Auteur Sujet: [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours  (Lu 10141 fois)

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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #10 le: 11 Août 2018, 20:16:10 »
Jour 3 – Six Flags Magic Mountain (j’avais dit que j’y reviendrai)

Après une formidable nuit dans cet hôtel cinq étoiles, nous… ah non, non non non désolé, ce n’est pas cinq étoiles mais cinq péripatéticiennes, je confond souvent (c’est peut-être pour ça que je ne suis plus le bienvenu aux soirées de l’observatoire d’Uccle…), nous regardons de plus près cette histoire de douche, et en tirant un peu fort, nous avons de l’eau et tout ce qu’il faut… Clairement, nous avons été solidement débiles sur ce coup.

Pour nous remettre de cet échec cuisant, nous voulons une bonne donne de sucre et par la même occasion nous réalisons le premier désire de N., à savoir manger des pancakes. C’est chez Denny’s de la veille que cela se passe car nous y avions repéré des petits déjeuner à base de pancake, d’œufs brouillés et de lard grillé.

Moi perso, œufs et lard je m’en passerais bien, mais je me laisse tenter par les pancakes Star Wars (genre Core Reactor ou je ne sais quoi – et c’est pas une blague) avec un massif milk-shake à base d’Oreo (ah ce niveau du voyage, nous n’en avons pas encore abusé). N. prend la totale et B. se limite au milk-shake.

Vu les tensions stomacales qui suivront, il faut admettre que B. a eu le nez creux sur ce coup, parce qui ni N. ni moi ne finirons nos plats (enfin, milk-shake pour mon cas, j’ai tué les pancakes).

Verdict : les pancakes il n’en reprendra pas, trop fade à son goût. De plus, ils ne sont pas chiches sur les quantités, et ce même pour le milk-shake pour lesquels ils nous ont apporté le verre mais aussi le shaker utilisé car la contenance du verre n’est pas suffisante pour stocker tout le contenu du shaker ! Franchement, ils auraient jarté le reste ou bien se le serait envoyé, nous n’aurions rien su et ça aurait tout aussi bien. Enfin kudos à eux d’être réglo.

A la limite de nous transformer en geyser de dégueulis (de mon point de vue pour la quantité parce que je n’ai pas trouvé ça mauvais ni fade), nous prenons la route (2h30 tout de même) en espérant arriver pour l’ouverture du parc, circa 10h30. Sur la route j’en profite pour valider notre réservation pour l’activité du surlendemain (difficile de parler en anglais en tel dans une bagnole sur l’autoroute), et nous croisons notre premier embouteillage dû à un camion qui a cramé (et pas qu’un peu, il ne restait rien de la cabine).

Finalement, nous arrivons un peu plus tard que prévu, vers 11h et deux émotions nous envahissent : le parc va être trop fou et tout semble fonctionner, mais mon dieux qu’est-ce qu’il y a comme peuple !

Effectivement Six Flags Magic Mountain un samedi avec une météo sans gros soleil mais temps sec, c’était à prévoir. Connaissant la folie que peuvent être les files de ma première visite je déclare que j’offre au groupe l’achat d’un Flash Pass Gold pour nous donner une chance de profiter de notre premier parc – et pas n’importe lequel.

Grosse erreur de ma part, je n’ai pas eu le réflexe de prendre de photos depuis le parking de la skyline du parc et surtout de Twisted Colossus qui me vend énormément de rêve (premier RMC de ma vie).

Du coup, premier crochet par le petit bâtiment rouge et jaune pour me délester de 240 balles. Ouais ça pic un peu, surtout quand comme un gogole je calcule le total du Flash Pass classic pour 3 personnes pendant la file, et que j’en arrive même à m’étonner quand la jeune opératrice m’annonce le tarif (au moins ça l’aura fait rire…).

Je dis jeune opératrice mais je pense qu’il s’agissait plutôt d’une stagiaire parce que nous verrons que le parc en est rempli (ce qui n’est point une critique). Dans les différentes explications, elle nous précise que Superman : Escape from Krypton ne fait pas parti du système Flash Pass, et que nous avons droit à une visite à Twisted Colossus, Full Throttle et (la dernière fois j’avais dû payer 15 boules par personne pour avoir un pass dessus…)

Du coup, bon plan de N., commençons par l’attraction que nous allons tout de même faire, mais pour laquelle nous devrons obligatoirement faire la file entière.

   
Difficile de ne pas les voirs en allant vers Superman : Escape from Krupton… Bave…

Ils me demandent mon avis, et je ne me prive pas de leur donner en expliquant que lors de ma première visite, j’avais stressé à en avoir les mains moites pour la propulsion en marche arrière (je ne connaissais pas) mais que j’avais trouvé ça tout pourri.

Dix minutes plus tard, nous prenons place dans ce tout petit train qui pue le refurbished à deux-cents à l’heure avec les harnais guillotine made in Intamin et une espèce de protection / cache qui bloque entièrement un bras de la personne en extrémité de rangée pour aucune raison apparente. L’opérateur fait un peu monter la hype, et fwouiiiich nous sommes parti.

Ce que nous savions déjà, et que je n’avais pas oublié c’est que ce coaster est excessivement bruyant (à se demander s’ils n’ont pas foutu des roues aciers sur rails acier), mais très franchement, j’ai eu pas mal de sensations pour ce premier coaster de la journée : le début de propulsion surprend, la transition vers la verticale envoie des G, et le changement de sens sur la spike procure un bon haut le cœur / airtime.

Quand le train arrive sur cette partie, tous les environs à min seize kilomètres à la ronde sont au courant à cause du bruit…

Est-ce parce que c’est ma première dose de sensation depuis un petit bout de temps ? Est-ce que lors de ma première visite je n’étais pas dans de bonnes conditions psy pour apprécier ? Bref je n’en sais rien, mais j’ai vraiment apprécié Superman : Escape from Krypton (et je ne suis pas le seul).

Comme les files n’étaient pas encore chargées d’après le module Flash Pass, nous n’avions pas encore fait de réservation, et nous voyons un des deux gros trains de escalader son lift, et je propose d’y aller en file classique en espérant que nous soyons assez tôt pour qu’il n’y ait pas deux heures de file, et garder notre Flash Pass pour la deuxième partie de la journée.

Six Flags Magic Mountain est un peu complexe pour se déplacer, mais nous arrivons sans trop perdre de temps dans la file déjà chargée de (au loin, nous voyons que tous les parcs à bœufs ne sont pas ouvert). Nous allons attendre, c’est certain, et si nous ne sommes pas en temps et en heure à l’attraction réservée via le module Flash Pass nous ne perdons pas notre résa, donc nous réservons notre ticket pour Tatsu.

   
Je préférai l’ancien logo, et ce gros Pretzel Loop en face me fait vraiment envie

Les trains s’enchainent mais la file se fait longue, la raison à ce système que je ne comprends pas (sauf si ce n’est pour faire de fausses longues files d’attente pour disperser les gens dans le parc) de placer un employé du parc à peu près aux 3/4 de la file qui va bloquer les gens et en laisser passer une petite quantité (je dirais l’équivalent d’un train) au compte goutte.

      
Vues de la file, certaines moins attirantes que d’autres…

Durant notre attente, le module Flash Pass vibre, je check, et au lieu de voir que notre résa sur Tatsu est ok, j’ai un message comme quoi mon module n’est pas loué, et qu’il faut retourner au centre de location pour plus d’info. Et ça, ça fout grave les boules !!

Après cinquante minutes d’attente, nous prenons place dans les sièges massifs de , et le dispatch nous envoie sur le lift, regards vers le ciel.

Un peu à l’image de Superman : Escape from Krypton, je n’avais pas gardé un très bon souvenir de . Oui c’était de la folie furieuse comme principe et comme attraction, mais qu’est-ce que ça cognait !

Et bien rebelote, je retourne un peu ma veste pour cette seconde visite, parce que j’ai sincèrement apprécié ce coaster. Alors oui, ça tape quand même – surtout dans la section où se trouve le virage avant le premier Fly To Lie, mais le ratio plaisir / douleur était clairement supérieur à un (approche nerd). Je note que ce premier passage sur se fait sur le quais du fond par rapport à la file, donc du côté droit du train lorsque placé en face du lift.

Malheureusement le plaisir redescend rapidement parce que notre module Flash Pass est toujours HS, et qu’il va nous falloir « perdre » du temps pour régler ça.

Pour les futurs utilisateurs, ce n’est pas si grave que ça, la manip n’a pris que trois ou quatre minutes sur place, et encore c’est parce qu’il y avait du peuple encore en train d’acheter des Flash Pass.

De retour à nos tribulations, nous réitérons notre technique avec Full Throttle en passant par la file classique et en réservant à nouveau notre ticket pour Tatsu. Ici le système de l’opérateur qui coupe artificiellement la file en deux pour je ne sais quelle raison est également d’application, sauf que l’opérateur est à 100m à vol d’oiseau de la zone de cassure, et que le parc compte sur la politesse / maturité du publique pour obéir… Et il faut avouer que celui-ci le lui rend bien, les gens s’arrêtent lorsque dans les haut-parleurs retenti la voie de l’opératrice qui « hurle » (volume trop fort plutôt) pour demander aux gens de s’arrêter au niveau de l’écran géant.

Cette vue là signifie que tu viens de faire Full Throttle

Full Throttle n’existait pas lors de ma première visite (c’était juste après l’ouverture de Green Lantern : First Flight), et c’est simple, nous avons eu ce que nous avons vu.

Une propulsion un brin agressive, un énorme looping dont le sommet est passé à belle lenteur (hang time fan, vous serez servis), un virage suivi d’un twist plongeant dans le tunnel où se trouve le second Launch. A l’arrière du train, le Launch en arrière nous fait bien remonter dans le twist et désoriente pas mal, puis c’est gros boost pour passer par-dessus l’énorme loop et se fracasser les dents dans les freins.

En effet, le freinage en étant en fin de train est super vénère, voir même inconfortable parce qu’à ce moment, nous sommes encore tangent au maxi loop, donc ça pend sur la lapbar et PAN, ça stop net avant de redescendre lentement sur le reste des freins et le transfert track.

C’est maintenant, c’est le grand moment, c’est à cet instant que nous allons enfin profiter de notre Flash Pass et pour faire Tatsu, comme c’était prévu depuis pratiquement une heure et demie maintenant.

S’il fallait résumé ce coaster, c’est une balade sympathique ventre vers le sol avec quand même deux barrel roll (Corkscrew et Zero-G), un horseshoe, tranquille quoi,  et un p***** de Pretzel Loop de fou qui te plaque comme c’est pas permis dans ton siège suivi d’un dernier In-Line Twist et retour en gare.

J’appréciais et apprécie toujours l’ensemble du ride de Tatsu, mais comme me le disait N. en sortie, ce que tu retiens de ce coaster c’est son imposant Pretzel Loop parce que c’est lui qui procure 95% de la dose de sensation.

La force dans ce truc…

Juste une pointe de négatif, je ne suis pas fan des harnais veste. D’accord c’est, je pense, la meilleure solution pour cette position (et probablement ce qui a rendu possible le concept du Flying), mais ça tire vraiment fort sur les épaules, et pour peu que le train reste en stand-by sur les freins avant de rentrer en gare, et tu chies ta vie pour la demi-heure à venir niveau douleur aux épaules… 

Mine de rien, il se fait déjà faim, et j’avais souvenir de ne pas avoir trop mal mangé du côté du pont menant à , je propose de nous y rendre. Attention, quand je dis bien manger, c’était copieux et ce n’était pas un burger (parce que, à nouveau spoiler alert, nous allons en bouffer du burger), et pour sûr, c’est un (ancien) panda express.

Ca mange, ça boit, et ça évite de peu de se foutre de la sauce / jus de viande sur les vêtements, et nous allons terminer notre tour des big three, les coasters que nous ne pouvons pas faire en illimité via le Flash Pass.

J’avais le credit pour Colossus, et je ne serai pas remonté dessus tellement c’était inutile, mais là, c’est pas la même limonade. Depuis le parking j’en avais déjà eu plein les mirettes, il est temps de vérifier si RMC vaut sa réputation (le doute frisait avec le zéro hein).

C’est la seule photo que j’ai de Twisted Colossus :C

Je vais pas y aller par quatre chemins Twisted Colossus c’est une tuerie. Une fois que le train se désolidarise du lift, tous s’enchaine dans une fluidité dingue et à une vitesse qui ne semble pas varier d’un iota jusqu’à arriver au second lift ou dans le final break run.

Le bémol, comme je l’ai lu sur Theme Park Review en long et large, c’est qu’apparemment Six Flags n’est pas foutu de faire tourner ce coaster de manière optimale, donc il faut s’estimer très heureux de pouvoir faire Twisted Colossus en mode dueling. De notre côté, nous sommes deux fois à demi chanceux parce que le lap bleu (premier des deux) nous le ferons systématiquement en solo, mais le lap vert (second run) sera toujours fait en dueling avec le train suivant.

Et personnellement, je trouve que ça fait une bonne différence !

N. me fait quand même raconter un autre détail gênant pour les personnes à « grandes jambes » (du moins plus grandes que les miennes), c’est la barre qui verrouille les tibias. Effectivement elle ne laisse aucune marge, et comme les opérateurs vont toujours forcer au max sur les lap bar, les tibias peuvent déguster.

Notre réservation vibre dans ma poche depuis belle lurette, il est temps de faire notre première tour de chute libre, parce qu’il faut le dire, nous adorons ça… Enfin N. et moi adorons ça. B. adore le temps que ça lui donne pour pouvoir aller se chercher des glaces (optimisation et tout).

Après avoir chatté cinq minutes avec les personnes devant nous dans la file (l’un d’eux avait reconnu du français en nous écoutant et voulait confirmation), une opératrice nous demande si nous voulons faire l’attraction avec ou sans VR.

N. n’ayant pas pu faire Zumanjaro à Six Flags Great Adventure l’année dernière, et moi étant curieux pour le flip que pourrait provoquer le fait de ne pas savoir à quelle hauteur je me trouve, nous choisissons la VR. Elle nous explique comment mettre le casque sur la gueule et que « s’il vous plait, ne mettez pas le casque dans la file », et nous tend deux casque relativement crados… Alors ce ne sont pas des nids à sida non plus, mais germophobes, passez votre chemin !!

Arrive notre tour, nous nous installons et enfilons nos casques.

Nous sommes dans une réunion tenue par Lex Luthor qui nous fait un speech que je n’ai absolument pas suivi, et commence à nous faire léviter avec son canon (à lévitation j’imagine) tout en devenant légèrement agressif. Superman et Wonderwoman viennent pour faire la bagarre, et nous prenons le rôle de casualties.

L’ascension virtuelle continue le temps que la nacelle atteigne le sommet de la tour de chute libre, Lex Luthor fait son badass 2000 et CH’PEUM, Superman lui colle une salade de phalange dans la tronche, le flingue à lévitation explose, ce qui se traduit par une chute avec la vidéo qui s’oriente vers le sol. Heureusement, Wonderwoman est là pour nous sauver, et nous retrouvons le plancher des vaches, sains et saufs.

J’admets que le coup de de la VR ajoute vraiment une angoisse pendant toute la montée de la nacelle, parce que fatalement je n’avais aucun repères pour me dire « ah tiens, je dois être à mi-hauteur ». Maintenant, la partie audio de l’attraction trahi un peu le suspense parce que dès que nous arrivons proche du sommet, le volume des haut-parleurs est bien plus prononcés, comme s’il y en avait coincés à cette hauteur pour l’ambiance.

En revanche, la chute en mode VR, beh ça marche pas. Je sais pas si c’est le fait d’être déconnecté de la réalité ou qu’est-ce, mais j’ai eu plus de sensation sur la drop tower de Carowinds (qui est minuscule) que sur Lex Luthor : Drop of Doom. Nous ne l’avons pas refaite sans la VR parce que nous sommes seulement deux sur trois à aimer ce genre de chose, mais je pense que sans la VR la chute aurait été plus impressionnante.

Par contre, la VR permet d’avoir de bons fou-rires, surtout quand ton pote à côté de toi commence à « gueuler » (il n’avait pas non plus un mégaphone, hein) : « oh les boobs de Wonderwomen, les boooobs » avant de se rappeler que nous sommes aux USA, et que « boobs » est un mot anglais ! Pour sa défense, j’ai galéré aussi avec « boobs » « black » « fuck » et d’autres mots que j’utilise non pas parce que j’espère ne pas être compris ici (faut être débile pour croire que les francophones ne comprennent pas ces mots), mais parce que ça sonne moins vulgaire (et que pour moi « black » n’a aucune connotation raciste quand je l’utilise).
 
Changement de licence dans l’univers DC, nous allons errer dans les ruelles du monde de Batman pour affronter l’homme mystère.

Le villain petit canard est fermé

Sans mauvais jeu de mots (y en aura par la suite plus que probablement, pas besoin de celui-ci) j’avais besoin de prendre une revanche sur Riddler’s Revenge parce que la première fois, comme un neuneu, je m’étais un peu accroupi lors du verrouillage des harnais, et j’avais eu une des pire expérience dans un coaster de ma vie.

La végétation a bien poussé ici… et ça ne se voit pas, mais c’est bien un gros Stand-Up

Les enfants, je vous le dis, restez bien debout et bien droit dans le train et ne vous asseyez surtout pas sur la selle tant que la sécurité n’est pas verrouillée !!

N. avait fait Green Lantern à Six Flags Great Adventure et pour être politiquement correct, n’avait pas aimé. Donc faire le plus grand Stand-Up ne l’emballait pas.

Moi je prends. Oui, c’est vrai, y a des claques qui volent, mais en sortant la tête du harnais y a moyen de s’en sortir pas trop mal, et c’est vraiment drôle (dans tous les sens du terme) à faire. Clairement j’aime bien les Stand Up, et je suis probablement en minorité, mais je n’ai aucun mal à comprendre la majorité qui n’apprécie vraiment pas ce genre de coaster.

J’avoue me poser la question de pourquoi ce modèle est toujours au catalogue de B&M alors que les parcs n’en achètent pas, et que certains les convertissent en Floorless (ok je n’ai que Cedar Point comme exemple).

Cette photo est peut-être un peu plus parlante

Quitte à avoir fait de la douleur, autant continuer sur notre lancée avec Apocalypse qui se trouve pas ben loin. Pas la peine de tergiverser sur la question : nous, les Wooden, ce n’est pas notre truc même si nous montons encore dedans. Ici, ouais c’est cool parce que ça trace à fond de balle du début à la fin, mais ça vibre tellement que le ride en devient inconfortable et qu’il n’est pas difficile d’en sortir avec un léger mal de crane (cerveau trop secoué).

Cette image est suffisante pour me rappeler de durs souvenirs

Retour sur Tatsu pour une grosse dose de G, avec inconfort +5 pour mes potes car l’opérateur leur a fait un compo uppercut + High Kick + Elbow Drop dans la lap bar, et ils sont littéralement écrasés dans leur siège.

Un peu de back tracking en prenant bien soin de ne pas nous faire dracher par les débordements du Log Flume qui passe au-dessus du chemin, pour tester le nouveau Darki-Ride de Sally Corp : Justice League Battle for Metropolis.

Un Splash sauvage se cache dans cette photo

Il y a deux pre-show, un hosté par Batman / Superman et Lex Luthor / Joker, dans lequel je suis uniquement concentré par le fait que la tronche du Joker est immonde, et l’autre est une keynote faite par Cyborg qui nous présente la technologie des flingues que nous allons utiliser pour aider nos superhéros préférés.

Salle du premier pré-show

Le ride se fait avec des lunettes 3D, et comme vous le savez, moi la 3D je ne vois pas donc je ne saurais juger de la qualité, mais de ce que j’ai perçu, c’est du haut niveau de qualité.

Les scènes s’enchaînent et avec N. nous prenons un malin de faire « pew pew pew » en tirant, ce qui a probablement dû pourrir le ride des gars avec nous à l’arrière du wagon.

Si la qualité est au rendez-vous, ça n’empêche pas les pannes d’arriver… et nous restons « coincés » quelque chose comme une minute trente face à un écran, avec une voix automatique nous disant que le ride est HS et qu’il redémarra aussi tôt que possible. Le temps de gonfler un tout petit peu nos scores et le combat contre Lex Luthor et ses sbires reprend.

Comme nous sommes balèzes (surtout B., il est pas mal doué et nous éclate toujours à ce genre de truc), nous vainquons les méchants, et avons sauvé la ville fictive dans laquelle nous nous mettions sur la gueule (et détruisions tout ?)

Le module Flash Pass est pratique aussi pour savoir ce qui tourne et ce qui tourne pas (je vous ai passé le nombre de fois ou et Twisted Colossus ont été fermés pendant une courte durée), et il nous renseigne que Batman The Ride n’est pas à l’abandon du tout, et tourne même aujourd’hui. En fait, sa zone délabrée, c’est de la théma… Vachement bien faite si le thème voulu était « coaster fermé et à l’abandon », un classique dans les aventures de Batman.

Même la plaza à l’entrée est identique à celle de Six Flags Great Adventure

Les Batman : The Ride, c’est toujours la même chose, mais c’est ultra intense (la peau du visage sont tirés vers le sol pendant plus de la moitié du ride) et pas tant douloureux que ça. C’est le SLC made in B&M, sauf que c’est bien.

Très compacte le Batman

Avant d’utiliser nos Flash Pass pour les big three, nous allons sur la gauche de la place devant Twisted Colossus pour faire Parking Lot Coaster, connu aussi sous le nom de Scream !.
 
Je vous le fait vite, ce coaster est inutile (pour nous, hein). Ça ne nous produit rien niveau sensation, ça vibre tel un Wooden pas trop vieux, … non franchement, nous aurions pu nous en passer, et pour moi ça prouve que même B&M n’est pas à l’abri de faire des erreurs. D’ailleurs je vous le dis déjà, nous ne ferons pas son clone à Six Flags Great Adventure.

C’est l’heure de refaire les gros hits du parc, en commençant par celui juste à côté de notre dernière escapade, Twisted Colossus.

Cette photo n’a aucun lien avec le texte, mais je l’ai prise et uploadée, du coup, comme il est géographiquement proche, je la sors ici

Pas difficile, exactement le même avis que lors du premier run, ce truc est un bijou et j’espère que Six Flags Magic Mountain va l’entretenir mieux qu’il ne l’utilise.

vient de rouvrir pour la quatorzième fois de la journée, donc pour nous assurer de le refaire nous y fonçons dardar, en comptant sur le fait que nous en sortirons en moins de quarante minutes pour faire un dernier tour sur Full Throttle avant la fermeture du parc.

Cette fois-ci nous sommes de l’autre côté du train, mais nous sommes également en fin de journée (donc fatigués), et je trouve que le ride a été plus rude. Pas au point de le rendre aussi insipide que lors de ma première visite, mais c’est peut-être une source d’explication du pourquoi j’avais trouvé ça tout pourri, et que cette fois-ci j’ai trouvé ça bien cool.

Par contre, truc moins cool, le train devant le nôtre (alors que nous sommes en stand-by en station juste avant le quai) a une m****, et nous restons coincés pendant une bonne dizaine de minutes, coincés sur notre train.

C’est là que nous étions coincés, B. et moi

Pour rajouter une pointe de stress, nous ne sommes que deux dans ce train, le troisième était censé prendre celui qui est en train de merder au niveau du quai, parce que le siège qu’il devait occuper est condamné sur notre train …

Pour patienter, je test les photos de nuit avec mon gsm…

Nous sommes finalement libérés et expliquons au troisième que nous l’attendons à la sortie, que si nous ratons le dernier run sur Full Throttle, nous le raterons tous (l’union fait la force, tout ça tout ça).

Le parc ferme à neuf heures, nous entrons tous les trois dans la file de Full Throttle vers huit heures trente, easy, Six Flags honore généralement ses files jusqu’à la fermeture.

Cette fois-ci, nous sommes à l’avant du train, tout se passe comme la première fois sauf aux freins de fin de parcours qui est sont bien moins violents.

A la sortie, les vagues de gens se dirigeant vers la sortie nous indiquent qu’il est temps d’y aller. Passage aux WC car nous avons quand même deux heures de route à faire. Passage également dans un shop de crasse à manger, parce que la file pour de la bouffe conséquente (burger et co) est gigantesque, et nous prenons la direction de Ridgecrest, afin de nous rapprocher de la Vallée de la mort, mais surtout de Vegas.

Il faisait nuit noir pendant nonante-neuf pourcents du temps du voyage (arrivés à l’hôtel entre minuit et une heure du mat’ !), mais je suis certain que nous sommes passés dans des no man’s land de fou, parce qu’en voyant la route le lendemain, c’était plutôt désert à gogo.


Revenir à Six Flags Magic Mountain et le faire découvrir à mes potes était un gros plaisir avoué, déjà parce que le line-up coaster est canon, mais aussi parce que le parc est relativement beau pour un parc Six flags, qui pour moi n’ont pas la réputation de prendre soin de leur thématisation.

La tâche est probablement aisée parce que pour un parc « au milieu du désert », rien qu’en plaçant de la végétation ils nous font déjà changer d’univers, mais ils ne se sont pas limiter à ça. Ce n’est pas du niveau des maîtres dans le domaine (Disney, EP et PHL viennent directement à l’esprit), mais nous ne sommes pas à béton-land.

Sincèrement, je ne sais pas si l’achat du Flash Pass Gold était si nécessaire que ça, mais vu la (très) bonne journée passée sur place, je n’ai pas de mal à considérer que oui. Au pire nous ne sommes pas dans le rendement, mais au moins nous en avons eu pour mon argent (cadeau de ma part).

Vous avez probablement remarqué qu’il manque quelques noms dans la liste (Viper, Ninja, Goliath) de nos attractions du jour. Etant déjà venu et sachant que nous avons neufs parcs au programme – ce qui signifie du temps et des opportunités pour faire des trucs considérés comme nul voir douloureux – j’ai un peu forcé la main pour ne pas les faire. Pour moi Viper est un condensé de douleur, et Ninja comme Goliath sont totalement inutile car ne procurent rien comme sensation. Du moins, c’est le souvenir que j’en avais, et même aujourd’hui j’ai un petit doute vu le plaisir eu sur Superman : Escape from Krypton par rapport à mon souvenir, mais je ne regrette pas mon choix.

Concernant New Revolution ou je ne sais quel nom lui donner (je crois qu’ils l’appellent Classic Revolution pour l’entrée sans VR), il était simplement fermé toute la journée. Tout comme l’était Green Lantern : First Flight, qui apparemment (mais à prendre avec des maxi pincettes) pourrait ne plus jamais rouvrir.

Il y a un style d’attraction que vous ne retrouverez pas dans toutes nos visites, les attractions aquatiques. Pour les plus motivés qui suivent nos aventures, vous savez que N. déteste ça depuis bien longtemps, mais ce n’est pas la seule raison. Nous sommes sur un road-trip sans aucun jour de réel repos, nous n’avons aucune idée du temps (météo) que nous allons avoir sur l’ensemble du voyage, et surtout, nous n’avons pas de quoi gérer des vêtements qui ne sont pas secs. De ce fait, nous avons fait un deal avant le départ comme quoi nous ne ferons pas d’attraction aquatique, et qu’en contrepartie (à nouveau, ceux qui suivent nos aventures à travers mes TR comprendront) nous ne forcerons pas B. à nous suivre sur les tours de chute libre.

Les nouveautés (Full Throttle et Twisted Colossus) ont clairement répondu à mes attentes, et les désormais classiques restent à la hauteur de leur réputation. Gros bonus pour moi, ma réconciliation avec et Superman : Escape from Krypton.
- And remember, respect is everything
- Whatever...

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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #11 le: 16 Août 2018, 18:59:00 »
Jour 4 – Vallée de la mort (la tronche dans un four à chaleur tournante) et Vegas, bitchesssss

Après une longue journée composée à quatre-vingts pourcents d’une visite de parc, rien de tel qu’une journée plus calme. Moins fatigante, oui, mais reposante, pas vraiment. Aujourd’hui, nous avalons du bitume à travers la Vallée de la mort, avec comme destination Las Vegas.

Avant d’entrer dans le territoire du parc national de la Vallée de la mort, nous nous assurons de faire le plein de carburant, parce que le prix du carburant à Stove Pipe ne doit pas vraiment être démocratique (logique, il faut bien apporter l’essence jusque-là), et si nous pouvons éviter la panne dans cet environnement hostile (bon, valable pour tout le voyage en fait), ça nous convient parfaitement.

Mon premier passage dans la Vallée de la mort, je l’avais fait en juillet-août, et mon souvenir pour décrire ma visite était : simple, imagine que tu passes ta tête de ton frigo (airco de la voiture) à un four à chaleur tournante placé sur 8000°C (à la louche). Lors de notre première sortie du véhicule, ce fût un petit mélange d’émotion : déçu parce que mes amis ne connaîtront pas le vent brûlant tel que je l’ai connu (et leur ai vendu), mais ravis de pouvoir profiter un peu plus facilement physiquement de l’endroit.

Comme nombreux touristes, et j’inclus les deux perpet’ à vélo que nous avons croisé sur la route, nous faisons un circuit de point d’intérêt à point d’intérêt. Dans l’ordre, cela donne :

  • Stove pipe pour manger, acheter de l’eau et payer les droits d’entrée
  • Mesquite flat sand dunes
  • Devil’s Golf Course
  • Badwater
  • Artist Palette
  • Zabriskie Point
  • Dante’s View

Il n’y a pas beaucoup à raconter sur cette visite, vu que le ratio voiture / visite est très élevé. Je vous laisse avec les photos, je pense que ce sera plus efficace (je rajouterai des notes si requis).

      
Premiers arrêts, et nous ne sommes même pas encore dans ce qui est considéré comme la Vallée de la Mort

Stove Pipe : Il y a un complexe hôtelier ici, dans lequel j’ai passé une nuit lors de ma première visite. Ce qui m’avait marqué c’est la piscine, où il n’était pas nécessaire d’avoir un essuie avec nous car il fallait moins de cinq minutes pour être séché par le vent en sortant de l’eau. J’aurais voulu reproduire cela avec mes amis, mais ce n’était pas compatible avec notre itinéraire, et probablement qu’étant en Mai, la sensation n’aurait pas non plus été identique.

Hôtel au milieu de la Vallée de la Mort, souvenir de ma première visite

       
C’est selon moi pas le meilleur endroit pour se mettre une race, mais ils ont du (bon) choix

Mesquite flat sand dunes : Cette photo est probablement ma plus réussie du voyage. N. m’avait grillé et voulait faire une photo « viens mon poto » et B. était en mode auto-défense « tu vas me jeter du sable à la gueule, j’aime pas ça ».

Cette photo-là

   
La zone désert de sable

Devil’s Golf Course : La route pour y arriver est éprouvante pour la voiture (une citadine), heureusement qu’ils ne sont pas trop regardant sur les petits impacts et petites griffes.

      
Après avoir goûter, professeur N. nous confirme qu’il s’agit bien de sel

Badwater : L’océan de sel est loin des parkings. Une de nos plus mauvaises idées (avec celle de Vernal Fall) est de marché jusque-là avec comme seule protection la crème solaire indice 50 (étant roux, j’arrive à amadouer mon pire ennemi naturel… le soleil) et déjà plus qu’un fond de bouteille d’eau. L’impression de cramer est bien présente, mais contre toute attente, pas un seul coup de soleil à recenser suite à cette balade dominicale.

Il y a de l’eau dans la Vallée de la Mort

   
A gauche, du sel… à droite… du sel aussi

Les voitures sont là-bas, tout au fond

Artist Palette : Premier arrêt dans un premier parking avec du peuple, et c’est la déception. Je suis le seul à m’avancer le temps d’une photo, et franchement c’est nul. Sur la route – à sens unique – nous croisons un autre parking, et là le nom Artist Palette prend tout son sens. La route dédiée à ce point de vue est scherp et plutôt sympa visuellement parlant.

Le rocher de Bob Ross

Avant de continuer notre route, nous faisons un point ravitaillement au shop de Furnace Creek que nous avons trouvé au bout de dix minutes de recherche parce que les indications sont foireuses. En fait, le shop fait aussi accueil pour… le terrain de golf qui se trouve au milieu de la Vallée de la mort. C’est aussi l’occasion d’une pause glacée à l’ombre, qui a fait un bien fou.

Quelle idée débile, franchement

Zabriskie Point : Magnifique, mais il faut toujours qu’il y ait un (en l’occurrence une) touriste de m**** qui sort des sentiers battus pour bien se mettre au milieu de tout pour faire une photo de m**** et surtout ruiner toutes les photos des autres touristes (genre nous). Par pitié, ne soyez pas ce genre de c******* pendant vos visites… J’aurais été citoyen U.S., pas certain que je n’aurai pas sorti mon flingue offert à l’ouverture de mon compte en banque pour lui faire comprendre qu’elle me cassait les couilles à rester bêtement au milieu de tout, les bras levés en faisant les signes de victoire avec les doigts comme une gogole… Bon c’est un peu extrême, mais ça illustre bien à quel point je hais de toutes les fibres de mon corps ce genre d’égoïste à la con (et que je trouve ridicule les selfies, mais tant qu’ils m’empêchent pas de prendre mes photos, ils me dérangent pas).

   
   
vous voyez, sans l’autre cruche c’est magnifique… Je hais les touristes

Dante’s View : Il y a la vue, mais il y a aussi le silence qui en impose ici. Je pensais avoir lu sur le site du parc national que l’accès était fermé pour rénovation, mais je suis vraiment content que nous ayons pu admirer la vue sur la Vallée de la mort depuis ce point. Une très belle étape pour terminer notre visite.

   
   
Juste… wow

Nous n’avons pas visité le Racetrack et Ubehebe Crater car malheureusement fort loin du reste des points d’intérêt qui étaient globalement sur notre route vers Las Vegas.

C’est vers sept heures que nous commençons à apercevoir Las Vegas, mais nous sommes encore un peu tôt pour voir l’abus de l’éclairage du strip au loin. Une déviation pour cause de travaux nous fait prendre les petites routes longeant le strip, nous permettant de faire une dernière fois le plein de carburant (la voiture restera au parking jusqu’à notre départ vers New York City), et nous arrivons à notre hôtel : le Luxor. Enfin pas tout à fait, je me suis planté dans l’adresse GPS et nous sommes à l’entrée principale avec les Valets et autres limousines, nous avec notre petite Toyota, et nous cherchions le self-parking supposé gratuit pour résidents. Deux rues plus loin nous trouvons notre réelle destination, pas vraiment gratuite, mais ce n’est pas comme si nous avions le choix.

Nous traversons le couloir longeant les piscines, passons deux trois portes pour rentrer dans le monde de l’airco, et se présente devant nous notre première salle de casino.

Un bar, YES ! (p.s. nous n’y irons jamais)

Les casinos, pour ceux qui connaissent pas et de manière générale, ce sont d’énormes salles sans fenêtre, sans horloge, et surtout avec un minimum d’explication / indication pour vous faciliter le déplacement dans le but de vous faire rester un maximum aux machines à sous / différents jeux. L’avantage c’est que comme les hôtels comptent sur le fait que tu vas claquer des thunes aux jeux, les chambres (je ne parle pas des suites, nous ne sommes pas encore assez blindés) ne sont pas si cher que ça (nous avons payé plus San Francisco et à New York pour moins…).

Au guichet, la réceptionniste nous informe que nous sommes upgradé parce qu’il n’y a plus la chambre que nous avions réservé, ce qui fait que nous passons de la chambre la plus basique, à la chambre la plus basique +, qui se différencie de la première parce qu’il y a … un bureau !

Nous nous rendons dans notre chambre (au dix-neuvième étage dans la pyramide) pour larguer les bagages, et c’est l’heure de faire notre première visite de la folie qu’est le strip de Las Vegas.

C’est le must du voyage, mais en vrai, c’est pas foufou non plus

Vue depuis le balcon de l’étage

Similitudes avec la Vallée de la Mort, il fait bien moins chaud que lors de ma première visite, ce qui rend le tout plus agréable parce que nous n’avons pas besoin de trouver de l’eau toutes les vingt minutes pour survivre, et il n’y a pas grand-chose à dire, Vegas il vaut mieux le vivre en live, ou à défaut, le voir.

Nous sommes vraiment au début du strip

   
Le Luxor et l’Excalibur

   
Les New York New York, et le MGM

La sale de casino du New York New York avec la gare du coaster au fond (et mon index)

   
Une reproduction lumineuse du Brooklyn Bridge et le Paris (plus autres)

      
Le Bellagio (quelle classe) et le Caesar Palace

   
Une succursale du Caesar Palace, et les canaux du Venitian

   
La tour de la place St. Marc et la tour Eiffel

Le lion du MGM, mais qui ne fait pas *Graoou* comme au début des films

L’entrée de notre hôtel depuis la station de monorail

   
L’entrée de notre hôtel depuis l’accès voitures

Notre visite s’est limitée à l’extérieure des hôtels-casinos, avec le célèbre show des fontaines du Bellagio (Billie Jean de Michael Jackson, nous avons le must du must sur ce coup) en descendant jusqu’au Venitian, et en croquant un morceau de pizza au New York-New York (et pas question de monter dans cette bouse Togo sur son toit !).

N. avait une seule requête pour Vegas, c’est tout simplement de pouvoir jouer au Black Jack, à la roulette, et si possible au Poker contre d’autres joueurs humain (il existe des versions virtuelles de ces jeux). Nous autres sommes moins intéressés, mais hors de question de l’empêcher de jouer.

Donc en rentrant à l’hôtel, il voit une place à la table de Black Jack et s’installe, nous ne souhaitons pas jouer donc restons en retrait. Apparemment, ça ne convient pas au croupier mais nous ne comprenons pas trop ce qu’il se passe, et N. nous demande de nous éloigner. Pas de souci, nous reculons d’une bonne quinzaine de mètres, mais il y a toujours quelque chose qui coince et nous ne pigeons pas quoi. Sur le coup, nous faisons le plus simple que nous estimons, et montons dans la chambre en laissant N. aux jeux.

Lorsqu’il décide d’arrêter de jouer, et remonte dans la chambre, il nous explique un peu ce qu’il s’est passé, et en fait, la croupière voulait que nous donnions une pièce d’identité pour pouvoir rester à côté de N. pendant qu’il jouait, même si nous étions à quinze mètres de lui (sérieusement ?), et qu’elle a même menacé d’appeler la sécurité avant que nous ne nous dirigions vers la chambre. Clairement niveau ambiance c’est lourd et ça donne pas envie de rester dans le casino, mais nous comprendrons bien plus tard (à Kings Island pour tout dire) ce qu’il se passe avec ça (et c’est en fait hyper logique).

Nous ne tardons pas à pioncer, demain c’est réveil aux aurores pour une aventure un peu particulière qui nécessite d’être ready à six heures et demi à la porte de l’hôtel.


Même si finalement j’ai reproduit pratiquement l’entièreté de ma première visite dans la Vallée de la mort (moins la nuit à Stove Pipe et plus la visite de Artist Palette), j’ai pris un grand plaisir à retrouver cet endroit un peu hors du commun.  J’espère un jour voir le Racetrack et le Ubehebe Crater, et faire une vraie visite du Golden Canyon (tentative lors de ma première visite, mais ma mère était à deux doigts de faire un malaise donc nous avons coupé court sans hésitation), mais je suis d’autant plus content que B. et N. ont vraiment apprécié ce que j’avais retenu comme point de visite (grosso modo les autres points principaux).

Je ne sais pas si c’est à cause de l’influence humaine ou si mes souvenirs étaient à ce point vagues (j’ai eu confirmation pour la butte à Zabriskie Point), mais j’ai l’impression que certains décors évoluent, et pas forcément dans le bon sens, à cause de notre impact (j’ai pas souvenir d’avoir dû marcher aussi longtemps pour Badwater).


Quel plaisir de retrouver Vegas, et surtout avec des gens qui veulent y être. Ma première visite j’étais avec quelqu’un qui ne voulait pas y être, et la soirée passée sur place a été envenimée par sa totale mauvaise humeur.

Vegas, comme tout le monde le sait, c’est la démesure et un peu le grand n’importe quoi, et moi ça m’éclate. Ça n’a pas de sens de retrouver la tour Eiffel, les canaux de Venise, la statue de la liberté, un château en carton-pâte, un sphinx et une pyramide noire (pour ne citer que ça), mais à Vegas c’est totalement légitime et limite j’en redemande.

Y a rien à faire, au milieu de tout ce monde déjanté, il y a pour moi un représentant de la classe (pas dans le sens scolaire), un hôtel qui aspire le respect, c’est le Bellagio. J’aurais confirmation le lendemain quand nous visiterons les intérieurs des différents hôtels, mais pour moins c’est celui qui symbolise le plus la classe, le plus haut standing du strip (enfin tant que nous n’ouvrons pas notre propre casino basé sur le thème d’un site touristique de notre plat pays :D).

Un truc drôle à Vegas, c’est qu’à tous les feux rouges, il y a des personnes (généralement typés mexicains / portoricains), qui distribuent des petites cartes de visite pour les strip-club et les services d’escort girl avec des meufs à poil (mais avec censure des tétons et du sexe). Avec N., nous avons pris décision de prendre un max de ces cartes, et de les collectionner comme des autocollants Panini, revivant un peu notre jeunesse de cour de récré, mais avec un sujet un peu plus adulte.

Parfois ce sont des « gérants » (j’ai un doute) qui distribuent eux même des cartes de strip club (mais pas de nana à poil sur les carte :C ), et racontent n’importe quoi pour te faire venir dans leur club, avec généralement tout le blabla sur le transport en limo gratos à l’achat de deux boissons (certainement hors de prix). Mais il y en a un qui a mis la barre bien haute de le n’importe quoi, et qui nous a recommandé une boite qui contiendrait une barre de pole dance aussi haute que le je ne sais plus quel « monument du strip », et avec N. nous sommes immédiatement partis en délire avec des barres de pole dance aussi haute que la coupole de la tour centrale du Bellagio, que la statue de la liberté, etc…
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #12 le: 19 Août 2018, 14:24:26 »
Jour 5 – Le Grand Canyon par les airs, le strip de l’intérieur et le vieux Vegas

A la base, le plan était de nous lever ultra tôt pour prendre la voiture, rouler quatre heures pour atteindre le Bryce Canyon, faire une dizaine de photos, et refaire quatre heures de route pour rentrer à l’hôtel. C’est tout à fait jouable, mais c’était quand même les photos les plus cher de notre voyage, et surtout, mais quelle journée foireuse de faire huit heures de voiture pour « ça » (attention, je pense que Bryce Canyon c’est magnifique).

Pendant l’organisation du voyage (planification et résa), N. est venu avec la bonne idée d’un collègue à lui qui a fait un voyage dans le coin il n’y a pas si longtemps : pourquoi ne pas faire péter les biftons, et nous offrir un trip en hélico vers le Grand Canyon ?

C’est une des décisions les plus rapides qui a été prise pour ce voyage : ça permet à B. et N. de faire leur baptême en hélico, ça fait quelque chose à raconter et faire baver les autres, et ça nous évite une pure journée de route. Bon, la destination n’est plus le Bruce Canyon, mais le Grand Canyon ça claque aussi.

Comme confirmé au téléphone sur la route de Six Flags Magic Moutain, notre rendez-vous est fixé à six heures trente devant l’hôtel, un service de navette nous y attend pour nous emmener au QG de la société (Maverick), le long du tarmac de l’aéroport de McCarran. Bon c’est pas la limousine attendue, mais un hybride bus/limo générique, mais nous n’étions pas prêt à injecter du pognon pour faire deux fois six-cents mètres en limousine privée.

Sur la courte route nous passons à côté du fameux panneau « Welcome to Famous Las Vegas », sur lequel nous ne reviendrons pas parce qu’il y a déjà 2000 personnes pour faire la photo de leur tronche devant ledit panneau (et vous savez maintenant à quel point ça m’énerve).

Dans la réception du tour opérateur (si je puis dire), les groupes / personnes sont appelées tour à tour pour une troisième vérification du poids de chacun, et pour faire la répartition sur les différents hélicos qui voleront ce matin. Ouf, nous ne sommes pas avec la touriste excessivement bruyante du bus !

Notre ticket pour le baptême en Hélico de B. et N.

Les pilotes arrivent dans le hall et nous faisons la rencontre du notre, qui semble relativement jeune et plutôt détente (je pense pas qu’il y ait de c****** grincheux dans ce genre de truc en même temps), et nous nous dirigeons immédiatement vers notre aéronef.

Une employée se dirige vers nous, et le pilote nous regarde et nous dit « ouais il faut faire la photo obligatoire du trip, mais clairement vous ne devez pas l’acheter ». C’est cool, nous sommes sur la même longueur d’onde.

Le pilote fait la photo avec les trois autres touristes (deux parents avec un(e) enfant), nous briefe sur la monté et descente de l’hélico et le port du gilet de sauvetage (à la ceinture) et nous fait rentrer dans l’hélico (nous sommes à l’arrière vu que les autres souhaitaient être à l’avant pour l’aller).

Nous survolons le Vegas résidentiel, une usine de je ne sais plus quel composé qui nécessite de faire de gros trous dans la terre, des plans d’eau gigantesques et des villes fantômes pour arriver au premier point d’observation : le Hoover Dam.

   
Las Vegas résidentiel, vu du ciel

   
Une usine qui nécessite un gros trou, et une plaine désertique

Tous les joueurs de jeux-vidéo et les grands cinéphiles connaissent certainement ce barrage (pour les jeux-vidéo, Half-Life et Duke Nukem Forever (je sais, c’est d’la m**** ce jeu) pour ne citer qu’eux) iconique. Heureusement le pilote fait un 360° autour du barrage pour que les personnes à l’arrière de l’hélico (nous) puissent le voir correctement. Le souci, c’est au niveau des photos, parce que le 3/4  est légèrement gâché par les reflets dans les vitres de nos mains / jambes / chaussures…

Je sais que vous êtes là, docteur Freeman…

      
Le réservoir de flotte

Le vol se poursuit, et nous arrivons au-dessus d’un immense plateau, dans lequel commence à se découper le Grand Canyon. Quelques centaines de mètres plus loin, nous passons à côté du Skywalk, et commençons notre descente dans le canyon.

   
Deuxième dose de terres arides

   
   
Le sol se dérobe à mesure que nous avançons, et le canyon se présente à nous

      
Atterrissage dans le Grand Canyon

Une fois posés, et les moteurs coupés, nous sommes invités à quitter l’hélico pour faire un max de photos (encore heureux), partager une petite lampée de champagne et grignoter un petit casse-dalle. Je n’aime pas le champagne (après une très mauvaise expérience de mélanges, notamment avec du champagne, rien que l’odeur me file des nausées), mais fuck it, c’est pas tous les jours que je peux dire « tiens, je me suis enfiler deux flûtes de champagne dans le Grand Canyon ».

      
      
Vue, et vie, au cœur du Grand Canyon

Nous discutons un peu avec le pilote sur son job, le fait de piloter un hélico dans le canyon et d’autres trucs un peu technique (heh ingénieurs même en vacances), et après trente min de pause il est déjà temps de remonter dans les hélicos. Ça parait court, ça l’est peut-être, mais il faut se rendre compte que nous sommes sur une toute petite plateforme sur laquelle je ne pensais pas possible de caser trois hélicos, et que fatalement, nous en faisons vite le tour.

Nous prenons place à l’avant cette fois-ci, le pilote fait chauffer le moteur en nous expliquant des trucs sur ses écrans de pilotage, et nous reprenons la voie des airs pour aller faire un refueling pas loin de là, avant de retourner sur Vegas.

Sortie du Grand Canyon

   
Site de refueling avec l’équipe au complet

Les hélicos pleins, nous survolons une zone d’habitat de mustangs sauvage (pas les bagnoles hein… ce qui aurait été rigolo maintenant que j’y pense) mais ils doivent tous être en congé, et une zone de terre rougeâtre qui est souvent utilisée comme décors pour les films se déroulant sur Mars (p.ex. Seul sur Mars).

Terre rouge en visuel, aucun signe de vie de Matt Damon

Le vol se termine par le survol de tout le strip de Vegas, en commençant par Fremont Street (l’ancien Vegas) et remontant jusqu’au Mandalay Bay qui est plus ou moins le dernier hôtel à l’autre bout du strip (nouveau Vegas).

Faut zoomer, mais je vous assure que le strip au complet est dans cette photo

Atterrissage en douceur (et en deux temps), et nous nous retrouvons à notre point de départ où nous attend notre navette pour retourner à l’hôtel.

Pour les nerd des hélis…

Il est plus ou moins onze heures, nous avons fait l’activité principale de la journée, le programme de la journée c’est « détente » et arpentage des différents hôtels-casinos. Comme il est encore un peu tôt, nous décidons de jouer un peu aux tables (pas le craps parce que nous n’y pigeons rien) dans notre hôtel avant d’aller manger au… aller le truc là… je ne sais plus comment on dit dans ton langue mais… it’s called : Le Buffet.

Si N. et moi trouvons notre bonheur au Black Jack et à la roulette, B. lui veut test les bandits manchots. Pas de souci pour nous, surtout que je viens de tout perdre (ça va, 35$, c’est pas encore la mort), et qu’il en faut pour tout le monde.

Nous nous approchons des machines, et apparemment y a un système de carte de membre pour jouer, bref, nous demandons à une employée et comme c’est Vegas, elle tient absolument à faire venir le seul employé qui parle français pour nous expliquer. Heu, franchement c’était une idée de m**** parce que le français du gars aussi bon soit-il ne nous aide pas plus parce qu’il ne semble pas certains des mots qu’il utilise (et ne répond pas forcément à notre question), et qu’à trois nous avons un bon niveau d’anglais… c’était vraiment pas nécessaire.

Soit, nous nous retrouvons donc à faire trois cartes de membre alors que nous n’en voulions qu’une (il n’y a que B. qui voulait jouer aux machines à sous), mais l’employée prend tellement de temps pour faire les deux premières cartes (celle de B. avec une erreur, donc une de plus, et celle de N.) que je lui dis que la mienne n’est pas nécessaire et que nous avons assez avec nos deux cartes. C’est que ça nous a pris plus d’une demi-heure pour ça !

Nous avons enfin de quoi jouer à ces foutu machine, mais maintenant sur laquelle jouer ? Parce que nous nous avons en tête le truc simple avec trois roues et un manche à tirer pour les faire tourner mais maintenant ce sont principalement des machines électroniques de fou avec de la 3D et plein de stoef mais surtout des règles incompréhensible. Ok nous allons probablement perdre du cash, mais autant comprendre pourquoi nous le perdons ce cash.

Nous trouvons lesdites machines, nous nous installons, et N. fait une descente en flèche, tandis que B. enchaîne trois quatre victoires de petits montants, mais victoires quand même.

Les estomacs grognent, il est temps de voir ce qu’est ce buffet, dont N. nous a vendu du rêve.
 
Arrivé à l’étage, c’est une petite déception de son côté, clairement il a été induit en erreur sur le surdimensionnement de la zone, mais pour moi ça reste du pur Vegas, du grand tape à l’œil gratuit.

Comme tout buffet, y a plein de bouffe de qualité acceptable (mais pas de haute cuisine) avec des « plats » des quatre coins du monde (y a même des sushis, oh oui) et les fontaines de boisson qui se retrouvent dans tous les fast food du pays. Ce qui me donne l’occasion de goûter une boisson ignoble qu’un collègue avait rapporté d’un voyage à Seattle, mais que je n’avais pas eu l’occasion de goûter : Mug Root Beer. Pour synthétiser, c’est une boisson au goût des gros chewing-gum rose Bubbelicious (emballage jaune). Pour un chewing-gum, ok, mais en boisson, vomi garanti !

Notre activité de l’après-midi est donc simple, nous passons d’hôtel en hôtel afin de visiter les lobbys et éventuellement les casinos (parce que franchement, toutes les salles se ressemblent à peu de choses près) avec pour objectif de trouver une table de Poker pour N., et de voir un spectacle pour lequel nous ne devrons pas remercier N. de l’avoir vu dans le Caesar Palace.

Il est possible de se marier n’importe où à Vegas, même dans un centre commercial de luxe

Une des rares photos réussie que j’ai de l’intérieur du Bellagio

Grâce à 2HDP, ça m’a fait rire (et mon pote en Belgique aussi)

Effectivement, le spectacle envoie du pâté (pas encore du steak, mais y a quand même du level) parce qu’il y a des effets aquatechniques et pyrotechniques, et que nous sommes quand même dans un random couloir fermés de tous les côtés (sauf le couloir d’accès, bien entendu).

      
Les couloirs commerciaux à l’intérieur du Caesar Palace

   
L’alcôve où se passe le show, avec enfin ce panneau Las Vegas à portée de photo

      
Les poissons dans l’aquarium derrière le show

   
La suite des petits poissons

   
Le hall d’entrée, avec des seins de pierre, et des escalators tournant

Tant que nous parlons spectacle, après avoir longé le canal intérieur du Venitian (avec une bien jolie gondolière), nous avons fait une petite pause crème glacée sur une reproduction de la place saint Marc, sur laquelle va se déroulé un petit spectacle d’une petite dizaine de personne en costume qui vont enchaîner quelques chansons. Ça fourni une belle ambiance, surtout qu’avec l’esprit occupé, tu finis par oublier le fait que t’es dans un hôtel à Vegas, et tu commences un peu à croire que t’es sur la place saint Marc (contrairement au Caesar Palace qui a aussi les plafonds peints en ciel, mais moins crédibles). 

   
En face du Venitian

   
De la poésie sur Monster truck, et… mais c’est un colvert européen ?

   
La jolie gondolière… euh je veux dire, le canal de la zone de commerces du Venitian

Predator… qui n’a rien à faire là, et une petite choupine juste à côté

La reproduction de la place St. Marc

Une petite fontaine au hasard dans le Venitian

Nous finissons par trouver un endroit ou N. peut jouer au Poker, au Venitian, et où nous avons pu l’accompagner pendant sa partie (ce qui m’étonne toujours). Moi le Poker, j’en peu plus, j’ai « trop » joué (pas pour des thunes) lors de la grosse mode dans les années 2007 – 2008, mais j’ai pris vraiment plaisir d’accompagner mon pote réaliser son rêve de jouer au Poker à Vegas. Surtout qu’en plus nous avions droit à une sexy hôtesse qui passait de table en table pour apporter des boissons aux joueurs (c’est gratuit pour les joueurs, il faut cependant quand même donner un tips), qui a bien voulu nous servir B. et moi alors que nous ne jouions pas ! Et trois bières et trois Mojito pour dix dollars (ok bière de base et Mojito bas de gamme), ça fait plaisir.

Plusieurs croupiers plus tard, N. estime avoir fini sa partie, et nous sortons du Venitian à la recherche du bus nous permettant d’aller à Fremont Street. L’arrêt est juste devant, mais la machine pour les billets n’y est pas, donc c’est un peu galère, heureusement qu’elle est juste en face sur la rue, parce que la validité du ticket n’est pas au premier pointage du billet, mais à l’achat ! Le temps de validité n’est que d’une heure, et il y a entre quinze et vingt minutes de trajet jusque-là…

Mmmh ! C’est vous que je devrais envoyer à Saint-Louis !

Le bus est rapidement là, et y a une bonne ambiance grâce à un groupe de black en pleine forme, ce qui fait dire à N. « ah pourquoi je suis pas black comme eux et ne partage pas comme eux ma bonne humeur » parce que soyons honnête, des blancs qui auraient eu le même comportement, même moi je les aurais limite dévisagés et me serai dit « oula, quelle bande de déglingos les mecs… un peu casse couilles quand même ».

Bref, c’est dans une bonne ambiance que nous arrivons dans cette célèbre rue du vieux Vegas, recouverte d’un énorme plafond hémicylindrique qui est en réalité un énorme écran faisant tout le long de la rue ! En plus il y a toutes les cinq minutes des personnes qui font de la tyrolienne (en mode assis ou couchés) qui passent au-dessus de nous également, c’est le bordel comme nous l’aimons.

Nous ne ferons que l’aller-retour de la rue, en admirant les différents artiste de rue (bon ok, surtout les nanas peu vêtues) qui ont tous une zone délimité au sol dans lesquels ils peuvent être (rond noir sur les photos).

   
   
Time Square à côté, c’est un petit joueur

   
Y a d’la fesse à Fremont Street…

      
… du monde et des gens bizarre (il est flippant le masque de bébé)

En voyant toutes les lumières, je me dis que l’effort de stopper la production des lampes à filament en Europe c’est un effort réduit à néant vu la quantité d’ampoules qu’ils doivent consommer sans se poser la question de la pollution ici. Nous aurons la même réflexion lors de notre première visite dans un Wallmart à propos des sacs plastique.

Les yeux explosés par cette quantité de lumière artificielle, nous retournons vers le terminus de bus à côté du restaurant le Heart Attack Grill pour lequel N. nous explique le principe où apparemment si quelqu’un ne termine pas son assiette, il est humilié par les serveuses et hué par tous les autres clients du resto… mouais, un délire un peu glauque quand même, surtout que j’imagine que la bouffe servie la dedans ça doit être du burger gras dégueu déjà bien malsain à lui tout seul.

Nous rentrons dans le bus en pointant nos billets qui sont à peine encore valable, et sort de nul par un flic un peu con-con qui nous faire sortir du bus (ainsi que deux trois autres personnes) pour nous faire attendre sur le trottoir, avant de s’apercevoir que le chauffeur est bien dans le bus et de nous demander de remonter dedans… mais quel débile ce mec…

Si le trajet aller était cool avec l’ambiance des blacks, le retour c’est un enfer ! 

Le chauffeur a dû mettre la clim sur l’option LN2 alors que ce n’est totalement pas nécessaire vu que dehors il doit faire entre 15°C et 20°C max… de plus sur la route ça n’avance pas, et y a un mec devant qui est en mode Jean-Michel confession intime, et raconte bien fort à qui veut l’entendre la tristesse de sa vie à propos d’une machine…

Aaah cette machine… franchement… ils auraient pu la revendre pour récupération des matériaux pour bien plus d’argent qu’ils en ont eu en la revendant à tel personne… maudite machine…

Donc au lieu de descendre à hauteur de notre hôtel parce que nous sommes crevés et que nous n’avons toujours pas mangé, nous sortons au niveau du Venitian parce que nous n’en pouvons plus de ce bus de dingue. Heureusement c’est plutôt sympa de marcher sur le strip, même si le trottoir du côté du Venitian devient un peu plus zonard une fois passé le Flamingo (jusqu’au MGM plus ou moins).

Nous, ce que nous voulions c’est retrouver le Subway que nous avions repéré la veille et en début d’après-midi, parce que pour nous Subway c’est un lien fort d’amitié et que nous sommes dans une p***** de ville. Seulement nous ne savons pas précisément où il se trouve, donc la route jusqu’à destination devient de plus en plus longue et que nous finissons par nous demander si nous n’avions pas rêvé de cette sandwicherie.

Nous ne sommes pas fous, il existe bel et bien, il était juste à proximité de notre hôtel, ce qui se traduit par le plus loin possible pour nous de l’endroit où nous sommes descendus du bus.

   
Nous voulions une photo de loin de notre hôtel pour qu’il ait « de la gueule », c’est le max de distance que nous avons pu avoir…

Nous rentrons à l’hôtel, où N. s’arrête aux tables de jeu et nous retournons dans la chambre, mais après vingt minutes, je me dis qu’il est bête d’aller rien foutre dans la chambre en attendant de pioncer, et je vais retrouver N. aux tables de jeux, même si je ne joue pas, au moins je participe à son plaisir d’être à Vegas, et rien que ça, ça fait ma fin de soirée.


Le vol en hélico pour le Grand Canyon, c’était vraiment le bon plan. Même si je n’ai pas eu le bonheur de faire mon baptême hélico en même temps qu’eux deux (je vol chaque année pour mon boulot, trop cool), c’était le pied de pouvoir aller voir quelque chose qui est aussi loin de manière aussi simple. Bon ok, il faut savoir aligner le fric, c’est sûr, mais ça aurait été éprouvant de nous taper huit heures de route pour faire un stop d’une heure max au Bryce Canyon.

Maintenant, s’y rendre de manière plus traditionnelle parce que le temps l’autorise, ça doit être quelque chose de terrible aussi. Tout comme il existe la possibilité de faire un tour en bateau sur le fleuve Colorado qui doit être cool aussi.


La fin de journée à Vegas me confirme dans l’idée que j’adore cette ville, que si je ne pourrai pas rester quinze jours comme j’ai des amis qui l’ont déjà fait, je pourrais y retourner sans aucune difficulté, en rajoutant un ou deux jours de plus, pour pouvoir faire l’un ou l’autre spectacle, et profiter un peu des piscines (ce que nous n’avons finalement pas fait) et d’une ou deux attractions du strip (la chute de la Stratospher Tower me tente à chaque fois, mais c’est cent-vingt dollars quand même).
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #13 le: 21 Août 2018, 10:17:34 »
Waouh le pavé ! ahah

J'ai adoré Vegas. Sur fait mais complétement fou !

Sympa le tour en hélicoptère. L'arrivé au Grand Canyon par la route est sympa, après tu n'a pas le même point de vue, mais tu dois te rendre compte de l'immensité de truc dans tout les cas   :D
Mr STENGEL, merci...et Respect.

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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #14 le: 23 Août 2018, 21:42:29 »
Héhéhé, j'avais prévenu qu'il y aurait un peu de lecture :p

A la base je comptais réellement plus étaler les ups de journées (genre 1/semaine), mais comme tout est déjà transcrit, je laisse finalement aux lecteurs le soin de doser (nous n'en sommes qu'au jour 5, et un seul parc !)

Effectivement, être au niveau du sol là au sommet de la gorge du grand canyon doit-être une autre expérience qui doit valoir le détour. Maintenant je regrette (très modérément) deux choses : ne pas avoir vu Bryce Canyon, et ne pas avoir foulé à pied les hauteurs du canyon (je vais ajouter cela à mon justificatif de revisite :D )

Sinon, tant qu'il est question de pavé, un petit entracte avec la courte journée de transit de Vegas à New York City !


Jour 6 – West Coast Vs East Coast

Point de pivot du voyage, nous prenons un vol intérieur pour quitter la côte Ouest pour commencer notre boucle sur la côte Est.

Notre vol est vers treize heures, l’agence de location de la voiture est à deux pas de l’aéroport, qui est à deux pas de l’hôtel donc pas besoin de nous lever méga tôt.

Le dépôt de la voiture ça a dû nous prendre sept minutes au maximum, et nous sommes dirigés dans un semblant de terminal duquel démarre les différents bus pour les différents terminaux. Le truc qu’il faut savoir, c’est qu’aux USA, les terminaux sont organisés très simplement, par compagnies aériennes.

Nous ne savons pas encore cela, donc nous nous arrêtons face à un tableau dynamique style table de départ en cherchant dans quel terminal nous rendre. Là, un Français entend que nous parlons français et entame la discussion par : « vous êtes Français ? » ce qui, déjà, est complètement débile comme question parce que ça ne change rien au fait que nous parlons français. Nous répondons que non, nous sommes Belges, ce à quoi il nous répond directement « ah, j’adore la Belgique ».

Sérieusement…

Les gars…

MAIS QUELLE RÉPONSE DE CUL !!!

Sérieusement, les gars, arrêtez avec cette réponse de m**** !
Si vous entendez que quelqu’un parle français et que vous voulez en profiter pour poser une question dans votre langue maternelle, ne demandez pas si la personne est Française, parce que ça n’apporte rien. Et si jamais vous le faites quand même (parce que c’est pas le plus agacent dans cette discussion), et que la personne vous répond que non, par pitié, ne dites pas une connerie du genre « ah ben j’adore les Belges / la Belgique » parce que ça donne juste envie de mépriser la personne qui nous sort ça !

Je vous rassure, nous ne l’avons pas taillé le gars non plus, c’est une fois parti que nous nous sommes rendu compte du degré de répartie de m**** à laquelle nous avons eu droit.

Il voulait savoir si nous connaissions le truc pour trouver son terminal, mais à cet instant c’était négatif. No stress, soit il a dû voir les panneaux avec les listings des compagnies aériennes par terminal, comme nous l’avons fait, en sortant du bâtiment, soit il y a un employé qui lui a automatiquement demandé sa compagnie aérienne lorsqu’il s’est dirigé vers les bus, comme ce fut également le cas pour nous.


Mais vraiment les gars, j’insiste, ne nous sortez pas ce genre de phrase à la con !

Dans le terminal, enregistrement des bagages et contrôles vont très vites, et nous arrivons devant la porte d’embarquement ou apparemment c’est un peu le foutoir suite à un problème informatique. En fait, nous ne nous sommes rendu compte de rien jusqu’à ce que l’employée l’annonce au micro, et que nous comprenions que le numéro de siège n’est attribué qu’au niveau de la porte d’embarquement, et pas au drop off de bagage (pourquoi ? je ne sais pas). 

L’avantage, c’est que N. a pu encore claquer quelques dollars dans les machines à sous du hall, avant d’embarquer dans l’avion le plus luxueux du voyage : télé perso dans le siège, boissons et wifi (pour messageries) gratuits !

D’ailleurs, nous décollons avec quarante minutes de retard, mais j’en avais strictement rien à battre tellement j’étais dans le film que je matais (si seulement nous avions eu ça pour le vol Island – San Francisco T_T ).

Par contre, là où ça pue, c’est que d’après le crew et d’après les app de météo, il fait plutôt dégueulasse du côté de New York. Pas la peine de râler, nous n’avons aucun pouvoir là-dessus.

Nous en aurons la confirmation lors de la descente de l’avion pour atterrissage, avec l’un ou l’autre éclair, ambiance.

Le calme après la tempête

Sur le sol, il y a des flaques partout sur le tarmac, mais il semble ne plus pleuvoir, ce qui est une bonne nouvelle.

Au loin, il y a la Skyline de Manhattan en ombre


Récupération des bagages, air train jusqu’au terminal nous connectant au métro de New York (franchement, nous faire payer cinq dollars pour le air-train, c’est limite), et nous sommes en direction de notre hôtel sur Manhattan… dans trente-six stations…

Nous prenons quartier dans notre nouvelle chambre, puis nous retournons dans la rue pour aller voir Time Square de nuit, et trouver de quoi manger.

Time Square de nuit, c’est en fait Time Square de jour vu les écrans de dingue un peu partout, mais contrairement à mes précédentes visites de NYC, il n’y a personne. Peut-être parce que nous ne sommes pas encore en saison touristique, parce que nous sommes en pleine semaine, parce qu’il fait dégueu, ou une combinaison de plusieurs de ces raisons, mais c’est tout vide (et ça change la donne).

   
A côté de Fremont Street… ce n’est pas la même chose en fait, donc ne comparons pas

Question bouffe, nous avons beau être à NYC qui est normalement une ville qui ne dort jamais, trouver un endroit correct où manger est une galère, et nous n’avons pas les ressources pour nous taper 30 minutes de recherche. C’est donc un repli stratégique sur le McDo de Time Square, c’est pas le must, mais ça fera l’affaire.

Finalement, nous remontons vers l’hôtel de la même manière que nous sommes descendus sur Time Square, c’est-à-dire à pieds, alors que nous étions chauds à user du métro pour gagner du temps.

Sur la route, non loin de Time Square, nous sommes témoins d’un espèce de début de bagarre entre un vendeur de rue et un wannabe salaryman, qui d’abord ne font que crier, puis dès que nous approchons et qu’un agent de gardiennage sorte du bâtiment devant lequel ça se passait, le salaryman fait « genre, j’ai une poussée de testicule et je vais faire de la bagarre » en allant aboyer devant la tête du vendeur de rue mais limite en mimant le fait que le flic le retienne parce que c’est un dingo qui va tout démonter. Franchement, c’était à mourir de rire (et de ridicule pour le salaryman).   
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #15 le: 24 Août 2018, 10:59:59 »
Moi ça me va bien le rythme d'un nouveau post par jour, ça permet de rester dans le récit sans se demander à chaque fois où on en était.

Je suis surpris que vous n'ayez fait aucun coaster à Las Vegas. Il y a pourtant du choix, quand même : le Buffalo Bills, l'Adventuredome, l'hôtel NY, et la stratosphere tower. Et il y a aussi l'espèce de tyrolienne géante qui doit être cool.
Après c'est vrai que vous n'êtes pas resté très longtemps sur place, et que forcément toutes ces activités on un coût non négligeable... et l'hélico est sûrement bien plus intéressant comme dépense :)

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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #16 le: 25 Août 2018, 21:21:52 »
En fait, je n'ai jamais pensé à essayer les coasters de Vegas. Je ne sais pas, bien que ce soit aussi une traduction que cette ville c'est du grand n'importe quoi, ce n'est vraiment pas l'activité première que j'associe à Vegas.

Je n'ai lu/entendu que des retours catastrophiques pour Manhattan Express, et je n'arrive pas à situer Adventuredome (je pense non loin du Circus Circus), qui a tout de même le El Loco qui semble bien rigolo. Quant à la Stratospher Tower, mine de rien elle se trouve un peu dans un no man's land le long du strip, ce qui n'aide pas.

De plus, le fait d'avoir choisi le trip en héli nous confortait dans le fait de ne surtout pas utiliser la voiture dans Vegas (ce que nous voulions éviter), du coup, pas de Buffalo Bills non plus ;) (si c'est bien l’hôtel avec Desperado, qui dans mes souvenirs est un peu perdu au milieu du désert).

La tyrolienne en mode couché sur le ventre doit-être sympa, mais depuis que j'ai fait la tyrolienne (temporaire) depuis le sommet de l'Atomium, je suis retissant à débourser une somme pour ce genre d'attraction parce qu'en dehors de la vue, les sensations (pour moi) c'est zéro :/

La suite arrive ;)
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #17 le: 25 Août 2018, 21:27:45 »
Jour 7 – NYC (I’m viiiiisiting in the rain, I’m viiiisiting in the rain …)

Cette journée ce sera comme le Yosemite, un teaser pour motiver B. à revenir en vacances en amoureux pendant une à deux semaines. N. et moi connaissons déjà la ville suite à des vacances précédentes, donc nous avons un peu tracé notre route pour passer devant les points clés de la ville.

C’est cool, l’hôtel offre gratuitement un placard dans lequel nous pouvons laisser nos bagages le temps de notre visite.

L’idée est – après petit déjeuner dans une boulangerie du coin – de prendre le métro pour nous rendre au sud de Manhattan (à hauteur de Battery Park) et de remonter la ville un maximum à pied, allant de monument en monument.

Nous aurions voulu faire un tour en bateau autour de Manhattan comme l’a fait N. l’année passée pour voir la ville sous un autre angle, mais le mauvais temps nous a fait abandonner ce plan.

Il ne fait pas tempête non plus, mais venant de Californie, la transition est difficile

Dans Battery Park, il fait suffisamment beau que pour voir de très loin la statue de la liberté, puis bon il fait encore sec donc ça s’annonce pas trop foireux.

Dire qu’avec une manette NES, du slime rose, et une radio, il est possible de la faire se balader dans Manhattan…

Nous nous déplaçons sur Wall Street, qui est en fait tout petit. Je pense que pour beaucoup ça en est même décevant.

      
Ce n’est pas Wall Street, mais la route vers cette dernière

A hauteur de Wall Street nous croisons un petit mouvement de grève d’agents de la MTA (métro de NYC), et des tonnes de touristes devant la statue du taureau et de la petite fille.

C’est la première fois que je vais sur le site de Ground Zero et du nouveau World Trade Center, et même pour moi qui arrive (parfois malgré moi) à trop facilement me déconnecter du monde réel dans des situations inconfortables, les deux mémoriaux sont impressionnants et inévitablement lourds de sens. Le seul bruit que nous entendons sur place c’est celui de l’eau coulant le long des parois et dans le puis intérieur du mémorial (l’eau ne circulant pas sur le second mémorial), et peut-être le bruit des voitures au loin, mais rien venant des touristes.

De plus, c’est beau, c’est propre et ils ont réussi à ne pas faire quelque chose de trop lourd visuellement.

      

Juste à côté se situe ne One World Trade Center, au sommet duquel nous souhaitons aller pour faire l’inévitable rooftop de NYC. A l’entrée, la caissière nous annonce une vue de cinq à dix miles, nous hésitons mais acceptons de nous délester de trente-sept boules par personne (quand même). Les contrôles sont dignes de ceux d’un aéroport, ce qui peut un peu se comprendre vu l’historique du site, et des événements récents…

Dans la vie vraie, la tour est droite


Nous rentrons dans un des ascenseurs, dans lesquels ils ont placés des écrans sur les trois murs autre que la porte, pour diffuser une vidéo trois-cent-soixante degrés de l’évolution de Manhattan depuis les champs jusqu’à l’enfer urbain de maintenant (je n’ai pas les dates). C’est vraiment bien fait, et je comprends qu’ils recommandent aux personnes atteintes de vertige de fermer les yeux pendant 60 secondes (temps de trajet).

A la sortie de l’ascenseur, nous sommes regroupés devant un mur fait de colonnes distinctes sur lequel est projeté un film présentant encore une fois New York City. Le film se termine et les colonnes (qui représentaient la skyline) se soulèvent pour révéler la vue sur Manhattan… Enfin je crois parce que nous, nous ne voyons que du nuage.

Euh…

Nous sommes invités à avancer dans une salle style file d’attente dans laquelle deux personnes font la promo de tablettes qu’il est possible de louer et qui permettent d’identifier les différents buildings de la ville (et certainement donner d’autres infos). Nous ça ne nous intéresse pas vu qu’il n’y a rien à voir par les baies vitrées.

Non je suis médisant, de temps à autre il y a une mini mini mini éclaircie qui permet de voir quelques buildings au pied du One World Trade Center…

C’est le must… pour trente-sept dollars par personne…

Nous sommes vraiment dégoûtés. Les cinq à dix miles, même en cumulé, nous ne les avons pas vus.

Pour rajouter de la haine au dégoût, c’est ici que la pluie décide de s’incruster à la party, et ne va pas cesser de toute la journée. Ce n’est pas une drache comme nous en avons l’habitude ici en Belgique, mais c’est la petite pluie fine bien pénible qui rentre bien dans les vêtements et qui te trempe jusqu’aux os à l’usure.

Pas trop loin, il y a le Brooklyn Bridge, également un incontournable. Nous irons jusqu’au premier pilier, mais à nouveau, vu la fine pluie bien énervante, nous n’irons pas plus loin et faisons demi-tour pour prendre le métro et remonter un peu plus haut sur Manhattan, à hauteur du Flatiron Building.

   
AAaah, ce magnifique ciel gris… c’est bien aussi, le gris… fait chier…

We’re going deeper underground…

Oui bon d’accord, nous sommes un peu perturbés par la pluie, parce que nous nous gourons de station et sortons un peu trop tôt, et continuons à pieds. Le temps de faire deux trois photos, et nous sommes repartis vers l’Empire State Building où nous répétons le même scénario, à savoir nous arrivons sur place, photo, nous avançons vers la suite. La suite c’est Grand Central Terminal, dans lequel N. me conseil de regarder attentivement le plafond, chose que je n’avais pas fait (ou n’en avais pas souvenir) les fois précédentes.

   
Mince, même pour écrire mes légendes de photos le mauvais temps me fou le cafard…

Effectivement, déjà le hall est impressionnant, mais la fresque au plafond vaut le coup d’œil. Dommage que je n’avais pas un véritable appareil (ni de talent de photographe) pour lui rendre hommage.

      
De dehors, de dedans, et de vers le plafond

Les odeurs de nourriture cuite dans une annexe du hall de la gare attisent nos esprits, et nous décidons de nous poser au bar en face de la gare, sous le pont de voitures. L’endroit est sympa et les plats étaient bons, juste que comme nous sommes dans une grosse ville, les prix explosent gratuitement…

Hahaha, y a un mec qui a de l’humour geek dans le coin \o/

Ce n’était pas au programme (un oubli) mais nous nous arrêtons par hasard par la bibliothèque publique de New York City (par hasard, parce que le GPS nous a fait passer à côté). La bibliothèque a évolué avec le temps, et il n’y a plus ces fameuses lampes à cache vert dessus, typiques des bibliothèques et autres bâtiments de justice que je voulais retrouver. C’est un détail, et les pièces en imposent toujours autant, mais ça manque. Par contre, je plein les gens qui sont là pour travailler et qui doivent faire avec un flot continu de touristes qui – certes respectent le silence et limitent les photos – imposent une présence qu’il n’est pas possible de pas « sentir ».

Pour la suite, ce sera le Rockfeller Center et le Nintendo Shop à côté (j’espérais pouvoir faire le plein de jeux Switch en faisant des économies, mais 5€ de moins qu’ici, ça n’en vaut pas la peine).

C’est peut-être là que nous aurions dû faire notre rooftop

Nous terminons notre journée par la visite dans le building le plus iconique depuis peu de temps dans la ville, la Trump Tower et le magasin de souvenir contenant les marchandises officielles de la campagne électorale, et par une balade dans Central Park.

      
’Murica

Bethesda Terrace, double références (Home Alone 2 et les jeux viédos)

Il ne nous reste plus qu’à récupérer nos bagages à l’hôtel et à prendre le bus pour Newark, où nous devons embarquer dans notre nouvelle voiture. Comme des nouilles, nous descendons à Penn Station, hors Penn Station, ce sont les trains et non les bus, ce qui ne nous intéresse pas. De mémoire, N. nous dit qu’il faut remonter jusqu’à Time Square, qui heureusement n’est pas bien loin (sauf quand une roue de la valise rend l’âme :C ).

Nous arrivons au terminal de bus sans autre souci, demandons à l’intérieur au guichet d’information, et sommes redirigés vers la rue divisant le terminal en deux bâtiments (au niveau du rez-de-chaussée), où une petite file attend déjà, et une employée se charge de nous faire payer les billets.

Le bus arrive, le chauffeur descend, ouvre les soutes, et commence à placer les bagages des gens en fonction du terminal dans lequel les gens doivent aller (il demande à chaque personne). Comme nous avons demandé pour le terminal de location de voitures, nos bagages ont été placés avant les gens devant nous dans la file (ça a de l’importance pour la suite), et nous rentrons dans le bus.

D’autres personnes montent, et soudain il y a quelque chose qui ne tourne pas rond pour un couple. Notre attention est attirée par ce qu’il se trame, et nous comprenons ce qui se passe, mais ne sommes pas prêt pour le fou rire que nous allons en obtenir.

Au moment de donner le terminal au chauffeur pour qu’il puisse organiser ses soutes en fonction du terminal de destination, le couple de frenchies a dit « Terminal 1 », ce à quoi heureusement le chauffeur à tiqué en répondant « vous êtes certains ? Il n’y a pas de terminal 1 à Newark, mais des terminaux A, B, et C ».

Le mec s’emballe sans vraiment s’énerver mais plutôt en stressant parce qu’il est 20h30 et ils ont un vol à 23h, en s’entêtant que « non, non, là on a un sms de confirmation de notre vol ce soir à 23h au terminal 1. Nous avons atterri à Newark donc nous devons forcément redécoller de Newark ». Calmement, le chauffeur réexplique qu’il n’existe pas de terminal 1, qu’ils ne doivent pas prendre ce bus et aller soit à JFK, soit à La Guardia. 

Le mec n’en démord pas, et la femme qui l’accompagne commence à s’y mettre aussi en rajoutant une grosse dose de drama, ce qui n’aide pas du tout à la situation. Des gens dans le bus offrent même de regarder pour eux depuis leur propre téléphone, mais les deux sont tellement convaincus qu’ils ne donnent même par le peu d’information demandé par les gens qui proposent leur aide pour faire avancer les choses.

Le bus commence à prendre du retard, et l’employée qui gère les billets vient raisonner le couple qui commence à taper sur le système du chauffeur. Elle leur dit qu’il va falloir prendre une décision, soit vous êtes convaincu que c’est à Newark contre toutes indications des deux professionnels, soit vous descendez du bus pour prendre le temps d’aller juste dans le bâtiment à côté pour avoir accès au WiFi gratuit et vérifier vos infos de vol avant de prendre la bonne décision.

Dans le bus, effectivement et à très juste titre, un gars confirme qu’il a un avion à prendre et qu’il est temps de prendre la route. L’accompagnatrice lui demande ultra sèchement mais professionnellement et poliment de la fermer parce que ça n’aide pas à une situation déjà bien énervante pour eux (nous on est déjà pliés).

Et là, la femme sort de nulle part un magnifique « if someone could make a hot-spot » (malheureusement je ne sais pas vous retranscrire l’accent, mais le « hot spot » a eu du mal à sortir et était une note au-dessus du reste de la phrase) qui nous a achevé.

Par politesse nous n’avons pas rigolé en face d’eux, parce que ça ne se fait pas, mais le reste du voyage j’ai dû me sécher les larmes sur les joues tellement je rigolais en repensant à cette scène. Et il y a plus, parce qu’en fait, lorsque nous attendions le bus, N. a entendu que c’était déjà tendu entre le deux parce qu’il a eu le plaisir d’entendre le mec dire à la femme « non je ne m’énerve plus contre toi, parce qu’alors ça t’énerve et moi ça me blesse », soit une phrase qui a don d’énerver encore plus une personne qui est déjà sur les nerfs.

Non mais sérieusement, il faut être un peu à la masse pour ne pas savoir de quel aéroport décoller trois heures avant le décollage…

En tout cas maintenant, je suis certain d’avoir un fou rire type private joke dès que j’entendrai parler d’un vol pour Copenhague (c’était leur destination).

Je sais pas si ces gens étaient en couple ou quoi, mais je prends le pari qu’au jour d’aujourd’hui, si c’était le cas, ils ne sont plus ensemble…

Après cette histoire de dingue, nous arrivons à Newark et trouvons sans trop de problème le bureau de location de voiture où nous réglons les détails nécessaires et sommes invités à rejoindre le parking où nous pourrons choisir notre véhicule (dans la gamme sélectionnée, hein). Au parking, un gars nous propose une Buick ou la même Toyota que nous avons eue sur la côte Ouest, que nous choisirons par facilité. Le gars rentre dedans pour relever les km et… configurer l’autoradio !

Contrairement à San Francisco, le gars nous explique en gros comment fonctionne la boite de vitesse, et j’en profite pour lui demander pour le B et S (après le D), mais directement le gars nous dit « non mais vous en occupez pas vous en avez pas besoin ». Ben euh je sais pas, man, tu connais pas notre itinéraire, ça te coûte rien de m’expliquer en deux secondes…

J’insiste pas et demande plutôt pour les griffes, et c’est là qu’il m’explique que griffes et petits éclats ils s’en tapent parce qu’ils ne savent rien y faire (logique, les véhicules roulent, c’est donc inhérent), mais qu’ils regardent pour des dégâts « majeurs » comme par exemple un impact de la taille d’une balle de baseball.

La bonne nouvelle c’est que nous n’avons que peu de route, jusqu’à Edison, afin de rejoindre notre hôtel pour la nuit.


Comme nous l’avons répété à B. plusieurs fois, et comme dit dans ce TR, nous n’avons pas réellement visité New York City. Oui nous avons quadrillé Manhattan de bas en haut pour faire le tour de ce qu’il est possible de voir en moins de douze heures, mais nous avons speedé comme des neuneus et n’avons pas pris le de profiter des choses, et je pense que ça se ressent dans le TR. Personnellement, ce n’est pas ce que je considère comme être une visite de New York City. Tout comme je n’estime pas avoir réellement visité San Francisco.

Manhattan est une ville que j’aime et n’aime pas en même temps. C’est cool d’y être et de se balader dans les rues, mais c’est une ville d’employés, donc le peuple que j’y rencontre (selon moi) c’est soit des touristes que je trouve malheureusement souvent nuisant (principalement bruyant), soit ce sont des mecs qui sont là pour bosser et donc tracent dans les rues et tirent la gueule (très froid donc).

Un de mes frères m’a dit en rentrant d’une escapade à New York City que pour avoir une aventure humaine il fallait se rendre dans Brooklyn, là où les gens sont plus ouverts aux autres. Je n’ai une fois de plus pas eu l’occasion d’y aller, donc ce sera pour une prochaine fois.

Bien entendu je suis dégoûté pour le rooftop, surtout que j’ai un peu poussé pour que nous le fassions bien que la caissière nous ai prévenu pour les nuages (enfin bon m****, il y avait vraiment pas les cinq à dix miles).

La pluie n’a certainement pas facilité l’appréciation de notre visite, mais j’ai quand même passé un bon moment. C’était mon troisième passage dans cette ville, et quelque part je commence un tout petit peu à me l’approprié, a y retrouver quelques repères.

Comme N. connaissait New York City de l’année passée, j’avais pu partager mes avis et notamment celui que la ville est globalement pas vilaine (y a des trucs moche comme partout) mais que ce qui flingue le plus une visite (en dehors du temps typiquement Belge), ce sont les milliers d’échafaudages qui recouvrent pratiquement la moitié des trottoirs (c’est cool quand il pleut, mais c’est immonde visuellement parlant). Cependant, sorti de nulle part, nous avons eu l’avis de B. face aux premiers échafaudages que nous croisons, et lui il trouve qu’ils sont beaux. Autant vous dire que N. et moi étions sur le cul de cet avis. Chacun son truc (moi j’adore les structures de coaster donc, qui je suis pour juger… par contre pour le tourner en dérision :p ça je ne dis pas).
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #18 le: 30 Août 2018, 16:49:57 »
Jour 8 – Six Flags Great Adventure (N. et moi l’avons déjà fait, pas besoin d’y aller)

L’hôtel ne nous offrant pas le petit déjeuner, nous choisissons de faire une halte dans un zoning typique aux USA, avec un bon nombre de magasins. En plus d’un petit déjeuner, nous avons besoin de bouteilles d’eau, c’est vital pour la route.

En y regardant de plus près, il y a quelque chose de différent dans ce zoning. Un dentiste, magasin de fourniture de bureau, un vétérinaire, … mais il y a quelque chose avec un nom sonnant de la bouffe et de la boisson (genre farm market ou je ne sais quoi) et nous tentons notre chance. Contre toute attente, nous avons passé au crible tous les rayons, et pas moyen de trouver une seule bouteille d’eau dans ce truc. Il y a des tonnes et tonnes de bouffe typée indienne, mais pas une seule foutue bouteille d’eau. Et pour le petit déjeuner, ce n’est même pas la peine d’y penser.

C’est de nouveau le plan B, dans lequel nous nous replions dans un Dunkin’ Donuts déjà pour nous empiffrer de sucre (où le vendeur me demande si je veux quelque chose pour manger alors que je viens de commander deux fat donuts luisants de sucre, sont fous ces ricains’) et aussi pour prendre six bouteilles d’eau à un prix ne défiant aucune concurrence, mais l’eau c’est vital, et vivre c’est ce que nous faisons de mieux.   

Vu la météo de la journée précédente et des prévisions que nous annoncent toutes les applis météo avec systématiquement un petit logo d’orage pour les dix jours à venir et pour toutes les destinations à venir pour nous, c’était le stress sur la route en nous demandant si le parc allait réellement être ouvert, et qu’est-ce qu’il nous sera autorisé de faire ?

Sachant que B. n’en avait que pour Kingda Ka, N. et moi profitions du fait que nous avons chacun déjà visité le parc et fait Kingda Ka pour le saucer en expliquant que (et ça c’était la triste réalité) qu’avec un temps pareil il ne fallait pas trop compter dessus car pluie et vent et Kingda Ka ne font pas bon ménage, ou encore en disant que Kingda Ka c’est has been, que ça ne vaut pas ce qu’il représente, … Bref un flot de bêtises pour jouer sur son insatiable attente.

Nous arrivons au parc à l’ouverture, il n’y a personne dans le parking voitures, mais une bonne flopée de bus. Cela dit, rien d’alarmant, avec un temps aussi peu clément, ça ne devrait pas être notre problème de la journée.

   
Mais, nous sommes toujours à Manhattan là, non ?

De la courte distance qui nous sépare des détecteurs de métaux et fouille de sac, nous avons aussi le plaisir de voir que tout dans notre champ de vision (partie centre et gauche du parc) tourne ce matin. Cela inclus donc Kingda Ka

Après les contrôles et les gates (tous les billets de parc et parking ont été achetés on-line avant le départ), nous nous retrouvons immédiatement en face d’une attraction qui n’existait pas lors de mes passages, et que N. était frustré de ne pas pouvoir faire car techniquement pas encore prête à recevoir des visiteurs : Joker. Cette année, le dieu des coasters du New Jersey sont avec nous, car nous voyons directement un train rempli de visiteurs s’engager sur le lift.

Le mot d’ordre de la journée est « si nous le voyons fonctionner, nous le faisons ASAP », donc il est normal que notre première dose de sensation nous ait été délivrée par Joker.

Bizarrement ce n’est pas ce que fait ressentir la photo, mais l’excitation était de sortie à ce moment

En achetant les billets des parcs et en regardant un peu toutes les infos à leur sujet, j’avais lu que Six Flags Great Adventure avait step up dans leurs conditions à propos des objets pouvant s’envoler sur les attractions, et qu’ils interdisaient purement et simplement les lunettes et smartphones (et ce même dans des poches cargo de short, ou dans des poches fermées par fermeture éclair) sur Joker, the El Toro et Kingda Ka.

La politique chez Cedar Fair – autant en parler maintenant – est un peu différente parce qu’ils autorisent les lunettes (qui sont notre préoccupation max vu que nous en portons tous une paire) à bord des attractions à condition d’avoir un strap. Enfin, c’était indiqué pour Cedar Point, mais apparemment c’est valable pour tout Cedar Fair.

Ah oui et je dis bien the El Toro parce qu’apparemment ça énerve plein de parkfan anglophone, et si je peux ennuyer gratuitement et aussi facilement des gens, je ne me gêne pas (puis c’est pas comme si des anglophones vont venir lire mes aventures…).

Donc j’en reviens au moment M de notre visite, quand nous embarquons dans les trains très confortables en portant nos lunettes sur le pif, attendant de voir la réaction de l’opérateur. Alors oui, je sais, ce n’est pas le bon comportement à avoir parce que ça risque de ralentir le dispatching s’il faut déverrouiller un harnais pour une quelconque raison.

L’opérateur remarque effectivement nos lunettes, et nous tend un bac prévu à cet effet mais sans nous forcer la main. Nous refusons, ça ne lui pose aucun problème, et nous sommes dispatchés.

A l’époque, j’avais eu l’occasion après une interminable file d’attente de tester le mal aimé Green Lantern : First Flight de Six Flags Magic Mountain que j’avais trouvé vraiment bon (mon premier 4D). Ainsi, je savais un petit peu à quoi m’attendre sur le style de coaster dans lequel nous nous étions embarqués. Par contre, ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est la force avec laquelle nous sommes basculés d’avant en arrière ! C’est bien simple, c’est le premier coaster dans lequel j’ai senti le besoin de m’agripper aux arceaux de la sécurité (c’est une veste comme sur les Flying B&M grosso-modo) tellement les flips du train sont intenses !

Bien que je ne les ai pas perdues, de même pour mes potes, je comprends honnêtement que Six Flags Great Adventure décourage les gens de monter avec une paire de lunette sur le nez. Si elles ne sont pas vissées sur la tête des gens, la probabilité d’un envol doit être (très) élevée.

Joker c’est une grosse machine à front et back-flip bien nerveux qui parfois n’aboutissent pas et nous laissent les fesses en l’air et la tête en bas pendant un court instant, avant de nous rebasculer en position assise plus traditionnelle. C’est ni trop court ni trop long, c’est intense, il en faut plus des trucs du genre.

Par contre, à faire en début de journée ou du moins avant d’avoir des premiers signes de fatigue, parce que ça tape le crâne !

Voilà, pour N. et moi, la journée est faite, notre coaster count est au top dans ce parc, nous pouvons rentrer.

Ah, oui, non, B. voudrait faire des trucs lui aussi. Tant pis pour notre journée de repos…

Au fur et à mesure que le temps avance, les attractions ferment les unes après les autres au gré du retour de la pluie. Il y en a une qui ne semble pas trop se soucier des conditions climatiques, qui mérite le détour (oui, quand je donnais notre leitmotiv, il fallait que l’attraction nous intéresse à la base) et qui nous permet de prendre la température dans la zone de Kingda Ka. Tant qu’il pleut, il n’ouvrira pas (sous-entendu, il n’y que la pluie qui bloque l’ouverture).

Zumanjaro : Drop of doom est, non, sont les trois tours de chute libre incrustées sur la structure de Kingda Ka. N. l’avait fait la dernière sans VR car la météo était tout aussi moisie, et m’avait dit « fais attention à la file d’attente, tu vas halluciner ».

Dire qu’il y a vingts minutes, nous avions vu un train passer là-dessus…

N. est souvent dans le vrai, et connais un peu ma manière de penser… Cette file est plus qu’hallucinante, elle est effrayante à l’idée qu’elle puisse être pleine en été, sous un lourd soleil sans aucune zone d’ombre prévue, si ce n’est à l’arrivée à vingt mètres de la station. Et sans mentir, nous avons bien marché un bon cinq minutes avant de simplement voir cette dite station.

Vu où sont les tours, c’est normale qu’il y ait de la distance à faire, mais ne pas avoir mi de quoi générer de l’ombre est un peu incompréhensible.

Sinon, pour l’attraction en elle-même, pas de VR disponible pour nous non plus, mais comme l’expérience VR a déjà été faite à Six Flags Magic Mountain, ça ne nous dérange pas. L’avantage sans VR, c’est la vue, et même s’il fait tout gris, nous avons une belle vue d’ensemble sur tout le parc avant d’être relâchés.

Cela a dû être un  des tour de Zumanjaro les moins rentables de l’histoire, étant donné que nous sommes que deux à grimper sur l’une des trois gondoles, mais qu’ils doivent faire tourner les trois gondoles ensemble… Et c’est sans compter les cinq opérateurs qui se faisaient trop chier sur place quand nous sommes arrivés.

Comme il n’y que deux pelés et trois tondus dans la file, une vingtaine de places vide dans l’attraction, et que nous ne reviendrons probablement plus dans le coin de Zumanjaro, nous demandons de pouvoir le faire une seconde fois. Non seulement les opérateurs ont dû y réfléchir (sérieusement ?) mais en plus ils nous demandent de changer de siège (ce qui fait chier parce que les sièges sont tous trempés) !

Bref, nous nous exécutons et réalisons notre deuxième tour de tour de chute libre (ce mauvais phrasing).

Après un hike de quinze kilomètres pour revenir à la civilisation, nous faisons un crochet par le the El Toro (oui, entre temps j’ai expliqué l’histoire, et nous rajoutons des déterminants insensés) parce qu’il est ouvert, que nous sommes juste à côté, et qu’il vaut la peine. Enfin pour être tout à fait exact, la première moitié en vaut la peine.

Ici, les opérateurs sont moins cools et ne nous autorisent pas à garder nos lunettes sur le nez, mais dans une poche zippée, c’est suffisent. C’est pénible parce que la pluie fine est de retour (ça va faire mal), mais tant qu’ils ne me forcent pas à louer un casier payant, je prends.

le El the Toro, comme je l’ai déjà dit, est divisé en deux parties que je, même nous, estimons inégales.

La première, la partie big Hills out and back déchire tout, avec des air-times de dingue et une vitesse ahurissante. Seule le virage est devenu un tout petit peu pénible avec l’âge, mais ça reste anecdotique.   

Ensuite, une fois que le train passe sous la structure de la first drop, commence la partie twister qui est un enfer pour les colonnes vertébrales. Sincèrement, c’est comme si Intamin avait oublié la vitesse à laquelle navigue le train à ce moment donné, et a décidé de retirer toute variation d’altitude et de faire des virages ultra serrés au niveau du sol.

Les changements de directions brusque ça peut être très chouette (voir Intimidator 305), mais à un certain degré ça devient de la violence gratuite tellement nos corps sont balancés avec force dans la direction opposée, et ce degré est clairement dépassé (pour moi) sur la seconde partie de El the le Toro. Dommage.

Comme le parc semble être à l’arrêt et que la pluie s’est installée, nous errons sans destination fixe. Nous avions repéré un circuit Safari dans les environs, mais ne savions pas s’il était inclus dans le prix du billet d’entrée ou s’il fallait nous acquitter de quelques biftons pour faire un tour en camion. A tout hasard nous avançons dans la file et prenant temps d’analyser toutes les pancartes / affiches, et aucune ne mentionne des frais additionnels.

En gare, un camion vide nous attend ainsi que les quelques visiteurs qui arrivent dernière nous dans la file. Les opérateurs relèvent les passerelles d’embarcation « verrouillant » par la même occasion les rangées de sièges, et nous nous mettons en route. L’aventure s’annonce fortement secouante.

A bord du camion, en plus du conducteur et de nous cinq (les visiteurs), il y a un opérateur qui fait les commentaires au fur et à mesure que nous avançons dans le domaine gigantesque du Safari.

Ce genre d’attraction est toujours délicat, dans le sens où il faut admettre que Six Flags semble faire un bon boulot pour le bien être de la plupart des résidents du Safari, mais dès que nous arrivons au niveau des félins, c’est toujours un spectacle un minimum désolant parce qu’ils sont toujours dans des enclos relativement petit, à tourner en rond, comme s’ils s’emmerdaient royalement.

A nouveau, j’ai le même avis pour tous les zoos et autres delphinarium, etc… donc je ne suis vraiment pas en train de dire « Six Flags ne respecte pas ses animaux en captivité ».

Nous traversons le parc en direction du land DC comics pour tester l’ancien Chang qui est devenu Green Lantern qui est un clone de Mantis qui est devenu Rougarou et n’est plus un Stand-Up.
 
C’est le gros vert au premier plan

N. ne nous accompagne pas, il l’a déjà fait l’année passée, et n’aime toujours pas les Stand-Up. Nous nous trouvons ça encore sympa, mais d’une part le circuit est un peu long pour le confort (ils feraient sauter un voir les deux Flat Spins que ce ne serait pas plus mal) et d’autre part, ce truc fait un bruit insupportablement élevé. Je pleins sincèrement les opérateurs sur Green Lantern et sur Superman : Ultimate Flight juste à côté car le bruit des trains défonce les tympans et doit rendre fou sur une journée complète. Le ‘roar’ des vieux B&M offrait effectivement quelque chose en plus dans l’expérience, mais là ils auraient dû remplir le ride de sable (ne fut ce que les poteaux) pour atténuer un peu.

Depuis la gare de ce dernier, nous voyons un train de Kingda Ka faire son petit bonhomme de chemin sur l’imposant Top Hat qui constitue… 80% du parcours.

Fatalement, dès que nous retrouvons N., c’est triple vitesse en direction du Golden Kingdom où nous arrivons pile à l’ouverture de monstre bleu et vert. L’opérateur nous demande si nos poches sont biens vides, mais ne dit rien pour nos lunettes (plutôt contradictoire) et nous laisse passer sans insister pour les objets potentiellement dans nos poches (probablement plus une protection supplémentaire pour les neuneus qui essaient l’attaque en justice après perte de GSM ou autre).

Gros avantage d’être arrivés à l’ouverture, il n’y a personne sur le quai et nous embarquons de le premier train sur les trois places du wagon de tête. Il ne nous est toujours pas demandé d’enlever les lunettes, ce que je ne comprends pas vraiment, mais à nouveau, je ne demande pas mieux.

Le train est dispatché sur le pad de lancement, l’attente se fait durer (ce qui est appréciable), nous prions les dieux des coasters du New Jersey pour qu’il nous offre un Roll Back, le train est délicatement relâché pour être en contact avec le bob de la catapulte, et bim, nous sommes catapultés à 128 miles per hour en direction de cette énorme tour.

J’ai lu par ci par là sur les internets que les rocket coasters Intamin ont ce qui semble s’appeler un mode ‘boost’ qui serait utilisé exclusivement lors des tests runs de début de journée. Ce mode, comme son nom le laisse comprendre, ferait fonctionner la propulsion à surcapacité (ou plutôt à pleine capacité et qu’en fonctionnement normal, il tourne à capacité réduite) pour assurer les passages du train.

Je ne sais pas ce qu’il en est réellement, mais ça ne me semble pas forcément l’histoire la plus farfelue que j’ai eu l’occasion de lire, toujours est-il que si j’en parle, c’est parce que nous avons passé le sommet du Top Hat avec un gros air-time, ce qui ne me semble pas du tout habituel (mais donne un intérêt supplémentaire au ride).

Le gros défaut de Kingda Ka vous le connaissez tous, c’est qu’il vibre énormément, et encore, si nous arrivons à squatter les places avant, nous devrions nous en sortir le mieux. De plus, les trains sont équipés avec les harnais guillotine, ce qui n’aide en rien au confort du ride.

Malgré cela, nous enchaînons directement un second tour sur Kingda Ka, parce qu’il n’y a aucune sécurité sur le fait que nous pourrions le refaire une nouvelle fois plus tard dans la journée. Nous inversons nos places toujours dans le wagon de tête, et je me retrouve en front row. Un peu comme pour Joker, c’est là la limite pour le port des lunettes si elle ne tiennent pas fermement sur la tête de la personne concernée. Le vent est costaud, et je n’ai pas pu me retenir de m’assurer que mes lunettes n’allaient pas prendre la tangente.

S’il y a un petit loup qui n’a pas arrêté de tourner depuis notre arrivée, c’est le Flying du coin. C’est du standard (quatre exemplaires identiques) et nous avons déjà fait du lourd dans le domaine (même si Tatsu n’est peut-être plus la référence avec l’ouverture de celui au Japon), donc nous ne sommes pas spécialement pressés, mais un petit coup de Pretzel Loop ne fait jamais de tort.

Mmmmmh Pretzel…

Nous sommes sur le quai, c’est à nous, et … panne surprise !

Les haut-parleurs diffusent un message comme quoi l’attraction est bien en panne, et qu’ils ne savent rien de quand elle va rouvrir, sur quoi nous décidons de quitter simplement l’attraction. Ce n’est pas notre habitude d’abandonner aussi facilement, mais nous estimions que Superman : Ultimate Flight n’en valait pas spécialement la peine.

Si nous étions dans l’aile Ouest jusqu’à maintenant, nous souhaitons changer d’air et passer sur l’aile Est du parc, tout en en scrutant les environs pour trouver un magasin où manger. Enfin, pas uniquement manger, N. souhaite manger un hotdog.

Entre la zone du Golden Kingdom, et la Main Street du parc que nous sommes obligé de traverser pour aller du côté de Nitro, il y a toute une zone de jeux forains pour gagner des peluches, et il y a un style de jeu qui attire l’attention de N. : le chamboule-tout. Notre ami fait le coq à défaut de faire le canard, et nous assure qu’il peut sans problème remporter un prix.

Fatalement, B. et moi le chauffons comme quoi il n’y arrivera pas, et que s’il devait réussir, nous lui remboursons la partie. Nous avons réussi à égratigner sa fierté, et il décide de tenter sa chance. Comme les règles sont définies de sorte que le jeu est remis en place pour chaque nouvelle balle à lancer, donc il ne prend qu’une seule balle, la seule nécessaire pour remporter un prix selon lui.

Il analyse le jeu, prend ses repères, s’élance et c’est l’échec. Seule une boite se renverse.

Bien entendu, c’est l’humiliation, et nous n’hésitons pas à en rajouter quelques couches gratuitement à chaque moment durant lequel il y a un pseudo blanc dans la conversation.

Toujours en recherche de nourriture, N. se souvient de sa dernière visite d’un endroit sympa où manger, pas loin de l’entrée du parc. En réalité, c’est même directement en face de l’entrée du parc. Il faut juste aller un peu dans le fond, et… rentrer dans une file d’attente ?

Le roublard, il utilise ça soit disant connaissance des lieux (je vous ai dit qu’il n’est pas doué – d’après ses propres paroles – pour s’orienter dans des endroits qu’il ne fréquentes pas souvent, genre New York City, Six Flags Great Adventure,…) pour nous emmener sur Joker. Ça ne nous aide en rien pour notre famine faisant un take-over sur nos esprits, mais il faudrait être bête pour lui en vouloir.

Nos positions dans le train sont inversées, et je fais le voyage en solo. Selon eux, ils ont eu le meilleur ride qu’il est possible d’avoir grâce à ce changement. Effectivement, du peu que j’ai pu voir ce qu’il se passait pour eux, ils avaient l’air de faire une dose supérieure de flips, ce qui est incontestablement mieux. Par principe, je ne reconnais pas cette revendication totalement infondée.

Notre progression vers Nitro continue, et nous trouvons enfin un coin restauration italien, qui propose quelque chose qui ressemble à un hotdog, donc tout le monde est partant. Après avoir passé commande, la vendeuse nous demande si nous voulons manger dehors ou dedans, ce à quoi nous répondant dehors. Elle nous regarde intriguée et dit « mais, dehors il fait tout mouillé ?», mais nous sommes déjà en train de déplacer nos boissons sur une des tables non loin de là en extérieur.

Aucun souci de pluie ou d’équipement mouillé, cependant il fait doef et le taux d’humidité rend de plus en plus difficilement supportable la température extérieure (qui n’est pas si élevée que ça). C’est toujours plus saint que l’airco.

Les plats sont bons, et remplissent bien leur contrat de nous remplir les estomacs, c’est un petit succès.

Reprenons le fil de notre journée avec un incontournable du parc, un monument à lui seul. J’entends toujours parler de Kingda Ka, de El the le Toro, de Nitro, mais le peuple semble oublier la star du parc, le summum des coasters.

Tellement summum qu’il a son propre bâtiment, gardé par un énorme crâne gerbant de l’eau par les yeux et la bouche pour faire comprendre que nous sommes dans la cour des grands et effrayer les âmes les plus sensibles, qui ne supporteraient pas l’intensité de cette attraction.

Pour certains parkfan (certainement les mêmes qui ne supportent pas les ‘the’ devant ‘El Toro’), Skull Moutain est une tradition inévitable de toute visite de Six Flags Great Adventure. Et pourquoi ne pas respecter cette tradition ? Je l’ai fait à chacune de mes visites jusqu’à maintenant, et comme le dit l’adage, jamais deux sans trois. Tout délire à part, Skull Mountain ce n’est jamais qu’un Family dans le noir, et quand je dis dans le noir, il n’y pas un pet d’effet de lumière, rien du tout. Du coup, nous, ça nous rappelle l’enfer qu’était Temple of the Nighthawk à Phantasialand, et appliquons la même technique pour nous divertir de l’ennuis qui nous attends : nous passons en mode chouette, à faire « wouuhOUUUUUhouuu » à la moindre secousse du train.

C’est bien qu’il n’y ai pas de file, parce que sinon, même s’il y a cette idée de tradition, Skull Mountain n’aurait été qu’une perte de temps.

Le family time passé, nous retournons à nos amours initiaux, les sensations. Pour nous aider dans cette tâche, Nitro (alors que ça fait plus d’une heure que j’en parle) se présente à nous, juste à côté de Batman.

Je le dirais à chaque fois, j’adore les couleurs de Nitro.

Bon là elles sont pas hyper visibles les couleurs de Nitro… c’est dingue le peu de photos et la qualité de celles-ci pour ce parc…

Par contre, en ce qui est du ride, je trouve qu’il y a une hype bien trop poussée pour cette attraction. Le circuit est bien foutu, le Hammerhead Stall est le plus esthétique que je connaisse, mais point de vue sensations, ce ne sont que des floaters. C’est gentil d’avoir les fesses qui se soulèvent de nos sièges, mais c’est ce qui est reproché à mort à Silver Star, que ça ne se limite qu’à ça. Et bien pour moi, Nitro est certes un cran au-dessus de Silver Star, mais n’est pas la machine à air-times de fou que certaines personnes forcent à croire.

Loin d’être une mauvaise attraction, elle m’est un petit peu décevante vu le potentiel visuelle qu’elle dégage.

La bonne nouvelle, c’est que pour les sensations, il y en a qui délivrent systématiquement. Et un bon représentant de cette catégorie de coaster se dresse juste à côté de nous. Cette fois-ci nous taclerons Batman au premier rang, ce qui offre une bien meilleure vue, et un ride plus smooth que celui à Six Flags Magic Mountain. J’aurais bien voulu tester la version Namtab qui a tournée pendant un ou deux ans à Six Flags Magic Mountain, en retournant les trains. C’est déjà intense en mode normal, le mode inversé devait être au moins intéressant (probablement plus douloureux que l’original).

Toujours aussi compacte

Nous prolongeons nos aventure avec l’homme chauve-souris dans le bâtiment de Dark Knight. Les Wild Mouse ne sont plus à expliquer. La différence je dirais est que celle-ci est indoor et qu’il y a de la déco jusqu’aux wagons que nous empruntons.

Il y a même un élément de décors qui doit trop pourrir la vie des opérateurs qui ne travaillent pas bien loin. C’est un énorme bruit de klaxon de camion qui retenti toutes les 30 secondes je dirais, un enfer !

Depuis le lift de Nitro, nous avons pu apercevoir la nouveauté malheureusement encore en construction, CYBORG Cyber Spin. C’est dommage que Six Flags ne soit pas plus au taquet pour l’installation de ses nouveautés, parce que si le pendule de Six Flags Magic Mountain ce n’était pas une énorme perte (j’adore ça, mais y en aura d’autres sur la route), cette nouvelle race de machine infernale me donne beaucoup envie, et il faudra attendre longtemps je pense pour que j’en recroise une sur ma route.

Un autre truc que nous ne rencontrerons pas de sitôt sur notre route, c’est Joker. Et comme ils me narguent encore avec le meilleur ride de la journée, il faut en refaire un pour confirmer ou infirmer leur dire. Les répartitions dans le train sont identiques au tour précédent, mais cette fois-ci j’ai le meilleur ride. Chose inattendue, B. et N. l’admettent, mais mon meilleur ride reste inférieur à leur meilleur ride. Ce statut ne me convient fatalement pas, mais je serai tenu en défaite par un abandon de militantisme de ma part pour défendre ma cause. A ce jour, je dois donc m’avouer vaincu, et reconnaître qu’ils ont eu le meilleur ride sur Joker de la journée, que dis-je du voyage entier.

Notre quota d’aventure Batman-èsque a été atteint avec cette dernière séance de flips, et il nous reste un super héros à aller chatouiller. Nous nous enfonçons à nous dans l’aile Ouest pour réessayer note chance avec l’homme qui doit avoir une sacrée GBD chaque matin pour ne pas être foutu de mettre son slibard sous ses collants.

Dans cette nouvelle tentative, je prends le temps de regarder les cardboards qui jalonnent la file avec la description de différents personnages du comics Superman, et il faudrait que je m’y intéresse un peu plus, parce que je n’en connais aucun et que c’est plutôt sympa les comics.

En ce qui concerne Superman : Ultimate Flight, c’est mon retour aux sources vu qu’il s’agit de mon premier Flying. Il est clair que face aux montres que sont Tatsu, Flying Dinausor ou encore Starry Sky Ripper (qui a l’air trop fou avec sa rotation à cinq-cent-quarante degrés), il fait pâle figure, mais ça n’en fait pas une mauvaise attraction. Le Pretzel Loop fait son job, les zigzags participent bien à l’effet Flying, et l’In-Line Twist est juste ce qu’il fallait pour terminer sur une bonne note.

B. m’accompagne pour un tour final sur Kingda Ka, et il est temps pour nous de terminer notre journée. Le parc ne ferme que dans une heure, mais nous en avons trois à faire les trois jours à venir, sans compter qu’il y a de la route, nous avons fait ce que nous voulions faire, donc ça ne sert à rien de rester pour rester.

Nous avons environ une heure de route pour arriver à notre hôtel situé à King Of Prussia (clairement, nous logeons là parce que le nom de la ville est top), et sur la route nous faisons un petit détour par un Wallmart, ce magasin insensé où il est tout à fait possible de se perdre, puis en retrouvant son chemin, de s’acheter un frigo, de la bouffe pour le remplir, du mobilier, et deux vélos pour les week-ends…

Nous nous contenterons d’une cinquantaine de bouteilles d’eau (pas de litre et demi disponible), une quantité de biscuit suffisante pour donner le diabète à n’importe quel enfant de huit an, d’autres crasses (genre chips et cacahouètes) et trois bières (Stone IPA) pour ce soir.

Ce qui est drôle avec l’alcool, c’est un l’hypocrisie autour du sujet. A la caisse, la caissière demande une carte d’identité pour les bières. N. présente la sienne, et ça suffit.

Déjà, N., ça se voit quand même qu’il n’a pas dix-huit ans, mais bon dans le doute je comprends, mais s’ils doutent sur lui, ils peuvent douter sur nous… donc techniquement ils seraient en droit de demander nos cartes à nous, vu qu’il est clair que les trois bières ne sont pas pour une seule personne…  En gros, ce qu’il se passe selon moi, c’est qu’ils doivent juste s’assurer qu’ils ne vendent pas d’alcool à un mineur (que ce soit dix-huit ou vingt-et-un ans). Après, une fois la transaction faite, ils n’en ont plus rien à battre, et c’est limite si N. ne pouvait pas refiler les canettes à des mômes en face de la caissière sans qu’elle ne lève le petit doigt pour dire quoi que ce soit. Elle est en ordre vis-à-vis de la loi, ce n’est plus son problème…

Je sais pas, tout ce cinéma est un peu cul-cul.

Je l’avais mentionné dans l’épisode de Fremont Street à Vegas, à la caisse nous sommes témoins d’un autre truc complètement fou avec l’utilisation abusive de sac plastique qui sont interdits chez nous depuis peu (et il était grand temps). Là, la caissière nous a fait le coup de prendre un de nos paquets de chips taille XXL, le mettre dans un sac (ce qui est déjà un peu bête), et choisi d’utiliser un nouveau sac pour le nouvel article qu’elle vient de scanner !! Ce qui fait que nous nous retrouvons avec quelque chose comme N moins trois sacs plastiques pour n articles, N étant un chiffre ente dix et quinze.

C’est n’importe quoi, surtout que ce n’est pas comme si nous devions porter nos affaires jusqu’à la voiture vu que nous avions une charrette, et que ce qu’il se passe après n’est plus du tout de son ressort, comme c’est le cas pour la bibine.

Nous rebroussons note chemin pour arriver à notre hôtel, dans lequel nous sommes désagréablement surpris d’apprendre que le WiFi est payant même pour les résidents de l’hôtel. Pour l’organisation du voyage, cela n’a aucun impact car tout est préparé ou nous avons deux versions papier (un original et un back up) détaillées de notre itinéraire, mais il faut admettre qu’en 2018, demander de payer pour avoir du WiFi, surtout aux USA, et surtout quand c’est un des arguments de vente de l’hôtel, c’est un coup bas.

M’enfin bon, nous n’en mourrons pas.

Le soir, comme il est encore tôt, nous décidons d’aller dans un petit resto que nous avons repéré entre l’hôtel et Wallmart, Chili’s. Les burgers nous en avons notre dose, donc nous voulons un peu de variété.

A la base je suis attiré par un simple steak, mais finalement je décide de m’orienter vers une assiette de fajitas à confectionner soit même, à base de deux sortes de viandes (bœuf et poulet), et quelques légumes qui nous sont apportés.

Le tout accompagné d’une bonne bière locale type IPA (ouaip, j’adore ça, et ils en font en masse aux USA), c’était délicieux.

Apparemment, Chili’s est une chaîne de resto, donc si vous voulez faire une pause dans tous les burgers que vous ingurgités, je recommande vivement cette chaîne. Et si vraiment les burgers c’est votre came, ils en font aussi.


Commençons par le plus évident, nous avons eu une chance incroyable avec le temps lors de cette journée. Il ne manquait pas grand-chose pour que le parc ne décide de tourner totalement au ralenti, rejetant la faute sur la pluie. Cependant, ils ont fait « l’effort » de faire tourner le parc comme une journée normale de faible affluence (qui disons-le était très faible) et de faire tout leur possible pour que toutes les attractions soient ouvertes dès que possible.

Par contre, je trouve que Six Flags Great Adventure correspond plus à la définition traditionnelle des parcs Six Flags, c’est-à-dire le strict minimum de thématisation sur les attractions, et pour les « quartiers », l’exception étant la zone Golden Kingdom, et encore, c’est surtout par la végétation que l’effet fonctionne. Ce n’est pas un drame, nous ne sommes pas là pour de l’immersion (c’est pour ça qu’il n’y a pas de parc Disney dans notre périple), mais ça frappe quand le parc précédent de la même chaîne s’en sortait pas trop mal à ce niveau. Maintenant faut voir aussi que la météo ne donne pas non plus envie de prendre son temps dans les allées et de porter attention à ce qui nous entoure.

Nous avons raté la deuxième version de Justice League : Battle for Metropolis que je pensais bien devoir trouver dans ce parc, parce que nous ne sommes jamais passés devant. Maintenant que je vois où il se trouve sur la carte du parc, je me demande si cette zone n’était pas fermée pour la construction de CYBORG Cyber Spin… Bon tant pis, ce n’est pour moi pas un oubli trop conséquent.

Nous avons consciemment évité Bizzaro, même si la rethématisation de Medusa aurait ne fut ce que valu le coup d’œil, parce que son petit frère Scream ! à Six Flags Magic Mountain s’est avéré être une belle daube sans intérêt et que par transitivité (ok ce n’est pas de la transitivité), Bizzaro ne devait pas être transcendant.

Ce qui manque à Six Flags Great Adventure, mais qui ne saurait tarder à être installé, c’est un fat RMC. Je ne vois pas (encore) la reconversion de El le Toro the en Twisetd Toro El the le mais plutôt une nouvelle addition comme Goliath ou bien Storm Chaser à plus petite échelle.

Dernier point, la géométrie en « T » du parc est exténuante, surtout dans une journée telle que la nôtre où nous devons être alerte et prêt à cavaler de gauche à droite au moindre signe d’ouverture d’une attraction pas encore faite.

Malgré ces quelques remarques, Six Flags Great Adventure est toujours chouette à visiter. Les attractions disponibles sont entre bonnes et correctes, et il y en a pour petits et grands.  Je pense que c’est un milestone intéressant pour tous parcfans qui se lance à la découverte des USA, surtout qu’il n’est qu’à quoi, une heure trente, deux heures de New York City, et que donc il est très facile de combiner une visite de New York City avec un jour à Six Flags Great Adventure. Par contre pour ce qui est d’une revisite, je conseillerais d’attendre plusieurs années, que l’offre soit solidement plus attractive que l’ors d’une première visite, parce que le parc ne dégage pas beaucoup de vibes de « plaisir de simplement être sur place ».

Un petit point positif qui me revient tardivement, c’est que le parc s’est débarrassé de cet horrible vinyle promotionnel fluo recouvrant les trains d’El Toro. Ça semble anecdotique, mais en voyant les photos sur rcdb, c’était vraiment immonde.
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #19 le: 30 Août 2018, 18:24:52 »
Toujours aussi fan de ta verve joyeuse, je pense qu'on doit avoir des délires un peu similaires parce que t'es références me font bien marrer généralement.
Sauf pour l'IPA, c'est sympa mais surfait.