Auteur Sujet: [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant  (Lu 9259 fois)

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #20 le: 08 Avril 2020, 17:39:14 »
C'est amusant que ton reproche principal à Disney Sea soit le manque de ''touches Disney'' car pour moi c'est un des aspects qui m'attire le plus à propos de ce parc! Il faut dire que je ne suis pas vraiment attaché à Disney en général. Là, je trouve que Disney Sea dégage un réalisme et une certaine maturité dans sa thématisation et son atmosphère en général qui tranche avec les resorts occidentaux qui nous vendent la magie à la livre. Après il me faut encore avoir l'occasion de m'y rendre en personne pour pouvoir forger mon avis personnel.

J'ai hâte de lire ton expérience à Universal et les autres parcs japonais, tes TR sont toujours très plaisants à lire!

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #21 le: 09 Avril 2020, 11:13:28 »
Vous êtes quand même de vrais aventuriers, partir sans 4G au milieu de personnes ne parlant pas anglais, c'est vraiment courageux !

On l'a fait à l'ancienne haha, mais au final ça va, on a toujours réussi à plus ou moins nous en sortir même si on a eu pas mal de couacs (le typhon ce n'était que le début  :P)

C'est amusant que ton reproche principal à Disney Sea soit le manque de ''touches Disney'' car pour moi c'est un des aspects qui m'attire le plus à propos de ce parc! Il faut dire que je ne suis pas vraiment attaché à Disney en général. Là, je trouve que Disney Sea dégage un réalisme et une certaine maturité dans sa thématisation et son atmosphère en général qui tranche avec les resorts occidentaux qui nous vendent la magie à la livre. Après il me faut encore avoir l'occasion de m'y rendre en personne pour pouvoir forger mon avis personnel.

Avce du recul, nous aurions du d'abord visiter le Magic Kingdom le premier jour et Tokyo DisneySea le deuxième afin d'être immergés dans la magie Disney dès le début et savourer Tokyo DisneySea d'une autre façon du coup. J'avais fait la même erreur avec EPCOT en 2015 et j'avais aussi trouvé qu'il manquait de magie Disney. Après tout, c'était la 1ère véritable visite de Liesbeth dans un parc Disney et c'est ce qu'elle attendait en 1er, et il aura fallu attendre le Magic Kingdom du coup...

Mais il est certain que si tu es moins sensible à la touche Disney, Tokyo DisneySea devrait te convenir à la perfection (tout comme EPCOT ou Animal Kingdom qui sont  eux aussi moins ancrés dans l'image Disney de base)  ;)

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #22 le: 12 Avril 2020, 13:43:56 »
Chapitre 5 : Nikko

C’est un beau rayon de soleil qui nous a réveillés en cette matinée sur Tokyo. Le typhon Jebbie était désormais bien éloigné du Japon. Rien n’aurait pu nous indiquer que nous étions en pleine tempête la veille.


C’est pas le pays du soleil levant pour rien !

Notre destination du jour était Nikko, une ville située au nord de Tokyo qui comporte de nombreux attraits touristiques : un parc national certifié héritage mondial de l’Unesco, des cascades ayant inspiré un fameux tableau ainsi qu’un pont censé apporter fortune à quiconque le traverse. Bref, un bien beau programme pour les deux jours à venir.

Mais avant, nous sommes allés récupérer en gare nos JR-Pass. Le JR-Pass donne un accès illimité au réseau de transports en commun JR (trains, bus, certaines lignes de tram ou métro selon les villes etc…) pour un certain nombre de jours prédéfinis et excepté certains trains à grande vitesse. Dans notre cas, nous avions opté pour la formule à 14 jours. Le JR-Pass doit impérativement s’acheter avant d’entrer sur le territoire du pays sinon impossible d’en acquérir un sur place (c’est exclusivement réservé aux touristes étrangers). Après, il faut aller récupérer physiquement le JR-Pass sur place, à l’une des gares qui traite de ça (elles ne sont pas nombreuses). Le pass en lui-même ressemble à une sorte de petit passeport en carton. Pour certains trains, il faut également obligatoirement obtenir une réservation gratuite si l’on veut pouvoir embarquer. Les réservations peuvent être obtenues à un guichet de gare. Enfin, puisque le JR-Pass est en carton, pour chaque portique de gare il faut s’adresser à un employé de gare via un accès spécifique pour les détenteurs de pass et ils contrôleront celui-ci avant de nous donner un accès aux quais.



Mission JR-Pass : Check !

Une fois notre JR-Pass en poche après avoir un peu galéré à trouver le kiosque JR réservé aux JR-Pass dans cette énorme gare, nous avons pris la direction de Nikko. Nous avons dû prendre un premier train, transiter pour enfin arriver à Nikko. Ici aussi, plusieurs stations portant le nom de Nikko. Liesbeth avait planifié un itinéraire en béton avec toutes les bonnes infos pour éviter de se tromper de destination. Il faut l’avouer, pour voyager au Japon, s’organiser est essentiel !



Quelqu’un aurait un dictonnaire pour traduire ?

Arrivés à Nikko, nous avons d’abord voulu manger quelque chose. En effet, il était déjà midi passé. Nous avons d’abord tenté de trouver un petit restaurant à proximité de la gare mais ceux-ci nous semblaient soit trop chers, soit peu appétissants.


La gare de Nikko

Nous nous sommes finalement rabattus sur un Supermarché appelé Lion et qui disposait d’un petit coin où l’on pouvait consommer ses achats à table. Premier choc en pénétrant dans un supermarché japonais : c’est très criard ! Les rayons se succèdent avec de nombreux emballages de toutes les couleurs. Parfois difficile de deviner ce qu’il y avait dans l’emballage, et parfois certains mets nous semblaient peu appétissants. Niveau conservation, certaines pratiques nous ont parues assez déroutantes (de la viande hachée sur un pain dans un sac plastique à température ambiance, je n’aurais pas confiance !).



Attention aux yeux !

Nous avons chacun acheté quelque chose après avoir longtemps hésité. J’ai opté pour un plat tout préparé avec du riz et du poulet avec une étrange sauce brunâtre et Liesbeth a composé son repas de plusieurs petits aliments dissociés (riz préparé, boulettes frites, poulet frit). Là où le repas a convenu à Liesbeth, ce ne fut pas du tout le cas pour moi. Cette sauce brunâtre et visqueuse ne m’a pas du tout convenu. Je me suis contenté du riz blanc. Nous n’étions pas encore habitués aux saveurs et textures de la cuisine japonaise, surtout moi en fait…


Beurk beurk !

Après ce maigre repas, nous avons pris un bus pour rejoindre notre logement pour la nuit, le Nikko Teddy Bear House, un logement en lisière de forêt et à proximité des cascades de Nikko, les Kirifuri Falls.

Néanmoins, une fois arrivés à notre logement, aucun signe de vie apparent. Notre check-in n’était prévu qu’à partir de 15h et nous étions à l’avance. Nous avons laissé nos bagages en lieu sûr (entendez par là qu’on les a cachés quelque part derrière le logement) afin de pouvoir aller se balader en attendant.



Notre logement champêtre pour la nuit

Nous avons donc pris la direction des Kirifuri Falls, cascades qui ont inspirées le peintre japonais Hokusai. Celles-ci sont perdues dans la forêt mais un point d’observation est accessible à pied. Celui-ci était situé à une vingtaine de minutes de marche du Nikko Teddy Bear House.


Cascades droit devant !

La promenade pour rejoindre la plateforme d’observation est très agréable, complètement perdue dans les bois. Nous n’avons quasiment croisé aucun touriste sur notre chemin !


Un sentier rien que pour nous !

Les cascades, certes un peu loin sont belles à observer et il se dégageait de ce point d’observation une grande sérénité. Ce fut un chouette moment dans le calme pour Lisbeth et moi qui étions alors seuls. Puis, d’autres touristes ont commencé à nous rejoindre et nous avons fait demi-tour pour rejoindre notre logement.




On comprend comment Hokusai a trouvé son inspiration devant tant de beauté !

Le Nikko Teddy Bear House était toutefois toujours fermé ! Nous n’avions pas de 4G et aucun moyen de les contacter. Nous avons encore patienté un moment, puis j’ai quand même checké mes mails par curiosité. Un peu plus tôt en journée, l’établissement m’avait effectivement envoyé un mail expliquant qu’en raison du passage du typhon, le logement resterait fermé et que notre réservation avait été redirigée vers une auberge de jeunesse dans le centre-ville de Nikko.


Nouveau fail ! On commence à les collectionner là…

C’est un peu déçus que nous avons donc décidé de rejoindre à pied le centre-ville de Nikko. Nous avions vraiment envie de loger au Nikko Teddy Bear House. Pas pour l’établissement lui-même mais pour l’environnement : apparemment, beaucoup de singes se baladent dans les environs selon le moment de la journée.



Petit aperçu du centre de Nikko où nous logerions. Tout de suite c’est moins champêtre !

Arrivés dans notre hostel, beaucoup plus cheap que notre résidence initiale, nous avons procédé au check-in. Pas de grand confort ici, le bâtiment est vieux et moche et semblait limite insalubre. Mais qu’importe, nous n’avions qu’une nuit à passer là et nous avons tous deux une âme d’aventuriers !

Nous sommes retournés au supermarché afin d’acheter de quoi cuisiner au soir, ainsi que d’avoir de quoi prendre l’apéritif !
Nous avons donc réchauffé des nouilles et avons mangé nos premiers chips aux haricots (étonnamment bons, quoique Liesbeth a moins apprécié que moi) ainsi qu’une bière japonaise ma foi assez étrange.


Bizarreries du soir, bonsoir !

Pour digérer, nous avons fait une petite balade nocturne et sommes tombés sur un sanctuaire encore ouvert. Mais de nuit, c’est à vrai dire assez effrayant et nous ne nous sommes pas éternisés.


Quasiment autant effrayant que Snow White Scary Adventures !

Nous sommes ensuite allés nous coucher tôt, étant assez fatigués par tous les déplacements de la journée.

Le lendemain matin, après avoir préparé nos bagages afin de repartir, nous avons procédé à notre check-out. Nous avons pu laisser nos bagages à la réception pour la journée.

Nous nous sommes d’abord à nouveau dirigés vers le petit sanctuaire visité hâtivement la veille. De jour, c’est beaucoup moins effrayant !



Premier contact avec les cultes religieux japonais !

Nous avons ensuite poursuivi à pied notre chemin jusqu’au fameux pont de la richesse : le pont Shinkyo. Quiconque traverse ce joli pont sacré repartirait avec une bonne aura qui l’aidera financièrement dans son avenir. Néanmoins, la traversée du pont ne se faisait pas gratuitement et Liesbeth et moi avons passé notre tour devant les prix prohibitifs affichés.



Un garçon toujours bien pauvre devant le pont de la richesse…

Un peu plus loin, nous sommes arrivés au parc national de Nikko regroupant sanctuaires, temples, pagodes et autres lieux sacrés de la culture japonaise. L’entrée au parc est gratuite et il y a un grand nombre de choses à voir dans cette forêt sacrée. Beaucoup de touristes (locaux et étrangers) et beaucoup de groupes scolaires présents lors de notre visite.


C’est parti pour « l’attraction phare » de Nikko !

Nous avons d’abord remonté une série d’escaliers dans la forêt qui nous ont amenés à une grande allée centrale déjà bordée de temples. Au bout de l’allée, une première place dominée par une grande pagode.



La Pagode du jour

Nous avons ensuite bifurqué à gauche pour découvrir un autre sanctuaire. Nous avons longé une allée bordée de lanternes en pierres très jolies, toujours dans un cadre très boisé.


En route vers le reste du sanctuaire !

Là, nous avons pu observer la coutume des locaux qui se rendent au temple. Dans chaque sanctuaire se trouve une fontaine avec disposés autour des petits récipients munis de longs manches. Les Japonais s’inclinent devant la fontaine, prennent l’un des récipients par le manche, remplissent ceux-ci d’eau et l’utilisent pour laver leurs mains et boire un peu de celle-ci (via leurs mains également, pas directement depuis le récipient). Puis, ils saluent à nouveau et poursuivent dans le sanctuaire. Certains donnent de l’argent pour ensuite aller sonner le gong en frappant avant et après dans leurs mains, et en saluant également. D’autres achètent des plaquettes en bois sur lesquelles ils écrivent des messages et vont suspendre celles-ci sur une structure prévue par le sanctuaire. Ces plaquettes ont pour but de souhaiter réussite notamment dans la scolarité. Néanmoins, de nombreux touristes effectuent également la pratique en achetant des plaquettes mais en inscrivant dessus des âneries. Assez regrettable…





En pleine démonstration !

Nous avons alors fait demi-tour après avoir observé depuis l’extérieur l’intérieur des temples qui sont semi-ouverts et dont les autels sont donc très bien exposés. Liesbeth désirait en effet acheter un carnet de calligraphies. Une pratique courante dans quasiment tous les sanctuaires japonais est l’obtention (moyennement un paiement qui finance le sanctuaire) d’une calligraphie spécifique par un moine ou autre membre de la communauté.



Intérieur semi-ouvert d’un des temples

Liesbeth a donc commencé à Nikko à collectionner ses calligraphies. C’est un peu comme les carnets d’autographes de Disneyland mais en plus authentique et en contribuant financièrement aux sanctuaires religieux japonais.


A défaut de Meet&Greets réussis à Tokyo Disneyland…

Après avoir obtenu sa première calligraphie, Liesbeth et moi nous sommes alors aventurés plus en profondeur dans la forêt de Nikko, loin des foules. En suivant les divers sentiers, nous sommes tombés sur des petits autels, des petits temples isolés, certains étant même complètement à l’abandon. C’était un moment très agréable et loin des foules, en pleine nature et en connexion avec la sérénité qui se dégage de ces lieux sacrés.






Promenons-nous, dans les bois, pendant que le Touriste n’y est pas !

Nous avons ensuite quitté le très beau parc national de Nikko que je recommande grandement (et qui n’est qu’à deux heures en train de Tokyo !). C’est un bel écrin de nature non loin de la capitale avec une riche empreinte culturelle.

Revenus à la réalité dans le centre-ville de Nikko, nous avons été nous restaurer dans un restaurant recommandé par mon guide touristique. Première bonne pioche du séjour, nous y avons tous deux très bien mangé !


Enfin quelque chose qui nous a tous deux satisfait !

Nous nous sommes encore rendus dans diverses boutiques de la ville avant de repasser une troisième fois par le supermarché afin de prendre des provisions pour notre long trajet à venir vers le Mont Fuji !


Et encore une fois parce que le ridicule ne tue pas…

Après un crochet à notre auberge de jeunesse de la veille pour récupérer nos bagages, nous avons regagné la gare de Nikko afin de revenir sur Tokyo. Nous désirions ensuite prendre un bus JR pour le Mont Fuji (avec pour destination la ville de Kawaguchiko, non loin de Fuji-Q-Highland) mais nous avons eu beaucoup de mal à trouver celui-ci. A vrai dire, nous ne l’avons jamais trouvé. Ce bus était indiqué sur le net et dans les folders JR que nous avions mais les employés du kiosque JR n’ont pas arrêté de nous clamer que ce bus n’existait pas et qu’il faudrait en prendre un autre qui n’était bien évidemment pas inclus dans le JR-Pass. Nous avons tenté le tout pour le tout mais en vain et avons fini par payer notre ticket de bus pour Kawaguchiko.


Exténués par cette galère à la gare des bus !

 La route fut longue pour regagner Kawaguchiko : plus de 2h sachant que nous venions de faire plus de 2h de train ! Nous en avons profité pour somnoler un peu avant d’arriver en pleine nuit dans les environs du mont Fuji. Impossible d’apercevoir celui-ci, par contre, nous avons pu voir les nombreuses montagnes russes de Fuji-Q-Highland que nous trépignons d’impatience de pouvoir tester !

Une fois arrivés à la gare de Kawaguchiko (et de son étrange feu rouge musical), nous avons marché encore une vingtaine de minutes pour rejoindre notre auberge de jeunesse pour les trois prochaines nuits. Au loin, nous avions cru apercevoir des étoiles dans le ciel avant de réaliser qu’il s’agissait de lumières sur le mont Fuji ! Mont dont nous nous apprêterions à faire l’ascension dès le lendemain matin ! D’avoir confondu ces lumières à des étoiles, cela ne nous a pas rassurés du tout ! Nous sommes donc allés très vite nous coucher une fois arrivés à notre nouvelle résidence, un grand challenge nous attendant au petit matin…

A très bientôt pour la suite !





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[Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #23 le: 12 Avril 2020, 14:09:58 »
Oh punaise quel suspens!

Très chouette suite, ça donne envie d'aller se perdre à la recherche des petits temples dans la forêt ça paraît tout de suite apaisant cet endroit. Comment avez vous fait le choix d'y aller ? J'imagine que vous deviez avoir une liste initiale de 350 lieux à visiter.

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #24 le: 14 Avril 2020, 13:12:32 »
Très chouette suite, ça donne envie d'aller se perdre à la recherche des petits temples dans la forêt ça paraît tout de suite apaisant cet endroit. Comment avez vous fait le choix d'y aller ? J'imagine que vous deviez avoir une liste initiale de 350 lieux à visiter.

On a du faire des choix, c'est certain : on a privilégié les sites accessibles grâce au JR-Pass et qui étaient concentrés dans la même région, afin de voir un maximum sur 18 jours sans perdre trop de temps en transports, etc... Et puis on a eu des conseils et recommandations d'amis qui étaient déjà allés au Japon avant nous aussi ;)

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #25 le: 17 Avril 2020, 16:10:42 »
Je viens de lire ton report sur le trip à Nikko et j'ai trouvé çà super chouette et vraiment bien rédigé. On a l'impression d'être là avec vous. Tu devrais presque créer un blog, j'ai pas d'amis qui voyagent en routard qui en ont et ta rédaction m'y fait un peu penser. Car tout çà, l'air de rien c'est du boulot.

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #26 le: 17 Avril 2020, 23:50:13 »
Je viens de lire ton report sur le trip à Nikko et j'ai trouvé çà super chouette et vraiment bien rédigé. On a l'impression d'être là avec vous. Tu devrais presque créer un blog, j'ai pas d'amis qui voyagent en routard qui en ont et ta rédaction m'y fait un peu penser. Car tout çà, l'air de rien c'est du boulot.

Merci beaucoup, content que la suite t'ai plu ;)

A vrai dire l'idée d'un blog me trotte depuis un moment dans la tête, à voir mais pourquoi pas :)

Je posterai le chapitre suivant dès demain !

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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #27 le: 18 Avril 2020, 13:12:30 »
Chapitre 6 : Mont Fuji

Nous nous sommes réveillés très tôt ce matin car aujourd’hui nous attendait un grand challenge : l’ascension du mont Fuji, la montagne (ou plutôt le volcan) qui domine le Japon et en est le point culminant !

La pratique de l’ascension du mont Fuji est au final assez courante pour les Japonais et se fait exclusivement en été. Nous étions dans les derniers jours possibles pour effectuer l’ascension. L’ascension peut se faire sur différents niveaux : soit en partant du pied du mont, soit en partant de l’une des stations présentes sur la montagne et encore accessibles en bus.

Etant limités dans notre timing, nous avons décidé de démarrer notre ascension de la 5ème station. Nous avions prévu d’effectuer une journée d’ascension, un break d’une nuit dans un logement sur le mont et de reprendre avant le lever du soleil pour atteindre le sommet (et donc le cratère) au lever du soleil. Sacré programme quand même !

Concernant le logement, nous avons réservé celui-ci extrêmement tôt (quasiment un an auparavant) car les places sont très limitées. Annulation impossible sauf circonstances exceptionnelles. Nous n’avions pas d’autre choix que de faire cette satanée ascension !

Nous nous étions équipés comme il se doit. Une fois nos sacs parés, nous avons rejoint la gare de bus, située à côté de la gare de train JR de Kawaguchiko. Au loin, nous avons pu apercevoir le mont Fuji de jour. Enfin, apercevoir, juste la base car le sommet était entouré de gros nuages. D’ailleurs, notre réceptionniste nous a prévenus que les conditions météorologiques au sommet n’étaient pas idéales pour une randonnée. Mais que ce n’était pas interdit pour autant. Pas très rassurant mais nous verrions une fois à la 5ème station.


Un grand ciel bleu, sauf au-dessus du Mont Fuji…

Nous avons donc acheté un ticket aller simple pour nous rendre à la 5ème station du mont Fuji. A l’arrivée du bus, une horde de passagers trempés a débarqué. Apparemment, il pleut vraiment fort là-haut ! Nous étions équipés donc si ce n’est que de la pluie, pas de souci !


Regardez-moi ces grands fous optimistes !

Le bus nous a fait traverser une forêt très connue, la forêt Ahokigahara, la tristement célèbre forêt des suicides du Japon, où de nombreux japonais vont se donner la mort par pendaison. Au plus on progressait dans la forêt, au plus la pluie se faisait intense (alors qu’il ne pleuvait pas à la station de bus de Kawaguchiko). Cela ne présageait rien de bon…

Une fois arrivés à la 5ème station, c’est en pleine tempête que nous avons foulé le sol du mont Fuji. Les conditions étaient catastrophiques : pluie drue et grosses rafales de vent. C’est comme si le typhon Jebbie nous avait retrouvé au sommet de la montagne.


L’Apocalypse, le retour !

Malgré cela, il y avait encore bon nombre de randonneurs présents à la 5ème station, certains prenant même le chemin du trail menant au cratère. Nous étions un peu perplexes. Nous avons donc été au point informations de la station. Ils nous ont très fortement déconseillés l’ascension, expliquant que certaines personnes mal avisées s’y lançaient quand même mais finissaient très souvent blessées. Et qu’avec de telles conditions, impossible d’envoyer un hélicoptère aller les secourir. Bref, pas idéal du tout !

Concernant notre logement qu’il était impossible d’annuler, nous avons contacté celui-ci et nous avons pu directement avoir notre annulation : le réceptionniste nous a lui aussi grandement conseillé de ne pas venir !

C’est à moitié rassurés et à moitié déçus que nous avons donc quitté le centre d’informations. A vrai dire, nous attendions avec impatience cette expérience unique.


Pas évident ce vent, Liesbeth ?

Nous avons quand même emprunté le trail sur quelques centaines de mètres (chemin plat et sans trop de risques au départ) pour se dire de quand même avoir foulé le sol du mont Fuji. Nous étions entourés de nuages, c’est comme si nous étions totalement coupés du monde ! Sensation assez étrange à vrai dire. De temps en temps cependant, le bas du ciel se dégageait un très bref instant et nous pouvions furtivement observer Kawaguchiko. Sinon, les environs du trail étaient encore bien verts : la lave séchée semblait en effet bien être un environnement propice pour un certain type de végétation.






Bon ben pour la vue on repassera…

C’est vraiment dommage, parce que nous avions très envie de nous lancer dans le challenge qu’est l’ascension du mont. La plupart des touristes faisaient comme nous : ils se promenaient sur les premiers mètres du trek avant de faire demi-tour. Avec de telles rafales de vent et une pluie incessante, ce sont des conditions vraiment difficiles et dangereuses pour risquer d’atteindre le sommet du volcan…


On nous avait dit que ce ne serait pas une promenade de santé, mais pas à ce point !

Nous avons alors encore fait une halte par la boutique souvenirs de la station avant de racheter un ticket retour pour redescendre en bus à Kawaguchiko.


Quand le ridicule le tue pas, épisode 3

Une fois redescendus à Kawaguchiko, nous sommes allés nous restaurer dans un établissement recommandé par mon guide (cela avait bien payé à Nikko !) situé juste en face de la gare. Le restaurant Hotou Fudo est un restaurant traditionnel japonais où l’on mange sur des tables basses, assis sur des tapis. Le cadre est très sympathique !


Excellent restaurant traditionnel !

Nous avons tous deux commandé un Udon, la spécialité de la maison. Il s’agit d’un gros bouillon chaud avec divers légumes, de la viande et de grosses nouilles. Le plat était succulent et bien nourrissant. Deuxième repas réussi d’affilée !


On a bien dû rester une heure à manger ces plats gigantesques…

A défaut de passer les deux prochains jours sur le mont Fuji, nous avons décidé de rester dans la région pour découvrir les alentours. Nous ne savions pas encore quel jour visiter Fuji-Q-Highland. Le parc a une politique très stricte concernant la météo : une goutte de pluie et tout ferme. La météo étant assez maussade ce jour-là et de la pluie étant prévue le lendemain, nous avions fixé notre visite provisoirement pour le troisième jour où du beau temps était prévu.

Pour cette première journée à Kawaguchiko, nous avons décidé d’aller nous promener autour du grand lac Kawaguchi qui borde la ville avec le mont Fuji en arrière-plan.


Kawaguchiko en bord de lac, ça fait très station balnéraire…

Ce fut très agréable de s’y promener, même si les berges du lac ne sont pas toutes aménagées (ce lac est très grand). Peu de touristes, un cadre très calme, bref, un autre chouette moment plein de sérénité ! Toujours pas de vue complète sur le mont Fuji qui garde la tête dans les nuages…






Instant sérénité autour du lac

En fin d’après-midi, nous nous sommes rendus dans un supermarché afin d’y faire des courses pour cuisiner un repas du soir à notre auberge de jeunesse. A nouveau, gros choc en pénétrant dans ce supermarché japonais très fourre-tout…


Âmes sensibles, s’’abstenir ! Risque de crise d’épilepsie aigüe !

Nous avons passés notre soirée à l’auberge, après avoir cuisiné du riz. L’auberge était très agréable, disposant d’une grande cuisine propre et moderne et de grands espaces communs à la japonaise avec nombreux tapis et tables basses. Interdiction de porter ses chaussures à l’intérieur, coutume japonaise oblige !

Le lendemain, nous avons décidé de louer des vélos afin de poursuivre notre découverte des environs. Notre auberge proposait justement une location de vélos pour un prix abordable.


Avec un joli petit panier accroché, juste pour le style !

C’est sous un grand soleil matinal que nous sommes partis rejoindre le lac Kawaguchi afin d’en faire le tour à vélo. Notre ami le mont Fuji avait toujours la tête dans les nuages en cette deuxième journée dans la région…



T’as pas envie de montrer ta tête toi une fois ?

Bien vite néanmoins, le ciel s’est couvert et nous nous sommes retrouvés en pleine averse à devoir nous abriter sous des arbres. Une fois la pluie un peu moins intense, nous sommes retournés rapidement vers notre auberge pour nous mettre à l’abri. Décidément, nous étions vraiment malchanceux !

Sur le temps de midi, la pluie a à nouveau cessé. Nous avons regardé dans mon guide pour trouver une nouvelle adresse où pouvoir manger un bon repas traditionnel à nouveau. Notre choix s’est porté sur Koushu Houtou Kosaku, un grand restaurant familial situé à proximité de notre auberge. Cependant une fois sur place, impossible d’avoir une table. Nous ne comprenions rien au système d’attente et aucun employé ne parlait anglais et n’a pu nous aider.

Nous avions décidé de porter nos masques en ce moment-là pour la première fois. Liesbeth en avait prévu au cas où et on sentait que l’air était un peu encombré, surtout au niveau des axes routiers qui bordaient justement le restaurant Koushu Houtou Kosaku. Heureusement, nous ne nous sommes pas éternisés dans ce coin-là…


Style Covid-19, nous étions déjà avant-gardistes !

Nous avons donc décidé de retourner au restaurant de la veille car nous y avions très bien mangé. Nous nous y sommes rendus à vélo, la pluie ayant bien cessé depuis un bon moment. Cette fois-ci, nous avons commandé un autre plat qui nous a ici fortement déçu : les nouilles froides avec des algues séchées salées par-dessus et c’est tout ! Pas terrible du tout, nous aurions mieux fait de reprendre un Udon !


Ce repas nous a un peu refroidis…

Après ce repas en demi-teinte, nous avons repris nos vélos en direction cette fois-ci de la Pagode Chuteiro, une pagode que vous avez probablement déjà vue car elle figure sur quasiment tous les clichés du mont Fuji.

La balade en vélo nous a fait passer juste à côté de Fuji-Q-Highland dont les montagnes russes étaient toutes en fonctionnement. Cette vue était très alléchante !

Puis, après une belle ascension à vélo, nous sommes arrivés à un point où nous devions poursuivre à pied. Une fois nos vélos cadenassés, nous avons entrepris de grimper un nombre incalculable de marches pour rejoindre le sanctuaire de Chuteiro et sa célèbre Pagode.



Courage Liesbeth, c’est bon pour tes jambons !

Peu de touristes dans le sanctuaire perdu sur une colline en pleine forêt. Cadre très serein encore une fois. Puis nous avons rejoint la Pagode. Au pied de celle-ci, nous avions un panorama splendide sur le mont Fuji, toujours encerclé de nuages. Dommage pour les nuages, mais malgré cela, la vue reste splendide et vaut le coup !


The photo présente sur 99% des couvertures de guide de voyage du Japon

Après quelques clichés et après avoir passé du temps à admirer ce beau paysage, nous avons pris un petit chemin qui nous a amené à un chouette point de vue surplombant la ville de Kawakuchiko mais aussi les villes environnantes.


Le visage plus urbanisé des environs du Mont Fuji

Nous sommes ensuite redescendus dans le sanctuaire. Alors que celui-ci allait fermer, Liesbeth a quand même réussi à obtenir une calligraphie pour son carnet. Très gentil de la part des membres du sanctuaire.




Nouveau sanctuaire + nouvelle calligraphie = Une Liesbeth toute contente !

Nous avons alors dû affronter une nouvelle averse. Protégés par les arbres, nous avons dû attendre une accalmie avant de pouvoir enfourcher à nouveau nos vélos pour rejoindre Kawaguchiko.

Nous avons encore été faire une halte shopping souvenirs à l’une des boutiques bordant le lac Kawaguchi. Nous voulions également prendre le thé quelque part mais tous les établissements ferment assez tôt, 17h au plus tard. Nous sommes donc retournés à notre auberge où nous avons encore mangé le reste de notre riz de la veille, skypé avec la pauvre Mathilde qui était privée de ce voyage avec nous pour lui raconter nos mésaventures, puis sommes allés nous coucher tôt pour être en forme pour la visite de Fuji-Q-Highland le lendemain !

Retour aux parcs d’attractions avec Fuji-Q-Highland très bientôt !



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Re : [Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #28 le: 20 Avril 2020, 11:32:04 »
Franchement tu nous fait vraiment vivre tes aventures, c'est vraiment sympa, d'ailleurs l'idée d'un blog est bonne car tu as un vrai sens rédactionnel.

Sinon pour le mont Fuji aucune possibilité de le programmer un autre jour, l'ascencion doit quand même être un must à faire

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[Japon 2018] 18 jours au Pays du Soleil Levant
« Réponse #29 le: 20 Avril 2020, 13:13:07 »
Oh punaise la cata, franchement vous avez tout de même un sacré moral pour sourire encore sur les photos !