Auteur Sujet: [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant  (Lu 8434 fois)

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #50 le: 08 Juin 2020, 11:20:38 »
Dommage pour nara dreamland j'aimerais bien un jour visiter un parc abandonnée, avec un  peu de brouillard pour une bonne ambiance halloween  :D

Alors tout le monde veut savoir c'était quoi ton voeu qui ne s'est pas réalisé ? Un retour à Fuji Q Highland ???  :P

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #51 le: 08 Juin 2020, 19:34:44 »
Citer
Dommage pour nara dreamland j'aimerais bien un jour visiter un parc abandonnée, avec un  peu de brouillard pour une bonne ambiance halloween

WRA est bien pour ça, pour octobre quand la brume persiste toute la mâtiné sur le parc ;D


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[Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #52 le: 09 Juin 2020, 11:00:01 »
Oh trop de la chance tout plein de Bambi !
C'était encore une chouette partie, finalement c'était un mal pour un bien ce problème de train.

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #53 le: 09 Juin 2020, 21:21:53 »
Je viens de rattraper le retard que j'avais pris dans la lecture de tes TR. Je m'étais arrêté à Kyoto et je voulais prendre le temps de les regarder sur un ordinateur et non sur mon smartphone dans le métro.
C'est toujours des vrais tranches de vie et donc aussi plaisant à lire et regarder car tu a adopté un très bon équilibre entre le texte vivant et les photos qui l'illustrent à merveille.
J'ai également pas mal regarder ton blog, mais je n'ai pas encore tout regardé. C'est un chouette travail que l'on partage avec toi, c'est comme si on était un peu avec vous.

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #54 le: 11 Juin 2020, 17:58:10 »
Alors tout le monde veut savoir c'était quoi ton voeu qui ne s'est pas réalisé ? Un retour à Fuji Q Highland ???  :P

Haha non, ça ça restera secret :p

C'était encore une chouette partie, finalement c'était un mal pour un bien ce problème de train.

C'est exactement ce qu'on s'était dit avec Liesbeth ! On ne l'a pas du tout regretté au final :)

J'ai également pas mal regarder ton blog, mais je n'ai pas encore tout regardé. C'est un chouette travail que l'on partage avec toi, c'est comme si on était un peu avec vous.

Merci beaucoup ! Je continuerai à le mettre à jour au fur et à mesure ;)

Et merci à tous pour vos commentaires, comme toujours ça fait vraiment plaisir :)

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #55 le: 14 Juin 2020, 00:29:11 »
Chapitre 12 : Tokyo (jour 1)

Après avoir quitté Nara au petit matin, Liesbeth et moi avons repris un train pour rejoindre Tokyo en transitant par Kyoto. Nous étions tous deux fatigués et de mauvaise humeur, la fatigue commençant doucement à s'accumuler. Après quasiment 4 heures de trajet, nous avons enfin rejoint la capitale nippone.

Nous avions prévu de passer 3 jours complets sur Tokyo. Nous avions déjà passé 3 jours à Tokyo, mais en visitant Tokyo Disney Resort. Dès lors, nous n'avions encore rien vu de la capitale...

Arrivés à la gare principale de Tokyo (Tokyo Station), vers 13h, Liesbeth et moi avons décidé d'aller nous restaurer dans un établissement proposant des sushis, spécialité locale que nous n'avions pas encore goûtée ici. Mon guide Michelin m'avait conseillé un petit établissement situé au sein de la gare.


Notre petit restaurant à sushis

Nous n'avons quasiment pas du attendre pour entrer dans le petit restaurant à sushis. Pour rappel, il faut au Japon faire la file pour la plupart des restaurants, notamment pour ceux à faible capacité.

Une fois dans le restaurant tout en longueur, nous nous sommes installés sur des chaises hautes faisant face à un énorme comptoir. Ici, pas de tables, uniquement des chaises alignées côte à côte à hauteur du comptoir.

Nous avons alors reçu une tablette sur laquelle se trouvait une multitude de choix de sushis, avec à chaque fois le prix indiqué à côté. Liesbeth et moi avons donc utilisé cette tablette pour passer notre première commande. Sur une grande feuille végétale, nous avons alors reçu nos quelques sushis commandés, après qu'ils aient été préparés devant nos yeux par le cuisinier derrière le comptoir.

Nous avions choisi un peu de tout. Ça allait du très bon au très gluant. Après ce premier round, nous avons recommandé nos sushis préférés ainsi que d'autres plus expérimentaux. C'était très amusant et très facile avec la tablette.



Un peu gluant mais appétissant !

Au bout d'une demi-heure, nous avions assez mangé et avons alors réglé notre note qui s'élevait à environ 10 euro chacun. Nous nous sommes alors dirigés vers notre auberge de jeunesse, l'Hostel East57, qui allait nous accueillir pour les 2 dernières nuits que nous passerions sur le sol nippon.

Notre auberge de jeunesse était située à proximité de la rivière Sumida et du quartier Akihabara.

Le quartier Akihabara fut d'ailleurs notre première destination une fois nos valises posées à l'auberge de jeunesse. Il s'agit d'un quartier très animé et très coloré qui attire de nombreux touristes. On y retrouve de nombreux magasins de grande envergure, comme le Don Quijote, ou encore des arcades de jeu Sega si vous voulez vous essayer aux jeux vidéos locaux. Sans oublier les boutiques dédiées aux mangas, à l'électronique japonaise ou aux produits dérivés de célèbres animés. Le quartier est aussi le lieu où vous trouverez les Maid Cafés, ces bars où vous êtes servis par des jeunes filles déguisées (souvent des tenues très légères de domestiques).

Après avoir marché une vingtaine de minutes, nous sommes arrivés à Akihabara. Le quartier fourmillait de locaux et touristes allant de boutique en boutique. C'est à cet instant que nous nous sommes réellement rendus compte que nous étions dans la métropole la plus habitée au monde !



Akihabara, le quartier High-tech de la ville

Notre première étape dans cet excentrique centre de l'électronique japonais fut un magasin très particulier : un sex shop étalé sur pas moins de 7 étages ! Un ami nous avait dit que ça valait le coup, que c'était très amusant à parcourir. Liesbeth et moi avons donc parcouru les 7 étages de cet étonnant magasin, proposant une ribambelle d'étranges articles reflétant la certaine déviance sexuelle des Japonais. Beaucoup de Hentai, d'objets divers, de costumes et j'en passe. Ça nous aura bien fait rire !



7 étages de plaisir pour vous envoyer au 7ème ciel (ou pas...).

Après cet sex shop géant, Liesbeth et moi nous sommes aventurés dans le Don Quijote du quartier. Don Quijote est une chaîne japonaise de magasins à bas prix. On y trouve de tout, de la nourriture aux déguisements en passant par l'électroménager. Ici aussi, le magasin était très vaste et étalé sur plusieurs étages. Nous y avons bien passé une heure, à essayer des déguisements bien ridicules, à regarder d'un air dubitatif les friandises locales ou en essayant même de trouver la sortie du magasin ! Si vous voulez rapporter un souvenir bizarre japonais, je vous conseille grandement d'aller y faire un tour, c'est plein de brols pas chers et rigolos !


Quand le ridicule ne tue pas, Final episode!

Liesbeth et moi sommes ensuite allés dans l'arcade Sega du quartier. Celle-ci, tout comme les deux enseignes visitées juste avant, s'étale sur plusieurs étages. Chaque niveau possède sa catégorie de jeux, avec un étage pour les jeux de rôle, une autre pour les jeux de danse et de musique, ou encore une dédiée aux jeux de courses.



Prêts pour un peu de Gaming?

Nous avions pas mal de monnaie japonaise et avions vraiment envie d'essayer quelques jeux vidéos. Notre choix s'est assez rapidement porté sur ces fameux jeux de danse sur piste. Après avoir payé pour une partie, j'ai pu effectuer une démo pour m'habituer au jeu, puis choisir un morceau. C'est un peu le même principe qu'un Just Dance mais sur une piste de danse interactive. Bon, autant le dire tout de suite, je n'ai pas été très brillant ! Mais c'était vraiment amusant. Liesbeth a ensuite essayé à son tour, avec un autre morceau et a trouvé ça très amusant également. A côté de nous se trouvaient de Japonais qui semblaient maîtriser le jeu à la perfection et qui devaient à notre avis passer énormément de temps dans ces arcades. C'était assez impressionnant à voir, il faut quand même l'avouer.




Liesbeth dans toute sa grâce et splendeur...

Nous avons ensuite encore déambulé dans Akihabara, à flâner devant les boutiques et les stands de nourritures proposant un peu de tout. Ensuite, nous sommes retournés près de l'arrêt de gare/métro d'Akihabara. Nous devions rejoindre un ami qui effectuait un échange de six mois à Tokyo. Nous avions prévu de passer un peu de temps ensemble, d'aller manger quelque part et puis de nous rendre ensemble au Tokyo Dome, un stade qui possède également son propre parc d'attractions, en plein coeur de la ville.

Liesbeth et moi avons mis pas mal de temps à rejoindre notre ami, Simon, avec qui la communication pour se donner un point de rendez-vous n'avait pas été chose aisée. En effet, la gare était tellement grande qu'il était difficile de s'y retrouver. Nous devions nous rejoindre devant le Mc Donald's de la gare mais celle-ci en comptait plusieurs ! Finalement, après une demi-heure de galère, nous avons fini par nous rejoindre.

C'était assez étrange de se retrouver comme ça, de l'autre côté de la planète. Nous avons alors été manger dans un petit restaurant de chaîne japonais (mais autre que Yoshinoya). C'était un peu moins bon que Yoshinoya mais pas immangeable non plus.

Enfin, après avoir mangé à notre aise, nous avons pris la direction du Tokyo Dome...

A bientôt pour la suite avec déjà le tout dernier parc d'attractions du séjour !



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[Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #56 le: 15 Juin 2020, 10:17:42 »
Haha je suis plié par vos déguisements ! On dirait les cousins japonais de Snorri  :D

Bon la première photo du sex shop est juste limite pour le forum. C'est toujours sympa de visiter ce genre de magasin à l'étranger on découvre toujours pas mal de choses sur les pratiques des locaux que l'on a pas spécialement chez nous ;D Du coup vous êtes ressorti les mains vides ?

On le vois sur pas mal de tes photos, le monde c'est hallucinant, a aucun moment vous ne vous êtes senti oppressé ?

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #57 le: 15 Juin 2020, 10:29:52 »
Hahaha merci  :P

Oups oui c'est vrai pour la photo, je n'ai pas vraiment réfléchi. Je n'arrive plus à éditer mon message, n'hésite pas à l'enlever si tu la trouves inappropriée  ;) Et oui, on est repartis les mains vides ! Disons juste que ce qui était vendu était ma foi trèèèèès particulier haha.

Non, pas trop d'oppression au niveau de la foule ce jour-là, on s'y attendait honnêtement et ça fait partie de l'expérience tokyoïte  :P  Le lendemain, nous allions expérimenter bien pire niveau foule  ;D

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #58 le: 18 Juin 2020, 11:14:26 »
Chapitre 13 : Tokyo Dome City

Après avoir retrouvé notre ami Simon et après avoir pris un repas dans un petit restaurant de chaîne japonais, nous sommes tous ensemble partis vers le Tokyo Dome, un grand stade de baseball couvert (le plus grand au monde) situé au coeur de la ville.


Le stade en question (désolé, toutes mes photos seront floues pour ce chapitre...)

Nous étions encore à Akihabara et avons du prendre l'un des métros bondés pour rejoindre le complexe. Complexe en effet car le Tokyo Dome est doté, en plus du stade, d'une zone commerciale, d'un spa, d'un hôtel et d'un parc d'attractions. Ce complexe prend le nom de Tokyo Dome City. L'objet de notre visite était bien évidemment le parc d'attractions.

Tokyo Dome City est un parc d'attractions qui fonctionne en pay-per-ride : cela signifie que les visiteurs paient par attraction et que l'entrée est gratuite. Une fois descendus de notre métro, nous sommes donc directement entrés dans la zone qui constituait le parc d'attractions sans aucun guichet ou contrôle à franchir.


Comme pour Fuji-Q-Highland, c'est Noël avant l'heure !

Notre objectif était clair : faire un tour de Thunder Dolphin, l'unique montagne russe du parc. Thunder Dolphin est un Hypercoaster Intamin, d'une hauteur de 80 mètres. Le parc était au préalable doté d'autres montagnes russes mais toutes ont récemment été ôtées du parc. Seul Thunder Dolphin subsiste.

L'autre attraction phare du parc est la grande roue : Big O - Ferris Wheel, la grande roue du parc à travers laquelle le parcours de Thunder Dolphin passe.



Les deux stars du parc

Les autres attractions encore présentes dans le parc sont plus insignifiantes : carrousels, tea cups, parachute drops, labyrinthes, etc... L'offre du parc a réellement été amenuisée ces dernières années.


La parachute drop tower. Ça vole pas bien haut ces attractions....

Une fois arrivés au parc, nous avons donc rapidement traversé celui-ci pour rejoindre Thunder Dolphin. Les allées du parc sont larges et celui-ci est construit sur plusieurs niveaux. Le tout a un air de centre commercial moderne. Nous avons visité le parc en début de soirée et les photos que nous avons prises sont toutes de mauvaise qualité mais vous avez une idée du look du parc quand même.

Thunder Dolphin est situé dans une section indoor appelée laQua. Il s'agit d'un complexe qui contient la gare d'embarquement du coaster, mais aussi un grand spa, un centre de fitness etc... Le complexe laQua se distingue du parc d'attractions mais Thunder Dolphin s'y trouve quand même.

Nous avons du nous acquitter de 10 euros pour un tour du coaster. Ce n'était pas donné mais l'attraction paraissait très intéressante du haut de ses 80 mètres.


Le but de notre visite !

Il y avait un peu de file devant nous pour faire l'attraction. Nous avons donc patienté peut-être 10 minutes, ce n'était donc vraiment pas long. Dans la file, Simon était un peu stressé. Il avait moins l'habitude que Liesbeth et moi-même de faire des attractions à sensations fortes et Thunder Dolphin culmine tout de même à 80 mètres de haut. Dans le noir, l'attraction est un peu moins impressionnante (on se rend moins compte de la hauteur) mais les 80 mètres sont bien là.


Attendre 10 minutes pour monter sur un dauphin, pas la mer à boire...

Après avoir patienté, nous sommes donc tous trois monté dans les trains similaires à ceux de Goliath ou Expedition G Force. Nous n'avons pas pu choisir notre place et nous nous sommes retrouvés dans le dernier tiers du train. Pas en last row mais ça allait pour nous quand même !



C'est parti !

L'attraction débute donc par un long lift qui nous mène à 80 mètres de haut. De là, nous avions une belle vue sur le Tokyo Dome City mais aussi sur les environs de la ville de Tokyo. C'est quand même quelque chose de se retrouver sur un coaster entouré de buildings illuminés en pleine nuit. Une très chouette expérience, dont nous n'avions pas vraiment le temps de profiter car directement vient la drop principale de l'attraction. Cette drop est très bonne, dans la veine des drops des Hypercoasters Intamin. Les trains, avec leurs petites lap bars renforcent le sentiment d'insécurité, même si nous étions bien protégés. On adore !

Après cette first drop fort prometteuse, le parcours perd vite de son intérêt. Juste après la première descente, le train remonte pour prendre un virage et puis redescendre. Vient alors une petite bosse à Airtime sur le toit du complexe laQua. Petit airtime qui fait plaisir et qui sera l'un des seuls jusqu'aux freins de fin de parcours. En effet, le train va encore prendre un virage relevé (en passant à travers un trou circulaire dans un mur), puis remonter dans un autre virage qui cette fois-ci traverse la grande roue dont le centre est vide, une deuxième très petite bosse à airtime, un nouveau virage et alors une section très étrange : une sorte de slaloom du train, sur des petits des changements de direction mais sans aucune intensité. Le parcours s'achève alors avec un dernier virage plongeant qui mène vers les freins de fin de parcours.

Le bilan ? Une très bonne first drop mais beaucoup trop de virages et pas assez d'airtimes pour un Hypercoaster. Je présume que le fait que le coaster soit construit en partie sur le toit du complexe laQua a du apporter son lot de contraintes dans le layout. Mais bon, nous avons tout de même tous trois passés un bon moment sur ce nouveau crédit au compteur. Simon a été fortement impressionné par la première descente. Liesbeth rejoint également mon avis : très bonne first drop mais reste du parcours un peu plus fade. Quoique le fait de l'avoir fait de nuit a rehaussé l'expérience avec un Tokyo illuminé en fond de toile. Vraiment pas mal pour le coup !


Approuvé pour sa first drop !

Après avoir fait notre tour de Thunder Dolphin, nous avons déjà quitté le parc. Les prix des attractions étaient assez élevés et à part peut-être la grande roue, rien d'autre ne nous intéressait vraiment. Nous avons pris congé de Simon qui devait rentrer sur son campus universitaire situé en périphérie de la ville, et Liesbeth et moi sommes retournés à notre auberge, bien fatigués de cette première journée dans la métropole de Tokyo.

Voilà, c'était notre dernière (brève) étape parc du séjour, les deux derniers chapitres seront dédiés à nos deux derniers jours à Tokyo  ;)



A très bientôt pour la suite !

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #59 le: 30 Juin 2020, 15:44:34 »
Chapitre 14 : Tokyo (jour 2)

Après une bonne nuit de sommeil dans notre auberge à Tokyo, Liesbeth et moi nous sommes levés de bonne heure pour cette deuxième journée dans la capitale nippone. Nous avions un programme assez chargé avec au programme la visite d'un marché, le quartier des sumos (avec un restaurant et un match de prévus !) ainsi que les quartiers Asakusa et Shibuya.

Notre première étape de la journée fut le marché aux poissons Tsukiji. Nous avons pris le métro et marché une dizaine de minutes pour rejoindre le quartier du marché.

Le marché aux poissons Tsukiji est considéré comme l'un des plus grands marchés aux poissons au monde. Les Japonais y arrivent extrêmement tôt pour acheter les plus beaux et gros poissons vendus avec un système d'enchères. Il est situé dans un quartier un peu plus brouillon, moins propre et un peu excentré du centre ville. Nous avons eu du mal à trouver le marché qui est en partie couvert. Dans les ruelles autour de la zone couverte se trouvent déjà de nombreuses échoppes qui vendent toutes sortes de poissons et fruits de mer. C'est très bondé et très bruyant. Liesbeth et moi n'avons pas vraiment apprécié, c'était assez oppressant et pas très propre non plus de manière générale...

Un peu plus loin, nous sommes tombés sur des échoppes souvenirs où nous avons acheté des baguettes, le souvenir numéro 1 au Japon avec les éventails. Liesbeth recherchait également une cuillère à ramens, plus difficile à trouver qu'on pourrait se l'imaginer...

Nous avons alors fait un petit arrêt devant un temple proche du quartier du marché Tsukiji avant de nous balader le long de la rivière Sumida. Les alentours ne sont pas très beaux et accessibles. C'est vraiment le coin qui nous a le moins plu de Tokyo.




Pas le côté le plus sexy de Tokyo...

Après cette petite déception, nous nous sommes alors rendus dans le quartier des sumos, Ryogoku. Il faut savoir que nous voyagions en plein mois de septembre, et qu'il s'agit d'une des trois saisons annuelles de combats de sumo. Généralement, ces tournois ont lieu en janvier, mai et septembre à Tokyo. Il y en a aussi à d'autres périodes de l'année dans d'autres villes dont Nagoya et Osaka. Les tickets sont très difficiles à obtenir et il vaut mieux les acheter plusieurs mois à l'avance, au lancement de la billetterie en ligne.

Liesbeth et moi avions fait le nécessaire et avions acheté un pass pour la journée pour assister au tournoi de septembre de Ryogoku. Nous avions acheté nos tickets fin juillet, à l'ouverture de la billetterie en ligne pour environs 35 euros chacun. Nous avions pris les places les moins chères, en hauteur dans l'arène. Au plus vous vous rapprochez du cercle de combat (le "ring"), au plus les places seront chères. Mention pour les box familiales aux tarifs fort prohibitifs. Si vous y allez juste pour regarder quelques matchs, pas besoin d'être hyper proches, de loin on les voit déjà bien ! Et vous aurez l'ambiance de l'arène peu importe où vous êtes assis !

Nous avons du récupérer nos tickets en montrant notre réservation internet à un kiosque à Ryogoku entre 10h et 15h et nous avions à partir de 10h accès aux combats qui s'étalaient sur toute la journée. Nous avons donc en fin de matinée récupéré nos tickets et avons au passage croisé des sumos se rendant à l'arène. De véritables stars adulées par les Japonais. Des enfants allaient même demander des autographes, c'était assez mignon à voir.




Précieux sésame en poche et célébrités en vue !

Entre-temps, Liesbeth et moi voulions expérimenter un restaurant particulier servant des repas de sumo ! Le restaurant en question est situé à proximité de l'arène de Ryogoku. Il y en a plusieurs dans le quartier, servant des Chanko Nabe, des plats typiques que mangent au quotidien les sumos.

Notre choix s'est porté sur le restaurant Hananomai Ryogoku. Ce restaurant propose des menus en anglais également et attire pas mal de touristes. Nous y avons vu pas mal de groupes de touristes issus de visites organisées s'y arrêter. Pas le restaurant le plus typique, mais qui offre de très bons Chanko Nabe et dont le cadre est agréable, avec notamment une reconstitution de ring de sumo. Le repas était très bon et très copieux, avec des viandes crues à cuire dans un bouillon.



Ce repas s'est révélé être un véritable combat !

Après avoir réussi à vider nos plats, Liesbeth et moi nous sommes alors rendus à l'arène pour assister aux fameux combats de sumo. Le tournoi, étalé sur plus d'une semaine, se faisait en plusieurs phases éliminatoires. Nous allions assister à l'une de ces phases qui avait déjà commencé en matinée.

Après avoir validé nos billets, nous sommes entrés dans cette grande arène et avons pris place dans les gradins, dans les places les plus hautes. Nous avons également reçu chacun un programme des combats prévus la journée. Au centre de l'arène se trouvait le fameux ring. Les gens vont et viennent au cours des combats donc vous pouvez arriver quand vous voulez, les match sont quasiment constants au cours de la journée.

Nous avons pris place sur nos sièges et avons alors commencé à regarder les combats de sumos. Le principe est simple : un contre un, si l'un des combattants sort du ring ou tombe au sol, il perd. Avant le début de chaque combat, les sumos effectuent un rite en se mettant en position accroupie, sur les bords du ring, jettent du riz, poussent des cris, se saluent. C'est un rituel assez long et qui parfois doit être repris s'il est mal effectué. Un arbitre, qui ressemble plus à un maître de cérémonie d'un temple, observe les matchs et les ries qui les précèdent.




Les sumos en plein rite

Les combats sont brefs et violents. Il est impressionnant de voir des sportifs aussi volumineux s'affronter à bras nus et à tenter de faire tomber ou sortir du cercle leur adversaire. Les sumos sont au final très forts et musclés sous leurs allures de gros bonshommes et leur force semble impressionnante. Ce n'est pas nécessairement le plus gros qui gagne, Liesbeth et moi l'avons assez rapidement constaté. Certains combats durent à peine quelques secondes, le plus long que nous avons vu a dépassé la minute. Mais malgré la rapidité des combats, ceux-ci ne s'enchaînent pas si rapidement que ça, notamment à cause des nombreux rites entre chaque combat qui durent plus de 5 minutes à chaque fois. Sans compter les éventuels faux départs etc...

Mais ce qui nous a le plus plu au final, même si nous aimions beaucoup les combats, ce sont les Japonais dans la salle ! Certains étaient hystériques, hurlant le nom de leur sumo préféré ! C'était assez amusant et cela tranchait avec le côté parfois fort réservé des Japonais dans la vie de tous les jours. Vraiment un très chouette moment, à ne pas manquer !


Deux touristes, clairement pas aussi acharnés que les Japonais autour de nous !

Nous sommes restés un peu plus de deux heures, le temps d'observer toute une manche éliminatoire avec une vingtaine de combats planifiés. Puis après un rite intermédiaire réunissant les combattants de la prochaine manche portant un costume traditionnel, nous avons quitté l'arène. Nous avions l'opportunité de revenir dans la journée (une seule fois), en demandant un tampon à la sortie du stade. Mais j'avais égaré mon ticket et j'étais donc dans l'incapacité de recevoir mon tampon. Nous n'avions pas forcément prévu de revenir donc ce n'était pas très grave mais nous voulions être prévoyants au cas où l'envie nous venait de revenir en soirée...



Liesbeth qui est tombée sous le charme de ces grands costauds !

Liesbeth et moi nous sommes alors dirigés à pied vers le quartier Asakusa. En chemin, en longeant la rivière Sumida à nouveau, nous avons pu observer le Tokyo SkyTree et d'autres buildings particuliers. De ce côté de la rivière Sumida, la promenade, en fin d'après-midi était très agréable.



On en parle de cette statue de gros caca doré volant ?

Après avoir bien marché, nous sommes arrivés au quartier bondé d'Asakusa. C'est l'un des lieux les plus touristiques de Tokyo, avec une longue allée bordée d'échoppes touristiques vendant snacks et souvenirs, et au bout le temple Senso-ji et ses lanternes géants.




Encore pire que Disneyland Paris le jour de Noël !

C'est peut-être le temple que nous avons le moins apprécié tellement il était bondé. Très loin des charmes des temples de Nikko ou Nara. Néanmoins, ce n'est pas pour autant que nous avons passé un mauvais moment. Nous étions plongés dans la foule typique que l'on attend rencontrer en partant en voyage à Tokyo. Senso-ji est à voir, mais si c'est le seul temple que vous visitez si vous restez sur Tokyo pour un séjour au Japon, c'est assez dommage car pas du tout représentatif de la spiritualité du pays.





Attention Liesbeth, je pense qu'il y a quelque chose au-dessus de toi...

A proximité de Senso-ji, nous nous sommes baladés dans de petits jardins et sommes tombés sur un petit parc d'attractions citadin, 浅草花やしき. Je n'ai pas le nom en anglais de ce minuscule parc à thème entouré de hautes murailles. Nous voulions y faire un tour par curiosité mais celui-ci allait fermer et l'entrée n'était plus accessible.




Celui dont-on-ne-sait-prononcer-le-Nom

A côté de là, nous nous sommes achetés une autre spécialité que l'on trouve un peu partout : la glace au Black Sesame. Elle est aussi répandue que la glace au thé matcha. Sa couleur ciment est assez particulière et nous intriguait. Au final c'est très bon et en effet ça goûte le sésame, tout en étant légèrement sucré.


Après la glace à l'herbe, la glace au ciment !

Après avoir dégusté notre glace, nous avons quitté Asakusa qui au final nous a bien plu malgré le monde et avons pris la direction de Shibuya.

Shibuya est la Times Square tokyoïte. On y trouve notamment le plus grand carrefour au monde, avec d'imposants passages pour piétons. Le débit de piétons y est affolant. Tout autour, des enseignes lumineuses qui brillent de mille feux et de nombreux magasins internationaux.

Shibuya ne nous a pas tellement impressionnés. Dans le genre illuminations nocturnes nous avons préféré le Dontobori d'Osaka. Shibuya n'a pas vraiment de charme. Là où Times Square m'avait enchanté, Shibuya m'a laissé de marbre. C'était limite trop occidentalisé pour un quartier japonais. Là où cela fait sens aux Etats-Unis, avec cette représentation nocturne du capitalisme américain, à Tokyo c'est moins authentique. Je ne dis pas que ça ne vaut pas la peine, mais Liesbeth et moi n'étions pas vraiment sous le charme.



Times Square version nippone

Nous avons acheté dans un 7-Eleven, à défaut de trouver un petit endroit où manger dans le quartier (quand je vous disait que ça n'était pas très typique), des snacks qui n'étaient vraiment pas bons. Heureusement, nous avions bien mangé à midi !


Ça, c'était notre tête juste avant de manger ces trucs entièrement. Si naïfs...

Shibuya fut notre dernière étape de la journée. C'est exténués que nous sommes rentrés dans notre auberge de jeunesse près d'Akihabara. Le lendemain, nous allions déjà passer notre dernière journée au Pays du Soleil Levant...