Auteur Sujet: [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours  (Lu 2074 fois)

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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #20 le: 31 août 2018, 19:45:53 »
Merci pour le retour :)
Et en fait, je suis plutôt d'accord avec toi pour les IPA, mais peut-être pas avec la même définition de "surfait". Mon seul soucis avec les IPA c'est que c'est relativement simple à faire, et que donc tous les brasseurs se sentent obligés d'en faire, et il y un nombre important de bière estampillée "IPA" qui n'en sont vraiment pas. Du coup, c'est un peu overdose, mais c'est devenu mon style de bière de soif qu'autre chose.

Pour les curieux qui voudraient tester des IPA, il y a facilement d'accès (du moins à Bruxelles) la Delta, la Dark Sister, et la Babylon de Brussels Beer Project, et pour les plus motivés qui ont accès à un beer shop, il faut aller voir ce qui est fait chez le brasseur The Kernel, la 8 ball de la brasserie Beavertown, ou encore la Mosaic de Caldera.

Bon après tout, ce sont jamais que mes goûts ;) et j'admets que pour le moment je suis plus en craving pour des Porter ou des Stout :p 
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #21 le: 02 septembre 2018, 20:08:32 »
Jour 9 – Hersheypark (Mmmmh pays du chocolat *tu-tu-tutututu-tu-tututututu-tu-tutu*)

Bravo à celles et ceux qui ont reconnu le thème de la chanson d’Homer Simpson qui rêve d’être au pays du chocolat !

Seulement nonante minutes nous séparent du parc, enfin c’est en théorie et uniquement en comptant sur le fait que mes coordonnées GPS sont correctes. Autant nous arrivons bien dans la ville d’Hershey qui semble totalement artificielle, style ville qui veut faire vieille mais qui est totalement et indéniablement récente, autant nous voyons les tours Hershey – FahrenheitStorm Runner et j’en passe, autant il n’y a pas un seul accès au parking, et donc au parc.

Étant au volant, je décide de contourner ce qui semble être le domaine du parc, mais sans aucune conviction parce qu’il y a aucun panneau d’indication, et surtout parce que nous nous éloignons de plus en plus du parc.

Ça ne fait pas plaisir aux voyageurs squattant mon véhicule (ouais, quand ils commencent à râler, je les renie), mais finalement nous arrivons sur l’allée nous menant aux parkings.

Ce fût clairement notre arrivée la plus approximative dans un parc de notre vie de parcfans.

Nous trouvons facilement place pour nous garer, mais sommes surtout effrayés par le nombre d’autocars remplis de marmots, les genres de groupes qui gonflent très fort les files, et qui sont souvent source de beaucoup de bruit (maintenant, tant que ça ne crie pas, c’est mieux un peu de bruit qu’un parc sous silence).

Nous suivons les foules, passons devant l’usine de chocolat et son musée… Nous sommes au bon endroit, hein ?

Et finalement en contre-bas dans un virage nous entrevoyons ce qui semble s’apparenter à une entrée principale de parc.

Ah ben oui, là ça ressemble à une entrée de parc

Nous passons la fouille qui se limite aux personnes avec sac (pas de détecteur de métaux comme chez Six Flags), tendons nos billets imprimés avec amour à la maison… et ça ne passe pas. L’employé semble galérer avec le code bar, son/sa collègue semble galérer tout autant, bref après dix minutes de tentative d’encodage manuel, ils nous renvoient au service d’info, qui semblent également avoir un peu de mal.

N. m’accuse d’avoir imprimé ça comme un cul, mais je ne me sens en aucun cas responsable, c’est la mise en page des fichiers PDF reçus lors de la commande.

But fear not my little readers, les employés finissent par nous imprimer trois tickets au format carte de métro pour passer les gates.

Pour un départ en douceur, rien de mieux qu’un pit stop dans la salle d’aisance.

Seulement la douceur, ce n’est pas pour ça que nous sommes là, de ce fait il nous faut viser haut et attaquer fort, et si nous sommes dans ce parc c’est avant tout pour une grande girafe jaune et… bleue ?

Vous l’aurez compris à présent, notre stratégie pour les parcs c’est :

1) Arriver le plus possible à l’heure d’ouverture
2) Ne pas avoir à devoir aller au service info parce qu’ils n’arrivent pas à scanner nos billets
3) Foncer vers ce que nous estimons le must à faire
4) ???
5) Profit

et ce qui fait le plus ‘must’ ici, c’est Skyrush. Il y a déjà l’équivalent d’une dizaine de cars de jeunes ados dans la file, mais si ce n’est pas maintenant, ce sera très certainement plus difficile plus tard.

Difficile de passer inaperçu avec un taille pareille

Quand je parlais du boucan fait par ces jeunots, quand ils discutent entre eux, ou quand ils jouent même entre eux en se chamaillant légèrement (comme un groupe d’Asiatiques dans la file de Twisted Colossus à Six Flags Magic Mountain, où personne n’a pigé à quoi ils jouaient, mais selon moi ça apportait de la bonne humeur de les voir), je n’ai aucun souci, et comme je le disais plus haut, je préfère ça à l’idée d’avoir un parc plein à craqué mais silencieux comme une église… Brrrr.

Non, là quand il y a trois gamines qui voient un peu plus loin dans la file 6 autres gamines qui se connaissent… notamment parce qu’elles portent le même t-shirt de guilde de chorale, de rituel satanique, d’orchestre ou autre… et qui commencent à gueuler en Dolby Surround 3D dans ta face parce que « Haaaa c’est trop cool que vous soyez là, et regardez, j’ai des avant-bras !!! AAAAAAAAaaaaaaah » (wouhou, je suis officiellement ringard après cette référence à Friends), ça me dérange un peu quand même.

La bonne nouvelle, c’est que tout ce petit peuple de criards est attiré par la Front Row comme je suis attiré par la bière, ce qui fait qu’il nous suffit de prendre l’escalier de droite pour arriver directement sur le quai. Bon quand je dis directement, c’est en occultant les trente-cinq minutes de file commune faite avant.

Du quai, nous observons les trains cycler, et meilleure nouvelle de la journée, ce ne sont pas les harnais guillotine, mais quelque chose qui s’apparente aux deuxième meilleurs lapbar du monde, celle de Taron (désolé Intamin, mais Mack a tout dominé avec ses lapbar sur Blue Fire, cela dit les T-bar sont pas mal non, mais je divague).

C’est enfin à notre tour d’embarquer, et c’est le pire ascenseur émotionnel en correspondance avec le pays des démons des enfers démoniaques (si cette réf. à K. Debbach ne me fait pas regagner quelques puntos…) parce que CES PUTAINS DE LAPBAR SONT LA CRÉATION DE BELZÉBUTH LUI-MÊME !!

Je vous le promets, prenez la lapbar de Taron.

Vous la visualisez bien ? Ok.

Maintenant, allongez les barres latérales qui accrochent cette lapbar au siège d’une bonne dizaine de centimètres.

Vous voyez le truc venir ? Oui ? Non ?

Imaginez-vous à présent assis dans un train de coaster avec un circuit qui envoie du steak…

Que ce train est équipé de ces nouvelles lapbar que vous venez de créer avec votre force de l’esprit…

Que vous fermez ces lapbar…

ET QUE CES CONNES VIENNENT VOUS PULVÉRISER LES FÉMURS !!!


Je ne plaisante pas, les lapbar de Skyrush se verrouillent sur vos fémurs, et pour rendre la chose encore plus sympathique, la force du ride fait qu’elle se referme progressivement pendant le trajet !

A cause de ça, c’est le seul souvenir que j’ai de Skyrush. Je n’arrive pas à me rappeler d’un quelconque moment de plaisir dessus, tellement cette sécurité est douloureuse.

Si Intamin et Hershey devaient un jour tomber sur TR (totalement plausible), par pitié, gardez Skyrush mais faites évoluer les trains pour mettre en place les lapbar de Taron ! Vous conserverez l’immense degré de liberté pour les changements de direction, et le confort fera un bon de « aucun » à « mon dieu, mais ce coaster est une tuerie, heureusement qu’ils n’ont pas eu cette folle idée de mettre des sécurités qui se ferment sur les fémurs, ça n’aurait aucun sens de toute façon ». Et si Hersheypark me demande mon avis sur ma visite (ce qui est légitiment plus plausible), je me ferai un plaisir de leur traduire ce passage de mon TR.

Après quinze minutes de rééducation intensive pour réapprendre à marcher sur nos gambettes, nous allons juste en face de nous, pour voir si un vieux coucou peut mieux s’en sortir qu’un échec de haute technologie.

Ce coaster va rester dans nos mémoires, c’est certain. Mais ça, c’est totalement malgré lui, dans le sens où ça aurait pu arriver sur n’importe quelle machine.

Nous sommes dans la station de Sooperdooperlooper, un Schwarzkopf de 1977 qui tourne comme une horloge. Arrive notre moment d’embarquer, N. est à côté de moi, et B. se trouve dans le wagon derrière en solo.

Tout le monde s’installe, et l’opérateur vérifie nos lapbar à N. et moi, puis demande à B. quelque chose à propos de la place vide à côté de lui.

Sous la surprise, et un peu aussi parce que l’opérateur a un accent pas piqué des hannetons, B. répond « euh Yes » et SCHLA, ferme la lapbar à côté de lui sans se poser de question…

… sauf que…

A côté du train se trouve un visiteur – single rider – qui devait embarquer à côté de B., qui maintenant se sent bien bon vu le vent de fou que vient de lui mettre B. L’opérateur dit quelque chose du genre (en VF) « mais monsieur, c’est trop pas ce que je vous ai demandé. Je vais chercher le truc pour déverrouiller les lapbars du wagon » (aux approximations près).

Nous, N. et moi, sommes déjà mort de rire parce qu’il fallait que ça arrive à B., mais ce qui fait exploser le truc, c’est que le Single Rider est un black, et qu’immédiatement nous partons en délire comme quoi B. vient ni plus ni moins de faire un méga acte raciste de fou en empêchant volontairement le mec de rider à ses côtés.

Ça, et le hotspot de New York, ça a clairement fait notre voyage ! Inutile de dire que cet épisode sera remis sur la table à chaque fois que B. sera en solo dans un coaster, ou qu’il aura un siège vide à côté de lui. Nous sommes vraiment des crevards entre nous…

Ah et sinon Sooperdooperlooper est un coaster tout mou, mais c’est incroyablement smooth,. Pour une bestiole de quarante-et-un balais, chapeau les gars !

   
Vue de la zone depuis le sol et depuis les freins de fin de parcours de Sooperdooperlooper

Cette zone faite, et parce que mine de rien nous sommes déjà dans le parc depuis un peu plus d’une heure, nous commençons à nous avancer, et à découvrir que le parc n’est pas si petit, mais que toutes les attractions sont les unes sur les autres.

Dans ce sac de nœuds, nous repérons un gros rail noir qui émet le cri du B&M sauvage au fond des bois, le fameux « Roar » (mais pas aussi défonce tympans que Green Lantern de Six Flags Great Adventure). Et c’est Great Bear qui nous tend les bras… enfin les pattes… pleines de griffes… pour nous tuer…

De ce que j’avais lu sur Great Bear, c’est un peu le mal aimé des Inverted B&M, bien que je ne sois pas de cet avis, c’est facile de comprendre pourquoi. Comme toutes les attractions s’entremêlent, qu’il y a un court d’eau en plein milieu de son tracé, et que le terrain est légèrement accidenté, il y a deux zones du parcours dans lesquelles le train ne fait juste qu’une transition entre deux éléments.

Si vous vous souvenez, il y avait eu toute une affaire sur une toute petite portion de rail rectiligne entre le Loop et l’Immelmann d’OzIris. Sur Great Bear, c’est un peu le même truc mais en version XXL. Ça ne passe pas inaperçu dans l’attraction, surtout la deuxième zone qui fait la liaison entre le Flat Spin (qui semblerait s’appeler Corkscrew sur rcdb maintenant…) et la gare quand même.

Mais en faisant abstraction de ces étrangetés, la partie coaster n’est pas mauvaise du tout. C’est pas aussi nerveux qu’un Batman, mais pour nous c’est enfin un autre Inverted qu’un Batman. Pour faire simple, je dirais que c’est un OzIris-like, pas le top du top, mais loin d’être le pire.

A présent, nous souhaitons répondre à une question depuis l’échec de Skyrush, est-ce que nous pouvons renouer avec Intamin ? Parce que si ce n’est pas le cas, le parc va être très vite plié vu que dans les gros ride, il reste Storm Runner et Fahrenheit, du bois visuellement douloureux, un Boomerang, et Laff Trakk.

Bien essayé, Boomerang, bien essayé…

Bien que plus difficile d’accès (sac de nœuds, tout ça, …) nous commençons par le cheval fuit les nuages, dénommé « le rouge » pour faciliter pendant la visite, mais que nous connaissons sous le nom de Storm Runner.

J’ai du rouvrir la photo pour voir son intérêt… et oui, Storm Runner est (en partie) dedans

Comme pour Sooperdooperlooper, les émotions commencent dans la file d’attente, déjà parce que je repère direct un mec qui est en train de se siffler un pot de nutella ! Grignoter du chocolat, pourquoi pas, surtout vu le lieu, mais s’enfiler des cuillères de nutella à même le pot, je n’avais jamais vu faire ça en public (ça m’est déjà arrivé de me prendre une cuillère ou deux max, n’ayant pas de chocolat sous une autre forme à la maison).

L’autre point, il commence lorsque devant nous dans la file, un mec hausse le ton sur un gamin, qui essaie de gruger avec ses deux potes (qui ont entre 5 à 10 ans de plus que le gosse principal). Suite à la remarque du mec, le gamin se sent une poussée précoce de testicules et essaie de faire le bonhomme face au mec, qui le reprend directement en le clachant bien ouvertement « kid, t’es pas plus haut que trois pommes, qu’est-ce que tu montes le ton avec moi ? », ce qui a pour effet de faire taire le gosse, et les trois se font expulser par l’opératrice plantée pas loin dans la file pour les fast pass.

Le trio fait mine de remonter la file, mais N. repère que ça sent l’entourloupe, qu’ils vont juste se fondre dans la masse et user de leurs tailles réduites pour passer inaperçus et continuer à gruger en reprenant la file à mi-chemin.

Du coup, N. interpelle le gosse et le force à se retourner en le tirant délicatement sur une de ses épaules pour lui demander « tu fais quoi là ? » dans le sens « me prend pas pour un con, tu sors de cette file ». Le gosse lui réponds d’abord « j’me casse » et enchaine avec une nouvelle poussée de testostérone qui vient de nulle part et rajoute « ne me touche pas ! », puis s’enfonce dans la file d’attente.

L’histoire se dissipe, nous progressons dans la file, et tout d’un coup N. se met à rire tout seul. Intrigués, nous lui demandons ce qu’il y a, et il nous répond que le ket n’est effectivement pas sorti de la file, mais qu’il a croisé le regard de N., et qu’il a pour la troisième fois essayer de faire le caïd en faisant les coups de tête de lascars exprimant un « qu’est-ce t’as toi ? tu me cherches ? ».

Je le rappelle, ce gamin arrivait à peine à hauteur de mon nombril…

Y a vraiment des blaireaux partout…

Le pire c’est qu’il va grandir dans son délire et finir en tant que déchet de la société…

Chose qui ne nous avais pas manqué, les opérateurs nous obligent à retirer nos lunettes pour faire Storm Runner. Ce sont les règles, nous nous y plions, mais je ne pense pas que ce soit utile (mais plus simple à appliquer que de devoir filtrer au cas par cas).

La foule dans la gare semi opérationnelle

Donc, le poney qui galope dans les nuages là, ben c’est pas mal. Les harnais guillotine ont été modifiés, et la partie guillotine a été remplacée par des arceaux rigide recouverts de mousse et protection pour le mauvais temps, avec comme résultat un harnais plus étroit pour le passage de tête, mais moins douloureux.   

La propulsion est bourrine comme il faut, le Top Hat délivre et si le Cobra Loop est très très proche d’un Immelmann, le Fying Snake Dive (en concours avec le Step-Up Under Flip pour meilleur nom d’inversion) est vraiment cool.

Pendant que je rédige mes quelques notes qui me servent de base pour ce TR (elles doivent couvrir moins d’un pourcent de l’ensemble des inepties que je vous envoie par cargaison), B. et N. test à leur tour Storm Runner car nous nous sommes offert le luxe d’une Front Row.

C’est à nous de voyager dans les nuages, Yiiiiipiiiiiiiii

Lorsqu’ils me retrouvent, nous repassons de l’autre côté du train du parc (qui bizarrement semble plus bas que les allées…) pour enchaîner avec le dernier Intamin, Celsius (il fallait que je fasse cette blague de m****).

Ici la file est plus détente parce que des ados occupent le temps en chantant, et elles (oui, un trio de nanas) se débrouillent bien. Nous, pour tuer le temps et ne pas penser à la faim qui nous travaille, nous analysons le peuple ‘ricain qui nous entoure, et par la magie des stéréotypes, nous nous amusons à identifier qui doit/va être quarterback, qui doit/va être cheerleader, qui doit/va être classé en tant que nerd / geek, puis avec des variante, comment vont évoluer les amitiés entre la gamine qui va clairement virée cheerleader, et l’autre d’après les standards USA ne le deviendra pas… Puis de nous interroger sur « et nous, si nous avions fait nos études aux USA, dans quelle catégorie serions-nous ? ».

      
Depuis la file, Fahrenheit se dévoile peu

Notre profonde réflexion sur la philosophie de la catégorisation des gens en fonction de leur physique, et des thunes derrière pour le photoshoper, arrive plus rapidement que prévu car un opérateur dans la gare fait un appel pour un groupe de trois.

Et hop, nous nous retrouvons dans le prochain train pour Fahrenheit. Ici aussi, pas question de garder nos lunettes sur le pif…

Un peu à la même façon que Great Bear, j’ai le sentiment d’avoir lu beaucoup de retour négatifs sur Fahrenheit, comme quoi le meilleur adjectif pour le décrire était douleur, principalement dû à une forte dose de vibrations.

Moi ce que je redoutais, c’était le Cobra Roll, parce que je n’arrive décidément pas à apprécier cette inversion, généralement trop brusque parce que dimensionné plutôt serré.

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une joie pour moi de vous l’annoncer, mais Fahrenheit fût une très agréable expérience. Le lift vertical donne toujours le ton aux passagers, le Pretzel Knot sort de l’ordinaire et est une bonne inversion, le Cobra Roll est ample, donc passe aussi bien qu’une bière offerte à une table de casino, et le reste qui intègre deux Flat Spin et quelques virages, le tout dans une fluidité et relative douceur appréciable.

   
De l’extérieur, c’est plus parlant

Heureux de nos deux derniers crédits, c’est autour d’un repas improvisé non loin de là que nous allons fêter cela, avec des hotdog pour être inutilement précis. Lors de passer commande, N. et moi prenons deux bouteilles d’eau pour six dollars (ce deal semble universel dans tous les parcs visités, avec une marge d’erreur de plus ou moins un dollars), et B. aperçoit une machine servant des « boissons » aromatisées, et en commande une. Seulement, et je ne sais toujours pas comment, il n’a pas vu l’énorme « ICEE » sur ladite machine, et fait un peu de boudinage de se retrouver avec un pseudo smoothie plutôt que la boisson espérée (et ce n’est pas la même chose). Qui dit Fail de l’un de nous, dit railleries de la part des deux autres, mais les pics furent de courte durée parce que B. a rapidement accepté son échec, a un tel point qu’il n’en manquait que très peu pour qu’il nous dise « non mais, c’est exactement ce que je voulais les gars ».

Tant qu’il y retrouve son compte, nous ça nous va. 

A ce moment de la journée, N. me dit en mettant le plus de gants possible, que pour lui, la journée peut dès à présent être considérée comme faite, surtout qu’il y a quelque chose comme trois heures de routes à faire une fois sortis du parc.

B. acquiesce également, et je m’en étonne encore moi-même, mais je me range sans hésiter de leur côté. Cependant, je retourne un peu le plan dans tous les sens pour voir s’il ne reste pas deux ou trois trucs à faire avant de définitivement quitter le parc.

Je repère quand même trois rides qui pourraient en valoir le détour. Le premier sur la liste est Laff Trakk, un Spinning indoor sur le thème du cirque ou quelque chose du genre. En me basant uniquement sur la file d’attente, je dirais que le thème est celui de la descente aux enfers et de la coulrophobie (même si je n’ai vu aucun clown). Tout ça à cause d’une salle.

Une simple salle…

Dans  laquelle il y a un parc à bœufs (deux allers et un retour)…

Dans laquelle il y a une musique de cirque qui tourne en boucle et une dizaine de miroirs déformants qui font ralentir et très facilement hurler les gens.

Ça n’avance pas, c’est excessivement bruyant, pour moi c’est une des définitions de l’enfer.

C’est elle !!

En dehors de ça, et de la station remplie de black light qui font ressortir les péloches (j’ai pas mon shampoing avec moi, j’y peux rien… ), c’est un Spinning dans le noir avec des décors fluo.

Et les Spinning fluo, c’est rigolo.

Mais en toute confidentialité, faire plus d’une heure de file pour un Spinning, c’est du mauvais rendement.   

Le suivant sur la liste c’est un des premiers dueling que j’ai connu (par photos) aux débuts des internets à prix démocratique : Lightning Racer.

Les dueling c’est notre dada, surtout quand nous sommes nombreux (à savoir de quoi faire deux équipes équitables), parce que ça nous décomplexe de faire des fingers à l’équipe d’en-face. Ici nous sommes trois, donc c’est dead pour deux équipes équilibrées, mais surtout nous sommes aux USA et nous n’avons aucune idée de comment ça pourrait être pris par des extérieurs à notre délire. Conclusion, c’est hors de question de rider Lightning Racer de manière, comment dire, traditionnelle pour nous.

Un gros Wooden est synonyme d’inconfort dans nos esprits, mais nous sautons à deux pieds dans le train rouge, le côté Lightning.

Les deux lifts là, au centre de la photo

Nos instincts sont mis à mal, pour la bonne cause cette fois-ci, parce que le parcours est smooth (pour un Wooden de dix-huit piges), bien rythmé, long et contient une grosse quantité de d’élément de duel où les deux trains se croisent ou font la course côte-à-côte.

Une bonne réussite ce Lightning Racer.

Un accès au parc aquatique qui était dans le coin

Notre fin de journée se fait sur le complexe des tours de chute libre et simili qui portent des noms de produits Hershey (il y avait Kiss, Reese mais je ne me souviens plus du troisième nom, ni du nom de celle que nous avons fait). Schéma classique, N. et moi attaquons la plus grande des trois, pendant que B. reste en retrait pour se trouver un délice glacé.

En fait, c’est Storm Runner la star de cette photo, même si je l’ai prise pour les tours…

Notre modèle m’est aujourd’hui un peu confus, parce que dans mes notes je parle de combo Power Shot & Turbo Drop, mais ça me semble un peu fou comme mix.

Je sais que nous avons bien été catapultés au sommet, scène manquante, scène manquante, nous avons été remontés lentement au somment de la tour, scène manquante, du bungie, fin.

En même temps, une tour, c’est une tour (sauf quand ça passe en indoor, qu’il y a un effet tilt, et/ou qu’en plus elle se fait debout), et bien qu’elle ne soit pas ben grande, c’est sympa à faire. Par contre, comme pour Storm Runner et Fahrenheit, lunettes non admises. 

Cette fois-ci c’est officiel, notre journée à Hersheypark touche à sa fin, et nous rebroussons chemin pour retourner au parking, direction l’hôtel dans le coin de Warrenton.

Carrousel à côté de l’entrée du parc


Hersheypark est un parc qui a du potentiel, mais qui ne s’adresse pas forcément aux adultes ayant déjà un historique de ride non-négligeable, ou plus communément les parcfans. Je pense qu’il se destine plus aux familles qui feront des visites combo avec l’usine de chocolat, ou aux groupes d’ados qui terminent la transition entre les attractions softs et les machines plus agressives.

La raison que j’avance pour dire cela, c’est que beaucoup de leurs attractions sont impressionnantes de l’extérieur, mais s’avèrent très soft une fois dedans (Storm Runner et Fahrenheit en sont de beaux exemples).

Le cas de Skyrush est très particulier parce que tant qu’ils utiliseront ces foutus harnais, pas moyen que j’apprécie ce coaster à sa juste valeur. Ce qui est vraiment dommage parce que contrairement aux deux autres, je pense que le visuel reflète bien la force que développe la bestiole.

Point de vue impression globale, lorsque je suis rentré dans le par cet quand j’en sortais, je n’ai pas pu m’empêcher de me dire qu’en fait Hersheypark est à la base une grosse fête foraine, dans lequel ils ont incrusté cinq (bon soyons généreux et considérons le Boomerang) six coaster, ainsi qu’un gros parc aquatique. Il y a de tout partout, les différents chemins sont un peu confus, … je ne suis pas friand de ce genre d’atmosphère, mais je n’irai certainement pas à dire que ça en a fait un mauvais parc. Je pense que c’est Blackpool Pleasure Beach qui sera le plus dur avec moi sur cet aspect.

Si je devais replanifier ce voyage dans les cinq à dix ans à venir, à moins qu’il y ait l’ajout d’une réelle grosse nouveauté et qu’ils aient fait une update de Skyrush, je retirai ce parc de la liste. Je n’irai pas non plus à vous le déconseiller, mais si jamais vous hésitez entre deux parcs, dont l’un d’eux est Hersheypark, j’aurais tendance à vous conseiller de jarter ce dernier.


Cette visite m’a quand même fait me reposer une question que je m’étais déjà posée lors de ma première visite de Six Flags Great Adventure (qui suivait ma découverte de Cedar Point) : est-ce qu’il est possible d’avoir une overdose de sensation forte, avec comme conséquence que le ressenti dans tout ce qui est rider post trauma ne procure plus aucune sensation ? Un peu comme si par rapide répétition, le corps s’adapte à ce genre d’activité, et les sensations ressenties se font de plus en plus soft (je pense principalement aux haut-le-cœur des air-times).
 
Mes deux revisites de Six Flags Great Adventure ont tendance à me conforter dans l’idée que non, ou du moins si ça existe ça doit être minime comme sensation (ou plutôt perte de), et qu’il faut plutôt admettre que personnellement (tous différents, histoires différentes, ressentis différents) certains ride acclamés par un bon nombre de personne n’est pas à la hauteur pour nos standards.

Je ne sais pas trop, est-ce que ça vous est déjà arrivé ?
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #22 le: 06 septembre 2018, 17:56:53 »
Jour 10 – Kings Dominion (la domination des rois ?)

Je n’ai aucune note pour le démarrage de la journée, c’est que cela a dû être notre train-train quotidien avec du grignotage dans la voiture en guise de petit déjeuner (la belle vie quoi).

Petit bond temporel d’une heure vingt pour arriver aux portes du parc. Nous tendons le ticket de prévente pour le parking à l’employé, celui-ci le prend, le regarde, semble hésiter, et semble me le rendre sans scanner quoi que ce soit en me disant « ok je vous laisse y aller, mais en fait le truc c’est que le parc est pour le moment totalement down pour qu’il y a eu une solide coupure de courant dans la région ».

Wou-hou, c’est une bonne nouvelle que voilà…

Nous ne nous alarmons pas, nous sommes quelque chose comme quinze minutes avant l’ouverture officielle du parc, il ne semble pas y avoir une foule de dingue, et nos billets sont déjà achetés.

Dominator nous accueil dès les parkings

Nous nous joignons donc à l’une des files devant les portiques de sécurité, un orchestre joue dans le fond, une ambiance relax survol l’ensemble des visiteurs qui s’occupent comme ils peuvent.

Je valide totalement son t-shirt

Après une petite demi-heure, et après avoir vu certaines attractions (principalement Dominator) tourner, le courant semble être revenu alimenter les rideaux métalliques qui nous bloquaient l’accès, et nous entrons petit à petit dans l’empire des rois (avouez que domination des rois, c’est un peu étrange… quoi que…)

Caprice des rois, la tour Eiffel ?

Autant appliquer une recette qui a montré ses fruits jusqu’à maintenant, et rendons nous dardar à la nouveauté 2018 qui m’était totalement passée sous le nez (Steel Vengeance a piqué le devant de la scène comme un gros bourrin) : Twister Timbers.

OOoooh ! Et c’est une interception des employés du parc, qui taclent ainsi trois petits belges et une bonne dizaine de visiteurs par la même occasion. Quel retournement de situation, quel match !?

C’est bien ça, à peine passé la tour Eiffel (et de deux), les routes nous sont fermées et les employés accompagnés d’agent de sécurité nous informent que cette zone du parc n’est pas encore accessible tant que les ingénieurs n’ont pas terminés les contrôles qualités pré ouverture des attractions. A ce moment-là nous n’avons que la carte pour nous en rendre compte, mais il y a facilement septante pourcents du parc qui ne nous est pas encore autorisé.

Qu’à cela ne tienne, nous sommes passé à côté d’un gros B&M juste à l’entré, et si nous trouvons des trucs sympa à faire sur la route, nous y ferons une halte.

Le plan C sonne bien, mais c’était sans compter que la zone interdite était bien plus large qu’imaginée… finalement, le plan C est devenu : faisons Dominator.

Afin d’éviter de revivre la moyennement mauvaise expérience de Scream, j’applique le conseil donné par B. dans Riddler’s Revenge et Green Lantern, sortir la tête du harnais. Pour le look, je pense que nous avions des look de poulet dans nos harnais, mais ça marche !

Pour ce qui est du coaster, beh il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose d’original dessus. Enfin si, il y a quelque chose de rare pour un B&M, il n’a pas de Zero-G Roll ! Dommage, j’aime bien ça…

Mais ces deux points n’en font pas un mauvais coaster.

Le problème, si nous pouvons le considérer ainsi, c’est que vu que nous enchaînons les parcs (trois sur neuf), ce type de coaster est devenu un standard, et je reviens sur ma question du : trop de coaster tue-t-il le coaster ? Je me demande encore aujourd’hui si mon avis aurait été le même si nous avions fait ce parc en premier dans notre trip (et c’est valable pour tous les parcs, enfin sauf Six Flags Magic Mountain).

A la sortie de ce premier ride, des jaunes ados laissent exploser leur joie d’avoir fait une telle attraction à coup de high-five, de cris et limite des chest-bump. N. et moi, hypocrites que nous sommes, reproduisons cette scène, parce que les cris nous tapent un peu sur le système, mais parce que nous trouvons cette explosion de sentiment plutôt drôle. C’est du taquinage cent pourcents gratuit.

A tout casser nous venons de tuer vingt minutes, nous ne savons pas si ce sera assez pour que le reste du parc soit ouvert au public.

Nous avançons à tâtons vers la tour Eiffel, une fois de plus, et les barrières que nous avions pu franchir mais qui entre temps étaient maintenant fermées sont en train d’être rouvertes.

Cette phrase me fait mal à la tête…

Ce qui fait que nous pouvons repasser au plan A, celui de tracer notre route vers le… un des musts de la journée. Nous naviguons dans les allées encore recouvertes de ça et là de flaques, et remarquons que même si nous avons eu autorisation de progresser vers le fond du parc, y a pas grand-chose qui bouge.

      
Un aperçu des allées du parc

Nous passons à côté d’une scène sur laquelle se défoule un groupe qui réalise avec un bon niveau des covers de chansons pop moyennement récentes.

Et là, enfin, devant nous, se dresse la First drop la plus bizarre que nous ayons tous vu à ce jour (nous n’avons pas encore vu Gate Keeper. Tellement bizarre que quand je la pointe à B. et N. ils ne percutent pas directement, ou que quand j’envoie une photo à ma mams (qui est celle qui m’a fait devenir parcfan, big up à elle et à tous les massives) elle me répond qu’elle ne comprend pas bien, et qu’il faudra que je lui explique. Moi, perso, je bave déjà.

Oww Yeah…

Heureusement que ma fonction bave est sur un timer, sinon j’aurais pu en crever totalement déshydraté, parce que nous sommes stoppés net dans notre élan par… une file ?!

OWW YEAH…

Erf, lui aussi n’est pas encore ouvert, et rien ne semble bouger sur le quai.

Mais, le plan c’est le plan, et puis le reste du parc semble encore tout aussi down, donc autant glander là.

J’avais noté quelques timings vu les heures qui défilaient alors que nous ne faisons pas grand-chose :

  • 11h, nous sommes dans la file pour passer les portiques de sécurité.
  • 12h, nous sortons de Dominator et pensons que le parc est full open (et pas juste les zones pour disperser les visiteurs).
  • 13h, nous sommes sur le quai de Twisted Timbers

Durant la file qui n’était même pas dans la zone de file d’attente officielle, N. est parti s’acheter un burger au resto du coin, et est revenu avec un truc qui avait une de ces gueule ! Mon mécanisme semi-autonome de bavage s’est directement réactivé à la vue dudit burger. N. nous explique alors que c’est un concept bien cool dans ce resto :

Quand tu achètes ton burger, tu ne reçois que le pain, la/les viande(s) et le fromage si demandé. Rien de plus. Tu règles tes comptes, te sers en boisson (pro-tip, éviter le simili Sprite et les glaçons, ça goûte le chlore à mort), et l’étape suivante c’est Pimp My Burger. Dans le resto, il y a un ou deux bar(s) à légumes, auxquels tu peux charger ton burger de verdure, ognon, tomate, cornichon et sauce (ketchup / moutarde uniquement).

Si tu connais pas, au début lors de payer, tu te sens solidement arnaqué parce que tu repars juste avec du pain et de la bidoche, ce qui est maigre. Mais quand tu découvres que tu peux faire du level up de burger, ce système devient vraiment cool. A un tel point que j’ai regretté avoir prix double ration de viande, ce qui me laissait moins de place pour la bouffe pour lapin (j’ai peiné à manger sans m’en foutre partout).

Le truc « rigolo » avec cette pré-file, c’est qu’il y a une grande double grille (style entrée de domaine de manoir hanté) en face de nous, et nous établissons immédiatement que la file avancera lorsque cette grille sera ouverte par les opérateurs… Alors que pas du tout, la file part sur la droite juste avant, pour louvoyer dans la structure de Timbers 2.0.

   
Ça va le faire, je vous le dis

Et pour couronner le tout, alors que nous sommes à deux trains d’enfin tester le nouveau joujou du parc, la pluie nous fait le coup du « ah, vous allez bientôt rider ? ce serait vraiment dommage qu’il drache juste à ce moment… », et des seaux de flotte commencent à s’abattre sur nous.

Les opérateurs prennent ça à la rigolade et annoncent qu’officiellement Twisted Timbers est le nouveau Watercoaster du parc, et continuent à faire cycler les trains.

Notre tour arrive, nous embarquons, et l’opérateur qui vérifie les lapbars me demande si j’ai un strap (que j’avais oublié, comme un gros nul), et que si ce n’est pas le cas, je dois les mettre dans ma poche.

J’obtempère mais comme il pleut fort ça me rince de devoir les retirer, et je dis à l’opérateur que ça me gonfle et que je viens littéralement de faire deux parcs Six Flags en les gardant sur la tête (bon techniquement sans compter Kingda Ka, ce à quoi il me répond (et me remet en place) « oui mais ici c’est Cedar Fair ».

Moi je voulais juste dire que « oui mais monsieur, un coaster c’est un coaster, elles ne devraient pas poser de problème » avec ma remarque, mais pas la peine de tergiverser, il m’a cloué le bec.

De toute façon, je n’insiste jamais dans ces cas vu que ça reste ni plus ni moins le règlement et que la seule solution si je ne suis pas d’accord avec, c’est de quitter le parc…

Alors, ce RMC cru 2018 ?

Désolé mais mon avis arrivera plus tard dans la journée, beaucoup plus tard même, parce que n’importe quel coaster qui fonce à toute berzingue sous la pluie devient un enfer peu importe sa qualité. the El Toro c’était comme si quelqu’un venait vous piquer sans trop insister avec une épingle à nourrice. Ici, c’est la même chose sauf que l’épingle est devenue une pique à brochette finement taillée, et que le mec qui venait doucement te piquer est devenu ultra vénère et il a la haine envers toi et toute ta généalogie, mais t’es le seul de disponible donc tu paies pour tous tes ancêtres.

La pluie n’a pas fini de faire son taf, et comme seul N. s’est payé un pur burger, nous faisons d’une pierre deux coups, en nous abritant dans le resto et en nous délectant autour d’un burger custom.

Il a quand même plus de gueule que les burger tout fait

Notre ennemie du jour se rétracte peu après notre royal festin, et N. propose de vraiment faire Twisted Timbers, parce que pour lui non plus, sous la drache ça ne compte pas. Ok pour nous autre, retournons-y.

Un peu de théma pour le petit nouveau du parc

La bonne nouvelle c’est que la file ne commence que sur le quai cette fois-ci, mais que trois poubelles ont fait leur apparition sur ce dernier, et condamnent de ce fait trois rangées de l’unique train en service. Intrigué et un rien dégouté de cet enchaînement de malchance (ok, ils ne sont pas responsables du mauvais temps, tout le monde sait que ce sont les russes qui contrôlent les conditions climatiques…. Hein ? Quoi ?), N. demande à l’opérateur dans la file qui lui explique très poliment qu’il y a sur deux rangées un siège défectueux, et qu’une troisième rangée est entièrement condamnée jusqu’à nouvel ordre.

La technique de la poubelle, qui perturbe n’importe quel visiteur

Malgré ça, le train fait son taf comme il peut, les cycles s’enchaînent et bardaf, c’est l’embardée. Le train reste stoïque en gare et l’annonce ne se fait attendre : Twisted Timbers est en rade et ils ne savent pas quand il rouvrira.

Ni une ni deux, de manière totalement inédite et sans même devoir faire de vote à majorité, nous abandonnons et quittons les lieux car nous sommes déjà avancés dans l’après-midi (si nous pouvons éviter, nous ne resterons pas jusqu’à fermeture qui est annoncée à dix heures) et que nous en sommes toujours à un ride et une purge.

Autre chose qui fâche sur le coup, c’est que nous n’avons jamais vu Intimidator 305 tourner de la journée.

En nous dirigeant vers ce dernier pour au moins demander à l’opérateur qui devrait être posté devant pour savoir ce qu’il en est réellement (va ouvrir ou mort pour la journée), N. et moi faisons un crochet par la tour de chute libre du parc : Drop Tower.

Pas besoin de décrire l’attraction, mais par contre gros coup de gueule contre les opérateurs qui ont vraiment été de gros glandu croisés avec des gênes d’escargots suisses hybrides avec des paresseux ! Lorsque nous traversons l’entièreté de la file parce qu’il n’y a personne, ceux-ci nous voient mais continuent de verrouiller les harnais, un par un, pour faire cycler et ne pas faire attendre les deux personnes à bord.

Ok pour le principe, pas de raison qu’ils attendent plus que nous.

Mais là où ça donnait vraiment envie de les étriper, c’est qu’ils étaient deux (mais pas chacun de son côté, non, ce serait trop efficace) pour fermer les harnais un à un, et qu’il leur fallait bien une minute trente pour fermer un harnais et aller jusqu’au suivant !!

Avec trente-huit harnais à faire, il y avait de quoi devenir dingue.

Pis c’est pas fini, une fois les harnais fermés et vérifiés, il faut encore que les quatre (oui parce qu’au total ils sont quatre) opérateurs fassent le check (pousse vers le haut) pour que la personne derrière les commandes démarrent le lift de la gondole… et pour ça aussi il leur à bien fallu cinq minutes !!

Hallucinant…

En face il y a un gros pendule, et comme j’ai déjà dû le dire, moi j’adore ça les gros pendules (ne surtout pas sortir du contexte). Bon ben pas de chance pour nous, l’équipe ici à probablement été celle qui a coaché l’équipe d’en face, et les opérations de load / unload prennent encore une fois un temps bête. Moins, il faut le reconnaître, mais c’est leeeeeeeeeennnnnnnnnnnnnttt pour aucune raison (enfin si, que les opés avaient vraiment l’air sous stup…)

Des visiteurs en plein Delirium, n’y a t-il pas des médecins pour les aider ?!

Sur Delirium, pas question de choisir sa place, c’est Jean-Michel deux de tension qui te l’impose dans la file, enfin au moment où l’unload précédent se termine parce que le faire pendant le cycle et qu’il y en a le temps, ce serait trop productif. Et ça c’est pas une bonne idée parce que si tu tombes sur un siège se situant à la position où en hauteur tu as un max de sensation, tu ne t’y retrouves jamais (en cette position) pendant le ride. Je ne sais pas s’il y a de quoi faire une loi physique là-dessus, mais expérience reproduite à Kings Island… Donc pas d’amplitude max avec soulèvement des organes pour nous, mais quand même des sensations de force typiques des gros pendules (j’ai dit que j’aimais ça dans ce contexte précis ?).

Il nous faut une bonne nouvelle parce que là ça fait beaucoup d’accumulation de « petits » trucs pénibles, et quand y a plusieurs petits trucs pénibles ensemble, ben ça fait des petits petits trucs pénibles et… ‘fin bref, la bonne nouvelle c’est que nous avons vu un train d’Intimidator 305 sur son lift !

Vous l’imaginez bien, c’est direction Intimidator 305 et fissa. Il ne pleut plus, le parc n’est définitivement pas bondé, nous aurons nos coaster.

Dans notre semi-hâte (courir point il n’en faut, marche rapide suffit), j’aperçois enfin Volcano : The Blast Coaster (me demande comment j’ai pu ne pas voir sa structure de fou avant), mais celui-ci est un peu trop muet à mon goût…

T’es certain de pas vouloir fonctionner aujourd’hui ?

Intimidator 305 tourne toujours, pas vraiment de file (dix mètres avant d’être en gare), ça sent bon le deuxième coaster de la journée.

C’est pas commun d’avoir un Giga lift avec un reste de coaster collant aussi fort au sol

Hahaha, la bonne blague. Ben non, ça ne se passe bien évidemment comme ça, parce que qui que c’est y qui revient nous pourrir la vie ??? c’est notre amie la pluie ! Et ici, pas question de faire tourner l’attraction dans de telles conditions (je suis totalement ok avec ce choix), donc nous revoilà coincés à attendre dans une gare…

Allééééée, notre coaster ici est en stand-by, tu veux vraiment pas ouvrir ??

Un quart d’heure passe, la pluie s’est calmée et les opérateurs remettent le train en service, en le faisant tourner à vide deux fois (histoire de bien rincer les sièges…), et c’est à nous.

Nerd shot du Cable Lift en attente de train, et des rails mouillés


Nous sommes en fin de train, les harnais sont… beh ce sont les guillotines tant aimées d’Intamin (ils ont vraiment un ingénieurs fans de SM au design de ces machins, c’est pas possible… heureusement qu’un stagiaire l’a remplacé lors du design de Taron) avec les mêmes mousses que sur les Intamin d’Hersheypark, et le Cable Lift nous entraîne à bonne allure jusqu’à trois-cent-cinq pieds.

Ce ride, c’est deux choses.

Une imposante et vertigineuse drop qui ne nous a fourni zéro sensation (même si les fesses décollaient), et quelque chose comme un bon kilomètre de pure force dans tes dents.

Je comprends réellement qu’Intamin ait dû faire une solide modification entre 2010 et 2011 sur le premier virage à ras du sol parce que la patate prise en pleine poire elle est lourde. Je n’ai maintenant même plus de mal à croire que des gens aient pu avoir un voile gris dans ce virage…

Je ne connais pas le Nascar, à part la satire de South Park comme quoi ce sont des dizaines de bouseux qui roulent pieds au plancher en tournant légèrement sur la gauche ou bien les films Cars, mais je crois que Kings Dominion et Intamin ont cartonné dans le transfert des sensations d’une voiture gonflée aux hormones à un train rempli de personnes.

Et visuellement, même si je ne suis pas spécialement fan des trains (j’adore les design old school de ceux d’Expedition GeForce ou encore Millennium Force), ce coaster a de la gueule. Le nombre réduit de poteaux sur un lift aussi imposant rend le tout très aérien, tout comme la structure en treillis du rail (pas comme le gros truc jaune de Skyrush… oui désolé, je m’acharne un peu).   

Reste cette question de First Drop… 

Toujours aucun signe du côté du volcan, il me faut une excuse pour rester dans la zone en espérant qu’il ouvre sans tarder. Mon excuse est toute trouvée parce qu’il y a, caché dans un gros hangar (c’est quand même de la théma facile), Flight of Fear.

Si je m’autorise à clacher la théma extérieure, il faut reconnaître qu’à l’intérieur ils ont voulu faire quelque chose, et c’est plutôt réussi.

D’abord il s’agit de rentrer dans le hangar via un couloir lambda, puis au fond de celui-ci, derrière le coin, se trouve une grosse soucoupe volante dans laquelle la file entre, mais ne ressort pas…

Et pour cause, la station est subtilement cachée derrière, non loin de l’escalier d’entrée. La gare est bien foutue également, avec des pods dans laquelle se trouvent des humanoïdes en suspension, mais il y un petit quelque chose qui vient rapidement nous faire sortir de notre immersion…

Si j’avais eu un iPhone sept, cent-vingt-huit gigas, j’aurais pu faire une photo avec bruit…


Le bruit d’enfer que fait le train lors du Launch !

Maintenant, il faut remettre le coaster dans son époque, il souffle quand même ses vingt6deux bougies cette année, il n’est plus tout jeune, tout comme la manière dont est mise la technologie du Launch (de grosses mâchoires d’acier de part et d’autre du train).

Une explication concrète et rapide de ce qu’est Flight of Fear, c’est de dire qu’il s’agit d’une version bêta de Rock ‘n’ Roller Coaster (ouvert en mille-neuf-cent-nonante-neuf à Walt Disney World). Le layout n’est clairement pas le même, mais les grandes lignes sont communes :


1) Propulsion en ligne directe de la gare (ici, depuis la gare même).
2) Grosse inversion multiple qui donne la hauteur max du ride.
3) Du tortillement nous faisant passer de de haut en bas et de bas en haut dans la structure.
4) Freins de mi-parcours.
5) Deuxième dose de tortillement proche du sol cette fois-ci.
6) Un Corkscrew pour sortir de la boule que constitue 90% du ride.
7) Retour à un quai d’unloading distinct de celui de loading.


La seconde différence se trouve au niveau des trains, car ici ce sont des lapbars et non (plus) des OTSR. Mais attention, ce ne sont pas de simples lapbars, parce qu’il y a en plus une ceinture de sécurité la plus étrange que nous avons été amenés à voir sur un coaster.

En effet, celle-ci ne se passe pas comme une ceinture de Wooden (pas devant notre bide donc), ne passe pas non plus entre les jambes pour s’accrocher au harnais comme sur tous les B&M (en même temps, ce sont des lapbars), mais viennent par votre flanc et se greffent directement dans la barre « verticale » de la lapbar (https://rcdb.com/138.htm#p=33224).

Il nous a fallu un petit temps pour admettre que cela avait du sens…

A la sortie de l’ancêtre des Spaghetti Bowl Coaster, Volcano est toujours flatlining… je commence à admettre que nous sommes face à notre première vraie déception du voyage, celle par non disponibilité d’une attraction. Il faut être cohérent, un coaster peut être décevant parce que je me suis imaginé un truc bien mieux qu’en vrai, mais de voir le faire atténue cette déception.

Têtu que je suis, je continue d’espérer et me dégote une deuxième excuse pour ne pas quitter ce coin du parc, un petit tour en mini.   

C’est sous le nom de Back Lot Stunt Coaster que cette idée prend forme, et quand je parle de petit tour, je ne suis pas loin du compte.

   
C’est dommage d’avoir fait de la théma jusqu’au train pour ne plus avoir la licence peu de temps après…

Sur papier, trois Launch avec des virages serrés, de la théma, un show et une partie in the dark, c’est tout à fait alléchant. De retour à la vie vraie, c’est moins l’extase.

Disons qu’il faut voir comment le visiteur l’appréhende. Avec l’idée en tête que ce sera un Family coaster, le coaster doit tenir ses promesses. En le considérant comme un ride Extreme comme le catégorise rcdb (je sais, ce n’est pas la sainte bible du coaster), c’est une déception.

En dehors du premier Launch en direction d’une spirale bien montante (qui ralenti fort le train), et de la zone dans le noir où il n’y a pas un pet de lumière (donc désorientant), le reste est tout mou. Et pour ne pas aider, tous les effets visuels pré second Launch sont HS, ce qui fait que nous nous sommes juste retrouvés à poireauter en attendant que la faible piste audio se termine.

Bon alors peut-être que notre inattention durant l’entièreté du ride n’a pas aider non plus. La vue des minis (belles reproduction, mais ils auraient dû mette des détails en couleur plutôt qu’une couleur unie par voiture) nous a fait parler du film duquel se basait l’attraction à l’origine. Puis nous avons vite dérivé à la meilleure série de films-dépose-cerveau de bagnoles, Fast and Furious, et nous n’arrivions plus à définir quel épisode racontait quelle histoire, et surtout à quelle position doit se voir Tokyo Drift pour que la suite soit logique.

Si ça ce ne sont pas des sujets de discussion de haut niveau… Nous faisons sensation dans les soirées mondaines !

Volcano, c’est toujours le statuquo…   

Troisième excuse pour tuer le temps dans les parages, la potentielle machine de torture qui porte le doux nom d’Anaconda.

Admettez-le, elle est palpable la douleur ici

Je joue la carte de la franchise en expliquant à ceux qui ne l’aurait pas vu à la manière dont sont orientés les rails, que le ride risque fortement d’être douloureux. N. se dévoue pour garder les sacs et ne pas faire l’attraction…

Mais… mais ??

Nous n’avons pas de sacs !? Ah, le fumier !

Plus B. et moi approchons du train, plus nous redoutons de mettre les pieds dedans. Ce n’est quand même pas un vieux Arrow qui va nous faire faire demi-tour !?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, et j’espère que vous êtes bien accrochés à votre slip, mais ce ne fut pas la purge à laquelle nous nous attendions. La technique du poulet en sortant la tête du harnais s’avère efficace pour limiter les baffes que ce satané serpent doit pouvoir envoyer. Ça reste quand même un ride mal foutu, hein, mais sacré surprise de ne pas être sorti avec triple fracture de la colonne.

C’est définitif, Volcano est notre déception, j’abandonne (enfin) l’idée de faire ce coaster qui m’a longtemps fait baver (oui, je bave beaucoup, faudrait que je consulte pour ça). J’ai lu de ça et là que c’était un gros pétard mouillé parce que le ride se termine pile au moment où il devrait commencer, mais son côté portenawak m’a toujours fasciné.

Substituant un Intamin pour un autre Intamin, nous retournons sur Intimidator 305, en Front Row s’il vous plait.

Lorsque nous sommes installés, la jeune opératrice nous demande sans aucune raison apparente comment se passe notre journée, et je lui répond que notre journée se déroule bien (ne pensant plus aux débiles de Drop Tower et Delirium), mais que je suis déception que Volcano soit dead (mon deuil ne faisait que commencer, il fallait que je partage cette lourde sensation). Je vois à son visage qu’elle process ma réponse (mon niveau d’anglais est bon, donc je ne dois pas avoir dit n’importe quoi), et elle me demande d’où je viens, parce qu’elle ne reconnaît pas mon accent. Je lui réponds que je viens de Belgique, et que l’anglais n’est pas ma langue maternelle, et comme nonante pourcents des américains qui nous ont posé cette question lors de notre voyage, elle me répond un truc banal du genre « ah, c’est cool », trahissant totalement le fait qu’elle n’a aucune idée de ce qu’est la Belgique.

Bon elle était mignonne, je lui pardonne… et je suis faible… et seul… fait chier…

Intimidator 305 à l’avant c’est la même chose qu’à l’arrière, la vue et le vent en plus.

Avec tout ça, il nous reste une attraction à faire, un ride que nous avons fait dans de très mauvaises conditions : Twisted Timbers.

Mais STOP, avant de faire notre ultime attraction du jour, nous faisons un petit détour par un vendeur de glace parce qu’il y a un produit qui m’intrigue depuis notre premier parc, les Dipping Dots. En fait, c’est tout bête comme produit, c’est de la glace à la sauce cuisine moléculaire.

Au lieu d’avoir une grosse boule de glace comme c’est le cas dans beaucoup d’endroit, ici nous sommes servis d’un gobelet en plastique tout ce qu’il y a de plus classique que le vendeur rempli de plein de toutes petites boules de glace.

C’est original, et les deux parfums testés – à savoir un truc style cookie pour moi, et pour B. un truc qui aurait pu être issu de l’arrière train d’une licorne vu le nuancier de couleur, qui était du multi fruits – sont bons.

Ne laissons pas mon/notre addiction au sucre et aux glaces prendre le dessus, et revenons-en à Twisted Timbers.

Ouais, y a un tracteur qui surplombe la file d’attente

Heureusement que le parc ne ferme pas à six heures, parce qu’au rythme des cycles nous n’y serions jamais arrivés. Parce que nous n’avions que ça à faire, nous avons chronométré le temps qu’il y avait en moyenne entre l’ouverture des gates pour les nouveaux visiteurs, et le départ du train.

J’aurais bien voulu faire un TR interactif pour voir un peu les timings que vous auriez donné, mais je vous le donne tout de go, trois minutes quarante. Comme ça, là, en me lisant cela peut sembler raisonnable, mais sur place, c’est un enfer !

En plus, nous avons l’excellente idée de terminer sur un Front Row, ce qui prolonge significativement le temps d’attente (mais ça, le parc n’y est pour rien).

Deux trains avant que ce soit notre tour, un gars de la maintenance, que nous appellerons grand Peter Dincklage (il avait trop la même tête, et ça nous faisait rire), se ramène avec ce qui s’avère être des pièces du train, et plus précisément il s’agit de rembourrages dorsaux.

Non mais… je prenais clairement la photo pour immortaliser l’avant du train…

Entre un unload et le loading suivant, les opérateurs placent ces caches, et les opérations reprennent normalement (et lentement).

Dix minutes plus tard, nous faisons enfin la cible de notre plan A sous une météo clémente. L’attente fût longue, mais quelle récompense.

Je vais avoir le même discours que pour Twisted Colossus, et ce sera à coup sur le même pour Steven, mais Twisted Colossus c’est de la bombe de balle.

La First Drop procure un bon hang time suivi d’une grosse prise de vitesse en deux deux, vitesse qui ne semble pas chuter jusqu’à l’arrivée sur le Final Break Run.

Ça fonce, c’est ultra smooth, ça nous retourne dès que possible, ça nous éjecte de nos sièges à la moindre bosse, RMC a littéralement et figurativement secouer le monde des coasters avec son système d’hybrid. Et nous en redemandons tant que possible !

Toutefois, il y a un passage qui ne passe pas forcément bien, lors d’un enchaînement virage droite serré – hill désaxée sur la gauche – virage droite serré. Le train trace sur ce très court passage (sous le lift), et le double changement de direction est extrêmement brusque. 

Tout le reste n’est que pur bonheur.

Notre objectif étant finalement atteint, nous décidons qu’il est temps de quitter l’empire des rois. Nous devons encore descendre sur Williamsburg, et ne pas arriver après vingt-deux heures à l’hôtel est toujours appréciable.

Ok je suis tordu, mais sérieux, ils sont malsains ces champignons…

      
Des vues prises à l’arrache (sauf la tour Eiffel) sur la route de notre départ

Vu notre destination du soir, je vous laisse deviner le contenu de notre prochaine journée…
Attention, un piège ne se trouve peut-être pas dans cette énigme.


Mon impression sur Kings Dominion est similaire à celle sur Hersheypark, mais pas pour la même raison. Le parc a son potentiel et un line-up pas dégueulasse du tout, mais ce qui a fait tâche lors de notre visite, c’est la lenteur de la majorité des opérateurs, qui parfois s’apparentait à de la fainéantise pure et dure… Je ne voudrai jamais travailler comme opérateur dans un parc, je pense que je deviendrai rapidement fou au contact des visiteurs qui me sortiront rapidement par les trous de nez (même si je pense qu’il y a une partie non négligeable qui doit être agréable à côtoyer).

Mais à partir du moment où tu en fais ton métier, même si ce n’est pas non plus ton premier choix de carrière, bah tu te bouges le tarch’ pour faire au minimum correctement ton job.

Je ne leur demandent pas d’être survoltés et à courir de gauche à droite comme des dingues comme j’ai pu le voir au Parc Asterix sur OzIris (au point que je me suis senti obligé de les féliciter), mais entre ça et le manque total de dynamisme que nous avons pu croiser, il doit y avoir un milieu acceptable pour les deux partis…

Comme tous les parcs visités et encore à visiter, la propreté est irréprochable.

La thémtisation des attractions n’est apparemment pas le fort de Cedar Fair, avec du deux poids deux mesures, ou plutôt une diminution de l’investissement en fonction du temps. En dehors des attractions pour (tout) petits, de Volcano (bouhouhou), et de Flight of Fear, la théma c’est grosso-modo la gare et le train. D’accord, faire plus que ça sur un Giga Coaster ça doit être complexe. Et pas de bol, quand il y a de la théma le long du ride, elle est HS…

Dans mon cas, et je pense notre cas, ce n’est pas un drame mais une constatation, parce que ce voyage avait été axé sur les gros rides qui envoient du steak, peu importe l’emballage autour.

Les Kings sont les parcs les moins fournis de Cedar Fair, mais la visite de chacun reste je trouve intéressante, et ce même s’il y a des redites entre les deux parcs (Flight of Fear et Back Lot Stunt Coaster).
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #23 le: 10 septembre 2018, 16:37:12 »
Ce parc a l'air agréable, très boisé et bien entretenu.

Pour répondre à ta question, oui, je pense qu'à enchaîner les grosses machines on devient plus exigeant. Je l'ai constaté les (rares) fois où j'ai eu l'occasion de le faire, mais également dans les gros TR comme celui-ci : on finit pas ne pas faire certaines attractions parce que "la flemme", "trop chaud", "fatigué"... Et on finit par trouver bien mais pas top des coasters qui sont pourtant tout à fait respectables.

Et puis sinon, c'est Dominion pas Domination. Un dominion c'est une colonie anglaise en gros.

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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #24 le: 11 septembre 2018, 09:31:20 »
Je me doutais bien que la (google) traduction en "domination" ne devait pas être adéquate, c'était plus pour la blague facile et a très petit budget, mais tu m'as appris que le mot existe en français, et ce qu'il désigne :D Merci !

Ta réponse à ma question me rassure un peu, bien que je me doutais être sur le bonne voie pour le sentiment de trop de coaster tue le coaster, c'est finalement comme pour beaucoup de choses qu'on apprécie de faire, et ça devient le syndrome de la routine.
J'y pensais encore sur la route du boulot (ouais, sur 2h de route par jour, j'ai de quoi refaire le monde dans ma petite tête), et je me disais aussi qu'à force de rider, on anticipe bien plus à la lecture du parcours, et que l'effet de surprise joue énormément sur les sensations (véridique, j'ai déjà eu les sensations des organes qui remontent dans le corps - typique des airtimes - dans un banal trajet en bus parce que je n'étais pas du tout attentif à la route).

La suite probablement ce soir ;)
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #25 le: 11 septembre 2018, 10:03:17 »
L'autre jour j'ai fait une nocturne au parc Astérix, et avec la fatigue je me suis surpris à ne pas faire gaffe au tracé dans TDZ et Oziris. Ca permet d'avoir un ride plus intense que d'accoutumée, c'est sympa !

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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #26 le: 11 septembre 2018, 22:22:59 »
Jour 11 – Busch Gardens Williamsburg (donc, le Japon, c’est en Europe finalement ?)

Pour terminer notre phase intense de parcs du trip, mais ne vous inquiétez pas  il en reste d’autres, nous changeons un peu de registre avec une visite à Busch Gardens Williamsburg.

Grand luxe aujourd’hui, nous pouvons faire une micro grasse mat’ car l’hôtel n’est qu’à quinze minutes du parc. Ça parait anodin, mais ce genre de petit détail fait du bien dans un horaire aussi chargé (et sans place pour un éventuel faux pas).

Lorsque nous entrons sur les parkings, il semble y avoir plus de monde que dans les deux parcs précédents, nous allons très certainement faire de la file aujourd’hui.

Nous passons les premiers bâtiments qui abritent les caisses, suivons une longue allée en nous demandant si nous n’avons pas raté quelque chose, et apparait droit devant les premier bâtiments de la zone d’entrée du parc ainsi que des tentes de fouille de sac (pas de détecteur de métaux ici).

L’entrée se fait en Angleterre, ce qui me fait me demander s’ils vont faire une mise à jour suite au Brexit ? (enfin, savent-ils que le Brexit existe ?).

J’espère qu’ils ne font pas de Fish ‘n’ Chips…

Il ne nous en faut pas plus pour comprendre que Busch Gardens ne joue pas dans la même catégorie que tous les parcs visités jusqu’à maintenant. Bon quand je dis ‘nous’, je n’étais pas surpris étant donné que j’ai visité Busch Gardens Tampa il y a dix ans de ça.

Couvrons le sujet directement, histoire de ne pas devoir le répéter à chaque fois que nous nous sommes fait la réflexion, Busch Gardens est un parc magnifique.
Non seulement c’est totalement vert, le parc se trouvant dans une région très boisée, mais il y a beaucoup de parterres de fleurs de toutes les couleurs, il y a des zones avec de la théma (un peu du genre les quartiers d’Europa Park) ni trop légère ni trop lourde, et il y a comme dans son frère floridien, des zones dédiées aux animaux (oiseaux, loups, ‘spectacle’ de chats (heureusement que je n’ai pas été le voir, je serais rentré avec l’ensemble des chatons !!), et certainement d’autres…).

   
En route vers l’Irlande

Un loup ! Bon la fin de printemps ne lui réussit pas apparemment, il n’a pas bonne mine le pauvre (et je pense que Busch Gardens sait vraiment prendre soin de ses résidents)

Par contre, je n’avais pas choisi ce parc pour une grosse nouveauté de fou, mais pour deux rides que je trouve iconiques :

Alpengeist qui est si je ne me trompe pas l’Inverted à circuit fermé le plus haut du monde.
Loch Ness Monster qui est peut-être le dernier coaster avec des interlocking loop.

Le reste du line-up a également son poids dans cette décision. Il est fort à parier que s’il n’y avait eu que ces deux coasters, Busch Gardens Williamsburg n’aurait pas atteint la liste lors des préparations.

Cela ne nous empêche pas pour autant d’appliquer notre plan A, avec comme cible Griffon. Et pour ceux qui se le demandent, il ne m’intéressait pas plus lors des préparations juste parce que nous allons tester Valravn à Cedar Point si tout se passe bien. Mais ce n’est pas pour autant que je dénigre ce coaster, loin de là.

Au détour des allées nous menant dans le coin (coin) français où se trouve notre plan A, nous sommes subitement envahis par la meilleure odeur de nourriture que nous ayons sentie dans un parc, de tous les temps.

En effet nous venons de passer à côté du Trappers SmokeHouse, et le fumage de la viande bat déjà son plein. C’est la première fois que j’arrive à avoir la dalle pour de la viande aussi tôt dans une journée.

Mais l’heure n’est pas à la boustifaille, nous avons un animal mythique (c’est juste un mot pour dire bizarre de manière polie) plus loin sur cette route.

La présence de foule plus conséquente que les deux derniers parcs se confirme, et notre réponse est de légèrement presser le pas.

Je voulais faire un bruit d’animal pour accompagner la photo, mais ça fait quoi comme bruit un Griffon (à part *ouaf ouaf* pour la version canidé) ?

Arrivés devant le début de la file, le panneau de temps d’attente n’affiche que cinq minutes, c’est un plan A correctement exécuté. Tellement bien exécuté que nous avons à peine le temps de mettre nos strap à nos lunettes (nous ne savons pas si c’est nécessaire, mais voulons gagner du temps / ne pas prendre le risque), et c’est à notre tour d’embarquer sur la première rangée du train hors normes.

De souvenir de sa petite sœur Sheikra, je savais quasi parfaitement ce qu’allait offrir Griffon en Front Row : une vue de dingue, une douceur exemplaire même en position de port-à-faux, mais des sensations timides.

Sachant cela, j’ai adoré Griffon. Je suis un addict aux sensations fortes, ce que ne me procurent globalement pas les Dive Machine (le « globalement » est important), mais comme je suis convaincu que ce n’est pas leur but, je les aime à leur juste valeur.

Si je voulais faire mon chieur, je dirais que le (gros) point faible de Griffon, c’est que le parcours n’est qu’une version adulte suivie d’une version enfant de la même section (Drop verticale – Immelmann). Mais franchement, je n’irai pas sur ce terrain.

Pour B. et N. c’est leur première Dive Machine XXL, nous avions testé Baron 1898 il n’y a pas si longtemps. Ils sont fan de l’aigle-lion (drôle de nuit de noce que ça doit donner ce mix).

Dans l’arrière-plan de Griffon, difficile de ne pas voir Alpengeist, le géant allemand. Il y a un petit détail qui dénote de cette structure massive. Comment dire, il manque quelque chose en fait. Tous les rails sont là, pas d’inquiétude. Tous les poteaux semblent aussi être présents à l’appel… Non, c’est quelque chose d’autre, quelque chose de plus vivant…

Il devrait y avoir des trains sur ces rails, non ?

C’est ça, il n’y a pas de train qui circule dessus depuis notre arrivée.

Il n’a pas intérêt à nous faire une Volcano le bougre !

   
Là et là aussi, non ?

Nous poussons quand même jusqu’à sa zone pour nous en assurer, et effectivement il y a une petite file d’une dizaine de personne, qui attend devant la file officielle de l’Inverted.

Apprenant de nos erreurs (huhuhu retenez la bien celle-là), nous quittons immédiatement la zone pour boucler notre route et aller chasser une seconde bête mythique. Il est jaune et noir, son terrain de chasse se divise en deux secteurs autour du cours d’eau qui traverse le parc. Son petit nom c’est Nessy, mais le parc l’identifie par Loch Ness Monster.

Une île de théma perdue dans les bois

De nouveau, je sais que c’est un vieux Arrow, je sais que le potentiel de purge est élevé, mais des interlocking loop, sérieux, ça claque !

Ils sont bien réels

Bon ben oui, c’est un concentré de douleur. Précisément, les virages le sont. Et des virages, il y en a un paquet. Il y a surtout une spirale vers le bas, entre les deux loop, qui n’en fini jamais, et plus le train progresse, plus il accélère, plus la douleur fait son come-back.

Puis bon… faut le reconnaître… l’interlocking loop… depuis le train, c’est comme un loop normal (trop concentrés à ne pas souffrir que pour observer le reste). Au moins j’ai pu immortaliser le bazar.

Nessy n’est pas le seul visible depuis la vallée

Notre quota d’ancêtre étant atteint pour cette journée (faudra arrêter de le reseter au petit matin, didju), nous passons à la catégorie « pièce angulaire qui a marqué l’histoire en étant premier dans sa catégorie par un célèbre constructeur Suisse », catégorie hyper large, vous en conviendrez.

   
Sur la route, un gros Splash et de belles zones fleuries

Nous quittons l’Irlande / Ecosse pour naviguer vers l’Italie / Grèce afin d’emprunter le chariot d’Apollon (promis, nous le rendrons après). Apollo's Chariot est bien un pilier dans l’histoire des coaster, non pas parce que Fabio s’y est mangé un pigeon lors de son ouverture (bon, un peu quand même), mais parce que c’est le premier Hyper de B&M.

Il est derrière Tempesto, qui n’est vraiment pas beau comme coaster

Il fallait s’y attendre, avec dix-neuf ans de service à son compteur, Apollo's Chariot présente ses premiers signes de vieillesse, et pour cause, il vibre du début à la fin.

Chose qu’il n’y a plus eu depuis l’ouverture de Mako si je ne me trompe pas, ce sont des sections rectilignes et plates au niveau des passages au-dessus du cours d’eau.

Pas une mauvaise machine, il y a bon nombre de Floater (mais enfin, Shambhala est le seul Hyper B&M à fournir des airtimes ?), les trains sont comme toujours d’un confort impeccable (même si les dossiers n’ont plus une couleur fraîche), et l’environnement avoisinant est idyllique (enfin, il faut aimer les zones boisées pour ça).

En naviguant à travers les jeux de hasard et d’adresse de la zone, nous arrivons rapidement à l’entrée de l’avant dernière addition coaster-esque du parc, Tempesto.

Ce n’est à proprement parler pas une nouveauté pour nous, car nous avons eu le plaisir de découvrir ce modèle de série de chez Premier Rides sous le nom de Sky Scream à Holiday Park. C’est en théorie une très chouette machine, et nous y avions développé notre bête idée de ne gueuler comme des putois que lorsque le train passe en gare. Le reste du trajet, c’est silence absolu.

Donc pourquoi pas ne remettre ça ici ?

Tempesto est un clone totalement identique a son cousin germain, à un détail monumental prêt. Un détail qui a le pouvoir de transformer un ride terrible (dans le bon sens) en un ride horrible.

Ils ont intégré des OTSR à la simple lapbar d’origine ! Mais attention, pas un OTSR volumineux comme sur les B&M (par exemple), noooooooon ce serait trop confortable… Non ici ce sont des sangles en caoutchouc trois quarts rigides qui feraient quasi honte aux harnais guillotine d’Intamin dans le domaine des douleurs au cou gratuites.

En plus d’être maxi inconfortable, ça prend de la place ces machins-là, et entrer/sortir du train est un véritable calvaire pour toute personne qui n’est pas anorexique ou qui a plus de huit ans…

Ce choix est vraiment une décision de m****.

Sur cette déception, nous progressons dans ce coin du parc que nous n’avons pas encore visité, et nous nous retrouvons face au choix de Sophie. Enchaîner avec un coaster avec de la file (première du jour) et pour lequel nous ne savons pas à quoi nous attendre, mais nous serions trois, ou bien vite faire la tour de chute libre juste à côté qui est une valeur sûre mais pour seulement deux personnes du groupe.

   
La fin de l’Italie/Grèce et l’arrivée en Allemagne

B. nous donne feu vert, il achètera de l’eau en nous attendant.

Mach Tower est de type gyro-drop avec une toute petite nacelle, mais qui monte bien haut, et permet une belle vue sur cette gigantesque zone verte dans laquelle se trouve le parc. Elle nous permet aussi de voir qu’Alpengeist ne tourne toujours pas…

La chute libre est toujours aussi efficace, mais N. et moi rêvons toujours de recroiser une tour avec effet tilt, et/ou dans laquelle nous sommes debout. 

Petite pause hydratation grâce à B., et nous traversons l’allée pour faire une balade en décapotable dans les bois, même si la Porsche à l’entrée semble vouloir nous prévenir que ce n’est pas la meilleure idée.

Comme dit plus haut, première fois de la journée que nous devons faire une vraie file d’attente, mais vingt minutes, ce n’est pas la fin du monde non plus. Il y a juste que dans la gare, il y a une piste audio avec une voix féminine qui parle non-stop avec deux trois mots en allemand (après tout, Verbolten est dans la zone allemande du parc).

Ça doit être l’enfer pour les opérateurs qui doivent entendre ce « Auf Wiedersehen ! » toutes les deux minutes.

Comme il s’agit d’un trip spoiler-free, surtout pour B. et N. parce que moi, il y a beaucoup de ride dont j’ai suivi construction et moult vidéos POV (mais rien pour les nouveautés de cette année), j’ai pris soin de ne pas leur expliquer quel élément un peu particulier se trouve quelque part sur le ride.

Le début du trajet s’enchaîne sans fausse note, avec une propulsion correcte (niveau sensations) qui nous force l’accès à un bâtiment de pierre dans lequel nous ne voyons strictement rien en dehors des décors d’arbres fluo aux allures plutôt maléfiques.

Nous aurions dû écouter la Porsche…

Surtout que maintenant nous sommes en panne sèche dans cet environnement hostile, et qu’en plus des arbres, la météo devient elle aussi maléfique… ET BIM, le sol – maléfique lui aussi – se dérobe sous nos roues, et nous nous retrouvons au sous-sol, d’où nous sommes expulsés dans les quelques secondes qui suivent.

Le retour au bercail nous fait passer dans un pont qui doit aussi avoir sa carte de membre ‘item maléfique’, et nous dévalons la vallée (j’ai vérifié, les arbres étaient suffisamment écartés, donc ça colle), avant de zigzaguer à toute vitesse à notre point de départ.

Verbolten est une bonne idée, et la réalisation est réussie pour les deux tiers du projet. Une fois le pont maléfique passé, le coaster devient fort douloureux dans les derniers zigzags avant de rentrer en gare. Vitesse plus manque de place, c’est un mélange qui ne donne que très rarement de bons résultats.

A ce moment de la journée, nous pensons qu’il ne nous reste plus qu’InvadeR et nous aurons fait tout ce que nous pouvions faire dans le parc. En toute logique nous nous dirigeons de son côté, mais ô joie ô bonheur, la saison de ski alpin est à présent ouverte ! Tant pis, le Wooden attendra encore un peu, surtout qu’il n’y a personne pour Alpengeist.

Il y a même des skis sur le train

Ce coaster est énorme, ce qui est un avantage comme un désavantage parce que les inversions sont à échelle de la First Drop, du coup elles passent globalement très bien (sauf le Cobra Roll, j’ai une fois de plus eu du mal avec cette inversion), mais ne procurent pas grand-chose niveau sensation vu leur ampleur.

Si le Cobra Roll est l’inversion qui m’a le moins plu lors du ride, le plus rude fût un autre élément, quelque chose que nous avons tendance à oublier, les freins de mi-parcours. Je n’ai jamais été freiné aussi fort sur les freins de mi-parcours.

D’habitude, ce sont ceux de fin de parcours dont il faut se méfier et adopter une position d’autodéfense pour ne pas avoir les dents dans le dossier de devant, mais là, pfiouu, quelle force !

Le reste du parcours est fatalement attaqué à vitesse réduite, et se termine dans une petite tranchée enneigée qui signifie le retour de la thématisation, et donc de la gare.

Petite constatation, d’après les ‘ricains, les pistes de ski en Allemagne sente le chlore !
Je pense que cela provient du Log Flume que nous venons de longer, mais cette odeur de chlore est très forte, et ce n’est plus un secret pour nous qu’ils en raffolent là-bas (vu le goût que j’en ai eu dans mes boissons).

Heureux d’avoir pu tâter de la poudreuse, la poursuite du Wooden sauvage reprend son cours. Caché dans un cul-de-sac du parc, il n’a nulle part où s’échapper, nous allons dompter le petit dernier du parc, InvadR.

La zone où se trouve InvadR

GCI n’en est pas à son premier Wooden donc ce n’est pas surprenant, mais InvadR est un bel exemple qu’avec un parcours dessiné intelligemment (je ne veux pas non plus dire que les autres constructeurs font de la m****, hein), il est tout à fait possible de compenser pour le manque de hauteur et de place.

Ça c’est le beau train, l’autre est plus standard sur la déco

Comme tous GCI que j’ai pu faire ces dernières années, InvadR ne connaît pas les mots ligne droite, repos et ralentissement.  Malheureusement, avec le temps je tolère de moins en moins les vibrations dans la colonne (et la tête), et tout Wooden qui se respecte (même si c’est un peu moins le cas pour les Hybrides) produit une dose de vibrations.

Cela dit, je pense que c’est un très bon Wooden pour les plus jeunes qui veulent évoluer dans le degré de ‘difficulté’ des coasters, pour éviter de passer des Family aux trucs les plus extrêmes.

Durant la journée, de la même manière que lors de nos deux visites précédentes, la météo décide de se faire notre alliée (bien que le soleil reste mon pire ennemis naturel, mais j’avais prévu le coup) et comme le dit cette célèbre contrepèterie Belge, il fait beau et chaud. Nous n’avons plus vraiment l’habitude de ce genre de chaleur (trente degrés quand même), et sommes légèrement abattus par cette dernière.

La bonne nouvelle, c’est que comme beaucoup de parc, Busch Gardens WIlliasmburg possède son train périphérique, et aujourd’hui est le jour-j où nous ouvrons une nouvelle page dans nos aventures, celle où nous ridons ce  genre d’attraction. Pas oublier que dans les jambes nous avons au moins trois parcs et une visite de ville.

Notre nouvelle destination est l’Irlande pour tester la nouveauté de cette année, qui remplace The Curse of Darkcastle. Mais avant ça, laissons-nous nous emporter par le paisible voyage en train.

Cette pause ne sera que de courte durée car notre arrêt est le suivant sur la ligne, pas de bol pour le repos.

L’avantage de Battle for Eire, c’est que c’est Indoor, et qui dit Indoor aux USA, dit grosse dose d’airco. Aaaaaaaaaaaaaaah…

Au détour du chemin que nous suivons dans un environnement caverneux/cave de château, deux étagères avec de drôles de casques se présentent devant nous. Instinctivement nous nous servons et une opératrice nous demande si nous avons besoin d’aide pour le fixer sur notre tête. Le système étant similaire à ceux de casque de chantier, donc nous déclinons poliment…

Nous aurions peut-être dû accepter finalement parce que B. ou N., je ne sais plus, a quand même réussi à essayer d’enfiler ce casque de manière totalement erronée, alors que bon, c’est un peu comme un slip, faut pas avoir fait math sup’ pour piger qu’il y a un sens et un seul.

Calmez-vous Mesdames, ils sont casés… Je sais que ces casques les rendent irrésistibles…

Avec nos magnifiques casques sur la tronche, nous avançons dans la salle du pré-show où une cheminée magique nous explique les bails de cette aventure, et un livre enchanté nous explique ensuite les règles de bonne pratique à avoir/appliquer dans la salle qui s’ouvrira à nous rapidement. 

Les portes s’ouvrent et nous nous avançons pour prendre place dans nos sièges et nous équiper de nos casques VR (des HTC Vive). Encore une petite minute de stand-by pour que tout le monde puisse s’installer, mettre leur casque et adapter la netteté de l’image (ils ne disent pas comment, mais c’est une petite molette sur le bas à droite du casque), et notre aventure à dos de dragon débute.

Battle for Eire est pour moi un excellent exemple de l’avenir des cinémas dynamique immersifs. La VR marche vraiment bien, les graphismes sont d’un bon niveau (ce ne sont pas des GSM qui calculent comme c’est le cas des casques VR chez Six Flags), et si jamais des visiteurs ne se sentent pas à l’aise avec la VR, le film est diffusé sur grand écran dans la salle.

Il faut aussi souligner l’ingéniosité du système pour permettre l’utilisation du casque VR, qui est tout bonnement parfait, parce que le HTC Vive vient simplement se coller au casque vert que nous avons récupéré dans la file à l’aide de deux aimants puissants (de part et d’autre de la tête). Et cerise sur le gâteau, les lunettes passent sans problème !

C’est pas tout ça, mais récupérer le joyau de l’Eire et mettre une branlée au gros méchant qui avait volé ledit joyau, ça nous a filé une de ces dalles !

Là où c’est plus compliqué que les visites précédentes, c’est que nous avions été aguichés par de magistrales odeurs de viandes fumées ce matin, mais que nous n’avions aucune idée d’où c’était (et nous n’avions pas le nom à ce moment-là).

Le seul souvenir que nous avions, c’est que c’était « ce matin, avant de faire Griffon. Autant dire « je me souviens, c’était à Busch Gardens ». Le plus simple sera de refaire notre trajet en nous dirigeant vers la zone d’entrée du parc.

      
Encore des vues au hasard du parc

Nous voyant avec un plan en main (ce qui doit être chose courante dans un parc), des employés nous demandent si nous sommes perdus et avons besoin d’aide. B. va solidement les nier, et pour ne pas passer pour les c******* que nous sommes, je leur réponds avec un court décalage que « non, c’est gentil mais ça ira, nous avons le temps devant nous après tout », ce qui les feront rire.

Ce n’était peut-être pas le move le plus malin, vu que cinq minutes après nous rebroussons chemin et repassons devant eux parce qu’arrivés aux caisses, il était évident que ce n’était pas là que ce trouvait ce resto. Du coup, il nous suffit de faire comme si nous venions d’entrer dans le par cet que nous activions notre plan A.

Bingo ! Le resto tant recherché est là.

Nous nous calons dans la file, chargeons nos assiettes (comptoir de cantine rechargé en continu par les employés) et commandons nos bières, puis passons par la caisse pour nous délester d’une conséquente somme (à l’arrondi proche, cent dollars pour trois quand même). Mais avant de râler, installons nous et goûtons le contenu de nos copieuses assiettes.

Oh. Mon. Dieu.

Je n’ai jamais aussi bien mangé dans un parc, et je ne mangerai plus jamais aussi bien dans un parc, c’est aussi simple que ça. Très franchement, à la première bouchée dans chaque type de viande fumée qui ornait mon assiette, le prix payé se justifiait (sauf les neuf dollars pour la bière, ça c’est du vol pur et dur).

D’ailleurs, parlant bière, je trouvais très bête d’être servi de ma bière puis seulement à la caisse d’être amené à présenter ma carte d’identité. Ils auraient purement jeté ma bière si jamais je n’avais pas la majorité requise ? Je veux bien que c’était une Belgian Ale coupée à l’eau (parfait pour le temps), mais c’est sacrilège de gâcher de la bière aussi gratuitement juste parce qu’ils contrôlent pas assez tôt les clients… Soit…

En plus de ma grosse assiette de bidoche, je me suis offert un dessert typiquement ‘ricain, sans savoir ce à quoi j’avais à faire. Je me suis dit en me servant « ça nous a fait rire les bonbons foireux au goût du reflex spray que B. avait acheté, et il a eu le mérite de tester de l’inconnu, pourquoi pas moi ».

Et bien en fait c’est pas sorcier, le rouge c’est de la gelé à la cerise, le blanc c’est de la crème fraîche, et le bleu c’est de la framboise. C’est cent pourcents chimique, pas une goutte de fruit là-dedans, mais ce n’est pas pour autant vomitif (mais j’ai peut-être des goûts de chiotte aussi). Le seul problème pour moi, c’est qu’il y avait trop.

Mmmmmh miam miam miam, ça sent bon le chimique tout ça

Repus de cet excellent repas et cette moyennement bonne bière (mais rafraichissante, oh oui !), le désire principal est celui du repos, et nous avons notre attraction pour ça. Cette foi-ci, pas question de débarquer à la première station venue, notre but n’est pas de nous déplacer, mais de nous poser au frais pour pioncer un coup ou observer le parc sous un autre angle. 

      
En attendant le train, immortalisons ce que nous pouvons

Ce petit tour était nécessaire, et nous a fait beaucoup de bien.

      
      
   
Ballade au fil du train

Reposés, nous entamons la phase de redite des attractions intéressantes de la journée, et pour ouvrir les festivités nous travaillerons sur une enquête scientifique de plus haute importance : le choix de la rangée a-t-elle une importance sur une Dive Machine avec un train aussi court ? J’ai mon idée là-dessus, mais B. et N. sont un peu plus sceptique, et en tant que scientifiques, le mieux à faire est de vérifier par nous-même.

      
Parce que j’avais pas encore assez de photo de Griffon

Griffon au dernier rang, c’est une autre histoire. Déjà parce que nous n’avons plus la vue malgré les sièges en mode amphi, mais surtout parce qu’au départ des deux grosses drops nous avons droit à un (très) gros Floater fort agréable. Pour les inversions je n’ai pas noté de différence marquante.

Nous reviendrons pour la rangée du milieu, nous réserve-t-elle une quelconque surprise ?

C’était super mignon de voir les enfants “jouer” avec l’eau du Splash de Griffon. Un peu de tendresse dans ce monde de brutes

Avec les différents Batman ou autre Inverted B&M faits, nous savons déjà que la position dans le train influence le ressenti dans le ride (c’est tout bête, soit c’est la sensation d’être poussé, soit celle d’être tirée…), mais avec l’énorme Alpengeist à disposition, il fallait bien essayer à l’autre bout du train.

Je ne me lasserai jamais des Zero-G Roll

A côté de moi, il y a un jeune rider (ne doit pas avoir plus de 10 ans) qui s’installe et commence à discuter au sujet des filles qui crient alors que le train est toujours en stand-by dans la gare. Je rigole un peu avec lui et lui demande si c’est son premier tour sur Alpengeist, ce à quoi il me répond fièrement que non, il l’a déjà fait.

Le train grimpe le lift, il reste détente, et un peu avant la First Drop je lui fais un Fist Bump, et nous voilà partis. Je pense qu’il est quand même impressionné par la première partie du ride (et franchement, à son âge je ne pense pas que je montais déjà dans des trucs aussi impressionnants) parce qu’aucun son ne venait de ma gauche, mais une fois la zone de freins de mi-parcours atteinte, il à commencer à crier à plein poumons, indiquant qu’il prenait max plaisir sur l’attraction.

Après ce petit épisode sympathique, nous retournons à nos tables d’équations et nos bouquins pour terminer cette étude primordiale sur l’importance du bon choix de la rangée sur une Dive Machine.

Griffon en rangée du milieu, les avis se divisent. B. et N. annoncent que c’est le must, moi j’estime que c’est le moins bien. Ce qui est drôle, c’est que nous devons utiliser le même argument pour défendre nos positions : La rangée du milieu n’est qu’une moyenne de la rangée de devant et de la rangée de derrière.

Pour moi, il y a moins de Floater qu’à l’arrière, et la vue est moins bien qu’à l’avant. Dans une journée comme la nôtre, durant laquelle il n’y avait maximum un train d’attente avant que ce soit notre tour, je trouve bien mieux de profiter de la situation et de faire deux fois l’attraction, une fois première rangée, et une autre fois dernière rangée au minimum.

En revanche, si le parc est blindé et que l’optique de faire deux fois le ride est inexistante, alors la rangée du milieu devient le meilleur compromis, parce qu’elle permet d’avoir (de manière réduite) les avantages des deux autres rangées.

Toutes ces sensations ont eues pour effet de tasser la viande dans nos estomacs, nous offrant un peu de place pour notre traditionnelle pause glace, même si jusqu’ici, c’est surtout B. qui en profitait pendant que N. et moi faisons les tours de chute libre. C’est chez Josephine que nous trouvons régale sous forme de glace ou de smoothie.

Qui dit estomacs à nouveau remplis, dit petit train du repos pour migrer jusqu’en Italie/Grèce cette fois-ci.

Dans les parcs ici, ils mettent systématiquement des barrières aux passages à niveau. C’est pas comme ça chez nous…

B. et moi faisons nos différentes redites, N. restant sur la terre ferme parce qu’il a eu sa dose.

Apollo’s Chariot, qui reste fidèle à lui-même malgré le changement de position dans le train (à l’arrière cette fois-ci).

Tempesto, dans lequel le second Launch nous a semblé plus cocasse (à nouveau autre position dans le train), mais que ces foutus harnais gâchent toujours autant.

Verbolten, qui est identique à l’arrière ou à l’avant.

   
La Porsche prémonitoire et notre véhicule à nous

Et enfin, dernier ride avec un switch de coéquipier, Mach Tower qui elle aussi est identique à notre premier tour (mais comme c’est parfait comme ride, c’est une bonne nouvelle).

C’est sur cette bonne note (pas difficile avec les tours de chute libre) que nous terminons notre aventure à Busch Gardens Williamsburg, mais pas totalement notre journée car nous devons remonter jusqu’à Ruther Glen pour passer la nuit.

Logo du parc


Busch Gardens Williamsburg est clairement une réussite. Le parc est magnifique, le line-up des attractions est plus que correct, et la nourriture proposée est à tomber ! Maintenant, tous ces aspects (très) positifs ont un coût, et c’est ce qui fait un peu mal.

Je sais que c’est étrange de parler prix pour un voyage qui d’office coute un bras, et surtout dans lequel nous ne nous refusions pas grand-chose non plus (économies sur les nuits d’hôtel et catégorie de voitures louées), mais il faut savoir que le prix d’entrée normal est de nonante dollars (sans parking). S’ajoute à cela le repas à trente dollars, puis les petits à côté comme de l’eau et une glace, et la journée revient facilement cent-cinquante dollars par personne…

Par chance j’avais récupéré un code promo en cherchant au pif sur google, et les prix d’entrée sont passés à soixante-cinq dollars par personne, qui est un peu plus raisonnable par rapport aux prix faits par les autres parcs (qui ont moins en magnifitude des lieux, mais plus en attractions).

Je ne veux certainement pas pousser la gueulante avec ça vu la qualité que nous avons eu derrière (raah cette bidoche de fou), mais plutôt prévenir qu’une visite à Busch Gardens Williamsburg, que je recommande, c’est un petit budget à elle seule. De plus, je n’oublie certainement pas que notre voyage se fait sous une forme un peu particulière, que nous visons notre essentiel dans les parcs et passons certainement à côté de pas mal de choses (je pense déjà à tout ce qui est aquatique), ce qui amplifie en partie le ressenti « tout ça pour ça » quand l’addition tombe.

Autre point positif que je me dois de souligner, l’efficacité des opérateurs !

En fait, dans toutes les stations, il y a un écran résument l’état des sécurités du train en train d’être chargé (ouverte ou fermée) et un chrono souvent (toujours ?) réglé sur une minute et trente secondes, temps qu’ils ont pour dispatcher le train. Et ils s’y tiennent !

Un grand bravo à eux, parce que ça ne doit pas être évident de tenir une telle cadence, mais c’est ce qui fait qu’un parc marche ou pas, et que les visiteurs passent ou non un bon moment dans le parc (voir Jour 10 à Kings Dominion).
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #27 le: 15 septembre 2018, 14:17:02 »
Journée 12 – Washington DC (moui bon, les deux grandes allées vertes de Washington DC)

Pendant mes longues heures d’orchestration préventive pour ce trip, j’avais lu qu’espérer rentrer dans Wasington DC en voiture était une bien mauvaise idée, et qu’après ça se parquer était un enfer ou un luxe que nous voulions si possible éviter.

J’avais donc trouvé le conseil de garer la voiture à un des deux parkings de délestages (ce que nos politocards à la noix ne veulent pas mettre en place, mais continuent de chasser la voiture du centre) à hauteur de Huntington ou Franconia-Springfield, desquels une ligne de métro nous amène directement au cœur de Washington DC. Seulement ils prévenaient que ces parkings étaient rapidement complets les matins en semaine par navetteurs qui viennent travailler à Washington DC. J’avais donc les coordonnées GPS des deux sites au cas où.

Finalement, le premier sera le bon, nous déposons la voiture et entrons de la station de métro où notre première épreuve est de comprendre comment faisons-nous pour payer le métro, et le parking. Un employé de la société de transport publique est présent, mais ses réponses sont du genre énigme du Père Fouras et ne nous aide pas vraiment. Surtout que des panneaux informatifs semblent dire exactement l’opposé de ce qu’il essaie de nous dire.

A un moment, nous nous lançons et achetons nos tickets, et pour infos cela se passe ainsi :

  • Chacun doit avoir sa propre carte, qui coûte deux dollars.
  • Le prix du trajet est en fonction des heures et de la station de sortie.
  • Le décompte du montant sur la carte se fait donc à la sortie, et si le montant sur la carte n’est pas suffisant, il y a des machines pour faire l’appoint.
  • Le parking se paie avec une carte pour le métro, et coûte cinq dollars.
 

Une fois que ces infos sont bien ancrées, c’est hyper simple de naviguer dans Washington DC (je précise le ‘DC’ parce qu’il en existe d’autres des Washington).

Nous sortons non loin des deux immenses parterres de verdure sur lesquels nous allons trouver tous les mémoriaux que nous souhaitons voir, ainsi que la maison blanche, l’occasion de faire une petite pause vidange avant la journée de marche qui nous attend.

C’était déjà difficile de le voir en vraie, mais au sol sur la place, c’est la terre

Nous commençons à l’Est, par le Capitol, devant lequel des ouvriers installent une scène gigantesque, probablement pour le Memorial Day qui arrive dans une petite semaine.

   
Mouais… en fait nous sommes juste dans une zone Gréco-romaine sans attraction…

   
Un poney qui doit abuser du Basic Fit, et une statue dont j’ai aucune idée de ce qu’elle représente

   
Le Capitol se rapproche

      
’Murica… sérieusement… et ça n’a pas l’air d’être du second degré…

La pièce de résistance

Nous remontons ensuite tout le strip en direction de l’Obélisque, devant laquelle se trouve un magnifique CAT, histoire de bien ruiner les photos des touristes (sauf pour les fans de Caterpillar).

Des canards !!

Le dos d’un des bâtiments Gréco-romains

L’obélisque de loin

L’obélisque de moins loin

Le prochain sur la liste, c’est une prochaine, et B. nous annonce par procuration que nous allons être déçus de ce que nous allons voir. Par principe, N. et moi le rabrouons vu la source de cette information, et parce qu’il nous spoil notre voyage alors que pour le moment personne n’avait réellement balancé quoi que ce soit sans que la question ne soit posée.

Donc nous partons vers le nord via le second strip (ça doit avoir un nom officiel ces deux grandes avancées de gazon) à la recherche de la maison blanche, mais surtout de la grande piscine que nous n’arrivons pas à situer correctement.

Ne voyant ni l’une ni l’autre avec tous les arbres sur ce strip (ne serait-ce pas une vallée vu l’écart entre les arbres ?), nous dévions sur la rue longeant le domaine, jusqu’à arriver à un carrefour où il y a une masse de touriste qui se presse vers la gauche. Nous sommes touristes également, et prenons la route de gauche pour arriver derrière la maison blanche.

Euh ouais, c’est bien cool mais c’est tout naze le dos de la maison blanche !? Bon, nous y sommes donc autant faire la photo, en prenant bien soin de ne pas faire de mouvement suspect parce que les snipers sur le toit du bâtiment n’ont pas l’air commode. Au moins maintenant nous savons où elle se situe, nous devrions avoir plus facile pour en voir la face avant.

D’accord, il y a une fontaine et les snipers sur le toit, mais c’est pas ce pourquoi nous sommes là

Au coin où se trouve la maison d’Eisenhower (merci à la touriste francophone de le gueuler pour tout le monde), nous redescendons vers l’Obélisque en scrutant le premier moment où nous pourrons bifurquer à gauche et nous retrouver devant la maison blanche.

C’est pas la baraque de monsieur tout le monde…

Au loin, nous voyons une rue dans laquelle les gens vont sur la gauche, et donc vont hypothétiquement devant cette foutue baraque, c’est là que nous devons nous rendre.

Au moment où nos pieds foulent à nouveau le strip, la policière au poste des accès nous demande de ne pas continuer notre chemin parce que tout le strip est en train d’être évacué.

Sérieusement ?

Drillés à faire de la file d’attente, notre premier choix est de squatter un banc et de patienter le temps que l’ordre d’évacuation soit levé. Pendant ce temps, nous pensons avoir vu l’hélico officiel du Trump, vert foncé et blanc au niveau des moteurs.

Les tortues ninja sont en déplacement à Washington DC

Après une vingtaine de minutes, c’est le ras-le-bol général parce qu’il ne se passe rien en dehors des policiers qui viennent faire chier leurs chiens (mais ils reprennent les déjections par la suite), et nous nous mettons à la recherche d’un point bouffe.

D’abord nous regardons une roulotte pas loin qui propose surtout à boire, mais ça n’a pas l’air hyper salubre, et prendre le risque de nous choper une fidèle gastro ou autre intoxication alimentaire est hors de question. C’est embêtant, parce que dans les environs directs, il n’y a rien pour acheter de la nourriture.

Heureusement, N. se souvient avoir vu de la vie humaine et des terrasses un peu plus au nord, et heureusement bis, Here, que nous utilisons comme GPS offline, répertorie les sandwicheries du coin.

C’est de fil en aiguille que nous nous attablons au Subway non loin de là, pour un nouveau Italian BMT de l’amitié.

Contrairement à cet ultime sandwich, l’échec de la maison blanche nous reste en travers de la gorge, et nous décidons de faire impasse dessus et d’aller directement vers le mémorial Lincoln.

Sur la route, il est clair que la zone devant la maison blanche est à nouveau accessible, nous ne sommes pas assez mal chanceux pour que le scénario pré-repas ne se reproduise, nous tentons notre chance.

Toujours par principe, ça fait chier de l’admettre, mais la source du spoil pour la maison blanche avait trop raison, c’est une déception totale. Non seulement il y a plein d’arbres qui bloquent la vue (à la limite, les arbres, c’est le bien), mais nous sommes trois ou quatre rues plus loin de la maison par rapport à ce que nous avons l’habitude de voir (généralement juste au niveau des grilles noires). Je ne sais pas si c’est l’occasion ou le président qui fait ça, mais c’est vraiment décevant. Le temps de faire la photo, et nous quittons au plus vite cet endroit.

Tout ça, pour ça… Merci Hollywood

La route jusqu’au mémorial est encore longue, et le taux de touriste ne cesse d’augmenter, mais nous finissons par arriver à destination.

C’est à ce moment-là, à cet instant, devant la taille de ce bâtiment que mon cerveau m’a fait sortir cette phrase : purée, ça envoie du steak.

   
Respect ma gueule

Ne me demandez pas pourquoi, ni comment j’en suis venu à sortir ça, je n’en sais strictement rien moi-même, je n’ai pas le contrôle total sur mon cerveau et le flot d’ineptie qui y réside (ndlr: en fait, depuis la visite j'ai entendu cette expression plusieurs fois, donc je n'ai certainement pas inventé ça)

Et qui qui c’est-y que je retrouve en tournant le dos au monument ? Hein ? Oui, c’est la fameuse piscine !! Ma géographie est vraiment mauvaise, c’est affligeant… au moins j’étais dans la bonne ville.

J’aurais bien piqué une petite tête vu la chaleur

Il y a encore deux ou trois monuments que nous voulons voir, mais la fatigue frappe à nos portes et nous sommes tiraillés entre la facilité, et l’envie de voir de choses. De pas grand-chose, c’est la seconde qui l’emporte, et nous nous rendons au mémorial de Martin Luther King Jr., que nous enchaînons avec celui de Jefferson en longeant le plan d’eau (ce qui nous fera passer par celui de Roosevelt par la même occasion).

   
Saleté d’index, parce qu’il est bien foutu ce mémorial, un peu plus intellect que les autres

   
Le Tidal Basin avec un petit morceau du mémorial Roosevelt

   
Mémorial de Jefferson

Nous sommes un peu au bout de notre vie, et entamons notre retour à la voiture avec deux impératifs :

1) Il nous faut une dose de sucre et de la boisson => Un Starbucks doit être trouvé
2) Nous voulons voir le Pentagone

Here nous donne la marche à suivre pour le premier, même si le Starbucks ciblé n’existe plus à l’adresse proposée (heureusement il n’est que cent mètres plus loin), et pour le second, il nous suffit de descendre plus tôt dans le métro.

Le métro est sobre à Washington DC, mais il est efficace

Alors je vous le dis cash, le Pentagone c’est nul. Enfin non, le fait de se retrouver au pied du Pentagone c’est nul. C’est juste un gros bâtiment anguleux et sans subtilité architecturale. Je pense que son intérêt se révèle avec une prise de hauteur, genre via un rooftop ou un survol en hélico (qui, comme tout le monde le sait, est le moyen de transport le plus utilisé dans cette ville…hein, quoi ?)

Nous revoici à notre point de départ. N. met en offrande sa carte de métro, ce que je fais également car nous n’en aurons aucune utilité et ça pourrait servir à d’autres personnes, et que c’est sur la carte de B. que nous avons chargé les frais du parking.

Comme à chaque fois, notre journée se termine sur une dose de route, parfois avec un arrêt chez Walmart, pour nous rendre à notre prochain hôtel. C’est à Culpeper que nous prendrons nos quartiers ce soir.

Le soir, comme nous n’avons pas pu nous en taper un à Washington, nous décidons d’aller manger pour la première fois du voyage au Burger King, chose que nous réalisons toujours une fois dans nos trips.

Si je raconte ça, c’est que nous sommes tombé sur la vendeuse turbo blaireau 2000 qui n’a pas été foutue de prendre notre commande correctement.

N. commence en premier, et demande un double whopper. Franchement, quand tu bosses chez BK, c’est pas compliquer de comprendre ça peu importe le niveau d’anglais de la personne qui fait la demande (et N. se débrouille quand même). Face à sa demande, la serveuse reste muet et ne réagit pas d’un poil…

N. se répète, mais elle ne pige pas. Bon j’essaie à mon tour, mais c’est encore galère. Nous lui donnons même le numéro dur les panneaux au-dessus de sa tête, et ça semble pas plus clair pour elle, mais elle prend commande.

B. place sa commande également, elle nous donne nos verres pour la fontaine, et un ticket pour quand notre commande sera prête.

Méga bonne nouvelle de la soirée, la machine à soda, c’est un modèle totalement fou avec dix milles choix possible, tel que Sprite saveur orange, Dr pepper saveur vanille, etc… J’ai testé le Sprite vanille, c’est vraiment étrange…

Notre commande est prête, nous la récupérons et attaquons sans plus attendre notre dose de gras du soir, et N. se rend compte que ce n’est pas ce que nous avons demandé, car ce sont de simple whopper…

Heureusement c’est ce qui nous a été facturé, mais c’est dingue quoi. Nous avions l’impression que c’était une vendeuse de McDo qui s’est plantée de fast food, et qu’elle ne pigeait pas ce que nous ne demandions pas de Big Mac…

Après coup, ça nous fera bien rire… 


Cette journée à Washington DC ne m’a pas transcendée. Ce que j’y ai vu était intéressant, mais je n’ai eu le même plaisir de visite que j’ai pu avoir à NYC ou bien Las Vegas.

Maintenant, il faut reprendre le contexte et surtout le fait que nous avons fait que les monuments. En rien nous avons vu la ville derrière, et c’est peut-être une partie intéressante que nous avons volontairement omis. En rédigeant ce TR, je me dis que le ressenti que j’ai ici doit être proche de celui de B. pour NYC. Il n’y était jamais allé, et nous avons rushé comme des porcs parce que seulement neuf heures pour ‘visiter’.

Un peu comme San Francisco, je devrais programmer un nouveau voyage d’ici peu de temps aux USA, je ne pense pas que j’y incorporai Washington DC.

Il faudra voir avec le temps, quand ma situation aura évoluée, quand mon style de vacance aura évolué également (le pilote à Las Vegas nous avait recommandé le Smithsonian Museum).
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #28 le: 20 septembre 2018, 16:31:21 »
Jour 13 – Route jusqu’à Pigeon Forge (vous les voyez aussi les pigeons qui font des épées sur de grosses enclumes ?)

Pas grand-chose à raconter, nous n’avons fait que de la route cette journée. Un petit tip pour ceux qui feraient ce genre de voyage, aux USA ils ont la culture des péages sur les autoroutes (normal vu les distances).

Sans péages, la route nous aurait pris plus de huit heures. Avec péages, nous en avions pour un peu moins de six heures. Nous avons croisé trois stations de péages sur la route, dans la région montagneuse, pour un montant total de six dollars. Autant dire que c’est rien par rapport à deux heures supplémentaires de route et les frais de carburant que cela implique.

En fin d’après-midi nous arrivons à Pigeon Forge qui me rappelle un peu Orlando avec toutes ces attractions type karting et quelques métiers forains à sensation. Une autre chose qui fait impression, c’est que quasi tous les panneaux publicitaire autour et dans la ville font mention de Dolly Parton d’une manière ou d’une autre.

Elle a acheté la ville ou… ??

Avec le ras-le-bol de la nourriture des quatre derniers jours (sauf le midi à Busch Gardens), nous checkons sur le net ce qu’il y a dans le coin, parce que vu le côté touristique, il doit y avoir du bien comme du mauvais, et nous voudrions éviter le mauvais si possible.

D’après les photos (ouais, ça c’est de la décision solidement réfléchie), nous choisissons de pousser un peu la route pour aller manger au Longhorn Steakhouse.

Dans ce resto, se cache la meilleure pièce de viande de ma vie

A l’arrivée, la personne à l’accueil nous demande de patienter en nous donnant une plaquette vibrante et lumineuse pour nous prévenir quand ils seront ready pour nous (alors que la salle n’est pas pleine). Au pire nous avons le bar pour tuer le temps. Ah, non, c’est à nous.

Nous sommes installés, des amuse-bouche nous sont servi et nous passons commande de trois pièce de viande sobrement appelée le Longhorn, pour moi qui sera accompagnée d’épinards (yay des légumes) toujours sans trop savoir ce que nous allons avoir.

BAAaaaaaaaaaaaavvvvvvvvvvveeeeeee !!!

Ça n’aide pas à expliquer, partager le gout avec les autres, mais ça donne une bonne idée. Et les épinards gratinés, bon au revoir l’intérêt des légumes, mais qu’est-ce que c’était bon !!

Nous découvrirons sur le tard que c’est une chaîne de resto en fait, ce qui est dommage parce qu’il ne fallait pas me demander deux fois pour y retourner !

Ce n’est pas donné, un rien plus cher que notre repas de midi à Busch Gardens, mais ça en vaut la peine.

Tiens, c’est marrant ça, c’est comme s’il fallait y mettre de la poche pour manger quelque chose de vraiment bon, et qu’en voulant faire des économies, nous finissons par manger que de la malbouffe qui passe grâce à la magie des anti-vomitifs et du glutamate… faudrait faire une thèse là-dessus…
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #29 le: 20 septembre 2018, 18:03:19 »
En fait t'as mangé à l'hippopotamus américain lol

Sinon j'ai pas compris la remarque sur les péages ? En Belgique il n'y en a pas, c'est ça ? Parce que pour un français, ça semble à peu près évident qu'il y ait des péages sur les autoroutes (sauf quelques rares exceptions), mais avec des montants bien plus élevés que 6 dollars pour un trajet de 6 heures.