Auteur Sujet: [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours  (Lu 7679 fois)

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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #30 le: 23 septembre 2018, 12:14:33 »
Et non, nous n'avons pas de péages sur nos autoroutes.
C'est probablement pour ça que nous avons dans le sang cette idée de tout faire pour les éviter (quittes à faire 2x plus de route...) et que l'état de nos autoroutes laisse souvent à désirer ;)
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #31 le: 23 septembre 2018, 12:25:53 »
Jour 14 – Dollywood (Gériatrique Parc, RAAAaaawr)

Aujourd’hui c’est jour de fête numéro deux, nous pouvons pour la deuxième fois du voyage nous lever un peu plus tard, parce que nous sommes à moins de dix minutes du parc.

Mais aujourd’hui, c’est aussi le jour où N. a décidé pour aucune raison valable, de m’appeler Green Lantern toute la journée. Apparemment le t-shirt que je porte lui fait penser à ça, bien que je lui ai dit qu’il s’agissait de Samus Aran de la saga Metroid. 

Il sait que c’est le genre de truc qui m’agace, ce qui lui donne encore plus de motivation à abuser de cette mauvaise identification en toute conscience, et ainsi de suite. Donc le seul move qu’il me restait à faire, c’était d’accepter son ignorance délibérée, et si possible de retourner la situation à mon avantage. Ma répartie ayant été écrasée entre de lourdes masses et une enclume, manipulées par des pigeons (j’adore le nom de cette ville, même si la variante Pigeon Force aurait été top), je me limiterai à faire avec.

Nous quittons la ville de la country pour aller dans le parc de la country, et il nous est déjà évident qu’il y a du monde aujourd’hui. L’autre bonne nouvelle, c’est qu’il fait très beau, et que Dollywood possède son parc aquatique, donc il n’est pas inimaginable qu’une partie de ce peuple se dirige vers Splash Country.

La voiture au parking C (comme Candy ou Canards), nous embarquons à bord du train faisant la liaison avec l’entrée du parc pour nous économiser dix bonnes minutes de marche. Nous récupérons un plan, passons le checkpoint sécurité (je ne sais plus s’il y avait détecteur de métaux ou non), passons les tourniquets et la première chose qui frappe, alors que nous venons à peine d’entrer, c’est que la moyenne d’âge des visiteurs mais aussi des opérateurs / employés est très (très) élevée par rapport à ce que nous avons l’habitude de voir.

Enfin un parc où la première photo est celle de l’emblème du parc

Ce n’est certainement pas un mal, mais ça dénote complètement avec ce que nous avons vu les journées précédentes et ce que nous allons voir les journées à venir. Et très franchement, il y a beaucoup d’employés que nous avons plaint parce que ça doit être pénible à plus de soixante balais de venir faire l’entretien des sols dans les restos ou les allées, ou bien simplement être opérateur. C’est très étrange. 

Vous connaissez tellement bien la chanson maintenant que vous pourriez la chanter sans notre aide, c’est l’heure de mettre en action le plan A, qui à Dollywood s’articule autour de Lightning Rod, parce que c’est un monstre, c’est certain, mais aussi parce que de ce que j’en ai lu des années précédentes, ce n’est pas le coaster le plus fiable du monde (mais je ne sais pas où en sont les petits gars de Dollywood et de RMC à ce niveau).

VRRooooom…

La file commence aux escaliers du bâtiment de la gare, où un groupe de teenagers cent pourcents féminin discute sur le fait de faire ou non l’attraction, enfin essaie surtout que la plus froussarde du groupe les accompagne plutôt que de rester en retrait. La politesse est de mise parce que les motivées n’insistent pas quand l’autre explique qu’elle préfère rester au sol, et ça devient même une opportunité pour celles qui rident, car elle peut garder les sacs. Si je raconte tout ça (parce que franchement tout le monde s’en fout), c’est pour cette politesse du respect de l’avis de celle qui ne voyage pas avec le groupe (ça aurait été des mecs il y aurait eu des tonnes de moqueries, sans compter les nôtres), mais aussi parce qu’avant d’avancer, une gamine doit encore donner son sac, et demande sans aucune hésitation à N. de le tendre à son amie qui les attendra à la sortie.

Dans un pays où j’ai tendance à penser qu’ils sont tous un peu parano, je ne m’attendais pas à ce genre de geste, déjà parce que moi-même ça ne me serait pas venu à l’esprit de demander à une personne totalement random de passer mon sac à quelqu’un. C’est sûr que N. n’aurait pas pu faire grand-chose avec, et probablement qu’il ne contenait que des affaires de bains ou autre chose sans réelle valeur, mais c’est drôle…

A ce niveau, ce n’est plus du drift (ça fait des drifts les Hot Rod ?)

Après de longues minutes d’attente, à observer le train décoller sur le lift, et revenir et faisant sauter les passagers sur le quadruple down, nous sortons de l’étage intermédiaire pour passer à l’étage de la gare à proprement parler. Nous nous dirigeons vers la fin du train, et les opérations s’arrêtent.

Ouais mais non, ça fout les boules quand même là. Oh.

L’annonce ne se fait pas attendre dans les haut-parleurs de la station, Lightning Rod n’est pas en panne, ils décident simplement de mettre en route le second train.

Alors oui, c’est une bonne idée, puis ça me permet d’observer la manipulation à travers la fenêtre de la gare (ils ferment un volet métallique pour éviter toute présence humaine), mais qui dit nouveau train, dit plusieurs cycles à vide pour test de conformité, et qui dit plusieurs cycles à vide pour test de conformité, dit augmentation du temps d’attente parce qu’il n’est même pas question d’embarquer dans le train qui était déjà en service.

      
Le rideau se ferme, et la voie se baisse

   
Un train sauvage apparaît, et est remonté en gare

C’est tout à fait normal et nécessaire comme procédure, aucun doute là-dessus, mais fallait-il vraiment qu’ils fassent ça alors que nous étions sur le point de faire le ride ?

Tout vient à point à qui sait attendre, et c’est à notre tour de grimper dans le Hot-Rod made by RMC.

De tous les RMC fait durant ce périple, Lightning Rod est le moins confortable que nous ayons fait, mais nous sommes très loin d’une mauvaise attraction. La propulsion du lift commence en réalité juste avant que le train ne soit sur le lfit, les deux bosses au sommet sont passées à vitesse modérée et la drop à la sortie de la deuxième est vertigineuse !

La grosse surprise ne se fait pas attendre car elle se trouve dans l’élément suivant. De loin, ça semble juste être une simple hill avec le train sur son flanc gauche, à nonante degré par rapport au sol. Classique quoi… Sauf que, les génies de chez RMC ont dû se dire « oui, ce banked hill c’est sympa, mais nous pouvons faire mieux », et là il y a un pey qui a proposer de faire hillception, et de mettre une bosse dans une bosse !

Donc, le train monte sur cette imposante structure, se tourne pour avoir tout son flanc gauche vers le sol, passe sur une bosse de la même manière qu’il le fait en étant parallèle au sol, puis sort de de cet élément pour enchaîner avec les nombreux virages et autres éléments désorientant du circuit (et c’est là que le niveau de confort chute) avant de passer sur le secteur le plus attendu : le quadruple down.

Il n’y a pas de quoi tergiverser, le quadruple down c’est purement un enchaînement de quatre gros airtimes qui, au fur et à mesure de la progression, semblent être de plus en plus hors de contrôle.

Le ride se termine sur l’imposant virage visible depuis toute la zone où se situe le coaster, suivi d’une dernière drop dans les freins de fin de parcours.

C’est probablement ce qui m’avait fait aimer les environs d’Apollo’s Chariot, Dollywood à très bien placé Lightning Rod dans sa vallée vers l’extérieur du parc.

Habituellement, les attractions sont plutôt tournées vers le parc, permettant au public de les voir (et à moi de faire des photos). Ici, et c’est valable pour Tennessee Tornado ainsi que Wild Eagle, le coaster nous isole du parc le temps de nous montrer de quoi il est capable. J’apprécie vraiment le concept, même si un peu d’interaction entre les différentes attractions peut apporter de bonnes choses.

Découvrons un peu plus de ce parc en allant vers la suite de notre journée. Nous passons à côté du Raft du parc dans lequel il n’est pas difficile d’identifier l’endroit précis où les passagers vont se prendre une grosse vague en pleine poire (du coup, impossible de faire croire à N. qu’il ne mouille pas). Ensuite nous longeons une grand volière à flanc de montage (il doit y avoir Nathalie Kosciusko Morizet dans cette volière, à moins que ce soit des Pygargues), et arrivons au sommet du parc, dans lequel se cache une pure merveille de vieille technologie. 

   
Avant ça, les riders sont sec, maintenant ils sont foutus

      
C’est comme si Busch Gardens faisait un parc exclusivement sur le thème du Western

Tennessee Tornado est un gros Arrow de nonante-neuf, ce qui est une garantie de seal of quality de confort, non ?

Un tout petit bout du maxi looping, le reste du ride est caché dans les bois

B. et N. ont souffert des genoux (autant N. d’accord vu sa taille supérieure, mais B. ?), moi j’ai sincèrement eu la meilleure expérience sur un Arrow que j’ai pu avoir sur l’entièreté de ma vie de parcfan (et à l’époque, j’arrivais à enchaîner les tours sur le Tornado de Walibi…).

A nouveau, la grosse faiblesse des Arrow ce sont les virages et changement de direction similaires, mais comme ils l’ont construit large (ça fait bizarre de voir un maxi looping au lieu du looping tout petit en hauteur comme à Six Flags Great Adventure), et qu’ils ont été radin en virage (pas de spirale, houraaaa !!), beh c’est pas à chier. Maintenant, c’est clair que les trains ne sont plus du tout à jour, et que la place pour nos gambettes est rikiki.

Afin d’éviter d’envenimer la situation, je rappelle qu’il y en déjà un qui m’appelle Green Lantern, et les deux viennent d’avoir un ride médiocre, je propose de faire de la valeur sûre mais aussi de la nouveauté, notre premier Wing coaster B&M, Wild Eagle (dont j’ai réussi à ne pas prendre de photo du fat aigle à l’entrée, nondidju).

Krraaa Kraaaaaaaa (ce n’est pas du tout le cri d’un aigle sauvage…)

C’était attendu, enfin même connu, nous sommes confrontés à des harnais veste. N’y aurait-il pas moyen de diminuer la tension des enrouleurs des ceintures qui tirent la veste vers l’arrière ? ce n’est vraiment pas agréable en position sit-down…

Je fais mon premier envole sur le siège intérieur, au niveau duquel je redoutais la garde tubulaire mise en place pour éviter que la jambe ne s’approche trop du rail. Je dois être dans les bonnes dimensions, parce qu’elle ne m’a pas du tout gênée.

Avec B&M, c’est difficile de diversifier les avis quand les rides sont bons, parce que comme tout B&M récent et bien entretenu, Wild Eagle c’est un enchaînement d’inversion d’une fluidité et d’une douceur exemplaire, avec une petite spirale en bonus avant de retourner en gare. Le ride n’est effectivement pas bien long, mais suffisant.

Un truc que j’avais noté, et complètement oublié, c’est que dans la station de Wild Eagle ils ont placés du sol matelassé, comme ceux utilisés dans les pleines de jeux récentes. Traditionnellement c’est directement sur du béton, ça m’a surpris, donc je trouvais relevant d’en parler ici (et j’ai pleinement conscience que tout le monde s’en fout, ce qui est… normal). 

En face du grand bleu, il y a un gros vert qui ne passe pas inaperçu vu la distance sur laquelle il s’étend. De l’extérieur il ne s’adresse pas vraiment à nous, mais B. et moi sommes emballés à l’idée de faire FireChaser Express. N. par contre est en mode boudinos et ne veut vraiment nous suivre, mais décide quand même de nous accompagner, probablement dans le but de continuer à nous dire qu’il ne voulait pas faire cette attraction.

   
Il est bien étalé ce Family

Un point que je n’ai pas encore abordé dans mes tirades incessantes, c’est la présence des brumisateurs dans les files. L’idée sur papier est très bien parce qu’effectivement eau plus vent frais ça rafraîchit fort, mais je vois deux petits soucis. Le premier est que tout le monde ne souhaite pas forcément être mouillé (plus une histoire de sensation que le fait d’être légèrement mouillé je pense), et deuxièmement que l’eau est l’ennemie naturelle des crèmes solaire, et que pour survivre j’ai besoin de ma couche protectrice de crème solaire. Et (je sais, ça fait beaucoup de ‘et’) quand les brumisateurs sont placés dans les files, ils sont difficilement évitables…

Je pense qu’une solution facile à mettre en place c’est d’utiliser uniquement les ventilos dans les files d’attente, et réserver les brumisateurs pour les allées comme ça le visiteur à le choix de passer directement devant ou non.

C’est du pinaillage, mais cette discussion s’est tenue pendant que N. faisait du boudinos dans la file de FireChaser Express.

La gare ne ressemble à aucune gare vue jusqu’à présent, car nous passons derrière le train pour embarquer par sa gauche, et la sortie se fait par la droite. Comme le train quitte la gare en marche avant et renvient en marche arrière au pas, il n’y a pas un centimètre de rail derrière le train en stand-by dans la station, c’est vraiment différent de ce que nous avons l’habitude de voir.

FireChaser Express est un très bon Family coaster. Le partie en marche avant est longue avec ce qu’il faut de virages, descendes et bosses, et si vous n’êtes pas attentif à ce qui se passe sur le trajet, il est possible d’avoir l’un ou l’autre petit haut-le-cœur !

La partie dans le hangar fonctionne comme au premier jour (tous les effets opérationnels) et la section marche arrière débute. Celle-ci est beaucoup plus courte que la section marche avant, mais un peu plus vertigineuse, et nous finissons rapidement sur les freins de fin de parcours.

Comme je l’avais dit pour InvadR, FireChaser Express est une très bonne étape pour le développement de l’addiction aux sensations pour les plus jeunes. Il permet de découvrir les propulsions, le trajet en marche arrière, et les haut-le-cœur sur une piste de velours.

Vu que les brumisateurs ne font pas sensations dans notre groupe (B. est le seul à les apprécier à leur juste valeur), un truc facile à faire en vacance lorsqu’il fait chaud, c’est visiter une grotte (à condition qu’il y en ait une dans les environs, cale va de soi). Il n’y a pas de grotte renseignée sur notre plan, mais il y a une mine non loin de notre position.

Ah ce niveau, ce n’est plus des brumisateurs, mais une douche froide en plein air!

Une mine… mystérieuse…

En passant sous la section extérieure de Mystery Mine, nous observons le passage d’un train dessus, et ça n’annonce pas que de la douceur…

      
C’est le mystère de la mine mystérieuse…

La file commence aux pieds d’un escalier qui nous mène directement dans la station, et duquel nous pouvons apercevoir Thunderhead, mais aussi que quelque chose va sortir de terre dans peu de temps à Dollywood.

   
Les photos scoop du voyage, qui n’apportent aucune information sur ce qui se trame à Dollywood (le mystère reste entier)

Nous nous installons dans le train, l’opérateur nous demande si nous sommes sûr de garder nos lunettes (tiens, ça faisait longtemps que nous n’avions pas été sollicités à ce sujet), et notre train est envoyé dans les entrailles de la terre.

Une petite partie dark-ride au ralenti plante le décor, et me permet de me rappeler que les Eurofighters sont globalement pas ma tasse de thé. Je trouve que ces machines vieillissent mal mais surtout vieillissent vites (un peu logique car ils enchaînent train sur train vu leur petite taille). Le train accélère pour une partie speed dans le noir, avant d’attaquer le plus petit lift vertical du monde.

Celui-ci donne sur la partie extérieure, qui comme nous le présagions, n’est pas délicate pour un sous. Encore une petite partie dans le noir, et nous sommes arrêtés devant le deuxième lift vertical du ride. Durant celui-ci, un écran placé en face de nous annonce mauvaise augure (en mauvaise qualité), nous passons le sommet du lift pour une petite surprise, et c’est la chute vers les inversions finales ainsi que les freins ultra puissants de fin de parcours.

Mystery Mine m’a été plus douloureux que Tennesssee Tornado. Je pense que ce qui me pose problème dans cette attraction est un des arguments de ventes des Eurofighters : ils ne prennent pas beaucoup de place. A force de vouloir compresser pour faire un coaster avec un layout hors norme sur une toute petite surface, c’est le confort général de l’attraction qui en paye le prix.

La preuve la plus flagrante est pour moi la première partie en extérieure, qui n’est pas grande, mais qui a été réalisée la plus petite possible. Le horsehoes est un élément classique qui existe et passe toujours sans problème sur les Spinning, mais ici c’est source de claques…

C’est dommage parce que l’idée derrière Mystery Mine est cool, et les deux inversions (bien que violentes elles aussi) sont au minimum originales, mais la brutalité est ce qui marque après un passage dans cette attraction.

Il est temps de faire notre traditionnel split pour que N. et moi puissions faire notre injection de droptower-ium, pendant que B. s’occupe de nous trouver de l’eau.

L’ascension sur ce modèle est originale (décidément, que d’originalité dans ce parc) parce que nous sommes stoppés un instant avant qu’elle ne reprenne, et que nous soyons immédiatement lâchés une fois le sommet atteint.

Lors de notre petite pose en hauteur, nous remarquons le train à vapeur du parc (qui ne fait pas le tour de celui-ci), et que se dégage de sa loco un nuage noir de chez noir. N. et moi en discutons brièvement en terminant par un « ben c’est normal de polluer ici, après tout… America, Fuck Yeah ! » (avec l’intonation appropriée) , ce qui fera bien rire nos voisins de droite, même si je pense qu’ils n’ont pas eu tout le contexte de notre discussion.

Maintenant que nous avons notre fix, nous retrouvons B. qui nous explique l’aventure qu’il vient vivre.

Aux USA, il faut savoir que tous les prix sont affichés sans aucune taxes (dans les commerces, restos, … partout). Selon moi c’est une idée de m****, mais j’imagine que c’est leur manière de vendre des produits identiques à prix différents en fonction des états sans soulever les foules (ce sont les taxes, pas le prix qui change). Donc quand ils te vendent deux bouteilles d’eau pour six dollars, il faut payer six dollars et soixante cents (par exemple).

Nous avions omis ce détail en donnant de la monnaie à B. pendant que nous ridions Drop Line, et lorsqu’il s’est retrouver face au vendeur, celui-ci lui a demander six dollars et quarante cents, qu’il n’avait pas… Un peu désarçonné, je pense qu’il n’a pas instinctivement répondu « ok, je n’ai pas les moyens, je reviendrai » ou quelque chose du genre, mais qu’il s’est retrouvé un peu coincé le temps d’analyser la situation. Aussi court que cet instant fût, c’était nécessaire pour qu’un petit garçon haut comme trois pommes ne lui tendent la main pour lui donner les centimes nécessaires pour pouvoir acheter les bouteilles.

Apprenant cela, N. lui demande s’il peut retrouver le garçonnet pour que nous puissions lui rendre son argent, avec un petit bonus parce que, pour la petite histoire, à Kings Dominion N. a trouvé un billet d’un dollars, et s’était juré de le donné à un petit au hasard, pour lui faire plaisir sans raison, vu que ce dollars ne nous appartenait pas et que nous ne pouvions moralement pas le dépenser pour nos propres achats.

Malheureusement retrouver un petit bout dans un parc d’attraction, aussi rempli de personnes âgées que l’est Dollywood, est une affaire difficile, encore plus si nous n’avions rien pour l’identifier. Comme le veut notre coutume d’amplification exagérative, cette histoire est rapidement devenue celle de B. qui rackette un pauvre enfant pour le dépouiller du peu d’argent qu’il avait pour survivre durant la journée…

Avec cette idée en tête, nous avançons sur notre route qui ultimement nous mènera à notre point d’entrée dans le parc, mais pas sans faire un crochet par Thunderhead.

Je suis vraiment en mode minimum syndical pour les photos aujourd’hui

Dans la file, un visiteur se retourne à un moment donné et commence à discuter en français avec nous. Il s’avère que c’est un américain qui a choisi le français en seconde langue, que ça fait un an qu’il n’a plus cours par manque d’élève, mais qui profite de toutes occasions pour entretenir ses connaissances. Je ne sais pas si ses occasions sont nombreuses, mais toujours est-il que son niveau était impressionnant, bien que je m’estime bon en anglais, je ne pense pas avoir le même niveau que lui, surtout en tenant compte qu’il n’apprend plus depuis un an !

Bon le petit détail qui a son importance dans l’histoire, c’est qu’il est en école privée… Cela doit expliquer pas mal de choses.

Sinon ouais, Thunderhead c’est le Apocalypse The Ride du coin, mais – et c’est important – en moins douloureux. En fait, les forces latérales sont tellement fortes sur les Wooden GCI, que je passe plus de temps à stress pour mon smartphone (de peur qu’il ne soit plié/écrasé soit entre moi et le siège, soit entre moi et la lapbar) au lieu de profiter du ride.

Mais le fait qu’il m’ait été moins pénible qu’Apocalypse The Ride est déjà une très bonne chose pour moi.

Avant d’entamer nos rerides, nous établissons notre camp de base dans le dîner en face de Lightning Rod (peut-être parce que c’est notre prochain ride ?), où nous retrouvons le même principe qu’à Kings Dominion, c’est-à-dire que nous achetons chacun une base viande, fromage et pain de burger, et que nous ajoutons nous-même notre verdure.

Ornement dans une allée

Il y aussi la machine magique à boisson que nous avions vu au Burger King de Culpeper, mais comme il y a du monde, pas question de faire une séance dégustation en goûtant à tous les parfums possibles. C’était pourtant une envie commune…

En plus du burger, nous avons un paquet de cheese fries avec haricots… c’est spécial, pas mauvais, mais je n’en prendrai pas deux fois… C’est plutôt écœurant sur la fin, et faut admettre que ça goûte un peu la crise cardiaque.

C’est lors de cette pose ravitaillement que nous aurons cette pensée pour les seniors qui effectuent des boulots ingrats.

Rassasiés, nous retournons sur Lightning Rod, enfin, c’est ce qui est prévu… parce que le bougre en décide autrement et s’auto déclare en panne. Comme nous l’avons déjà fait dans de bonnes conditions et qu’il est encore tôt, nous quittons rapidement la gare pour passer à autre chose, et revenir si le cœur nous en dit.

   
Ce sont les petits gars de Las Vegas Mécano qui devraient aimer

Quand je disais Gériatrique park… et c’est la file pour Lightning Rod ! Respect

La seule redite que nous souhaitons faire dans le fond du parc c’est Wild Eagle. Cette fois-ci je test le siège extérieur du wagon, et force est de constater que la délicatesse légendaire des B&M n’est plus totalement au rendez-vous en cette position. Ce n’est pas dramatique, mais à choisir je préfère l’intérieur sur ce modèle.

Très bon t-shirt à la sortie de Wild Eagle

En redescendant vers Lightning Rod, nous passons devant Blazing Fury qui est hors service (dommage, cet ancêtre m’intéressait), et je souhaite si possible rajouter Mountain Slidewinder à ma liste des trucs faits sur place.

Nathalie ?

Ils ont un jeu de simulation de chercher d’or !

Sur la route de ce dernier, nous tombons par chance sur Barn Stormer un peu par hasard (je pensais que c’était à Silver Dollar City), que j’impose à faire parce que les Screamin’ Swing de S&S, c’est de la bombe de balle. Alors du côté de B. et N. ça boudinos sévère parce que « buuuh c’est comme un bateau pirate, ça n’apporte rien, blablabla » bref, ça me saoul un peu et à ce moment, s’ils ne veulent pas faire l’attraction, je ne les empêche pas de quitter la file et de m’attendre dehors, mais ne me gâchez pas mon plaisir…

Depuis Sky Hawk et MaxAir à Cedar Point, les Screamin’ Swing et les (Giant) Frisbee (et analogue) sont mes péchés mignons des parcs. De plus, comme ils ne courent pas autant les rues que les tours de chute libre, le fait d’avoir l’occasion d’en rider un se savoure plus que le reste.

Ce sont des attractions finalement très basiques, je veux dire, Barn Stormer ce n’est qu’une balançoire aux hormones dans les faits, mais ce sont des attractions à force pure. Si je grimpe dedans, ce n’est pas pour l’originalité, mais pour me sentir écrasé et/ou éjecté, et retrouver à coup sur cette sensation du haut-le-cœur.

De grosses balançoires je vous dis

Les jeux sont faits pour Mountain Slidewinder, parce qu’il est fermé pour rénovation saisonnière. C’est aussi simple que ça, pas de quoi discuter, nous pouvons reprendre notre route vers Lightning Rod.

Il se passe des miracles à Dollywood : les handicapés en chaise retrouvent l’utilisation de leurs jambes s’ils prennent le chemin de droite ! (mes sincères excuses si cette remarque offense quelqu’un)

Ce coup-ci, nous squattons les premiers rangs, et c’est une grosse amélioration point de vue confort de l’attraction. Le prix à en payer, c’est une diminution des airtimes lors du quadruple down. Tiens, ça me rappelle notre étude scientifique sur Griffon… Cela voudrait dire qu’il faut rider au milieu du train si le temps ne nous permet pas de faire deux rides ?

      
Des voitures (versions originales apparemment) qui jalonnent noter chemin, et enfin l’image de notre hôtesse du jour

Nous avons eu notre dose pour la journée, le parc ferme de toute façon dans peu de temps, et notre nouvel hôtel a un petit quelque chose que nous attendons depuis longtemps, surtout maintenant qu’il fait magnifique durant les journées : une piscine !

Une piscine d’hôtel a beau être petite, et à température légèrement trop élevée dans notre cas, cela ne nous empêche pas d’y passer deux petites heures pour nous relaxer de toute la fatigue accumulée du voyage…

Le soir, nous nous trouvons une petite pizzeria non loin de l’hôtel, J.Del’s Pizza, qui semble complètement déserte, mais est toujours ouverte (elle doit survivre avec les livraisons). Nous sommes les seuls à manger sur place, et le patron vient discuter avec nous en plus de gérer nos commandes. Bien que nous ayons déjà payé (ce qui n’empêche évidemment pas de laisser un tips par la suite), le patron nous offre une spécialité dont le nom ne nous dit rien… Nous acceptons, pourquoi refuser de la nourriture gratuite, et quand il revient avec une assiette, quel plaisir de voir que ce qu’il nous offre, ce sont des croustillons (ou beignets) avec du sucre impalpable. J’adore les croustillons, et ça faisait des lustres que je n’en avais plus mangé. Quel bonheur !!

La discussion continue et nos pizzas (gigantesques) arrivent, et nous sommes déjà au bout de nos vies vu que comme des débilos, nous nous sommes goinfrés de cacahuètes et noix de cajou entre la piscine et le resto (qui n’était pas prévu à la base).

Le patron revient un peu discuter, et nous annonce qu’après le repas, il nous réserve un morceau de cheesecake typique de New York (d’où il vient) qui vaut vraiment le détour. Je crois que ce gars savait lire dans mon esprit au niveau de la carte des desserts, parce que le cheesecake, c’est comme les beignets, je raffole de ça. 

Arrivés à la moitié de nos pizzas (B. et N. me mettent la honte parce qu’ils mangent tous deux une part en plus pour bien montrer qu’ils ont passé la moitié), nous sommes plein, et demandons un doggy-bag pour le reste de pizza, ça fera un excellent petit déjeuner demain matin.

Comme prévu, il nous apporte de le cheesecake qui est une pure tuerie, et nous terminons notre petite discussion.

Vous n’aurez certainement pas la même soirée que nous en vous y rendant, mais je recommande cette pizzeria. Les prix sont corrects, les pizzas sont bonnes (je conseil d’enlever la saucisse, ça ne marche pas sur une pizza), et nous n’avons pas dû attendre deux siècles entre notre commande et l’arrivée de nos assiettes.

Il y a probablement meilleure adresse dans les parages, mais si vous avez la flemme de chercher, ce petit resto italien peut vous dépanner et vous épargner un énième burger.


Dollywood est également un très joli parc, mais que je mettrai en position inférieure à Busch Gradens Williamsburg au niveau thématisation. Ma raison est que j’ai le sentiment de n’avoir été que dans une seule et énorme zone, celle du Far West, ou plutôt de la country. Bon ce n’est pas non plus une grosse surprise vu la patronne des lieux, et l’endroit du lieu.

La répartition des attractions, comme abordé plus haut, est intéressante car certains coaster ont leur propre domaine ‘hors parc’, et d’autres s’affichent avec fière allure au public.

Le line-up est un peu confus. Comme le disait le patron de la pizzeria, ils n’ont pas vraiment identifié leur public cible, et le parc manque d’attraction dans le domaine familiale (à l’exception de FireChaser Express). De mon point de vue, il n’y a pas non plus tant que ça pour les « adultes », même si je crois qu’ils comptent beaucoup sur les spectacles pour drainer les personnes plus âgées.

Heureusement, si la Country est grosso modo le thème principal du parc, nous n’avons pas une seule fois entendu de musique country. Et si c’était le cas, cela ne nous a pas marqué (c’est loin d’être un style musical que j’apprécie).

Léger regret de ne pas avoir pu faire tout ce que je souhaitais, mais ce sont les aléas que nous ne gérons pas, et ma déception n’est pas aussi forte que pour Volcano : The Blast Coaster.

Je retournerai plus facilement à Dollywood qu’à Hersheypark, encore faut-il voir les ajouts à venir, mais peut-être en combinant avec le parc aquatique plutôt que faire une journée pleine dans le parc principal (chose qui peut aussi être réalisé à Hersheypark).

Oh et petite déception de ne pas avoir croisé Dolly et ses énormes… poumons…
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #32 le: 27 septembre 2018, 19:40:28 »
Jour 15 – Les rois du shopping à l’outlet de Charlotte

Nous sommes tributaires des jours d’ouverture des parcs, étant donné que nous ne sommes qu’en début de saison, et en dehors de Six Flags Magic Mountain, les parcs n’ouvrent « que » les jeudis, vendredis et week-ends (c’est quand même quatre jours sur sept).

Du coup, nous avons une petite journée détente devant nous, avec un petit quatre heures de routes et un après-midi de shopping dans un outlet store au sud de Charlotte. De plus, nous nous rapprochons de notre destination du lendemain, joli combo.

Pas grand-chose à raconter de cette journée, si ce n’est la rencontre de la plus jolie jeune femme que nous ayons vu du voyage, en la personne de la vendeuse d’un magasin de jeux/jouets Go ! Games and Toys (à nouveau si vous me lisez, le compliment est offert et sincère).
B. et N. ont fait leur journée en faisant quelques achats, moi c’était à la vue de cette vendeuse…

Et une petite pluie pour commencer la nuit
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #33 le: 01 octobre 2018, 11:37:53 »
Jour 16 – Carowinds (…c’est mou du genou…)

Un nouveau jour, un nouveau parc. Si nous avons commencé ce trip avec un duo Six Flags, nous allons le refermer sur un trio Cedar Fair. Mais il est encore trop tôt que pour parler de fin de voyage, savourons notre journée à Carowinds d’abord.

Trois attractions m’ont fait retenir ce parc. Et je dis bien attractions et non coaster. Bon ok d’accord, deux sur trois sont les coasters Fury 325 et … Nighthawk. Pour la troisième, il s’agit ni plus ni moins d’un manège forain, donc pas hyper original, que je ne retrouve plus sur les champs de la Foire du Midi : Electro-Spin, un top scan de Mondial.

Ça fait des années que je rêve de tester cette machine à retourner le bide, mais jamais vraiment eu l’occasion (depuis que je suis un parcfan assumé), je ne raterai pas celle-ci.

Comme ce fût le cas pour tous les parcs à l’exception de Six Flags Great Adventure, le parc s’annonce rempli, principalement par des cars entiers de groupes d’adolescent(e)s issu(e)s de sectes sataniques de quelconque horizon. Jusqu’ici, sauf pour Six Flags Magic Mountain où nous n’avons pas laissé « la chance » nous guider, nous nous en sommes bien tiré dans de telles situations, pas de quoi stresser.

Lequel est le plus menaçant, le ciel ou Fury 325 ?

C’est donc détente que nous franchissons détecteurs et tourniquets, passant tantôt par la Caroline du nord, tantôt par celle du sud étant donné que le parc se trouve pile-poil sur la frontière entre ces deux états (une stèle l’illustre sur la place devant l’entrée).

Notre premier stop est le traditionnel passage par les waters, à croire que la voiture a un effet diurétique sur certaines personnes (juste un petit trente minute de route ce matin). Chacun son truc, hein.

Je ne vous la ferai pas, d’office que nous commençons recta par Fury 325. Déjà bien observé depuis les parkings, le duo de couleurs et les trains sont magnifiques ! De plus, comme vous avez certainement déjà vu cette fameuse photo, les ingés chez B&M se sont fait un petit plaisir (c’est la légende qui le dit) avec la section qui fait effet de demi-tour, qui, prise sou le bon angle de vue a la forme d’une clé de sol (mais nous ne le verrons qu’à la sortie, et pas du meilleur point de vue).

Je me demande ce que cache cet arbre…

… un gros lift, une grosse zone de freins, et plein d’adeptes de la secte des t-shirts fluos

La file ne se constitue que d’une section de zigzag avant les escaliers, les trains se suivent, ça ne devrait pas prendre beaucoup de temps. Il y a cependant une zone dans la file qui semble interminable, sur la ligne droite avant les escaliers, qui longe le début du lift. A cet endroit, se trouve le moteur du lift, et ce dernier (je ne sais pas si c’est le seul du genre, je ne pense pas) monte dans les tours dans que le train est pleinement engagé sur le lift.

Qui dit moteur qui monte dans les tours, dit maxi bruit, et quand tu es juste en contre-bas lors de ce changement de régime, tes oreilles saignent… des litres…

Les tympans percés, nous arrivons sur le quais et nous nous installons dans la minute qui suit pour notre premier tour sur Fury.

J’avais abordé la question à la fin du TR sur Hersheypark, et ici elle va vraiment nous suivre toute la journée : est-ce que l’abus du coaster peut nuire aux coasters ? (ndlr: j'ai eu ma réponse, plus besoin de philosopher dessus ;) )

Fury 325 a tout pour être une tuerie, la hauteur, la vitesse, l’esthétique, mais pour nous la sauce ne prend pas. Une fois de plus, c’est comme s’ils avaient fait les énormes bosses une vingtaine de centimètres trop hauts et que tout ce que nous récupérons comme sensation ce sont des Floaters.

Est-ce nous où le monde des Hyper B&M a subit un take-over par Silver Star qui interdit à tout nouvel Hyper de faire mieux que du Floater, et que Shambhala est le dernier à avoir su s’échapper de ce règne de terreur ?

Je comprends l’envie des parcs de faire des attractions imposantes accessibles au plus grand nombre, mais à force je trouve ça vexant…

A nouveau, tout ceci dépend de la réponse à la question qui me hante depuis ma première visite à Six Flags Great Adventure (circa 2006).

Fury 325 n’est donc pas la machine à airtime que j’espérais (pour la section avec bosses), mais le circuit est cool, surtout le demi-tour avec cette petite banked hill (je ne sais pas si ça porte un nom) avant de replonger sous l’allée menant les visiteurs des parkings à l’entrée du parc. MAIS, il est déjà victime d’une malédiction d’un fléau que nous connaissons tous (quand je parlais de sectes sataniques). Habituellement, ce fléau s’abat sur les machines anciennes, lorsque trop grande vitesse = trop de vibration désagréable pour les passagers.

Oui, vous avez le nom du coupable sur le bout de la langue.

Rien que de penser à prononcer son nom vous vous dites « oh non, m**** alors ».

Ce sont… les TRIMS !

Ici c’est un trim qui me fout la rage au ventre. La bonne nouvelle, c’est qu’il est magnétique, donc pas aussi franc que les trims mécanique usuels. Mais il est placé juste dans la montée d’une bosse qui devait rêver à sa conception de produire un bon gros ejector…

S’il y avait eu un point photo juste avant que je ne vois ce trim, et juste après, fort à parier que j’étais plutôt sourire sur la première, mais que je devais tirer une de ses gueule sur la seconde.

Nous passons en coup de vent devant Hurler, qui me semble familier, bien que je ne sois jamais venu ici. Rapidement les liens se font, et ce sentiment est légitime, parce que c’est la copie conforme de qui est devenu (et dieu merci pour ça) Twisted Timbers aujourd’hui. Il n’est pas impossible que nous y jetions un œil dans la suite de la journée.

Historiquement parlant, c’est cool d’avoir accès à ce qu’était Twisted Timbers, mais ça s’arrête à ce contexte… ou peut-être que non…

Passer à côté de truc semble être notre nouveau truc, parce que nous croisons Carolina Cyclone est son nuancier de couleurs, mais aujourd’hui est jour de bonté et de douceur : je ne compte pas monter dedans, j’ai eu ma dose de vieux trucs douloureux, et je ne l’imposerai ainsi à personne.

C’est fou qu’il n’y ait même pas un filet entre la corkscrew et l’allée !

Non, moi ce que je veux imposer à celui/ceux qui veulent me suivre, c’est Electro-Spin qui se situe au fond du parc, à la lisière du parc aquatique qui s’étend juste derrière.

Aaaah ! Un Boomerang sauvage apparaît ! L’esquive est super effective

Pour arriver jusqu’à destination, nous franchissons une ligne jaune peinte au sol, sur laquelle il est indiqué « pas d’alcool à partir de ce point ». Du coup, question : est-ce la proximité du parc aquatique qui veut ça ? Comme quoi c’est tolérable d’être turbo débranle dans le parc, mais hors de question de l’être dans le parc aquatique ? Le parc doit avoir ses raisons, et comme nous sommes sobres et allons le rester, cela ne s’applique pas à nous.

N. ne connaissait pas le Top Scan, mais est directement emballé de le faire. B. sais ce que c’est, et ce n’est même pas la peine d’espérer le voir monter là-dedans. Pas de problème, un petit split le temps de trois cycles, et nous pourrons poursuivre nos pérégrinations à trois.

Il est bien là, il fonctionne, et nous allons le faire !!

Electro-spin, et tous ses clones par déduction, est une tuerie combinée à une machine à fou rire. Le mouvement de base est simple, un balancement d’avant en arrière, mais quand l’axe de balancement change radicalement d’orientation, nous sommes retournés dans des mouvements qui n’ont plus aucun sens logique. J’avais connu le même genre de sentiment sur les Move-it 32 de la Foire du Midi (être retourné lentement dans n’importe quel sens), et j’ai pris un gros gros pied en retrouvant ces sensations ici. Un must à (re)découvrir.

Au loin nous apercevons qu’un des  Vekoma du parc tourne enfin. Non, ben non, je ne parle pas du Boomerang (Flying Cobras) juste devant nos yeux, mais d’une pièce unique qui motivait cette visite.

Nighthawk, c’est toujours son nom, est le premier Flying coaster à grosse échelle (ouais, il existe un truc obscure aux UK, mais c’est du single rider uniquement), du coup c’est un incontournable.

En plus, il a revêtu son plus bel apparat, avec sa peinture qui semble toute fraîche

Je suis pleinement conscient que prototype + Vekoma n’est pas toujours le meilleur cocktail (… the El Condor de Walibi Holland… Brrrrrrr), mais tant que j’ai pas testé, rien ne me dit que je ne passe pas à côté de quelque chose de bien (alors que souvent mon instinct me préviens sans vraiment m’en empêcher).   

Le panneau à l’entrée de la file indique deux heures à partir de ce point, ce qui n’est pas des meilleurs signes. Nous nous engouffrons quand même dedans, découvrant un peu mieux le layout que… je connais par cœur d’avoir bavé devant ce coaster lorsque la rumeur d’en voir un arriver à Walibi Belgium était (encore une fois ?) apparue sur la toile (ça remonte à… oh je sais plus, entre quinze et vingt ans).

   
Depuis la file, le layout se révèle à nous

La file se présente devant nous, et semble même avancer au rythme du passage des deux trains dans le loop qui se trouve à notre gauche. Sauf qu’à un moment, la file continue à avancer, mais ce n’est plus au rythme des trains, parce que les trains, bah ils bougent plus… Ce qui nous fait avancer, ce sont les groupes d’ados qui évacuent les uns après les autres.

C’est exact, voir c’était à prévoir, Nighthawk vient de tomber en panne.

Bien que l’expérience nous ait appris qu’il n’y a aucun mal à abandonner dans de telles situations, et qu’il est « toujours » possible de revenir plus tard, nous restons dans la file, à observer l’étendue d’eau au-dessus de laquelle sont supposés voler les trains, et constater que les gens restent ges gens, et les porcs restent des porcs…

Je ne sais plus le point de départ de la discussion, mais à un moment donné nous, ou plutôt je me suis retrouvé avec les deux gars devant nous, dont le plus jeune (facilement la vingtaine) semblait vachement enthousiaste à la vue de la réouverture de l’attraction. Et pour cause, il s’agissait d’un duo de parcfans venus de Floride !

Nous avons échangés quelques avis, comme quoi j’étais un peu déçu de Fury 325, que Taron est une tuerie, et surtout que Skyrush possède les pirs lapbars du monde (renommé Skycrush à l’occasion. Le cas des Dueling Dragons à également été abordé, et je leur ai suggéré de test Shambhala pour qu’ils voient ce qu’est – selon mon vécu – un vrai Hyper B&M.

Pour une fois, ils connaissaient la Belgique (attention, ils ont fait un jour sur Bruxelles et Bruges), mais aussi Amsterdam, pour les raisons aussi évidentes qu’elles puissent l’être (le père racontait qu’il avait visité la maison d’Anne Franck après s’être chargé la tronche de space cake, et que c’était pas une de ses meilleures idées…)

Arrivés sur le quai, l’opérateur en charge de nous assigner nos rangées split notre néo groupe, et les parcfans Floridiens sont dirigés vers le bout de train, alors que nous sommes envoyés vers l’avant. Nous nous recroiserons probablement au détour d’une autre file d’attente.

Dans notre nouvelle zone de stand-by, nous avons l’occasion de voir la « nouvelle » technique utilisée pour faire passer les trains de position assise à la position Flying, et vice versa. Quelle usine à gaz, m’étonne pas que le ride soit tombé en panne, ou plutôt, je suis surpris qu’il fonctionne sur d’aussi longues périodes.

En dessous de la pièce jaune, il y a un gros piston, et les roues sur l’axe transversal des sièges se logent dans la partie supérieure de la pièce jaune. Celle-ci rentre complètement dans le sol lorsqu’ils abaissent les sièges avant dispatch


Installés dans notre wagon, la première constatation est que le design des vestes des Flyings B&M a fait un bon bout de chemin de son côté et ne ressemble pas à celui de Vekoma (ici, il faut fermer les parties gauche et droites un peu comme la sécurité papillon sur ). Ensuite, toujours en comparaison avec ce que fait B&M, la transition Sit-Down vers Flying est bien plus brutale, et honnêtement, la position allongée sur le dos n’est pas des plus confort (mais avec le temps – sur les freins de fin de parcours – il est possible de trouver ses marques et d’être un peu plus à l’aise).

Autre petit souci d’être sur le dos, s’il fait suffisamment beau, le soleil aveugle complètement sur la durée du lift, et ne donne pas envie d’ouvrir les yeux sur le parcours dans les overbanked turns ou dans les partie sur le dos.

Avec tous ces défauts, ce coaster doit-être un enfer, non ?

Pas vraiment en réalité. Pour un vieux Vekoma il n’est pas si violent que ça, les changements d’orientation (ventre vers le sol ou ventre vers le ciel) sont nerveux sans être brutaux, le loop est intense (similaire au Pretzel, mais inversé) mais j’y ai senti de légères douleurs dans la poitrine à chaque passage (pas insurmontable), et les vrille sur le dos, mais tournées vers l’intérieur, c’est ultra étrange !

Nighthawk n’a pas la qualité reconnue des Flying B&M, mais c’est une pièce historique qui mérite pleinement d’être testée.

Pour une fois, je trouve que l’enchaînement banked turn into corkscrew n’est pas trop mal dessiné

Maintenant que nous avons fait le grand turquoise et vert, le gros jaune et bleu étrange, nous nous devons de faire le grand tout rouge. Et oui, Carowinds est un de ces parcs avec deux Hypers, pour une double dose de plaisir… ou de déception. Un bon First Row de derrière les fagots nous fixera rapidement sur la question au sujet d’Intimidator.

Parce que nous à Carowinds, nous aimons les gros lifts

Et les gros ventilos !

L’ennui de la Front Row, c’est qu’il nous est impossible de ne pas anticiper la déception en voyant ces affreuses choses qui ont ruinée les chances d’ejector sur Fury 325 : les trims.

C’est exactement la même limonade que sur Fury 325, il y a ce qu’il faut pour qu’il envoie du steak, mais la présence, et utilisation des trims fait qu’il se limite à de simple floater qui font dire que les gaussiennes ont été calculées avec une quinzaine de centimètre en trop…

Après, pour ceux qui n’ont pas besoin de plus, Fury 325 et Intimidator sont deux tueries incontestables. Et j’espère qu’il y a des visiteurs qui apprécient ces rides pour ce qu’ils sont (vu leur succès, mes espoirs ne sont pas vains).

Les coasters moux du genou ça commence un peu à nous agacer, encore plus quand ils pourraient facilement ne pas l’être, et il y a un style qui ne nous a pas encore abandonné point de vue sensations : les Inverted.

Huhuhu, non ce n’est pas celui-là, mais je pense qu’il n’est pas mauvais dans sa catégorie

Lucky us, le parc possède Afterburn, un Inverted custom de B&M avec un Batwing (ce qui est plus que rare sur ce type de coaster).

Nous passons devant l’énorme logo du ride avec un gros n’avion, et contournons le bâtiment à la recherche de l’entrée de la file d’attente.

Sérieusement, c’est évident que l’entrée est là, juste à gauche…

Bon, pas de file sur le côté droit, regardons derrière au cas où, mais vu que nous sommes au bout du parc, ce serait vraiment étrange… rien, non plus… il nous reste le flanc gauche et… le chemin qui était droit devant nous.

Ah, il y a bien les barrières typiques des files sur ce côté, et si nous les suivons nous arrivons vers… le chemin d’où nous sommes arrivés. Quelle bande de truffe nous sommes.

Ouf, pas grand monde dans la file pour être témoins de notre bêtise, ce qui est aussi synonyme de ride quasi immédiat.

   
Tirons profit de notre bêtise, et immortalisons la bête

Ce n’est pas la première fois que nous assistons à la scène, mais je suis certain que c’est arrivé dans Afterburn, les employés qui contrôlent la taille d’un visiteur avant de le laisser monter ou non dans l’attraction. Lors de ma première visite à Six Flags Magic Mountain, j’avais été un peu refroidi de voir qu’un employé laissait passer un(e) gamin(e) qui était clairement en dessous de la taille requise (pas vingt centimètres non plus) pour Colossus. Ici le visiteur en herbe avait la taille requise, mais nous avions assisté dans un précédent parc à un refus, ce qui avait « dégouté » N., mais qui m’avait « satisfait ».

Ne vous y trompez pas, je n’ai pas de plaisir à voir un enfant se faire refuser une attraction après avoir fait de la file « juste » parce qu’il est trop petit. Déjà quelle idée foireuse de faire ce contrôle en fin de file et non en début (maintenant beaucoup de parc installent les machines qui distribuent des bracelets de couleur en fonction de la taille, plus facile et rapide à contrôler), mais aussi en tant que parent devoir refuser à sa place, puis surtout devoir gérer son enfant qui doit être en grosse déception, ça doit vraiment être pas cool.

Ce qui me satisfait ici, c’est simplement que cette restriction de taille est une consigne de sécurité, ni plus ni moins. Les parents qui font le forcing et s’énervent sur les opérateurs, qui oui jouent les buzz-kill, mais ne font que leur boulot, parce que leur bambin ne respecte pas les critères de sécurité sont des pourritures qu’il faudrait remettre en place avec menace d’expulsion du parc s’il n’y a que ça qui leur fait comprendre…

Les opérateurs ne prennent pas plaisir à « gâcher » les journées des enfants, et si l’adage veut que le client est roi, cela ne l’autorise pas à être con.

‘fin bref, revenons à nos fins de file d’attente et nos loopings.

Afterburn est une bonne machine, ni trop longue, ni trop courte. J’ai juste été surpris, et pas de la bonne manière, par le dernier Flat Spin avant la courte spirale qui termine dans les freins de fin de parcours. Difficile de dire quelque chose de plus dessus en fait, parce qu’en dehors de la présence du Batwing, le reste est « classique » et pas évident à mettre en mot. Pour ceux qui ont eu la chance comme moi de le tester, c’est comme un mini Montu.

Continuer après un coaster difficilement explicable par écrit, rien de tel qu’une pause miam. Nous n’avions rien repéré sur nos trajets, ce qui fait que le premier shop sur lequel nous tombons sera celui où nous graillerons.

Pas de bol, nous sommes tombés sur Chick-Fil-A, et ce n’était vraiment pas terrible. Ok les autres parcs c’était burger sur burger (avec du pimp burger de temps en temps), mais là c’était vraiment rikiki, c’était fade…. c’était le low-end du fast-food.

Au moins nous sommes fixés et nos estomacs sont remplis pour la suite. Comme avec nos mini burgers poulet nous avons des maxi boissons, le truc c’est de faire un peu de file pour pouvoir terminer nos boissons tranquillement. Boo Blaster on Boo Hill fera très bien l’affaire, puis faire « pew, pew, pew » c’est rigolo.

Non mais je l’ai vue sur Immoweb, l’intérieur laisse un peu à désirer

Ce que nous ne savions pas c’est  que Boo Blaster on Boo Hill c’est du low tech « pew, pew, pew » avec du laser vert à la sortie du gun, et que c’est plus efficace de rester le doigt enfoncé sur la gâchette, plutôt que de tirer tous les coups… Ce n’était pas une cool séance de « pew, pew, pew », je vous le dis…

Si les Hypers vont par deux à Carowinds, c’est aussi le cas pour les rides où qu’est-ce qu’il faut tout dégommer. Le deuxième exemplaire se trouve être une licence de jeux-vidéo (dont j’ai retourné l’entièreté du premier opus… plusieurs fois…) : Plants vs. Zombies™ Garden Warfare 3Z Arena.

Je ne vois pas la 3D, mais la 3Z ?!

Après cinq minutes à attendre derrière la porte de notre rangée, le temps que la séance précédente se termine et que la file gonfle un peu, et il nous est demandé de chevaucher notre monture en choisissant notre camp. En carence de léguminides, nous prendrons part au combat du côté des plantes.

Installés sur nos sièges / poney sans tête (l’intérêt de ce type de siège ?), une voix d’opératrice nous annonce à haut volume que la 3D, faut pas compter dessus… Ha, vous l’avez mauvaise vous tous qui pouvez voir la 3D, hein !? Bienvenus dans mon monde les gars.

Les lumières se coupent, un rapide récapitulatif des règles nous est présenté, et BLAM, c’est la guerre. L’ennui c’est que la première guerre qui commence, c’est celle entre l’endroit visé avec le gun, et de trouver où sur l’écran se trouve le hit (avec son numéro dedans). Au dernier rang, ce n’est pas pratique car tout petit, mais aussi parce que les guns tirent n’importe où ! Heureusement le shift est constant, mais ça montre un peu la limite de la technologie, ou peut-être le manque d’entretien de l’attraction (ça doit se calibrer ce genre de truc).

Malgré ça, j’ai bien trippé sur ce jeu interactif. Et pour les sièges bizarres, quand un gros Zombie vous fonce dessus, celui-ci se cabre et vous êtes K.O. pendant quelques secondes, avant de recommencer les « pew, pew, pew ». En plus, pour une fois j’ai réussi à faire péter les scores, bien qu’à la fin du match je ne serai que deuxième :C et que le système qui devait mettre en valeur les trois meilleurs joueurs ne fonctionnait pas :C

Mon petit moment de victoire ;_;

Pour une fois que je gère un peu, je vais devoir me la jouer humble par manque d’entretien de technologie… FUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU…..

Consolation, un gamin en sortant m’a tendu la main après la partie pour faire genre GG, et même si son pote m’a dit « nan, ne lui sert pas la main, il était dans l’autre équipe », je ne me suis pas privé… Mes deux secondes de gloire T_T

Traditionnellement, nous en arrivons à notre phase de reride des attractions avant de quitter le parc. Nous ne pouvons déroger à la tradition, mais ici nous y ajoutons un twist en ajoutant des attractions que nous ne voulions pas forcément faire, mais que tant qu’à passer à côté de, autant y jeter un œil.

Tout d’abord, c’est un nouveau run d’Intimidator en queue de train, qui se soldera par un ride similaire au premier, la vue et le vent en moins fatalement. Satané trims !

Ensuite, c’est au tour de Nighthawk de passer par la case deuxième tour. Bon pas moyen de vous dire si le changement de place dans le train influence quelque chose dans le ressenti du ride, nous avons été contraints de retourner exactement au même wagon. Si le loop est resté un brin douloureux pour moi, je pense avoir tiré ma leçon pour le positionnement dans le train (que j’ai totalement perdue à ce jour) pour avoir moins de gêne dans les zones sur le dos, et surtout dans les deux Corkscrew.

En fait, oubliez la Remarque sur la peinture, il est plutôt cracra à certains endroits

Première pause pour tester quelque chose de nouveau, et je ne m’attendais pas du tout à ce que N. nous suive là-dessus. Carowinds possède lui aussi un exemplaire de coaster en voie d’extinction, les Stand-Up. Vortex est je pense le deuxième Stand-Up coaster jamais fait, et date quand même de nonante-deux… Ce qui annonce de la douleur, soyons francs.

En faisant Green Lantern à Six Flags Great Adventure, je disais qu’il faudrait couper le ride en deux pour que la dose de douleur soit divisée par deux, et que le ride repasse sous le seuil de tolérable/acceptable pour la plupart des gens. Bingo, Vortex est tout petit, ça devrait le faire.

Oh que je me suis trompé.

C’est un concentré de douleur en taille réduite…

C’est tout…

Un petit aperçu de douleur

Et je remercie N. d’être venu avec nous alors qu’il savait dans quoi il allait, et qu’il avait officialisé son mépris pour cette catégorie de coaster.

Du coup, restons dans un monde de douleur et souffrance, et allons voir le tas de bois non loin de Fury 325.

Un-twisted Timbers, enfin appelons-le par son nom, Hurler porte superbement bien son nom pour les francophones. Et je lui ajouterais bien le sous-nom de douleur. J’exagère un peu, les trains sont capitonnés de gros coussins dans tous les sens, ce qui je pense amorti beaucoup des vibrations, ce qui évite qu’Hurler ne soit une réelle machine de torture.

Elle n’était pas encore arrivée, et il n’était pas imaginable de la manquer, c’est la séance tour de chute libre. Si habituellement le split entre N. et moi d’un côté, et B. de l’autre se fait sans discussion, ici nous avons un peu essayer de chauffer B. pour qu’il nous accompagne parce que la tour Drop Tower est toute petite (mesuré par des gamines dans la file, douze secondes depuis le début de l’ascension jusqu’au retour au niveau du sol).

B. restera sur terre ferme finalement, le temps d’une panne expresse et de notre cycle. Avec nous, il y a un black et sa copine, qui lui a mieux joué son coup pour convaincre la nana de grimper avec lui alors qu’elle ne veut pas. C’est ce qu’il croyait parce qu’elle s’est assise et a fermé sa sécurité, mais lors du contrôle elle demande d’être libérée, délivrée, parce qu’elle ne supporte pas l’idée de faire l’attraction.
Ah, de peu…

La contre plongée, rendre impressionnant les plus petits à moindre frais

Encore trois sessions de rerun, à commencer avec Fury 325 pour lequel je note que c’est toujours mou, mais que le quota de floater/airtime non-ejector est plus important que ce que j’en avais tiré la première fois (c’est comme le vin, il se bonifie avec le temps, et moi je suis moins chieur… nan ça c’est de la fiction). Oh et puis, c’était l’occasion de voir une des plus jolies opératrices que nous avons eu la chance de croiser lors du trip (Lindsey, si tu parles français et que tu me lis…comment ça probabilités négatives !?).

Je ne peux passer sous silence le comportement de deux adultes responsables de groupes d’enfants/ados (donc en leur présence, où la première bien avancée dans la file fait signe à l’autre qui vient de rentrer dans la file de venir les rejoindre. La deuxième refuse d’abord, mais l’autre insiste, et comme si de rien était, la deuxième accompagnée de sa quinzaine de gosses coupent sans gêne la file parce que « nous sommes un peu du même groupe, vous comprenez ». Je regrette vraiment de ne pas avoir applaudi de manière sarcastique et d’avoir félicité ces accompagnatrices pour le magnifique exemple donné aux enfants…

Ensuite c’est Electro-spin que N. et moi referons, qui est vraiment mon gros coup de cœur du jour. C’est pas la meilleure attraction du parc hein, mais point de vue retour sur attente, c’est celle qui a pris la tête.

Seul endroit où il est bien de s’entendre dire « c’est lent »

Et enfin, un petit fix de sensations pour finir la journée, avec un dernier ride sur Afterburn en dernière rangée. Comme toujours, le sentiment d’être poussé en sortie des loopings est remplacé par celui d’être tiré à mort lorsque le train passe le sommet du looping, et bonus charisme, je n’ai pas eu le petit snap désagréable de la Flat Spin.

Avouez, si je terminais la journée sur ça, ce serait un peu trop idyllique, et un peu simple non ?

Rassurez-vous, notre journée n’est pas vraiment finie. En effet, lorsque nous sommes verrouillés dans le train d’Afterburn, l’opérateur annonce que « ça va très bientôt tomber, mais pas de panique, vous ne serez pas concerné, par contre moi je vais prendre ». Euuh ouais mais là je vois que le ciel est entre gris et noir, et surtout que je suis coincé dans un train d’acier qui va faire un parcours acrobatique pendant une bonne minute au moins… S’il commence à dracher dans dix secondes – ce qui est totalement possible – non seulement nous serons trempés, mais en plus le ride va être une purge.

L’opérateur a finalement le nez fin, car pas une seule goutte de pluie n’est tombée jusque-là, mais à peine nous quittons l’escalier de sortie de la gare que des trombes d’eau se déversent sur le parc.

Nous trouvons abris juste à côté sous un tout petit auvent qui nous maintient tant bien que mal au sec, et nous avons en face de nous des gens sous un arbre qui n’ont pas tout à fait la même chance que nous.

   
La pluie n’arrête pas l’élite aérienne…

A un moment donné, la mère de famille d’en face lance le mouvement à ses enfants de « allé, nous y allons, bravons la pluie », mais au moment où elle pose le pied au sol (elle était un bord d’allée, hauteur de trottoir quoi) elle se viande magistralement en plein milieu de l’allée inondée par la pluie, à cause de la perte d’adhérence de ses slashs.

Ce n’est pas une fierté, plutôt une honte d’égoïsme, mais personne n’a bougé dans notre abris pour l’aider, préférant rester au sec, lui demandant quand même si elle allait bien et si elle ne s’était pas trop salement croûtée (y avait moyen de finir avec une cheville foutue ou bien un bras flingué). Heureusement, elle se relève sans trop de peine et est ‘juste’ trempée.

Nous restons calfeutrés pendant une bonne demi-heure, et lorsque que notre prophète météorologique N. annonce enfin une éclaircie, et que celle-ci se pointe, nous tentons la percées jusqu’à la voiture dans laquelle le chauffage va tourner pour nous sécher.

   
Il a vraiment du charisme ce coaster

C’est une sortie de parc un peu tristoune, mais comme pour le Yosémite, nous n’avons pas de quoi gérer des vêtements trempés ou même un début de rhume (et il y a un vol transatlantique avec airco 2000 qui nous attend).

Au revoir Intimidator, au revoir Carowinds, au revoir la drache !


Finalement, nous nous en sommes bien sortis, et le peu d’humidité que nous embarquons avec nous sera comme prévu séché durant l’heure de route jusqu’à Hamptonville, où nous découvrirons notre dixième système de robinetterie de douche différent à l’hôtel.

Rebonjour la pluie, ça faisait bien trente minutes que nous n’avions plus eu de nouvelles de ta part…

Oui, c’est quelque chose que j’ai totalement oublié de raconté, et nous n’avons pas pensé à immortaliser tous ces systèmes, mais chaque hôtel semblait avoir son propre mécanisme pour la douche, et chaque soir c’était séquence torture pour le premier qui prenait sa douche parce qu’il n’y pigeait rien, et grosse rigolade pour les deux autres qui entendaient le premier se plaindre.


Carowinds c’est selon moi le deuxième gros parc de Cedar Fair, mais je dois poser cette question : il y a du choix, à tel point qu’il y a deux Hypers l’un en face de l’autre. Pourquoi avoir castré les deux avec des trims ? N’était-il pas possible de trimer Intimidator uniquement, et de laisser être la bête que rêverait d’être Fury 325 ?

En dehors de ce choix discutable (et regrettable), je ne peux pas donner de fausse note à ce parc. Il y a du choix, pour toutes les catégories de visiteurs, comme tous les parcs c’est hyper propre, l’agencement est pas trop mal foutu… Vraiment bien.

Par contre après Busch Gardens et dans une moindre mesure Dollywood, la côté thématisation est totalement mis au placard, retour au niveau de Kings Dominion. A défaut, il y a beaucoup de verdure qui reste un des meilleurs cache-misère lorsque le parc n’investit pas dans la thématisation de zones.

Carowinds est une destination à considérer dans un gros trip USA, encore faut-il que sa location géographique soit compatible avec votre trip, ce n’est pas du niveau de Cedar Point / Six Flags Magic Mountain / Six Flags Great Adventure qui aussi mal placés soient-ils, sont les musts absolus pour ceux qui chassent les sensations fortes.
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Hors ligne raziel188

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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #34 le: 05 octobre 2018, 13:27:09 »
Jour 17 – Route jusqu’à Jeffersonville (mais y a rien dans l’Ohio, Ah si, des guildes d’Amish)

Aujourd’hui c’est détente pour vous (moins pour nous parce que six heures de route c’est pénible, même aux USA). Prenez le temps de reposer vos yeux parce qu’il reste encore deux parcs et un point d’intérêt sur notre trajet, et donc des tonnes de blabla pour conclure sur un « faut que vous testiez » de toute façon.
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #35 le: 06 octobre 2018, 13:32:47 »
Jour 18 – Kings Island (maintenant ils sont sur une île ces rois ? avec nos impôts j’imagine…)

Ce parc a failli ne pas faire partie du trip lors des différentes tentatives de mise en place d’horaire. C’était le premier à sauter en cas d’incompatibilité parce qu’en dehors de Banshee et dans une moindre mesure Diamondback, le parc offre plus de redite de ce que nous aurions (et avons) déjà fait à Kings Dominion.

Heureusement, N. a trouvé la solution permettant d’inclure tous les parcs prévus, et in fine a permis la réalisation de ce voyage (pas mal de contraintes d’horaires).

De la même manière qu’à Kings Dominion, notre journée d’attente commence dès les grilles du parc, non pas parce qu’il y a (encore) eu une coupure de courant, mais parce que pour la première (et unique) fois du voyage, nous sommes arrivés avant l’ouverture du parc. Les visiteurs avant nous sont détentes, ils ont naturellement formé des files, j’ai un peu de mal à comprendre ce que les ‘ricains qui viennent faire des parcs en Europe nous envie point de vue « qualité de la clientèle ».

Peut-être que l’enfer n’apparaît qu’en pleine saison battante, parce qu’en dehors de ket’ à Hersheypark et des c*nnasses de Carowinds, pas le moindre souci de visiteurs nuisibles (ouais, peut-être que je rajoute le pey qui ne pouvais s’empêcher de cracher quand nous attendions que la pluie ne passe à Carowinds également). Ne nous en plaignons pas !

A dix heures tapantes, un message dans les haut-parleurs de la zone d’entrée annonce l’ouverture officielle (c’est dit) du parc, et les visiteurs passent un à un les portiques de sécurité.
 
Difficile de ne pas se diriger directement vers Banshee, le gros truc mauve et bleu (chouettes couleurs) directement à main gauche après les validations de billets.

   
Parce que tu croyais vraiment être caché discretos derrière le gros pendule ?

Observation sur la route :

  • Les rois aiment vraiment les tours Eiffel… et je soupçonne qu’il y ait un nid du côté de Las Vegas
  • Ils ont un gros pendule, YAY
  • La tour de chute libre semble être en maintenance (je crois que c’est la grue à son pied qui nous a mis sur la piste…)

Une grue à côté d’une tour, c’est généralement mauvais présage

La file sur Banshee est inexistante, et nous avons même le luxe de choisir notre place (sauf en Front Row, y a des gens). Direction le fond.

Nan, cette fois ci nous n’avons pas du faire le tour de l’attraction pour trouver l’entrée

Dès l’installation dans le train, ça se sent que nous sommes dans un Inverted 2.0. Déjà, au revoir les OTSR et bonjour les vestes (mouais…), l’assise est je trouve plus baquet, et en regardant la rangée devant moi (en même temps, c’est nonante pourcents de ma vue pour les trois prochaines minutes), la structure acier des trains a été largement allégée ! Il n’y a plus que deux poutres verticales sur les extérieurs du wagon, contre quatre sur les Inverted classiques (une poutre par siège). Ça fait étrange, mais c’est un bien.

Banshee est un gros coaster, ce qui fait qui permet des manœuvres larges, et rend l’attraction douce comme un agneau. Le hic, c’est que c’est valable pour le côté smooth, mais aussi pour les sensations dans les trois quarts du ride. Le Pretzel Knot est une version élargie et avec croisement des entrée/sortie du Batwing, donc j’approuve cette inversion. Mais celle qui nous a le fait le plus plaisir, en tout cas à N. et moi, c’est l’Inline-twist en fin de parcours, qui offre un gros Hang Time, chose rare dans ce type de coaster.

Très bon choix comme ouverture de journée, même si la barre est plutôt placée haut.

Pas encore de mouvement au niveau de la tour de chute libre, mais je sais pas, cette grue n’annonce vraiment pas une bonne nouvelle. C’est peut-être du bluff, mais restons sur nos gardes et évitons si possible l’ascenseur émotionnel.

YAY, le Giant Frisbee fonctionne

Dans les files d’attente des parcs Cedar Fair, lorsqu’il y a des télévisions installées, elles diffusent une chaîne fictive en boucle donnant des temps d’attente (fictifs aussi parfois, vu que zéro minutes pour un ride fermé, c’est de la couille ma bonne dame), des petits reportages sur des points techniques de coasters, l’heure, la météo, un trivia game, etc…

A Carowinds, dans la file de Nighthawk N. s’est laissé envoûté par un monstre de bois, et me tanne pour le faire depuis. Maintenant que nous sommes dans le bon parc, je vais pouvoir répondre à sa requête : oui, nous allons faire El The Beast (variante de The El Toro, pour ceux qui ne suivent pas).

Direction le fond du parc, passant à côté de Diamondback, Vortex, Backlot Stunt Coaster sur lequel j’observe que tous les effets fonctionnent au niveau du deuxième Launch, et d’autres attraction qu’il me serait inutile de citer tout comme c’était inutile de citer celles-ci.

Mais c’est Vegas ici ?

   
Bon là ça ne se voit pas vraiment, mais je vous assure que les effets étaient opérationnels

Sur notre trajet, des visiteurs fraîchement arrivés au parc nous apostrophent pour savoir où nous avons trouvé notre carte. B. utilise la carte du niage total pour je ne sais quelle raison, et en les entendant râler que nous ne leur répondions pas, je leur explique gentiment (nous sommes tous dans un parc pour passer un bon moment, pas de boudinage non justifié) où ils auraient dû trouver la carte. 

   
A Disney ils ont de gros soucis d’infestation avec des souris géantes, ici ils ont un fat serpent en liberté…

Même chance que sur Banshee la file est encore vide, donc nous embarquons immédiatement pour notre tour à dos de The Beast.

Je crois que ce coaster a été conçu par deux personnes, Jean-Michel ligne droite, et son cousin pas trop éloigné, Jean-Michel tourne à gauche.

Le ride est ultra long, c’est exagéré, et tout se passe dans les bois, nous isolant complètement du monde extérieur. Au sommet de la première descente, où nous avons déjà pris trois minutes pour arriver, c’est un peu le stress vu que vieux coaster + Wooden n’est pas un mix que nous affectionnons, mais sincèrement, le rembourrage du siège fait parfaitement son travail, et le ride passe comme du petit lait.

Le truc fou, c’est qu’après un bon circuit avec de longues lignes droites, nous arrivons sur un lift non pas pour un retour en gare, mais pour refaire un gros bout de coaster sous forme de double spirale (vers la gauche uniquement, merci Jean-Mi) avant de terminer sur une Hill avec une chaîne au cas où le train n’y arrive pas de lui-même (je croyais que le vieux Wooden à Metz était le seul avec ce genre d’artifice).

Deux sur deux, pour le moment nous avons la chance avec nous.

Après une grosse bête au fond des bois (ne pas sortir du contexte), continuons sur le thème des grosses bébêtes avec l’Hyper qui crache de l’eau de temps à autre (c’est bien les Splash Effects sur les coasters).

   
SSSSSsssssssssssssss…

Remember kids, the coaster always win !

Avant que nous montions dans le train, quelque chose d’anormale se passe parce que ça s’active sur le quai, et un des opérateurs court dans un coin, branche un tuyau et retourne vers le milieu du train pour asperger un siège du train. Une petite dose de dégueulis ?

Ça aurait été tellement bien de faire un ‘jamais deux sans trois’, mais Diamondback souffre de la même maladie que Fury 325 et qu’Intimidator, le virus se propage et ici il est vénère : le trim.

Franchement, jusqu’au trim nous avons encore les fesses qui quittent le siège timidement, mais après il n’y a plus rien. C’est exage !

Il faut l’admettre, le thème grosse bestiole ne nous a pas verni sur ce coup… En espérant renouer avec le succès de The Beast, il nous reste l’option thème ‘la forêt’. Un regard sur la carte et le candidat qui colle le plus à cette nouvelle restriction est la nouveauté de l’année passée : Mystic Timbers.

Non mais honnêtement, y a quoi dans ce shed ?!

Et pourquoi le train s’éloigne de ce shed ? Tant de questions !!

Ah, de ce côté-là du parc, il y a bien plus de monde, j’imagine que c’est lié à la proximité de toutes les attractions aquatiques et du fait qu’il fait super beau (pas un pet de nuage dans le ciel).

Pour les fous furieux qui ont lu toutes nos aventures jusqu’ici (déjà rien que l’ensemble de ce trip, c’est un exploit parce que j’en suis à cent-et-douze pages sur Word là ici, maintenant) savent que les GCI ne nous réussissent pas tant que ça. Mystic Timbers n’est ni plus ni moins l’exception qui confirme la règle. Probablement plus soft que ce que nous avons fait par le passé, probablement par le nombre réduit de virages (deux grosses lignes droites), et probablement parce qu’ils ont tout focus sur l’atelier en fin de parcours (le « shed », d’ailleurs, what’s in the shed !?), mais celui-ci est passé super bien.

Et ce qu’il se passe dans le shed, reste dans le shed !

La pause de midi n’est pas encore passée, mais nous allons déjà faire une redite. Techniquement parlant, nous allons plutôt faire un produit fini alors que nous avons fait le prototype dans le parc précédent.

Il y a un peu plus de serpent, je vous le mets quand même ?

Oh god WHY ??

Il y a des Troika dans tous les parcs que nous avons fait, mais celui de Busch Gardens Williamsburg était le plus vivant (l’opérateur faisant crier les passagers après de « 3, 2, 1 », et ça marchait super bien

L’oiseau de nuit est devenu oiseau de feu, avec sa robe rouge et sa file mal fichue sans une zone d’ombre et dans laquelle il nous est demandé d’attendre (jusque-là, logique, c’est le but) à trois-cents mètres de la station (ça devient étrange) alors qu’il n’y a personne dans l’attraction (ok, c’est ridicule).

C’est là que le Flying commence (et pas dans la douceur)

   
Injection d’intensité… et c’est fait

Firehawk est une version plus moderne du Flying de Vekoma, dans laquelle les Corkscrews ont été échangées pour deux In-line Twist, une spirale a été rajoutée à la fin, et le station est un double quai (mais ça ne chage rien au ride). Le système de basculement des trains est identique à celui de Carowinds, apparemment c’était vraiment le point faible de ces deux coasters.

Je préfère cette version à celle de Carowinds, grâce aux changements cités ci-dessus qui ont été apportés au layout. Par contre, je sais que les rangées sont imposées, mais par tous les moyens, évitez la rangée quatre car dans le lift vous serez directement au-dessus des systèmes anti-rollback (les chain dogs, non ?) et les *CLANG* de métal contre métal explosent les oreilles en toute simplicité.

Pour arriver dans la mini zone comprenant Firehawk et Flight of Fear (que nous ne ferons pas), nous sommes passés sous Racer qui ne tournait que sur le côté bleu, mais comme nous avons encore le temps de rider un truc avant de casser la croute, pourquoi pas.

A quoi je m’attendais… franchement…

Ça prendra un peu moins de temps que prévu parce que durant la file, les employés ouvrent le côté rouge, et nous sommes les premières victimes… premiers passagers de force rouge.

En fait, nous aurions dû nous méfier rien qu’avec le nom de l’attraction. Nous, nous aimons les duelings, les coasters qui se croisent un max et pour lesquels l’intérêt provient parfois plus des interactions ente les trains que par les sensations pures et dures (Twisted colossus étant un des rares qui cartonne sur les deux aspects).  Ici, c’est un racer, donc une course (nous l’avions vu au layout, idiots mais pas demeurés que nous sommes) et pas une confrontation, donc niveau interactions c’est zéro pointé.

De plus, si nous sommes lâchés de la station en même temps que le train adverse, leur lift doit avoir eu une récente transfusion de sang de sportif russe (blagounette de dopage, huhuhu) alors que le nôtre a reçu une injection de sang de paresseux, du coup, même pas de course en fait… Conclusion, c’était une perte de temps.

C’est finalement l’heure de nous sustenter, et le Subway d’à côté nous fait de l’œil. Ok ce sera facilement le cinquième du voyage, mais ça nous ira parfaitement (addicts au Subway…). Ce qui fait moins plaisir, c’est qu’ils ne servent que des demi-pains, au prix non concurrentiel de huit dollars. Ça refroidi lourdement…

Nous sommes d’accord pour dire que c’est une peu beaucoup de l’encule, mais le Subway reste une valeur sur point de vue goût (j’irai peut-être pas jusque qualité) et quantité. Il nous faudra bien vingt minutes pour avoir nos commandes, parce que nous prenons deux morceaux (identiques) pour confectionner un vrai sandwich, mais aussi parce que les vendeuses ont l’air totalement défoncées… Et je vous raconte pas leur tête et la galère que ça a été quand à la question « qu’est-ce que vous voulez comme légumes », nous répondions « tout ». A mon avis, ça ne leur arrive pas souvent, et elles étaient limite en panique (surtout pour refermer le pain vu qu’elles avaient été généreuses, ce qui est un bon point).

Un truc qui m’agace dans tous les shop de bouffe de parc que nous avons fait, c’est qu’il n’est pas possible d’avoir une grande quantité d’eau. Ça n’est pas envisageable pour eux je pense (je me rends compte que c’est peut-être la même chose en Europe… je ne sais pas).

Si tu veux de l’eau, tu termines d’office avec une petite bouteille (ou deux, si tu choisis la promo), mais si tu prends un drink à la fontaine, tu n’as droit qu’à du soda ultra sucré. Je pensais naïvement, mais vraiment naïvement, qu’en prenant un jus de citron Minute Maid j’allais limiter les dégâts (pas non plus un vrai jus de citron), mais trop pas. Je n’ai jamais bu autant de sucre en un gobelet de ma vie…

Techniquement parlant, c’est quand même ultra simple de dévier une ligne de flotte dans la machine à soda, et de réserver une option pour que les gens puissent se servir d’un grand verre d’eau, même au prix du soda….

En crise d’hyperglycémie inévitable, nous retournons du côté de l’entrée du parc pour compléter notre check-list d’attraction autour de Banshee.

C’est ça aussi, Banshee

Premier dans la liste, Delirium, le Giant Frsibee de Huss, qui nous fera la même blague que le mini Delirium de Kings Dominion avec un mauvais placement en station résultant en une mauvaise position lors des passages à amplitude max. Dommage.

En deuxième, ça aurait dû être la tour de chute libre, mais il y a eu un petit peu d’évolution à son sujet, et maintenant la nacelle (ou du moins son support lift) est à mi-hauteur, la grue est déployée, et deux peys semblent bosser là-haut, avec zéro protection au niveau de la tête (et le soleil cogne !).

Des gens qui bossent sur une tour de chute libre à l’aide d’une grue, c’est définitivement un mauvais présage

Passons directement au numéro trois avec le Suspended Arrow qui est vraiment perdu au fin fond d’une allée. En fait, lorsque nous sommes devant le panneau de The Bat (et le ‘the’ est légitime), nous ne comprenons pas quel chemin devons-nous prendre. Au pif, prenons celui juste à droite de l’affiche, nous devrions voir rapidement si nous sommes dans le bon ou non.

Bon. Gauche ? Droite ? Tout droit ? Abandon ?

Rapidement n’est pas le bon terme, parce qu’il nous saura fallu un bon cinq minute pour apercevoir une gare au loin, et sur notre trajet nous avons croisé des restes de parc à bœufs intriguant ce qui n’aide pas.

Finalement, notre instinct est le bon, et nous arrivons à destination.

   
Je sais que ce n’est pas un must, mais il ne fallait pas l’exiler pour autant…

N. trouve The Bat totalement inutile, je ne serai pas aussi drastique. Comparé au dernier fait en date, Air Race, y a quand même plus de pêche ici, sans pour autant que l’inconfort prenne totalement le dessus. Maintenant je le rejoins un peu sur l’idée que les Suspended n’ont plus vraiment lieu d’être à notre époque.

Les Inverted, via leur classe Junior/Family sont d’efficaces remplaçant, même si ce n’est pas la même chose (pas de swing sur les Inverted). Il ne faut pas non plus démonter et détruire les derniers Suspended restant, ça fait partie de l’histoire des coasters et si les moyens sont là, autant conserver ces rares pièces d’histoire.

Je trouvais ça pouet-pouet, c’est la définition qui colle, pouet-pouet.

Si je vous parle d’hybride, vous pensez naturellement à un mix Wooden + Steel, comme InvadR par exemple. Après avoir vérifié sur RCDB, vous reviendrez vers moi en me disant «  eh klûût, ils ont pas d’Hybride à Kings Island, de quoi qu’tu nous parles ? » à juste titre.

Ici je parle d’un hybride comme un croisement de deux rides plutôt qu’une utilisation de deux matériaux complémentaires.

Intriguant, n’est-il pas ?

Fermez les yeux, et RCDB, et … mais non, après avoir lu ce qui suit !!

Fermez les yeux, et imaginez un SLC. Ce n’est normalement pas la fête dans votre tête.

Bien.

Maintenant, imaginez un Boomerang. Si c’est la déprime dans vos esprits, vous êtes sur la bonne voie.

Je vais vous demander un gros effort d’imagination à présent, et imaginez ce qui se passerait si un SLC avait un enfant avec un Boomerang.


Argl non, n’essayez pas d’imaginer la conception, bande de gros dégoûtants !!

Et bien le fruit de cette union hors norme se trouve sous nos yeux, et apparemment papa SLC et maman Boomerang ont décidé de l’appeler Invertigo.

      
De loin, de l’entrée, de la gare

La première fois que j’avais eu connaissance de ce coaster (via photo d’un ami qui avait été aux USA quand j’étais ado), je pensais que les sièges dos à dos pouvaient tourner autour de l’axe du gros cylindre les joignant (ça avait l’air d’être un cylindre… j’ai commencé l’alcool jeune). Avec l’arrivée des internets, j’ai rapidement compris que je m’étais bien emballé là-dessus, mais je restais curieux de ce que pouvait être comme expérience un Inverted Boomerang.

Grand fan des Giant Inverted Boomerang (GIB), j’étais partagé sur l’idée que je m’en faisais. D’un côté il y a le fait que ce soit le croisement SLC / Boomerang qui ne vend clairement pas de rêve, et de l’autre il y a la version mini du GIB (bien que le GIB soit arrivé bien après l’Inverted Boomerang).

Comme sur l’ancien [Déjà Vu[/b] de Six Flags Magic Mountain, il y a des portes entières pour empêcher les visiteurs de s’approcher de la voie

Ne restons pas dans le flou, et vérifions par nous-même.

Lorsque nous nous installons dans le train, il est clair que nous ne sommes pas dans un B&M dernière génération parce que les sièges manquent pas mal de confort. Et surtout, c’est le retour des gros OTSR gifleurs des SLC.

Ô oui, c’était vraiment une bonne idée de faire Invertigo.

Il y a quand même quelque chose qui est sympa par rapport aux autres versions des Boomerangs, c’est qu’en dehors des sièges de tête, et de queue, les passagers sont deux à deux en vis-à-vis, donc celui qui ne ferme pas les yeux en priant de ressortir entier ou simplement vivant, à le bonus de voir la tronche que font ses voisins d’en face. C’est rigolo de voir les gens crispés du visage en live…

A la sortie, le verdict tombe, et c’est unanimes que nous déclarons qu’Invertigo est loin d’être la torture qu’il aurait pu être avec de tels parents. Si nous n’avons eu aucune hésitation (sauf B.) à éviter les Boomerangs, je suis content d’avoir testé cette variante, et je vous encourage à la tester si vous en avez l’occasion (ce sont des encouragements, hein, pas une obligation).

Nous sommes à notre avant dernier parc et il y a quelque chose que nous n’avons pas encore fait : une pause bière. Aussi simple que ça. Oui j’ai eu une choppe avec mon délicieux repas (remarquez comment je ne parle pas de bouffe) à Busch Gardens Williamsburg, mais jamais nous ne nous sommes posés pour nous en jeter une.

Comme il fait chaud sans vent, et que nous sommes déshydratés (hum… ça c’est pas une bonne excuse je crois), nous remontons l’allée vers Racer parce que j’y avais repéré des parasols Goose Island (qui fait une bière pas dégueu).

Bonne nouvelle, c’est bien un bar, mauvaise nouvelle, il n’y a qu’un barman bien lent qui doit gérer les clients qui achètent à emporter (comme nous), et les piliers qui semblent ne pas être à leur première pinte.

Ça prend une plombe, mais finalement nous obtenons nos bières et trois verres d’eau froide offertes par le parc car il fait chaud (bonne initiative, je pense que les autres parcs en font autant).

Cette photo me donne envie d’en ouvrir une… NAN je n’ai pas de problème avec l’alcool

Ah non, quelque chose bloque, nous lui avons tendu nos papiers d’identité, mais nous n’avons pas de code-barres qu’il peut scanner pour valider nos âges (et encoder manuellement ne semble pas une option). Ni une ni deux, le barman emprunte la carte d’identité du pilier à côté de nous, et nous pouvons enfin nous poser.

C’est dans cette file que j’ai un peu plus compris l’hypocrisie autour de la vente d’alcool. Pour un client avant nous, le barman lui a demandé de retirer ses lunettes de soleil lors de la vérification de la carte d’identité (qui avait une gueule de toxico de quarante balais). Le mec s’exécute sans broncher mais demande pourquoi, ou fait une petite remarque pour rire (pas important), et le barman explique qu’il est filmé durant tout son shift, et s’il ne demande pas aux gens de retirer leurs lunettes de soleil ou accessoire pouvant cacher une partie du visage (bon ok, pas beaucoup d’écharpe aujourd’hui), il risque tout simplement de se faire virer !

Si je rattache ça à ce que j’avais lu en Californie vis-à-vis de la vente d’alcool en grande surface, je comprends mieux tout le fromage qu’ils font – comme à Walmart – tout simplement parce qu’ils risquent autant, voir plus que celui qui achète et consomme sous l’âge limite. Je ne sais pas si c’est la solution pour l’alcoolise juvénile, mais c’est une solution…

Sinon, pour en revenir aux bières, je suis excessivement déçu de ma Goose Island IPA. J’en avais goûtée une ici à Louvain la neuve qui était vraiment bonne, mais là, coupée à l’eau et pas vraiment de trace de houblon… En revanche, B. a eu le bon flaire de tester quelque chose d’inconnu (et j’ai hésité, zut), parce qu’il a pris une Christian Moerlein IPA à l’orange sanguine qui, du peu que je l’ai goûtée, était vachement bonne ! Amateurs de, ne vous faites pas avoir !!

Nous ne ferons que deux redites dans ce parc parce que la journée fût exténuante avec la chaleur (et qu’accessoirement nous en sommes à huit parcs), à commencer par Banshee placés au milieu du train. Le niveau de sensation augmente considérablement, mais en contrepartie la confort chute avec l’arrivée des vibrations (pas dramatique, mais notables).

   
In memoria

Avant de faire la seconde, B. et moi abandonnons N. une dernière fois pour faire du old school douloureux made in Arrow : Vortex.

Pour faire court, vous devez juste savoir que Vortex est haut, long, et contient pas moins de six inversions.

Six inversions… et une longue spirale bien compacte au programme

A force de nous imaginer le pire, nous arrivons toujours à sortir étonnamment indemne des Arrows… Serions-nous de mauvaises langues ? Mais honnêtement, ce dernier de notre trip fût plus difficile que les autres.

La photo n’est pas aussi explicite que voulu, mais je trouvais qu’il y avait trop de rail pour une section Transfer Track

Dernière attraction de la journée, celle de trop pour N. qui était pourtant celui qui souhaitait initialement le rerun (jusqu’à ce qu’il voit la file) : The Beast.

      
Toi aussi tu es tout beau

Enfin un logo avec vue dégagée

Non seulement il y a déjà de la file, mais une fois que nous quittons le premier parc à bœufs pour arriver dans la dernière ligne droite avant la station, les opérations stoppent et une annonce micro nous prévient que finalement, ils vont remettre le deuxième (troisième ?) train en service, et que donc ça va cycler à vide… huhuhu, tant pis pour vous, huhuhu…

Qu’est que nous avons eu le temps de regarder cette gare…

Il aurait été trop facile d’abandonner, mais nous assumons notre choix jusqu’au bout, ce qui finalement fût un mauvais choix. En dehors de notre état de fatigue, je ne sais pas mettre le doigt sur ce qui pourrait avoir une lourde influence sur un tel phénomène, mais la douce bête de ce matin qui était toute rigolote, c’est devenu un monstre dégueu insupportable.

Nous avons subi ce dernier tour sur The Beast.

Sur cette mauvaise idée, nous ne traînons pas à quitter le parc et retrouver notre véhicule, pour nous hydrater, mais aussi parce que nous avons plus de deux heures de routes jusqu’à Galion, ce qui nous permettait de ne pas devoir faire trop de route le lendemain matin, jour de notre dernier parc.

Bye les insulaires, demain nous allons visiter votre grand, très grand frère


Vu leurs similitudes, je pourrais faire ma feignasse et reprendre ma « conclusion » sur Kings Dominion et l’utiliser pour Kings Island. Bon en même temps je pense que toutes mes conclusions se ressemblent à mort, sauf celle d’Hersheypark qui est un peu plus rêche.

Malgré la mollassonne-itude de Diamondback, le néant d’intérêt de Racer, les deux clones et la mi teinte de The Beast (oui ça fait beaucoup quand même), Kings Island est loin d’être un mauvais parc. J’admets que dans un trip qui inclus déjà Kings Dominion, c’était peut-être pas nécessaire comme visite, mais comme cela ne nous a rien coûté (dans le sens pas de sacrifices pour pouvoir le faire), aucun regret. De plus, il existe un ticket combo pour King Island et Cedar Point à n’importe quel date sur l’année à soixante-sept dollars !

Maintenant, si je devais choisir ente Kings Island et Kings Dominion car impossible de faire les deux, je choisirai Kings Dominion. Banshee était vraiment bon, Invertigo est une bonne surprise, et Mytic Timbers le Wooden le plus confort que nous ayons fait, mais de l’autre côté c’est Intimidator 305 avec une brouette de G dans la gueule, Twisted Timbers qui est un concentré de folie RMC, et même si je n’ai pas pu le faire, Volcano : The Blast Coaster me donne toujours autant envie…
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #36 le: 12 octobre 2018, 19:14:33 »
Jour 19 – Cedar Point (où qu’elle est l’électricité ?!)

Avant dernier jour du voyage, et dernier parc de notre tournée US. Lors de la mise en place de l’itinéraire, en plus de tous mes caprices de princesse, j’avais la requête de placer Cedar Point en dernier dans la boucle de la côte Est, pour maximiser les chances de faire SteVen.

Même consigne auto-imposée que pour tous les autres parcs, hors de question de regarder photo(s) / vidéo(s) des coasters que nous allons certainement faire. Faisant six parcs en first timer, je voulais pousser cette sensation de découverte à son paroxysme, et me rapprocher le plus possible de l’expérience qu’allaient vivre N. et B. (bon N. avait fait Six Flags Great Adventure l’année passée…)

Confiants et chargés à bloc, nous nous acquittons de l’heure et demi qui nous sépare du parc, en  faisant une halte à Sandusky dans un hypermarché pour notre dose de sucre du matin.

Notre route s’achève entre eau et villas de fou, et une petite file de voitures nous indique que nous sommes à destination.

En face de nous, le parc tourne à plein régime, GateKeeper est occupé à gate-keep-er, l’imposant Valravn plonge ses victimes vers le sol sans relâche… Tout s’annonce bien, sauf un petit jaune turquoise sur le côté droit qui est bien silencieux. Wicked Twister nous fait son Volcano, et ne tourne pas. Grumbl… 

      
Pas le temps de mettre une légende, je dois faire SteVen

Usant de notre avantage d’avoir tout payé à l’avance et de ne pas avoir de sac, nous nous faufilons à l’intérieur du parc en moins de temps qu’il ne  faut pour écrire cette ligne anormalement longue mais ce n’est certainement pas du meublage pour rendre crédible la formule utilisée au début de celle-ci qui veut vous faire comprendre que ça ne nous a pas demander beaucoup de temps pour être enfin dans Cedar Point.

      
Les photos ne font pas justice, mais Valravn (nom que je trouve cool) est vraiment imposant, plus que Griffon ou Sheikra

Steel Vengence, appelé SteVen sur TPR (ce que je valide) est la RMC-ification de feu Mean Streak, qui était une purge, mais surtout qui est à l’opposé du parc. De ce fait, la première activité de notre visite c’est une étape de marche de dix à quinze minutes pour arriver aux pieds du monstre qu’est SteVen.

      
Je ne me lasserai jamais du visuel de Millennium Force. Y a pas de thémtisation ou qu’est-ce, mais niveau structure je le trouve vraiment réussi

      
Encore une bonne partie du Line-up de Cedar Point

La pancarte à l’entrée de la file annonce quand même trois heures d’attente, parce que pour ceux qui ne savent pas, SteVen a perdu sa faculté à tourner à deux trains suite à une petite collision en gare entre les deux trains… et Cedar Point est encore en attente de la solution de RMC pour pouvoir rouvrir à deux trains.

   
SteVen sait recevoir ses invités

Là, réflexe un peu bête, je demande à l’opératrice à l’entrée si elle sait comment évolue le temps d’attente durant la journée, et si selon elle il existe une plage d’accalmie. Je pensais obtenir une réponse lambda du genre « je ne sais pas » ou « difficile à dire », parce qu’elle me répond que pour le moment est indiqué trois heures mais qu’il s’agit plus de deux heures trente, que si nous voulons essayer un créneau qui peut peut-être nous être favorable, il faut revenir vers quatorze heures, c’est généralement l’heure de table. Elle ajoute cependant que si c’est note seule occasion de le faire, c’est plus safe d’accepter son destin et de se farcir les hypothétiques trois heures de file.

Je check avec B. et N., ils acquiescent, et nous voici parti pour notre plus longue file d’attente de tout le séjour, Twisted Timbers inclus. Ça ne vous surprendra pas, mais dans la file je me suis senti tout petit au milieu de ce gigantesque coaster (je ne suis pas spécialement grand non plus).

Au début de note file, nous voyons ceci…

Après une heure, c’est le bilan sur l’attente, et nous sommes toujours dans la même zone, dans le parc à bœufs au cœur de la structure.

Toujours dans la même zone, mais maintenant nous sommes face à ça !

Lorsque nous quittons cette zone pour entamer la dernière ligne droite avant les escaliers menant à la station, un train terminant son tour passe juste à côté de nous, et un objet volant non immédiatement identifié vient se fracasser sur le sol. Toute la file lâche un « ouch » ou « Oooh » au moment même, et il se trouve qu’un malheureux vient de perdre son smartphone à la toute fin du ride sur SteVen.

Pour lui, ce n’est vraiment pas de bol, et pour nous c’est une petite dose d’effroi parce que ça s’est passé juste à côté de nos tronches, et qu’il n’en aurait pas fallu de beaucoup pour que ce smartphone volant vienne se planter dans la tête d’un visiteur dans la file… Il y a bien des grilles pour empêcher les visiteurs de rentrer dans la zone dangereuse du coaster, mais rien au-dessus de nos têtes (à cet endroit, juste derrière la chicane la file se couvre).

Smashed

Nous avançons dans la file, pour nous retrouver au milieu de la section couverte, où après un bon vingt minutes, N. réalise que ça fait un bon bout de temps qu’il n’y a plus eu de train sur le parcours. C’est vrai ça, il fait étrangement calme dans le coin de puis un petit moment…

Aucune info ne nous parvient de la gare, ça ne fait « qu’une » heure quarante-cinq que nous attendons, nous sommes encore dans le temps prévu.

L’attente est longue, et se fait maintenant très très longue, vu que rien ne bouge plus et que nous n’avons toujours aucune info.

Après une bonne demi-heure, ce qui fait un total de cinquante minutes sans un seul train envoyé sur le lift, un opérateur descend de la gare et nous annonce enfin que SteVen est en panne, et qu’ils ne savent rien dire au sujet d’une éventuelle réouverture…

La méga haine.

La station est même évacuée, de larges groupes de visiteurs abandonnent, nous permettant de nous rapprocher un peu plus de notre but si inatteignable, et les opératrices viennent aussi trouver refuge dans la file ou sur l’allée de sortie. Celle qui se trouve de notre côté est hyper motivée malgré la situation, et entame la discussion avec les gens autour de nous, répondant aux questions diverses, et rigolant avec eux (et ses collègues en face).

Après une quinzaine de minutes, il y a un bruit qu’il ne fait pas bon entendre sur un coaster en panne. Le bruit d’un mec qui utilise une disqueuse !! Je demande à l’opératrice si c’est bien ce que je pense, et elle me confirme qu’il y a des mecs en train d’utiliser de gros outils sur le ride. 

La méga turbo haine 2000.

Comme nous en étions déjà à pratiquement trois heures d’attente, nous poussons encore un peu parce que nous redoutons l’idée de sortir de la file et que pouf pouf, l’attraction ouvre à nouveau, nous forçant à refaire la file.

Mais aux nouveaux coups de disqueuse, la coupe est pleine et c’est un abandon pour l’équipe Belge.

Dégoûtés d’avoir perdu tout ce temps, nous décidons de nous rabattre sur Maverick, qui était en construction lors de ma première visite.

La poisse semble être bien accrochée à nos culs, parce que Maverick est dead aussi, les trains sont en stand-by juste avant la gare, et la file est totalement déserte… non, c’est plus que ça, elle est condamnée.

Mais donc toi aussi t’es HS ? Vous avez fait la teuf avec SteVen hier soir ??

M’enfin, qu’est-ce qu’il se passe ici ? Même Skyhawk est HS, alors que tout fonctionnait à notre arrivée.

C’est pas comme si nous avions l’intention de faire le Shoot the Chute, il est K .O. lui aussi, et par principe ça fait pas plaisir

Du coup, nous retournons vers l’entrée pour voir s’il n’y a pas moyen de se caler un petit tour de Valravn, et arrivés à hauteur de Millennium Force (a.k.a. Milli), il y a un attroupement qui semble concernée par quelque chose. Ce quelque chose, c’est le train rouge de Milli qui est coincé sur le lift, et d’après un visiteur qui passe à côté de moi alors que je découvre le train bloqué et me dit « apparemment ça fait plus d’une heure qu’ils sont coincés là ».

      
C’est comme un désaoulage express à ce moment, toute la haine chute instantanément parce que nos problèmes ne sont rien par rapport aux leurs

Ok là il y a un sérieux problème, et notre énorme perte de temps chez SteVen nous parait à présent ridicule par rapport à ce que vivent ces visiteurs sur Milli, notamment parce qu’il fait ultra beau, il n’y a pas une once de nuage dans le ciel, et que sur un coaster, c’est rare d’avoir un couvre-chef !

Stupéfiés de ce que nous découvrons, nous tentons quand même l’approche de Valravn – au cas où – mais en voyant un mec coincé avec ses deux enfants dans une cabine du téléphérique, il est clair que le parc est totalement dead.

Sans aucune information de la part du parc, mais parce que nous n’avons qu’aujourd’hui pour visiter Cedar Point, nous choisissons de rester, et de tuer notre désespoir à coup de bière. B. et N. avaient repéré un bar, espérons qu’il soit ouvert.

Mais d’abord, il faut le retrouver ce bar, et à force de nous rapprocher de SteVen, je commence à les charrier sur le fait que ce n’est pas un bar qu’ils ont vu, mais de la pub pour le festival de BBQ et Bières (oh le bonheur total que ça doit être !!) sur des random bâtiments.

Le bar existe bel et bien, c’est même un Saloon, et nous commandons trois Lagunitas IPA, qui sera la meilleure chose qui nous sera arrivé ce matin et en ce début d’après-midi (et honnêtement, elle est bonne cette bière). Il y a juste qu’une bière à quelque chose comme six pourcents de volume d’alcool (donc moyen) quand t’es à jeun, ça te monte pas mal à la tête.

Lors de notre dégustation, j’arrive à accrocher le WiFi du parc (gratuit, youpi) et j’en profite pour aller sur le Twitter officiel de Cedar Point et l’info nous arrive enfin : il y a une coupure de courant général dans le nord de l’Ohio, et Cedar Point est sévèrement touché.

Là, je suis désolé, mais je fais du gros boudinos.

Déjà qu’il aura fallu attendre un peu moins d’un heure pour qu’un opérateur vienne nous prévenir que SteVen est officiellement tombé en panne, mais en plus ne pas expliquer via les haut-parleurs (qui diffusent encore de la musique) ce qui se passe dans le par cet pourquoi tout est à l’arrêt, c’est hallucinant !!

D’accord, tous les ‘ricains sont hyper-connectés (et se reconnaissent par leur incapacité à tenir un téléphone correctement lors d’une conversation téléphonique…) et ont certainement checké Twitter pour comprendre ce qui se tramait derrière tout ça, mais nous les non ‘ricains ??

Pour nous, c’est une faute non-négligeable de leur part !

Pompettes de notre savoureuse bière, et remontés de cette nouvelle, nous décidons de nous calmer en allant voir comment se portent les personnes sur Milli.

Bonne nouvelle, le train n’est plus sur le lift, ça veut au moins dire qu’ils ont pu être évacués.

Il est trois heures trente, et le premier signe de retour du courant nous est donné par Rougarou. Serait-il possible que nous puissions faire au moins une attraction aujourd’hui ?

C’est un reset de notre journée, reprenons depuis le début avec comme twist qu’il ne nous reste moins de cinq heures pour faire le tour des coasters.

De peur de totalement jinxer le reste de la journée, nous n’attaquons pas directement avec SteVen, parce qu’il ne roule pas non plus, mais avec Maverick.

énième photo pas explicite pour un sous, mais [insérez une excuse en mousse au choix]

Gniuuu, c’est le retour des harnais guillotine modifiés, mais bon, c’est notre première attraction, soyons indulgents, parce qu’en plus, c’est une petite perle ce coaster. Bien que les constructeurs soient différents, je trouve qu’il y a du Blue Fire Megacoaster dans Maverick, ou plutôt l’inverse, vu les dates d’ouvertures respectives. Alors oui, c’est surtout parce que tous deux ont un Twisted Horseshoe Roll, mais je sais pas, ça ne se limite pas à ça.

De toute façon, c’est pour moi un compliment de le comparer à Blue Fire, parce que ce dernier est une tuerie sans nom (enfin, si, Blue Fire… elle est un peu con cette expression, non ?)

La mini drop à nonante-cinq degrés prouve bien qu’il ne faut pas être Takabisha pour que cet effet soit efficace, les Hills éjectent bien du siège (pour finir dans un harnais foireux…), le Twisted Horseshoe Roll est plus délicat que sur Blue Fire mais c’est pas grave, puis c’est une petite pause avant le Launch et des enchaînements de virages serrés / relevés / changements de direction…

Bref, une perle.

Avec la file et le ride, nous pouvons enfin dire que ça y est, il est quatre heures et demie, et nous venons de faire sortir de notre première attraction. Hourra !!

A partir de maintenant, c’est la course pour rider ce que nous voulons vraiment faire, si c’est ouvert.

Ça commence avec Skyhawk, la balançoire XXX-XL de Cedar Point (parce qu’ils doivent avoir tout plus grand que les autres, ce qui n’est pour me déplaire). Toujours aussi puissant, aussi fun, mais même si notre temps dans le parc est plus que compté, le tour est trop court. En plus, nous avons été éblouis pendant toute l’attraction, quel enfer… Ah non, ça c’était une théorie totalement foireuse de B. pendant les cinq minutes d’attente (la bière cognait je vous dis).

Le bruit des compresseurs étaient moins trash que lors de ma première visite. Je suis peut-être devenu un peu plus dur de l’oreille

Bon, nous n’avons pas trouvé d’église pour aller brûler un cierge en son honneur, et pour prier les dieux des coasters de nous bénir en nous autorisant à faire au moins une fois un de ces derniers fils nés, mais nous réessayons notre chance avec SteVen.

Fast Forward jusqu’au moment où nous sommes en émois parce que nous avons dépassé notre point d’arrêt de la première fois. Mais tant que nous sommes pas dans le train, et que celui-ci ne quitte pas la gare, non mieux, le lift, rien n’est fait !!

Cette vue est une bénédiction pour nous à présent

Lorsque nous découvrons le quai pour la première fois, l’opératrice de ce matin nous reconnaît et nous salue de loin avec un enjoué « you finally made it !! ». Elle était cool, et elle avait raison, nous sommes enfin sur le point de faire SteVen.

L’analyse que nous avaient les deux gars de Floride à Carowinds résumé très bien SteVen : ils auraient pu ne pas mettre de sièges dans les trains, ça aurait été pareil.

Steven, c’est de la pure folie du début à la fin. Je sais que je l’ai déjà dit pour Twisted Colossus, et pas impossible que je l’ai aussi dit pour Twisted Timbers (je sais plus, ça fait trois semaines que je rédige), mais dès que le train quitte le lift, c’est un gros rush à fond de bal dans des Hills à airtime ou dans des inversions placées à des endroits totalement inhabituels (sauf pour du RMC).

Et parce que nous sommes à Cedar Point, SteVen est ultra long, et ça ne s’arrête jamais !

N. et moi devons quand même noter deux virages rapides un peu trop violents à nos goûts, j’ai surtout celui juste avant la zone de freins de mi-parcours qui m’a explosé l’épaule. Après coup, je me demande s’il n’était pas plus malin de garder les bras baissés à cet endroit pour éviter ça…

Donc ouais, Cedar Point nous a teaser une grosse tuerie pour nouveauté de cette année, et Cedar Point a délivré une grosse tuerie !

Malheureusement, nous ne le ferons qu’une seule fois vu la file, et qu’il reste beaucoup à faire (toujours si possible).

Après une grosse tuerie, il faut rester sur cette lignée-là, et descendons directement voir Valravn. Ils m’ont demandé comment était Milli et j’ai eu le malheur de répondre « mou du genou », du coup, ils ne veulent pas le faire...  Moi et ma grande gueule…

Désolé, mais à priori ils ne t’aiment pas :’(

C’est le retour des vestes, et vous connaissez maintenant mon avis là-dessus dans les Sit-Down. Mais qu’importe, Valravn est vraiment cool.

      
Vraiment massif

L’Immelmann et le Dive Loop offrent de magnifiques vue (la tête à l’envers), et le Zéro-G Roll sur une Dive Machine (en port-à-faux maximal) c’est démentiel !

Côté sensation, ça reste dans la même veine que Griffon. Je prends et apprécie ce que je peux avoir.

Tellement immense qu’il a droit à un logo en sortie, genre les visiteurs ont même eu le temps d’oublier ce qu’ils viennent de rider

Depuis la file de Valravn, nous voyons que Raptor cycle des trains vides, alors qu’il ne reste plus qu’une heure d’ouverture du parc. Est-ce que ça veut bien dire que Cedar Point semble honoré totalement son horaire de la journée malgré l’énorme coupure de courant (qui a provoqué le départ d’une quantité massive de visiteurs, j’ai oublié de le mentionner) ?

Raptor, furtif, à l’affût de sa prochaine victime… trop tôt ?

Apparemment oui, et c’est la grande classe de leur part, surtout qu’il y en a un autre qui vient de cycler devant nos yeux au loin, le gardien de l’entrée du parc, GateKeeper.

Bien sûr il n’y a pas de train sur la photo, sinon ça aurait été une photo crédible…

C’est le second Wing coaster de B&M que nous faisons, et le premier avec une Dive Drop. Nous sommes du côté gauche du train pour ce premier tour, cela veut dire que nous sommes soulevés avant de nous retourner et de plonger dans cette magistrale drop.

Les passages au niveau des keyholes sont démentiels par les effets head chopper et feet chopper, et parce que je suis grand fan des Zero-G Roll et In-Line Twist.

La seule déception de cet excellent gardien, c’est le comble entre les freins de… trois quarts de parcours, et la gare. C’est ridicule… Mais en écrivant ceci, je pense que c’était un artifice nécessaire pour augmenter le nombre de train.

Bref, ça reste un quadruple succès, ce serait cool de continuer sur notre lancée.

Pas le temps de fêter cette bonne nouvelle, le petit jaune – turquoise est ouvert contre toute attente. C’est un sprint vers Wicked Twister. Nous voulons tous le faire en Front Row, mais c’est du deux par deux, ce qui fait que l’un d’entre nous devra se sacrifier, et c’est N. qui se dévoue. Avant qu’il n’entame son ride, les règles sont rappelées : c’est un Shuttle à multi propulsion, en dehors de la gare, tout se fait en extérieur => nous devons faire respect à la tradition Sky Scream, appliquée sur Tempesto (je ne sais plus si je l’avais dit en temps et heure, et j’ai la flemme de faire un CTRL+F).

   
Par contre lui, j’ai immortalisé son train…

Ça permet à B. et à moi-même de découvrir ce que ça fait pour les gens en gare (N. le saura au tour suivant), et c’est très étrange, et surtout très drôle (enfin, pour nous). Fatalement, lorsque B. et moi faisons notre ride, nous mettons toute notre énergie à ne crier qu’exclusivement lors de nos passages dans la gare.

Petit échec, parce que Wicked Twister m’est tellement drôle et emballant, que je ne sais maintenir mon silence lors des passages à l’extérieur.

Douze ans après, j’affectionne toujours autant Wicked Twister. C’est relativement simple comme coaster, et ça ne procure pas tant que ça de sensation, mais la simplicité, ça fait parfois du bien aussi.

N. se contentera d’un petit ‘meh’ ne regrettant pas de l’avoir fait, mais pour lui ça ne cassait pas trois pattes à un canard.

      
…plus d’une fois

Mais discuter de cela maintenant est un luxe que nous ne pouvons pas prendre, il y a le grand frère de Kingda Ka qui tourne comme une horloge, et de mémoire, il passe bien mieux que son petit frère (qui est techniquement plus grand, ouais, c’est confus).

...Baby, I'm ready to goooooooooooooooooooo

J’explique qu’il existe une légende basée sur statistiques comme quoi le train couleur or est celui qui a la plus grande probabilité de faire un Roll-Back. Souhaitant cet événement depuis SFGAdv, nous prions le dieu des coasters pour avoir ce train, et le dieu des probabilités pour qu’il nous fasse le All Mighty Roll-Back.

Bon, le dieu des coasters je comprends qu’il n’ait pas réagi, vu la bénédiction que nous avons eu de sa part de finalement pouvoir faire les attractions de Cedar Point, et que sur l’ensemble de tous les parcs fait, seul Volcano était dead (bouhouhou, il faut que je fasse mon deuil de cette triste histoire).

Pour le dieu des probabilités, il doit avoir grillé que nous ne sommes pas vraiment réguliers dans les activités en son temple.

Du coup, pas de train or, nous sommes juste sur le mauvais quai (ils n’ont pas eu de Roll-Back, pas de perte), et pas de Roll-Back pour nous…

Malgré cette finale déception, Top Thrill Dragster est de loin meilleur que Kingda Ka. ça semble fou vu que le layout est identique si ce n’est la bosse sur Kingda Ka (qui n’ajoute… rien ? ouais c’est ça, rien), mais pour une raison que j’ignore, la version de Cedar Point est bien plus smooth que la version de Six Flags Great Adventure, et quel plaisir de n’avoir qu’une simple (mais efficace) T-bar comme sécurité, et pas ces harnais sortis droit des enfers !

En fait, c’est sur Top Thrill Dragster que nous aurions dû enchaîner les tours, pas sur Kingda Ka

Dans nos tête, la suite est déjà fixée, et c’est au tour de GateKeeper d’avoir son rerun, parce que nous voulons expérimenter l’autre côté du train (la droite) pour la massive Dive Drop. Ce n’est fatalement pas la même sensation, mais se faire tirer vers le bas pour se retrouver à l’envers, c’est tout aussi dément que de se faire pousser pour le même résultat.

Cela doit être la vue la moins folichonne de Gatekeeper

Double ride recommandé rien que pour ça, et parce que le reste n’en est pas moins cool (mais le changement de côté a moins d’impact dessus).

Il est maintenant huit heures, le parc ferme, et notre journée se termine. Je ne sais pas encore par quel miracle, mais N. soudain de l’intérêt pour Milli, et est même motivé à pousser jusque-là, pour scorer un dernier ride si la file est toujours ouverte.

Ici aussi, pas de filet en dessous des corkscrews

D’office que je ne passe pas à côté d’une telle proposition, et nous pressons le pas pour arriver avant que la file ne ferme, même si nous n’avons que faible espoir.

Le soleil se couche lentement mais sûrement

Oh Yeah, Millennium Force est toujours ouvert au public, et il n’y a personne dans la file !

Nous avions eu une discussion sur l’intérêt et la possibilité que tous les parcs à bœufs des files d’attente puissent réellement être utilisés à pleine capacité en haute saison. Ici j’ai pu témoigner avec retour d’expérience, parce que les kilomètres de zigzags je les ai fait au pas lors de ma première visite (je me souviens parce qu’ils avaient diffusé Beautiful Things de Dj Tiësto, remixé par Gabriel & Dreseden que j’apprécie comme morceau).

Il est encore plus beau avec le soleil dans les yeux… attendez, c’est pas un compliment ça ?

J’avais une petite crainte non divulguée (si ça devait se reproduire, je voulais que ce soit une surprise, crevard que je suis) ne concernant pas le ride (qui est toujours au top), mais plutôt les conditions de ride. Non je ne parle pas des trains ou quoi que ce soit (ce sont toujours les mêmes et excellents trains, vive les T-bars !)

Non je parle d’un problème d’ordre naturel, classification insectaire.

Vous êtes peut-être au courant, mais Cedar Point est chaque année envahi par les éphémères, appelés MayFlies chez l’oncle Sam. Lors de ma première visite, ma mams et moi avions terminé notre journée (ou plutôt milieu de soirée) avec un tour sur Millennium Force parce que déjà à l’époque, il cartonnait. Nous sommes sorti du ride entièrement recouverts d’éphémères écrasés sur nos torses et visage, parce que petit détail additionnel, nous étions au premier rang.

J’imagine que si ça s’appelle MayFlies en Shakespearien, c’est que ça doit être lié au mois de mai. Et quel moi sommes-nous actuellement ?

Ce suspense à propos de ce sujet crucial doit vous être insoutenable, je vais aller droit au but pour préserver le reste de votre santé mentale après c’est quelques cinquante-neuf-mille-et-six-cent-nonante-neuf mots (stats Word) : pas de MayFlies pour nous, et pure ride sur Millennium Force. Ce n’est pas une machine à gros airtime, il n’en a jamais eu la prétention, c’est de la vitesse avec Floaters et overbanked turn sur overbanked turn. Ça marche impec’, c’est smooth. Je signe à nouveau pour y retourner dans douze ans (plus tôt me va aussi).

   
Nerd shots

Alors oui, c’est totalement contradictoire que je sois satisfait avec de simples Floaters après la descente de Fury 325, Intimidator, Nitro, Diamondback à ce sujet, mais je trouve que ces derniers vendent tellement de gros airtimes quand nous les observons.

Avec Millennium Force, je n’ai pas le sentiment d’avoir été trompé sur la marchandise parce que visuellement je n’ai pas ce faut sentiment. J’ai ce que j’estimais avoir, donc je prends mon pied.

C’est sur cette bonne note que nous nous joignons aux dernières foules en direction de l’entrée du parc, sous un magnifique couché de soleil que je n’ai pas réussi à immortalisé correctement.

   
Ta mission de Gate-keep-age est finie pour aujourd’hui, tu peux être fier de toi

Et vous aussi les p’tits gars !!


Il y a encore une requête à combler avant de rejoindre notre hôtel à Painesville (choisie pour son nom, elle aussi). N. et dans un moindre mesure B., souhaitent dîner au moins une fois au KFC.

Avec deux expériences à mon compteur (mauvaise à NYC, excellente à Guayaquil), et parce que ça n’aurait eu aucun sens de refuser, je demande à Here de nous trouver le KFC le plus proche, même si ça doit nous éloigner de notre route (un peu moins de deux heures prévues).

Nous arrivons à destination sans souci, entrons et scrutons le menu, mais aux USA, ils n’ont pas toujours la politique de nous donner le temps, ou du moins nous donner l’impression de nous donner le temps pour choisir, faut que ça avance, que ça claque…

N. sait de toute façon ce qu’il veut, et passe commande, mais au lieu d’un simple « ok, et pour vous monsieur ? », le vendeur lui sort un total charabia sur les possibilités d’upgrader son repas que nous ne comprenons pas (non sommes crevés), et le temps que je pensais pouvoir prendre pour choisir ma bouffe devient un temps d’intensive réflexion pour essayer de faire avancer la situation.

Je demande au serveur ou nous en sommes dans la commande pour N., demande à N. si ça lui convient, et réponds au vendeur que c’est suffisant pour lui (c’est surtout que N. voulait aussi que les choses avancent). Du coup, c’est à moi de commander, et j’ai aucune idée de ce que je peux prendre, enfin, sous quelle forme je veux mon poulet noyé dans de la farine. Je prends un truc random, B. prend un truc semi random, cette commande n’a que trop durée.

Cette troisième itération de repas chez eux ne m’aidera pas à me forger mon avis parce que j’en suis ressorti avec un avis totalement neutre. Toujours trop de farine sur leur poulet, mais le poulet n’est pas mauvais. J’ai eu en accompagnement des « légumes vapeur » (j’ai des doutes), ce qui fait psychologiquement beaucoup de bien, et j’ai l’estomac comblé… 


Cette journée à Cedar Point a été un double ascenseur émotionnel de la taille de Millennium Force. Arriver au par cet voir que tout fonctionne, faire une première file pendant plus de trois heures et se rendre compte que tout est l’arrêt sans avoir pu faire cette première attraction est digne d’une grosse déprime.

Mais de voir le parc rouvrir progressivement, et ce jusqu’à une demi-heure avant fermeture, toutes ces attractions et d’honorer le contrat tacite passé avec les visiteurs de cette journée, c’est l’ascenseur qui remonte au sommet bien plus vite que l’ascenseur du One World Trade Center ne nous a envoyé dans les nuages denses.

La seule bourde pour moi de Cedar Point aujourd’hui, c’est le manque de communication faite à l’intérieur du parc. De trente à cinquante minutes pour qu’un opérateur ne nous prévienne enfin que SteVen est HS, et ne pas avoir une seule communication via les haut-parleurs au sujet de la panne de courant, c’était un très mauvais move. Je n’oublierai jamais cette mésaventure, tout en gardant bien en tête que Cedar Point à subit cette coupure tout autant que nous, mais je n’oublierai certainement jamais qu’à partir de quatre heures, nous avons passé une « journée » de fou et que nous avons réussi à rider tout ce que nous voulions faire. Et ça, nous le devons à Cedar Point !

Du coup pas de rancœur, nous sommes cools

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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #37 le: 24 octobre 2018, 18:08:52 »
Jour 20 – Les chutes du Niagara (ça doit générer de l’érosion toute cette flotte, non ?)

Dernier jour des vacances, parce que bon cinq heures de voiture et neuf heures de vol, ce n’est plus vraiment des vacances.

Aujourd’hui, notre plan c’est de bouffer du bitume pour d’abord aller voir les chutes du Niagara, et ensuite faire la moitié de chemin qui sépare les chutes de notre aéroport de départ le lendemain.

J’avais récupéré les adresses des parkings de la zone des chutes, parce qu’il est évident que trouver à se garer « gratuitement » dans le coin doit être impossible. L’adresse du premier est entrée dans le GPS, et nous nous laissons guider jusqu’à destination.

Sur la route, nous approchons un péage, avec une annonce sur les panneaux qui sort vraiment de l’ordinaire : « payez votre frais de péage – un dollar – par courrier pour éviter les amendes ». Ils ne vont quand même pas nous faire passer sur une route où le seul moyen de payer est par courrier ?! Ce serait une grosse arnaque.

Après un pont (je crois que nous sommes passés via les petites îles), nous passons sous un portique duquel pendent des caméras, qui rappellent les nouvelles caméras mises en place à Bruxelles pour la chasse au véhicules Diesel… euh je veux dire, pour le bien de notre environnement (politocards de m****). Il y a un chantier à côté de celui-ci, ce n’est probablement pas encore en fonction.

Et ben si, ils ont bien un système avec comme seul moyen de payer le courrier (« mail »….) sans possibilité pour les gens qui débarquent dans le coin, et les caméras étaient bien activées : prune de … quatre dollars une semaine après notre retour.

Ouf, c’est risible comme montent, mais ils ne se font pas chier les gars, c’est un vrai système de rat parce qu’ils vont se faire une marge de porc avec leur majoration de trois cent pourcents.

Arrivés au premier parking, ça a déjà l’air d’être la guerre pour y trouver une place, donc nous décidons de progresser au hasard (pas le temps de charger une autre adresse dans le GPS) vu que tous les parkings sont dans le même coin, et choisissons le parking couvert qui semble déserté. Je vous le dis déjà, mais avec l’addition en sortie (comme la bouffe mexicaine, tu payes à la sortie) nous comprenons mieux pourquoi ce parking n’est pas blindé. Ces radins nous ont racketté vingt-cinq dollars pour une demi-journée de parking !!

Le plan est de traverser le Rainbow Bridge (youhouuu) pour aller voir les chutes depuis le sol canadien. Nous longeons le bâtiment des douanes US avec des barbelés et tout, passons les tourniquets (ne vous avisez pas de le faire sans votre passeport) et traversons le pont.

A nous les tables de black jack, la drogue et les prostituées, nous sommes en zone internationale

      
Sinon, la vue de l’autre côté des drapeaux c’est ça (bâtiments du côté canadien)

Il y a une petite file du côté Canada, et un douanier détente nous donne accès après formalités classiques.

Nous longeons le Niagara en observant les Americans Falls, en regrattant ces attractions touristiques en bateau pour aller au centre des chutes (à cause des installations qui détruisent tout le côté naturel de la chose), en nous demandant de l’intérêt de la zip-line sur le flanc canadien qui ne s’approche en rien d’une quelconque chute, et en écoutant les vocifération d’un petit groupe de quatre personnes venus répandre la bonne parole du christ, et nous remettre dans note droit chemin (bande de tarés).

   
Aux USA, les choses doivent être droites et franches, et ça vaut pour les chutes d’eau

Lorsque nous sommes aux Horseshoe Falls, le bruit des millions de litres qui se déversent recouvre le bruit des touristes, mais leur nuisance reste présente car il faut se battre pour avoir une place le long des barrières pour faire une simple photo.

   
La vue en allant vers les Horseshoe Falls, de gauche à droite

Après une courte séance d’hypnotisme par écoulement de tonnes de flotte, nous faisons un crochet par le gift shop officiel des chutes, car des cadeaux doivent encore être achetés, mais c’est comme tous les gift shops, rien qui ne ferait un bon présent.

   
Avec et sans buisson

Sur ce, nous avons fait ce que nous étions venus faire, pas la peine de nous éterniser au Canada plus longtemps, surtout que les casinos commencent à faire baver N.. Dans le bâtiment des douanes canadienne, quelle ne fût pas notre mauvaise surprise de voir que les gredins nous réclament un dollars en quarters pour passer le pont.

Les gars…

C’est vraiment bas de faire ça, et c’est pas parce que vous avez placé une machine que génère des quarters à l’insertion d’un billet  d’un dollars (ce qui simplifie la vie, il faut le dire) que la pilule passe mieux.

Si l’accueil côté canadien était sympathique, celui du côté US était à température de l’azote liquide. Même si de loin les douaniers se marrent entre eux et passent une bonne journée, dès qu’ils sont face à un voyageur, ils prennent leur plus beau visage de guerre, et la politesse, ils se la mettent… derrière l’oreille… Pas un bonjour, pas un bonne journée, juste trois questions agressives

  • Votre nationalité ?
  • Qu’est-ce que vous venez faire ici ?
  • Et pour combien de temps ?

Bienvenus les gars, bienvenus…

Il est deux heures passé, nous avons les crocs, et en face des douanes se dresse gros bâtiment avec marqué dessus en rouge et en grand « Well Made in USA » ou une bêtise du genre. De l’extérieur ça ressemble à un mini complex de magasin, dans lequel il doit y avoir moyen de becter.

Au fur et à mesure que nous nous approchons, ce bâtiment à l’air de plus en plus abandonné, ce qui ne fait pas notre affaire. Nous voyons quand même de la vie sortir dudit bâtiment, sous forme d’être humain, ce qui nous encourage à quand même passer la tête pour en avoir le cœur net.

Alors ce n’est pas un complex de shop avec possibilité de manger, c’est un complex de resto des quatre coins du monde en périphérie d’une grande cafétéria.

Par flemme et manque de compréhension avec la vendeuse, nous commandons trois poulets Teriyaki au premier resto du rez-de-chaussée, que nous nous empressons de consommer.

Ça a du goût, la quantité est raisonnable, pas notre meilleur repas, mais loin d’être le pire (San Francisco, c’est de toi que je parle).

Nous récupérons notre voiture, et nous nous faisons voler vingt-cinq dollars par la même occasion (mais sans ça, nous ne sortons pas), prenons la direction d’un CVS Pharmacy pour une dernière séance « shopping » (il y avait des M&M’s en commande chez N., et chez CVS ils en ont de toutes les sortes), et c’est une séance de trois bonnes heures de route qui concluent note dernière journée aux USA, dans le patelin de Horseheads (si ça c’est pas du nom de ville qui déchire).


Si je devais faire une simple recommandation pour la visite des chutes du Niagara, bon allé, deux, c’est déjà d’éviter le parking couvert (je ne connais pas le tarif des autres, mais certainement moins que ça), et si vous ne planifiez pas de descendre en bas des Horseshoe Falls (à pieds ou en bateau), rester du côté US peut faire l’affaire. Il y a deux trois plateformes qui, je pense offrent un spectacle similaire que le côté canadien, sauf pour les Americans Falls qui sont remplacée par une vue des rapides menant aux chutes.

Du côté ville, de mes deux visites je n’ai jamais pris le temps regarder ce qu’il y a à faire, mais j’ai l’impression que c’est aussi parce qu’il ne doit pas y avoir grand-chose à faire (Il y a les parcs Marineland et Canada’s Wonderland pas trop loin si jamais).
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #38 le: 29 octobre 2018, 20:08:21 »
Jour 00 – Retour au bercail

Euh non, je ne vais pas vous faire l’affront de raconter notre journée de retour au pays, ça n’aurais aucun intérêt. Le seul truc éventuel que je peux dire, c’est que pour la première fois j’ai entendu des gens parler le portugais (escale à Lisbonne) et maintenant je comprends trop le stéréotype utilisé pour imiter un portugais qui parle français. C’est abusé le nombre de ‘ch’ qu’ils déballent en une seule phrase !

Voilà pourquoi il fait toujours deg’ à Bruxelles, il y a deux couches de nuages !!

Yay, je n’ai pas pris de masse durant mon voyage :D

Non, je vais profiter de ce dernier bout de TR pour vous remercier d’avoir lu ne fut ce qu’un bout de toutes nos aventures, que ce soit cet ultra Méga TR ou les anciens. Je sais que je n’ai pas autant de succès que d’autres, parce que j’écris énormément alors que la tendance est plutôt au minimalisme du blabla, et à l’illustration par photo poussée à son maximum.

J’ai un peu du mal avec ça, en partie parce que je n’ai pas cet attrait aux photos que beaucoup de monde semble avoir. Bien sûr j’en fais en nombre (huit-cent-soixante pour ce voyage) pour souvenirs perso, et en vue de partager dans le TR, mais je n’ai jamais la patience de m’arrêter et de réfléchir à ce que je vais prendre en photo (ça explique la qualité d’un bon nombre d’entre elles), et surtout je préfère vivre mon voyage dans l’instant présent, plutôt que de « découvrir » mon voyage quand je partage mes photos avec mes connaissances.

C’est mon truc à moi, je ne critique en rien les personnes qui utilisent l’approche peu de texte avec plein de photos, d’ailleurs c’est une formule que j’aime consulter, parce que c’est souvent source de magnifique photos à utiliser en fond d’écran.

Du coup, un tout grand merci pour vous mes lecteurs. Comme toujours, j’espère que vous avez pris autant de plaisir à lire nos aventures que nous avons eu plaisir à les vivres, mais aussi que j’ai eu plaisir à les retranscrire (même si j’avoue que consacrer toutes mes soirées à ça sur trois semaines, parfois ça gonfle un peu).

Enfin, comme je sais qu’ils vont relire ce TR avant même publication ici, ça permet de corriger un peu mes trop nombreuses fautes, ainsi que des erreurs de mémoire où j’oublie des points qui nous étaient cruciaux (par exemple), je tiens du plus profond du cœur remercier mes deux potes, B. et N., qui ont permis la réalisation de ce voyage de fou, en acceptant mes divers caprices de parcfan (surtout en face préparatoire). Je n’aurais pas pu rêver mieux que le voyage que nous avons fait, je n’ai aucun regrets (enfin si…. Volcano T_T) et n’ai relevé aucune mauvaise note durant ce séjour.

Il y a certainement des choses que nous aurions pu mieux faire, comme peut-être éviter Hersheypark et nous permettre de faire deux jours à NYC, essayer de doubler le temps au Yosemite, etc… mais c’est aussi ça qui a fait de ce voyage un plaisir, le côté découverte et aventure, même si j’avais tout cadenassé de sorte à ce que nous ayons plus qu’à vivre notre voyage, mais sans pouvoir faire d’improvisation (horaire trop serré.. même pas un jour tampon de prévu en cas de pépin !)

J’espère que cette trop courte journée à NYC aura éveillé l’envie de revisite pour B., parce que je pense qu’il faut au moins une fois prendre le temps de découvrir, mais de vivre aussi au rythme de cette ville. En tous cas, moi, l’expérience similaire du Yosemite m’a vraiment donné envie de prévoir un trip avec une dizaine de jours sur place pour découvrir comme il se doit cet endroit magnifique.


Nos aventures parc-o-nautiques ne sont pas terminées, mais avec l’arrivée de plusieurs futurs coasterfans, nous allons probablement connaître une petite période d’accalmie pour découvrir les parcs d’une toute nouvelle manière (enfin, surtout pour les parents, moi je resterai le même coaster-junkie) qui doit être magique, celle de faire découvrir cet univers particulier à une descendance.
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Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
« Réponse #39 le: 29 octobre 2018, 22:57:32 »
Merci pour ce tr raziel !
Je n'ai pas forcément réagi jusqu'à présent, mais je l'ai lu en intégralité et j'ai bien rigolé !
Perso je préfère raconter, tout comme toi, le ressenti et les péripéties, plutôt que de décrire simplement le parc. Le petit nombre de photos ne me gêne pas non plus (avec Google je pense qu'on peut en avoir suffisamment)
Bref merci d'avoir partagé et au plaisir de te lire.

Ps: il est possible que "The El Toro" et ses dérivés aient été réutilisés lors d'une visite récente entre modos :p
 
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