alors notre affrontement final avec le requin qui par accident va mordre dans un câble électrique défectueux suite à l’explosion et qui va dont l’électrocuter. Sains et saufs, le skipper nous ramène finalement au quai d’embarquement de la visite guidée, en passant une dernière fois devant la carcasse du requin.

J’ai adoré cette attraction ! C’est très vintage, mis ça colle tellement au film ! Les Animatroniques du requin sont assez mal faits, mais c’est comme dans le film à vrai dire ! Je me dis même que les Animatroniques de l’attraction sont limite plus réalistes que la dernière apparition du requin dans le film. Et même si nous ne comprenions rien au speech du skipper, son jeu d’acteur et ses émotions nous ont permis de vivre à fond l’aventure. Tout comme j’adore Jungle Cruise, j’ai totalement été conquis par Jaws dont je n’attendais pas grand-chose. C’est construit en crescendo, nous sommes au cœur de l’action et les effets spéciaux sont sympathiques pour une attraction conçue dans les années 90. Vraiment dommage qu’il n’y ait plus une autre version…


Désolé mon vieux, fallait pas bouffer le câble électrique !

Après cette chouette découverte, nous avons rejoint la seule zone que nous n’avions pas encore arpentée (avec la zone Minions Park que nous avons tous deux volontairement zappés, n’appréciant pas vraiment l’univers de Despicable Me, ni l’attraction simulateur présentée), à savoir la zone pour enfants Universal Wonderland qui reprend plusieurs franchises : Hello Kitty, Snoopy ou encore Sesame Street.

La zone est d’ailleurs constituée en sous-quartiers donc chacun est dédié à un héros spécifique. La zone est très criarde et dotée de peu de végétation. C’est à vrai dire la zone qui nous a le moins convaincue, tout était assez laid, sauf éventuellement la section indoor, le Snoopy Studio. C’est dommage car le reste du parc est vraiment bien exécuté et il est agréable de se promener dans les diverses zones à thème du parc.




Apparemment, Elmo, Hello Kitty et consorts n'ont pas beaucoup de bon goût...

Nous étions venus dans cette zone avec un seul objectif en tête, faire un tour du crédit junior, les autres attractions étant toutes dédiées aux jeunes enfants. Bon, le crédit aussi mais nous voulions notre +1. J’avais repéré ce crédit sur Coaster-count avant notre visite. Néanmoins, à priori, ce crédit ne figurait pas sur le plan du parc.

Dans la zone en question, impossible de le trouver. Nous avons fait les deux sous-quartiers outdoor sans apercevoir le moindre rail de coaster. Un peu déçus, nous avons fait demi-tour. Liesbeth a néanmoins eu la bonne idée d’aller voir si le crédit n’était pas dans le bâtiment Studio Snoopy. Et c’est en effet là que se cachait le junior coaster !

Nous avons attendu une dizaine de minutes pour ce joli petit crédit pour enfants bien thématisé. La théma apportait un petit plus à l’ensemble, c’était appréciable.


Le crédit bien caché !

Il ne nous manquait plus qu’un seul crédit : Space Fantasy, le spinning coaster Mack indoor qui était indiqué comme fermé à mon plus grand regret… Toutefois, sur le plan du parc figurait une autre attraction indiquée à la place de celle-ci : Evangelion XR :1.01. Derrière ce nom très étrange se trouvait en fait une rethématisation temporaire de Space Fantasy !

Le coaster était donc bien ouvert, mais sous un nouveau nom et une autre expérience. La moins bonne nouvelle, c’était le temps d’attente : 90 minutes. Et tout ça dans un parc à bœuf couvert. Pas génial mais c’est le seul crédit qui nous manquait au compteur et l’une des attractions qui m’intriguaient le plus dans ce parc.

Après 1h30 d’attente, nous sommes enfin arrivés au quai d’embarquement. Nous avons vite compris pourquoi le temps d’attente était si élevé : l’attraction fonctionnait en VR, et à bord des trains (identiques à Euro-mir), seuls les rangs dans le sens de la marche étaient remplis, soit 2 personnes sur 4 par wagon.

Enervés par cette pratique à la mode de la VR qui ralentit le débit et qui en plus fait disparaître les décors physiques, Liesbeth et moi avons refusé de prendre un casque VR. Mais nous n’avions pas le choix ! Encore une fois, les employés sont très à cheval sur les règles. Liesbeth avait peur d’être malade. Quant à moi, je voulais profiter de l’expérience de base du ride, et non une VR sur une sorte de jeu vidéo post-apocalyptique qui ne m’attirait pas du tout. Nous avons donc pris les casques VR mais ne les avons pas portés. Nous avons dû les garder en mains pendant le ride.

Le coaster est entièrement en indoor et prend place dans l’ancien bâtiment du dark ride ET. Dès lors, les lifts (il y en a plusieurs) et les drops ne sont pas bien hautes mais le parcours a une longueur décente et offre son petit lot de sensations. La surprise, c’était de constater que tous les décors de Space Fantasy étaient en place et visibles, donc excepté une bande son en décalage par rapport à ce qu’on voyait, on a pu profiter de l’expérience de base. Le seul problème, c’est que vu que l’attraction était en VR, le mode spinning était désactivé tout au long du parcours, limitant grandement l’intérêt de l’attraction encore une fois.

C’est donc assez énervés que Liesbeth et moi sommes sortis de cette attraction. Vraiment du gâchis : réduire le débit de moitié et rendre le ride plus insipide en ôtant les rotations libres, c’est vraiment dommage… Sinon, je suis certain que j’aurais vraiment bien apprécié ce ride !


Rendez-nous Space Fantasy !

Les temps d’attente étant assez élevés partout dans le parc, Liesbeth et moi avons décidé de nous rendre dans le Wizarding World à nouveau afin de profiter de l’ambiance d’Hogsmeade. Nous avons arpenté les nombreuses boutiques de la zone, de Honeydukes à Zonko’s en passant par Ollivander. On s’est amusés à chercher la baguette idéale (sans en acheter une en vue du prix prohibitif du souvenir), à essayer une cape de sorcier et à également goûter un met local.





Vu les prix pratiqués, c'est dans ces moments-là que je sais ce que ça fait d'être un Weasley...

Pour ma part, grand classique, la Butterbeer en mode Frozen. Je pense être l’un des seuls à apprécier ce breuvage sucré, j’en prends à chaque visite ! Dans la file pour obtenir une Butterbeer, Liesbeth, venait de me rejoindre avec un Churros qu’elle venait d’acheter. En vue de son Churros, nous avons commencé à lâcher des blagues salaces à voix haute, habitués à être entourés de Japonais. Mais derrière nous se trouvaient des Français qui ont du coup bien ri de nos propos. Oups !



Liesbeth et son gros Churros qui attire l'attention...

Après avoir savouré nos bières au beurre et churros respectifs, nous avons refait un tour de Forbidden Journey sans trop d’attente. Toujours une très chouette attraction, même si pas forcément idéale juste après avoir dégusté une bière au beurre…


Retour à Hogwarts

La fin de journée approchant, et ayant fait toutes les attractions que nous souhaitions tester, nous avons décidé de refaire l’une de nos attractions préférées de la journée : Hollywood Dream The Ride. L’attraction affichait en mode normal une attente de 50 minutes (et 70 minutes en backwards). Mais qu’importe, nous avions déjà presque tout fait et nous avions encore un peu de temps devant nous, le parc étant encore ouvert en nocturne le soir.


Dans la file d'attente, avec nos fiches d'instructions systématiquement distribuées, parce que le ride est "ô combien dangereux" !

Nous avons à nouveau opté pour Taylor Swift pour ce second tour, cette fois-ci installés dans les dernières rangées. L’attraction n’en fut que meilleure, c’est bras levés pendant tout le tour que nous avons pris plaisir à enchaîner les airtimes. Honnêtement, un vrai coup de cœur ce petit coaster B&M !



I shake it off, I shake it off!

Une fois sortis de l’attraction, la nuit commençait déjà à tomber et les animations Halloween se mettaient en place. Depuis le début d’après-midi, les diverses mazes du parc étaient déjà accessibles. Néanmoins, Liesbeth ayant horreur de ce genre d’attractions walk-through, nous avons fait l’impasse dessus. Elle m’a laissé l’opportunité d’en faire seul mais j’ai préféré profiter du parc avec elle plutôt que de faire chacun de notre côté, sachant que les files pour les mazes étaient assez importantes. La plupart d’entre elles étaient basées sur un film d’horreur connu, j’aurais bien voulu voir ce que cela donnait. Ce sera pour une autre fois !

Par contre, alors qu’elle n’apprécie pas du tout les mazes, Liesbeth n’est pas forcément contre se balader dans les scares zones, même si elle m’a bien agrippé le bras pendant toute la soirée ! Nous avons donc fait un tour complet du parc de nuit, avec chacune des zones revisitées.



Hollywood by night (manque plus que les clodos sur le boulevard et on s'y croirait !)

Hollywood faisait la part belle aux clowns. Les acteurs jouaient à fond leur rôle et ont réussi à nous surprendre à plusieurs reprises. Les éclairages dans la zone et les décors rajoutés aidaient à créer une atmosphère assez incroyable, et ce dans tout le parc !


Apparemment Liesbeth ne trouvait ça pas très drôle, allez savoir pourquoi...

La zone New-York était envahie de poupées et autres marionnettes assez effrayantes, mais qui au final invitaient surtout les visiteurs à se joindre à un énorme dancefloor en plein milieu de la zone. C’était très amusant de voir tous les visiteurs se joindre en danser ensemble ! Tout le monde jouait le jeu, Liesbeth et moi avons vraiment bien aimé le concept !


Quelle danse monstrueuse !

Après avoir un peu dansés, nous sommes arrivés dans la zone suivante, San Francisco qui avait pour thème des scientifiques loufoques. C’était très joli dans la théma et les effets.

L’une des meilleures zones était par contre la zone Jurassic Park infestée de zombies qui parcouraient la zone beaucoup plus sombre et végétale que le reste du parc. Nous ne savions pas du tout ce qui nous attendait au coin des allées.

Passant devant Jurassic Park The Ride qui n’affichait que 5 minutes d’attente, j’ai réussi à convaincre Liesbeth de faire l’attraction une seconde fois, dans le noir cette fois-ci. D’abord réticente à l’idée d’être mouillée alors qu’il faisait noir, elle a finalement accepté pour me faire plaisir.

De nuit, ce fut une expérience encore plus immersive et plus effrayante. J’ai vraiment apprécié ce second tour, et ça collait parfaitement avec l’ambiance angoissante qui régnait dans le parc depuis la tombée de la nuit.

Enfin, après être passés par Amity où il n’y avait pas grand-chose, nous avons rejoint Hollywood et avons décidé de quitter le parc. Celui-ci était encore ouvert pour quasiment deux heures, mais nous voulions nous rendre au centre-ville d’Osaka afin de pouvoir visiter le quartier de Dotonbori qui se révèle la nuit avec tous ses éclairages. Le lendemain soir, nous ne passerions pas la soirée sur Osaka, c’était donc maintenant ou jamais.

Nous avons encore fait un rapide crochet par la boutique souvenirs principale du parc dans la zone couverte à l’entrée pour un dernier essayage de chapeaux ridicules, le dernier du séjour déjà !

Puis, nous avons quitté le parc pour rejoindre Dotonbori.


Sayonara Universall Studios Japan !

En conclusion, Liesbeth et moi avons de manière générale passé une excellente journée à Universal Osaka.Le parc est un condensé du meilleur d’Universal qui, comparé à ses confrères, n’a pas encore trop d’attractions simulateurs/multimédia dans tous les sens. On a encore de véritables classiques comme Jaws ou Jurassic River, des dark rides de qualité comme Spiderman ou Forbidden Journey et aussi deux gros coasters (dont un que nous n’avons pas appréciés mais qui plaît quand même grandement à la majorité !). Le tour du parc se fait par contre assez rapidement, il manque encore selon moi d’une ou deux zones à thème ou extension de zones. Néanmoins, avec l’arrivée prochaine de SuperMario, cela sera déjà rectifié.

Niveau thématique, excepté la zone pour enfants, le parc est très beau. L’introduction à Hogsmeade avec ce passage dans les bois qui isole la zone du reste du parc est une très bonne entrée en la matière. La zone d’entrée couverte donne beaucoup mieux qu’à Tokyo Disneyland. Le seul problème, c’est qu’Osaka est une ville assez moche pleine de gratte-ciels et autres tours qui encerclent le par cet qui gâchent un peu la vue. Du coup, ça casse un peu l’immersion en ayant par exemple depuis Jurassic park ces bâtiments en arrière-plan…

Le parc est fort américanisé (comme la ville d’Osaka en fait un peu), les gens parlent beaucoup mieux anglais et excepté la langue, je me serais vraiment cru dans un parc Universal américain, là où à Tokyo Disney Resort on se sentait quand même bien au Japon.

Très chouette journée donc, dans ce parc qui pour moi surpasse quand même légèrement l’Universal Studios Hollywood de par son offre plus complète (même si pas de Tram Tour ici), mais n’arrive pas à la cheville d’Orlando. Un parc agréable pour une journée qui s’est pour une fois déroulée sans encombre !

Petit résumé de la journée :

Meilleure attraction : Hollywood Dream The Ride
Moins bonne attraction : Evangelion XR:1.01
Meilleur spectacle : Waterworld
Meilleure zone à thème : The Wizarding World of Harry Potter
Plus grosse surprise : Jaws
Plus grosse déception : The Flying Dinosaur
Avis général : Positif

La suite très prochainement avec notre découverte d’Osaka. A bientôt !


Hors ligne bartoshaq

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #35 le: 19 Mai 2020, 09:28:57 »
sympa ton tr sur universal, j'avais entendu dire un peu de mal sur ce parc mais finalement il me semble aussi au dessus du parc californien.

Je continue à suivre vos aventures qui donne bien envie surtout par ces temps de confinement.

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[Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #36 le: 19 Mai 2020, 17:12:32 »
Enfin j'ai rattrapé mon retard.

Tout comme Bartoshaq je suis surpris par vos avis positifs sur ce parc alors que les avis sont mitigés.
En tout cas ce TR va tout de même mieux qu'au début  :D

Hors ligne McFly

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #37 le: 20 Mai 2020, 19:38:12 »
Perso Flying Dinosaur m'attire beaucoup! Pour ce qui est des pretzel loops, est-ce que ceux de Flying Dinosaur sont plus intenses que ceux des autres flying B&M ou ça revient au même? En tout cas j'avais bien apprécié celui de Superman à Great Adventure.

Le reste du parc à aussi l'air alléchant, entre les exclusivités comme Hollywood Dream ou Space Fantasy (qui il me semble est retourné en mode normal depuis) et la possibilité de faire des attractions désormais disparues dans les autres parcs Universal comme Jaws ou Backdraft.

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #38 le: 21 Mai 2020, 11:48:59 »
Merci à tous les trois pour votre réaction ;)

Oui, dans l'ensemble j'ai été très agréablement surpris du parc ! J'avais pourtant un certain niveau d'attente, mais en deçà des Universal américains. Et au final, aucune déception :) !

Perso Flying Dinosaur m'attire beaucoup! Pour ce qui est des pretzel loops, est-ce que ceux de Flying Dinosaur sont plus intenses que ceux des autres flying B&M ou ça revient au même? En tout cas j'avais bien apprécié celui de Superman à Great Adventure.

Si tu as apprécié sur le Superman de Great Adventure, tu devrais beaucoup aimer Flying Dinosaur. Parfois j'ai l'impression d'être l'un des rares à ne pas apprécier les Pretzel Loops, dès lors ne te fie pas forcément à mon retour. C'est juste moi ou est-ce que d'autres parmi vous ont aussi une aversion pour ces Pretzels Loops haha ?

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #39 le: 22 Mai 2020, 22:19:33 »
Il est super intéressant ton TR, merci beaucoup !
Je viens quasiment de tout lire (j'essaye de ne pas trop me spoilé non plus, surtout pour Universal et Disney Sea), et ça donne vraiment envie de visiter ce beau pays !

J'ai aussi entendu de beau louange pour le Flying Dinosaur, que c'est le must du parc, ...ton avis m'a un peu refroidit, j'espère apprécier les pretzel loop sur les flying !
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