Auteur Sujet: [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours  (Lu 10918 fois)

Hors ligne raziel188

  • Prend son temps dans I-speed
  • **
  • Messages: 375
  • Karma : 1
    • http://
Hello à tous !


Après six mois de préparation, trois réunions de réservations (et beaucoup de jeux de société et de bibines), deux de mes potes avec qui je visite régulièrement des parcs et moi-même sommes parti pour un petit trip de vingt-et-un jours aux USA.

Si j’ouvre un topic ici, c’est probablement parce qu’il y a de la visite de parc dans nos aventure, non ?

Ce n’est pas un, ni deux, mais neuf parcs que nous avons (re)découvert pendant ces trois semaines de fou.

Avant d’attaquer par le jour zéro, voici l’itinéraire définitif que nous avons réalisé lors de ce voyage :

0. Transit jusqu’à San Francisco
1. Visite de San Francisco
2. Découverte du Yosemite
3. Six Flags Magic Mountain
4. Vallée de la mort + Las Vegas by night
5. Grand Canyon + Las Vegas
6. Transit vers New York City
7. Visite / Découverte de New York City
8. Six Flags Great Adventure
9. Hersheypark
10. Kings Dominion
11. Busch Gardens Williamsburg
12. Découverte de Washington DC
13. Transit jusqu’à Pigeon Forge
14. Dollywood
15. Transit + Shopping du côté de  Charlotte
16. Carowinds
17. Transit vers la région de Cincinnati
18. Kings Island
19. Cedar Point
20. Visite des chutes du Niagara
00. Transit jusqu’à Bruxelles


Comme vous pouvez le voir, il n’y pas de manœuvre pour un imprévu, tout est compacté et a été prévu (si possible à l’avance), afin que nous n’ayons plus qu’à vivre notre pur voyage.

J’ai sectionné la rédaction de cet énorme TR par jour, afin que ce soit un peu moins indigeste. Très sincèrement, je vous déconseille de lire trop d’un coup, parce qu’entre deux visites de parc, il doit y avoir une quantité phénoménale de redite et d’abus de tournure de phrase, qui doivent faire mal à la tête à force. Maintenant, vous restez libres de vos choix, mais vous voilà prévenus ;)

Autre chose, les TR sont globalement indépendants les uns des autres (peut-être des blagues pourries récalcitrantes, mais rien d’important), donc aucun souci pour ne sélectionner que celui/ceux qui vous intéressent. 

Je posterai probablement un peu au compte goutte, non pas pour générer du suspense, mais pour limiter justement cet effet d’indigestion.

Comme toujours, n’hésitez pas à poser vos questions (sur le voyage et/ou sur son organisation), à donner vos commentaires et avis au fur et à mesure de la publication.
- And remember, respect is everything
- Whatever...

Hors ligne raziel188

  • Prend son temps dans I-speed
  • **
  • Messages: 375
  • Karma : 1
    • http://
Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #1 le: 04 Août 2018, 17:45:10 »
Jour 0 – Ouais parce que treize heures de vol, c’pas vraiment un jour de vacance

Une fois n’est pas coutume, même si dans un précédent TR j’avais déjà fait cet exercice, nous commençons nos aventure avant même de décoller pour notre première destination.

Partant aux USA, j’ai voulu voir si ma masse allait évoluer. Merci à la balance du boulot pour sa coopération (précision à cinq-cents grammes, c’est un peu du cheat)

Le matin du départ, je passe prendre mes deux comparses chez eux (respectivement), et N. est anormalement calme. Je me dis que les au-revoir ont peut-être été un peu délicats avec madame ou quelque chose du genre, et ne m’inquiète pas plus que ça.

Arrivés à Zaventem, le drop off de bagages n’est pas encore ouvert donc c’est le meilleur moment pour faire une vidange et éventuellement déjà consommer du Starbucks (arrivera plus tard), et N. s’absente pour la première raison.

Un bon vingt minutes se passe, le drop off s’ouvre, et toujours pas de nouvelles de N.. Ah si, un sms nous confirme qu’il est toujours en vie et qu’il va revenir d’ici peu. Bon ok, no stress.

Enfin, ça c’était avant de le voir revenir blanc comme un cul, et qu’il nous avoue avoir de terribles crampes dans le bas du ventre. Nous lui conseillons d’aller au poste de la croix rouge que nous avions vu en arrivant dans le hall, ce qu’il s’empresse de faire.

A nouveau, nous attendons une vingtaine de minutes avant de le voir revenir et le verdict est assez mauvais. Le médecin lui interdit de faire un vol transatlantique, mais lui donne un petit sursis : comme nous avons une escale à Reykjavík, N. est autorisé à prendre le premier vol en prenant des médocs, mais si la douleur ne s’est pas calmée, il doit s’arrêter à Reykjavík et se rendre à l’hosto d’urgence.

Bon ça pue, mais nous avons un petit espoir.

Du coup, première séquence shopping à la pharmacie de Zaventem dans laquelle, ô joie ô bonheur, ils n’ont pas les médocs prescrits par le médecin… La pharmacienne contacte recta le médecin pour voir ce qu’elle peut donner en substitution, et retour de la chance, elle a de quoi hypothétiquement soulager mon ami.

Comme les médocs se prennent autour d’un repas, malgré le manque d’envie de manger pour les Nikos (l’un malade et l’autre ayant déjeuné), nous passons chez Panos pour avoir de quoi nous plomber le bide.

Les médocs pris et les bagages déposés, nous continuons cette loooonnnggguuuue journée comme à peu près n’importe quelle journée de treize heures (approximatif) de vol, en passant par le traditionnel Starbucks de la zone Duty Free (où j’en profite pour narguer une amie par mail :P ), et en nous rendant compte qu’il n’y a strictement rien pour nous divertir dans les avions que nous prenons (par contre, y a des prises de courant).

Mon amie, comme moi, adorons les Muffins Blueberry

A Reykjavík, les médocs font clairement effet, mais sur la fin du vol la douleur est revenue dans une moindre mesure. Confiant, et en reprenant une dose de médoc avec le repas de midi, N. décide de continuer l’aventure avec nous. Ouf !

Comme dit plus haut, il n’y a pas de divertissement dans les avions (ni de bouffe), donc nous essayons un peu de dormir, d’écouter un peu de musique (pour ceux qui en ont avec eux) et nous attaquons l’entièreté des circuits de Mario Kart 8 Deluxe en multi sur table, parce que c’est la classe (et qu’accessoirement c’était un peu le but de cet achat impulsif).

Parce que 13h de vol c’est déjà pas assez pénible, lorsque nous arrivons dans la salle des douanes il y a du peuple, beaucoup de peuple.

Après deux heures de file, c’est enfin à notre tour d’être « interrogé » par les douaniers, redoutant que notre commune de résidence (Bruxelles) soit source d’interrogatoire supplémentaire, et la désagréablitude des douaniers comme N. et moi-même l’avons connu lors de précédents à NYC.

Et bien pour honnête, le gars sur qui je suis tombé était hyper cool, hyper détendu, nous avons même parlé bière quand il a vu que je venais de Belgique (eh, pays de la bière, des gaufres et du chocolat pour n’importe quel quidam), c’est pour dire.

Nous récupérons nos bagages intacts et nous nous dirigeons vers BART, le RER local qui nous amène directement au centre de San Francisco (Powell Street) à deux pas de notre premier hôtel.

C’est un peu le désenchantement car le rez-de-chaussée de l’hôtel est en grosse rénovation, et la chambre c’est une toute petite pièce avec juste trois lits, trois casiers et un évier. Je m’y attendais car tous les guides expliquent qu’à San Francisco il y a surtout des auberges de jeunesses (ce que nous voulions éviter) et que les hôtels sont en réalités des auberges de jeunesses converties qui n’offrent rien de plus (si ce n’est la chambre privée) pour un prix plus élevé. Cependant, l’addition a quand même fait mal au derch’.

Nous sortons pour notre première sortie sur le sol américain, avec pour seul but de trouver de quoi manger (il est à peu près neuf heures), et éventuellement déjà voir à quoi ressemble San Francisco (dans une toute petite proportion hein, nous sommes HS de la journée).

Nous trouvons couverts dans un restaurant italo-mexicain (cuisine italienne par des mexicains) correct, dans lequel je me contenterai de pâtes bolo accompagnées d’une IPA (Racer 5) pas dégueulasse, mais dans un grand godet (j’adore la bière, surtout IPA et Stout / Porter, mais quand 50 cl quand je suis crevé, c’est limite trop). N. attaque des moules qui s’avèrent bonnes mais sans plus. Un choix risqué vu les crampes au bide qu’il se tapait il y a seize heures de ça, mais – spoiler alert – ce sera de l’histoire ancienne d’ici peu.

Sur le retour à l’hôtel (au moins 450m à faire à pieds), j’impose l’idée d’aller sur le sommet de la colline au pied de laquelle se trouvait notre hôtel. Didju que c’est pentu c’te ville ! Je suis clairement plus ce qu’on peut appeler un sportif (ce n’est pas une victoire, il va falloir que je remédie à ça) mais c’est ultra fatiguant de grimper ces côtes à pattes. Et sincèrement, je n’aimerais vraiment pas devoir naviguer en voiture dans ces rues ultra raides, parce que ça doit bien flinguer le bas de caisse à chaque carrefour, et encore moins de voir faire un créneau pour me garer perpendiculairement au trottoir (imposé sur les pentes les plus fortes).

Bon, il est grand temps de nous reposer, San Francisco sera encore là demain matin, et nous avons toute une journée pour nous balader dans ces ruelles et différents quartiers.
- And remember, respect is everything
- Whatever...

Hors ligne cmoiromain

  • Tire la queue du Mickey à Disneyland
  • ***
  • Messages: 1170
  • Karma : 7
Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #2 le: 06 Août 2018, 17:07:40 »
Chouette, un nouveau TR !

Tenter l'avion (même "juste" un vol vers l'Islande) avec des crampes au bide, c'est couillu... Entre le risque de crever en vol, de passer tout le trajet à se vider dans des chiottes (ou ne pas pouvoir à aller pour cause de turbulences... ou pire, y être pendant les turbulences !), ou d'atterrir pour être hospitalisé tout seul sur une île au milieu de nulle part, il faut vraiment être confiant en la capacité de ses intestins !

Sinon, c'était quand vos dates de voyage par curiosité ?

Vivement la suite (on a les photos en avant-première sur imageshack  8) )

Hors ligne Titou31

  • Gueule dans Nemesis
  • *
  • Messages: 162
  • Karma : 0
  • Pruneau cuit, pruneau crû !
Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #3 le: 06 Août 2018, 17:14:39 »
Cool j'attends la suite !
San Francisco c'est chouette, j'ai adoré cette ville  8)

Et le diagnostic pour votre ami c'est quoi au final ?
Mr STENGEL, merci...et Respect.

Prévisions 2019 : Six Flags GAdv + Coney Island fin Mai - Pav - Walibi Aquitaine

Hors ligne raziel188

  • Prend son temps dans I-speed
  • **
  • Messages: 375
  • Karma : 1
    • http://
Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #4 le: 06 Août 2018, 18:34:48 »
Merci pour ces premiers retours :)
Effectivement, c'était osé de sa part, mais finalement ça en valait trop le coup. Les symptômes étaient vraiment de violentes crampes au bide et toutes les difficultés du monde (+ douleurs) pour poser sa pêche... du coup, les risques étaient un peu réduits (prendre l'avion avec une fidèle gastro, c'est vraiment uniquement en extrême urgence !!).
Finalement, c'était juste une grosse intox alimentaire suite aux frites et à la fricadelle (pourtant il a vu Dikkenek, bon sang) de la veille.

Pour les dates, nous sommes partis du 9 au 31 mai de cette année.
Le TR étant déjà entièrement rédigé, je vais de ce pas uploader le jour suivant ;)
- And remember, respect is everything
- Whatever...

Hors ligne raziel188

  • Prend son temps dans I-speed
  • **
  • Messages: 375
  • Karma : 1
    • http://
Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #5 le: 06 Août 2018, 18:42:16 »
Jour 1 – San Andreas… ah ben non, San Francisco

Peut-être que je l’aurai déjà dit dans l’introduction que je n’ai pas encore écrit, mais pour notre ultra-méga-trip, nous avons des tonnes de choses à faire, mais trop pas de temps pour hésiter (ni encore moins avoir un couac… une kwak pourquoi pas, mais un…).

De ce fait, une partie de la préparation du voyage a consisté à pointer les points clés que nous souhaitions voir absolument dans les trois villes visitées (San Francisco – New York City – Washington DC), de déjà voir ce qui semble possible de faire sur le temps imparti et filtrer ce qui n’irait pas (trop excentré par rapport au reste typiquement) et espérer que tout se passe bien sur place. Ouais nan, je n’ai pas poussé le vice en préparant le trajet à faire à patte sur Google Map, il nous faut quand même une petite dose de liberté.

Tout ça pour dire que nous sommes certainement passés à côté de trucs de fou ou je dirais même qui envoient du steak (oui j’ai osé sortir ça devant le mémorial Lincoln), et que vous serrez peut-être frustrés de lire que nous sommes passés à deux pas de ces fameux trucs qui envoient du steak (je finirai par l’adopter cette expression) alors que ce sont de gros incontournables ou quoi ou qu’est-ce. Désolé si c’est le cas, mais bon en même temps c’est fait, c’est fait, et ce sont nos vacances à nous après tout.

Réveil à 7h00, les douches s’enchaînent et rendez-vous au RDC de l’hôtel pour le petit déjeuner qui sera un des meilleurs du voyage parce qu’il s’agit d’un mini (mais vraiment mini) buffet avec céréales, pain (différents types), garnitures pour tartines (choco et confiture hein, faut pas pousser non plus), machine à gaufres, jus d’orange ultrachimique, thé/café, … mais surtout des fruits !!
Le tout sous une ambiance auberge de jeunesse avec les autres convives de l’hôtel. Bon c’est pas comme si nous avions tapé la discussion avec l’une ou l’autre personne, mais d’elle-même l’ambiance était un peu plus chaleureuse qu’une salle de petit déjeuner comme nous en trouvons dans n’importe quel motel (et je sais de quoi je parle depuis ce voyage).

Le ventre correctement rempli, nous commençons tranquillement en allant sur Union Square, à deux pas et surtout à peu près à la même altitude que notre hôtel. Bon ben oui c’est une place avec une colonne au centre quoi… A mon avis il doit y avoir des events de temps à autre et quand y a du peuple ça doit être cool, mais sur les coups de 8h30, c’est tout vide et tout mort.

   
C’est tout vide, mais oooooooooh, un cœur que mes canards vont pouvoir prendre en photo

L’avantage d’Union square, c’est qu’elle est longée par une rue sur laquelle se trouve une ligne des fameux Trolleys de San Francisco, et nous en croiserons quelques-uns.

J’aurais dû lui demander s’il s’appelait Désir

C’est ici que la partie aventure de notre voyage débute réellement, lorsque nous nous retrouvons nez-à-nez à la côte que nous allons attaquer. Et cette fois-ci, pas question de faire demi-tour une fois au sommet et retourner pioncer à l’hôtel.

Qu’est-ce qu’ils doivent avoir des cuissots comme des troncs et des chevilles en titane les San Franciscains ! A chaque fois que nous terminons une côte – en arrivant à une rue perpendiculaire – beh il faut pas plus de 3 secondes pour se rendre compte qu’il y a une nouvelle côte encore plus vénère qui nous attends dans un futur très très proche, et ça n’en finit pas !

Bon en fait si.

Oh oui, du plat !

Notre première destination, la rue la plus célèbre de la ville. La rue avec pleins de virages et un revêtement rouge brique : Lombard Street. Alors pour être exact, ce n’est qu’une petite portion de la Lombard Street, parce qu’elle est longue et que le reste est d’un banal commun.
Sur la route, nous observons déjà au loin The Rock (complément de ma blague foireuse sur San Andreas, et une partie de moi regrette que ce ne soit pas Dwayne Johnson, il a l’air peace ce mec) a.k.a Alcatraz (nous y reviendrons).

      
De gauche à droite : un mec qui fait un pur créneau, les lignes de trams qui se fichent de l’inclinaison des rues, et le fameux rocher (paraissait plus proche en vrai)

Fatalement, c’est un point d’intérêt connu, donc nous y retrouvons des groupes de touristes, ça fait toujours un peu chier mais ça pourrait être bien pire.

      
Lombard Street de bas en haut

C’est effectivement une petite zone de dépaysement au milieu d’une ville littéralement quadrillée par des rues perpendiculaires (ok ils ont été un peu foufou, y a deux trois sécantes dans l’paquet, et ils sont partis en saucisse du côté de Twin Peaks), mais en même temps nous venons de passer dans un quartier rempli de petites maisons typiques avec les avancées hexagonales (ça doit avoir un nom pour les membres de la guilde des architectes) qui dégage un charme certain, et là, maintenant qu’il ne s’agit plus de rue standard, c’est le retour à des maisons « banales » (à mon avis elles coutent quand même un max) et donc le charme se limite à une route en zigzag…

Voilà, c’est dit, je suis un maxi chieur et je chicane sur le moindre détail.

J’abuse mais il est vrai que le temps de faire les photos du bas de la rue, la grimper, et faire les photos depuis le haut de cette dernière, ça m’a suffi, je peux passer à autre chose (ce qui tombe bien, il y a encore une journée de marche derrière). 

Contrairement aux groupes de touristes donc, nous continuons notre route en montant la Lombard Street, pour descendre (oui oui) vers le bras de mer sur lequel se trouve Alcatraz et au-dessus duquel passe le Golden Gate.

Arrivés dans la partie la plus touristique du coin – plein de sangsues pour faire des tours en bus décapotable, brrr – nous faisons un crochet par notre premier CVS Pharmacy pour nous ravitailler en eau et en sucreries (parce que oui, dans un shop appelé pharmacie, il y a des hectolitres de soda et des bonbecs à gogo…  sont fous ces ricains’).

Ça a dû être utile un jour, maintenant c’est juste photogénique

Mon ami B. décide donc se prendre un petit sachet de bonbecs, et se trouvant à l’étranger, décide de sortir des sentiers battus et sélectionne un truc différent de ce que nous connaissons. Visuellement ça ressemble à des petites boules de guimauve avec du sucre autour, donc sur ce point-là, nous restons dans du connu, ça devrait passer crème.
Nous reprenons la route en direction du Pier 39, le paquet de bonbecs est ouvert, et un premier avis de l’acheteur se fait entendre : « Je n’achèterai plus jamais de produit inconnu dans ce pays ».

   
Encore une petite dose d’Alcatraz et de la Skyline de San Francisco

Les cris des lions de mer se font de plus en plus forts, nous ne devons plus être trop loin. Ah ben oui en fait en contre bas sur l’eau se trouve une petite dizaine de plateformes sur lesquelles dorment ou se mettent sur la gueule des dizaines d’otaries. Nous faisons le tour pour nous rapprocher et apprécions le spectacle de ces limaces (dixit N.) en odorama, parce que ça fouette des dizaines d’otaries (à quoi nous nous attendions aussi).

      
Mais qu’est-ce qui fouette ? Ah, c’est vous….

Le temps d’immortaliser les bestioles, la prison sur son rocher (qui parait bien plus proche en vrai), et nous rebroussons chemin pour nous diriger vers le Golden Gate.

B. nous fait à nouveau savoir son écœurement par rapport à ses bonbecs, donc nous nous devons d’essayer. N. en prend un, ce n’est effectivement pas bon mais dur à décrire. J’en prends un rouge, ce qui dans mon référentiel glucosien ne devrait pas être mauvais, et ….

Verdict…

C’est immonde, et je peux facilement vous dire à quoi ça ressemblait car ça goûtait exactement ce que sent le reflex spray !

Fatalement lorsque je dis ça, les deux autres veulent valider et chopent chacun un bonbon rouge et trois sur trois, c’est bien un bonbon au reflex spray, intéressant quand on souffre d’élongation à l’intérieur du système digestif !!   

Pour une raison totalement obscure, ce paquet de friandise terminera rapidement sa vie dans une poubelle… Beh oui, nous ne pouvions pas donner ça à un gosse « tiens, nous trouvons ça dégueu, donc nous te le donnons »…

Normalement nous étions sensé prendre un bus pour nous droper aux pieds du Golden Gate, mais il fait tellement beau et il n’y a pas un pet de nuage ou de brume dans le ciel, donc c’est à pattes le long de la flotte que nous irons.

Par la magie du montage est des ellipses je vous épargne tous le trajet, mais je soulignerais deux « petites » choses vue sur la route : un mystère mystérieux dans le port de plaisance, et un petit domaine type romain un peu caché dans un domaine résidentiel qui n’est autre que le Palace of Fine Arts (merci Google Map).

Alors, vous avez trouvé le mystère mystérieux dans cette photo ?

      
Le domaine de loin, de près (un petit cul de pierre…), et de dessous

   
Notre destination… et c’est à ce moment que nous réalisons que nous sommes bien en vacance

Ayé, nous sommes aux pieds du monstre d’acier, qui comme son nom le souligne si bien, est … rouge.
Nous cassons la croute en créant notre propre Fight Club de pigeons et autre petits piafs (par contre les mouettes, tintin !), et reprenons de l’altitude pour nous retrouver sur ledit pont. Comme dans la vie vraie, il vaut mieux observer que de décrire.

Nous y voilà

      
C’est grand et rouge, et en contre bas il y a des surfers qui s’éclatent

Conséquence de tremblement de terre

De loin et dans l’axe

Avec tout ça, le temps à bien avancé, et nous sommes sous le coup des distances effectuées depuis le matin. Le choix est vite fait, nous reprenons le bus pour retourner au centre (point de chute l’hôtel) pour reposer les panards avant de nous chercher une terrasse ou pinter calmement.

Vue de la terrasse du café

Peut-être que nous ne sommes pas doués vu qu’à Bruxelles des terrasses de café il y en a partout, mais c’est galère pour trouver un endroit où siroter une petite bière bien fraîche pour terminer cette belle journée. Finalement nous trouvons un café calme au milieu de gros building pour nous rafraîchir et grignoter un bout. Seulement, le menu cerveza est plutôt pauvre et le café en face nous joue la carte du « gnagnagna nous sommes select gnagnagna il faut attendre 15 minutes gnagnagna » (à dire avec une voix bien désagréable) et ça, ça nous gonfle donc je squat un wifi gratuit et découvre que pas si loin de nous, il y a un bar Mikkeller qui est une brasserie qui fait du lourd et du très lourd (dans le bon sens du terme) : il faut que je m’y rince la dalle !

Ôôôôôô **musique divine**

Bon petite erreur de ma part de commencer avec le Stout à 12% parce que je ne goûterai plus que ça après, et puis bon je serai un peu rond pour la suite de la soirée, mais qu’est-ce que c’était bon !! S’il n’y avait que l’alcool qui montait, ça aurait été plutôt cool, mais la note grimpe rapidos (fatalement, bière importée), donc nous ne nous éternisons pas et chassons de la bouffe simple et conséquente parce que nous sommes déjà en crise bouffe type GDB (mais sans la GDB).

Rien que de voir cette carte, je m’en ouvrirai bien une… mais mon stock de Mikkeller est vide :C

Premier stop dans un truc étrange qui fait des nouilles chinoises (ou similaire), mais les gens sont désagréables, ce qu’ils nous tendent est froid et récupéré d’un plat qui n’a pas été mangé plus tôt (fraîcheur ??), bref, nous déguerpissons.

Nous atterrissons dans notre premier fast-food du voyage (mais pas une enseigne type BK ou MacDo), c’est gras, c’est pas spécialement copieux, c’est pas non plus vraiment bon, et ma boisson goûte le chlore d’une force phénoménale.

Ce repas est un échec critique.

La déception au ventre, nous retournons à l’hôtel, car demain c’est à nouveau levé tôt (ok ce sera le cas tous les jours) car nous avons une belle longueur de route au programme, heureusement entrecoupée de paysages à priori magnifiques.


San Francisco est pour moi une belle ville, et je pense que nous n’ayons pas tout vu (par exemple le coin du côté de Golden Gate Park), mais cette journée semble m’avoir donné assez, et tout comme N., je ne ressens pas spécialement le besoin ou même l’envie d’y retourner. Ce n’est pas vilain, l’atmosphère y est plutôt détendue, mais je n’y ai pas trouvé ce petit quelque chose qui fait me citer Arnold Schwarzenegger, « I’ll be back » (comme c’est le cas pour Tokyo, Osaka, ou encore Las Vegas).

Quelque chose qui est décevant dans la ville, c’est la quantité de sans abri qui explose en fin d’après-midi. Je ne sais pas où ils disparaissent en journée, mais le soir les rues en sont pleines, et c’est vraiment désolant. Certainement pas de sentiment d’insécurité, mais il n’est pas possible de ne pas le remarquer et de rester totalement indifférant bien qu’en étant impuissant.

Je suis bien évidement heureux d’avoir découvert ne fut ce qu’une partie de cette ville, et peut-être que j’y referai un passage lors d’un prochain road trip, mais San Francisco ne sera pas dans ma liste des priorités à (re)visiter.
- And remember, respect is everything
- Whatever...

Hors ligne Titou31

  • Gueule dans Nemesis
  • *
  • Messages: 162
  • Karma : 0
  • Pruneau cuit, pruneau crû !
Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #6 le: 07 Août 2018, 09:48:44 »
Il y en a des choses à voir à San Fransisco...pour faire le tour c'est min 1semaine.

Vous avez eu de la chance, à chacune de mes visites, lors de la traversé du Golden Gate, ce dernier était dans les nuages en hauteur... (souvent à cause de la baie..).

La suite !  ;D
Mr STENGEL, merci...et Respect.

Prévisions 2019 : Six Flags GAdv + Coney Island fin Mai - Pav - Walibi Aquitaine

Hors ligne cmoiromain

  • Tire la queue du Mickey à Disneyland
  • ***
  • Messages: 1170
  • Karma : 7
Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #7 le: 07 Août 2018, 17:15:17 »
J'ai pas trouvé le mystère mystérieux...

C'est drôle comme pour moi aussi, cette ville c'est avant toute chose GTA San Andreas ^^

Hors ligne raziel188

  • Prend son temps dans I-speed
  • **
  • Messages: 375
  • Karma : 1
    • http://
Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #8 le: 08 Août 2018, 20:16:24 »
Effectivement nous avons eu beaucoup de chance, nous nous le sommes souvent répété sur place, surtout une fois posés sur un banc face au bras de mer (non loin du Golden Gate).

Je suis d'accord avec toi, il y a certainement bien plus à voir que ce que nous avons vu, c'est pour ça que je ne considère pas avoir visité San Francisco, mais au mieux je l'ai découvert. Maintenant, je ne suis pas trop quelqu'un qui aime rester sur place dans une ville pour un "grand" laps de temps, j'ai toujours le sentiment de tourner en rond rapidement.

Pour le mystère mystérieux, il faut chercher quelque chose de sphérique un peu au dessus du centre de la photo ;)

En fait, la référence n'était pas pensée pour GTA (mais elle fonctionne bien, je valide), mais pour le magnifique film "San Andreas" avec The Rock et une nana qui a d'énormes... yeux !
Pour l'histoire complète, lorsque nous sommes sortis des contrôles / douanes aux USA, une des premières choses qu'a dit B. dans le métro nous amenant au cœur de San Francisco c'est "ah, ce serait cool qu'il y ait un tremblement de terre", ce à quoi la réponse de N. et la mienne furent "non mais sérieux ???" (en version polie et tout public). Puis je suis toujours accroc à 2HDP qui ont fait la review de "San Andreas", et par association d'idée foireuse, ça donne la référence :p

La suite arrive le temps d'un copier/coller et d'un contrôle rapide de la mise en page :D
- And remember, respect is everything
- Whatever...

Hors ligne raziel188

  • Prend son temps dans I-speed
  • **
  • Messages: 375
  • Karma : 1
    • http://
Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #9 le: 08 Août 2018, 20:22:03 »
Jour 2 – Yosemite Valley (ça se voit aux arbres)

Bis repetita du matin précédent en ce qui concerne le lever – lavage – mangeage, nous récupérons la caution laissée pour la clé de la chambre et nous nous mettons en route pour aller chercher notre premier véhicule du trip.

Après une longue marche d’au moins quatre-cent-cinquante mètres, nous entrons dans l’agence de location pour laquelle je fais mon pessimiste en annonçant que nous ne sommes pas sur la route avant 1h30 voir 2h, parce que ça va être méga lent.

Vingt minutes plus tard max, nous sommes dans notre véhicule dans lequel rentrent parfaitement nos bagages (petite source d’inquiétude). N. accepte de prendre le volant, ce qui m’arrange parce que je n’ai pas beaucoup l’habitude des voitures automatiques (enfin j’avais un gros doute pour le frein à main, mais en voyant une poignée classique, c’était no stress), et comme ça maintenant il peut écrire dans son CV qu’il a roulé dans San Francisco comme un dieu, en nous rappelant au fur et à mesure de notre progression des règles un peu particulières sur les routes aux USA (et qui sont trop trop cools !!) comme le droit de tourner à droite au feu rouge (sauf contre-indication), le système des STOP 4-WAY avec priorité en fonction de l’ordre d’arrivée au carrefour, etc…

C’est à ça que ressemblent une bonne partie des autoroutes aux USA

Il ne nous faut pas trop longtemps pour nous retrouver au milieu de nulle part, et comme ce sera souvent le cas, le trajet jusqu’à destination ne sera pas hyper passionnant. 

En parlant justement de destination, aujourd’hui nous allons faire le plein de bon air frais pour le voyage, dans une ambiance quasiment non altérée par l’homme : Le parc du Yosemite, avec deux points de chutes, le Hetch Hetchy Reservoir et la Yosemite Valley pour la Vernal Fall.


Je passe sous silence que je me suis viandé pour les coordonnées GPS et que nous nous sommes retrouvés pas très loin de du barrage que nous allions voir, mais totalement au bout d’une rue à sens unique (et fatalement, le mauvais pour nous), et nous voici au Hetch Hetchy Reservoir.

Depuis le parking

Alors c’est quelque chose qui va être valable pour toute la journée, ainsi que pour celle à la vallée de la mort, mais une des choses qui en impose en plus de la vue, c’est le calme de ce en face de quoi nous nous trouvons (et vu les neufs parcs que nous allons faire, du calme, c’est du luxe).

      
Le côté réservoir

   
Côté grosse fuite d’eau… Mais personne n’a vu ça et va faire quelque chose ?!

Nous traversons le barrage, et poursuivons notre chemin via un tunnel contenant quelques grosses flaques, pour avoir un autre point de vue du réservoir. Honnêtement, ça valait la peine de prendre le risque de se tremper les godasses pour ça (surtout qu’à ce moment les pieds sont toujours secs).

Ce qui se rapproche le plus d’un Splash pour nous dans ce voyage

   
La vue de l’autre côté du Tunnel

Les escaliers de l’enfer

Nous reprenons la voiture pour 2…3 heures de routes afin de nous rendre au Yosemite Village pour grailler un coup avant d’attaquer la quête de la chute d’eau. La route est très belle (dans le sens paysage hein, la qualité du macadam laisse à désirer dans certains coins) mais ce sont des lacets à flanc de montagne, donc ça prend directement du temps pour faire une distance qui à vol d’oiseau n’est pas si grande que ça.

Trouver un magasin au Village n’est pas si évident, surtout que les routes n’y sont pas forcément à double sens, et qu’il ne faudrait pas nous retrouver sur le chemin de sortie sans avoir rien vu (mais en fait, y a pas de risque que ça arrive, au pire c’est juste une perte de temps dans des décors magnifiques).

Rassasiés, tels nos ancêtres, nous entamons notre pèlerinage vers l’eau - source de vie.

J’en fais probablement un peu trop…

Enfin en dehors de la voiture, nous voici dans la nature

Alors précision, nous n’avons pas de godasse de marche (B. en est le plus proche avec des baskets type rando Quechua), et comme il fait beau, pas nécessaire de prendre une veste avec nous, c’pas comme si nous nous dirigions vers une zone humide, ou qui contient de l’eau…

   
De l’eau que je vous dis

La route est goudronnée, et grimpe grimpe grimpe. Nous ne sommes pas encore à mi-chemin que nous sommes déjà essoufflés (ouais, sportif n’est pas un adjectif que j’entends/je dis pour me décrire). Mais les gens qui nous croisent en chemin inverse sont entiers et de bon humeur, ça nous motive à avancer.

   
Les animatronics sont vraiment réussis, j’ai réellement cru que c’étaient de vrais écureuils… hein, quoi ??

Nous arrivons à un moyen (ni grand, ni petit) pont, duquel nous apercevons au loin ladite cascade que nous sommes venu voir.

   
De l’eau au niveau d’une cascade ? Ils sont fous ces ‘ricains…

Le ciel se couvre un peu, mais de nouveau, nous ne sommes pas inquiétés de prendre l’eau d’une quelconque manière, go go go.

C’est ici que le sentier goudronné décide d’évoluer en escalier de l’enfer à base de caillou naturel donc méga glissant. Heh, tant qu’ils sont secs, et il n’y a – je le rappel – aucune raison que cela change, c’est easy (si ce n’est pour notre cardio de poulet asthmatique fumeur invétéré).

Notre altitude s’élève, et contre toute attente, un fin voile de bruine vient nous caresser la tronche. « Étrange » dis-je à mes compagnons. « Peut-être qu’en nous rapprochant de la chute d’eau bien fournie en eau cela ira mieux ».

Non mais fait pas genre, nous te voyons et c’est clair que c’est toi la coupable de toute cette flotte

Ce discours est tout à fait fantasmé, je ne tiens certainement pas un vocabulaire aussi noble, mais c’est plutôt quelque chose du genre qui a du s’entendre à ce moment « nous sommes quand même une belle bande de Jean-Michel décision de m**** sur ce coup. S’attaquer à une chute d’eau sans veste, non mais franchement… »

Ah oui, je ne sais plus quand et comment cela a commencé, mais tout le voyage a été ponctué de « Jean-Michel Machin » ou « Jean-Michel Truc » pour faire une petite critique sous le ton de l’humour lorsque quelqu’un faisait/disait quelque chose de complètement débile (historiquement, je tiens ça du JDG avec « Jean-Michel Bruitage » et de 2HDP et « Jean-Michel Brouillard », je n’ai strictement rien inventé, et je m’excuse auprès de tous les Jean-Michel).

Bref, nous prenons l’eau lentement mais sûrement, mais nous continuons quand même à gravir les marches de ce pseudo escalier, évitant des flaques de plus en plus grandes, et recevant du plus en plus de flotte sur la gueule.

Il y a quand même un moment où N. a une poussée de lucidité pour le groupe, et décide de demander ce qu’il reste plus ou moins comme distance pour atteindre le sommet de la chute. Manque de bol, la dame nous répond « au moins 1.5 miles ».

C’est notre vue la plus proche, le demi-tour se fera juste après la photo

Bon, il est temps de faire une petite réunion et de faire un vote à main levé sur la bonne idée que c’est, ou non, de continuer jusqu’au bout sur cette route. Je resitue notre situation : nous sommes maintenant trempés de la tête aux tibias (les pieds sont toujours secs, yes !), nous n’avons pas de shoes de rando, nous sommes au début d’un trip de vingt-et-un jours qui va être éreintant, pour le lolilol de la situation le ciel décide de se faire bien gris, et la bagnole est à plus de 45 minutes de marche.





… 

D’habitude je suis du genre débilus maximus – et clairement si ça avait été notre avant dernier jour de voyage et non notre deuxième (c’était dans une ébauche non viable du trajet) je l’aurais trop fait – mais là c’est trop chaud, je ne prendrai pas le risque « pour si peu » de faire du reste de mon voyage un enfer en tombant malade. B. et N. sont du même avis, et c’est parti pour une descente en turbo vitesse (mais tout en finesse pour ne pas nous tuer en glissant) pour nous éloigner au plus vite de la bruine générée par la chute d’eau.

Le chemin est casse gueule

Raah bordel, dans la descente ma chaussure gauche zip dans une flaque et j’ai le pied trempé, ça craint !

Bizarrement le trajet retour nous semblera plus court que celui de l’aller, probablement parce que les miles de côtes sont devenus des miles de descende (même si c’est plus mauvais pour les genoux, psychologiquement c’est le bien), ou parce qu’il y a un pey qui fait n’importe quoi avec ces deux bâtons de marche, et que quand il est devant nous ça nous diverti, mais que quand il est derrière nous ça nous fout une pression de dingue parce qu’il pourrait nous planter par accident cet imbécile).

   
La vue sur le chemin, et le retour de Philippe l’écureuil (ou l’animatronic, je ne sais plus)

Nous sautons dans la voiture, et chose unique du voyage, nous tapons la clim à fond, mais en mode chaud pour éviter de nous refroidir trop dans nos vêtements mouillés.

Au programme nous aurions bien voulu aller voir le Mirror Lake pas trop loin, mais Vernal Fall nous a déjà pris du temps, et notre état ainsi que celui de nos vêtement nous font prendre la route pour le prochain hôtel.

Avant de quitter la vallée (avec un petit plaisir de faire du soixante miles per hour (légal) dans la fin des lacets de montagne) nous faisons deux points photos que je pense obligatoires : Valley View et Tunnel View. A nouveau, il y a du peuple sur place, mais c’est quasiment un silence total tellement les gens et nous sommes bouche bée devant ces panoramas de fou.

   
Valley View…

   
… et Tunnel View

Nous roulons jusqu’à la banlieue de Fresno (de Panam) pour trouver notre hôtel qui s’avère être un bon hôtel de passes, mais aussi foireux est le quartier, nous n’avons eu aucune emmerde avec les déglingos en allant dîner (sur les coups de 22h) chez Denny’s dans le zoning à 10 min de là.
Cerise pour le gâteau, il n’y a apparemment pas d’eau dans la douche. Ambiance !
Nous sommes totalement HS, nous verrons ça demain matin… 


Le Yosemite est à même titre que le Yellowstone un must que je souhaite visiter. Ici, comme la majorité de nos escales citadines ou domaines hors parcs d’attractions et coins perdus juste pour pioncer, ce n’est qu’un teaser que nous nous sommes fait.

Je ne pense pas que le teaser pour le Yosemite soit réellement nécessaire, mais c’est maintenant gravé dans un coin de ma tête qu’il faudra que j’y revienne dans d’autres conditions temporelle et matérielle. Je le dis à mon entourage quand quelqu’un me demande mon avis : le peu que nous avons vu est magnifique, mais il faut que j’y retourne avec un moyen pour dormir sur place (motor-home ou truc du genre, ou même sous tente) pour au moins une dizaine de jour, et surtout avec un équipement de randonnée sérieux. Reste encore à voir la saison pour la visite, parce qui si en hivers il doit y avoir pas mal de restriction pour cause d’impraticabilité, les paysages recouverts d’un manteau doivent être à tomber.
- And remember, respect is everything
- Whatever...