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ParkTrip => Trip Report's Zone => Discussion démarrée par: raziel188 le 04 Août 2018, 17:41:41

Titre: [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 04 Août 2018, 17:41:41
Hello à tous !


Après six mois de préparation, trois réunions de réservations (et beaucoup de jeux de société et de bibines), deux de mes potes avec qui je visite régulièrement des parcs et moi-même sommes parti pour un petit trip de vingt-et-un jours aux USA.

Si j’ouvre un topic ici, c’est probablement parce qu’il y a de la visite de parc dans nos aventure, non ?

Ce n’est pas un, ni deux, mais neuf parcs que nous avons (re)découvert pendant ces trois semaines de fou.

Avant d’attaquer par le jour zéro, voici l’itinéraire définitif que nous avons réalisé lors de ce voyage :

0. Transit jusqu’à San Francisco
1. Visite de San Francisco
2. Découverte du Yosemite
3. Six Flags Magic Mountain
4. Vallée de la mort + Las Vegas by night
5. Grand Canyon + Las Vegas
6. Transit vers New York City
7. Visite / Découverte de New York City
8. Six Flags Great Adventure
9. Hersheypark
10. Kings Dominion
11. Busch Gardens Williamsburg
12. Découverte de Washington DC
13. Transit jusqu’à Pigeon Forge
14. Dollywood
15. Transit + Shopping du côté de  Charlotte
16. Carowinds
17. Transit vers la région de Cincinnati
18. Kings Island
19. Cedar Point
20. Visite des chutes du Niagara
00. Transit jusqu’à Bruxelles


Comme vous pouvez le voir, il n’y pas de manœuvre pour un imprévu, tout est compacté et a été prévu (si possible à l’avance), afin que nous n’ayons plus qu’à vivre notre pur voyage.

J’ai sectionné la rédaction de cet énorme TR par jour, afin que ce soit un peu moins indigeste. Très sincèrement, je vous déconseille de lire trop d’un coup, parce qu’entre deux visites de parc, il doit y avoir une quantité phénoménale de redite et d’abus de tournure de phrase, qui doivent faire mal à la tête à force. Maintenant, vous restez libres de vos choix, mais vous voilà prévenus ;)

Autre chose, les TR sont globalement indépendants les uns des autres (peut-être des blagues pourries récalcitrantes, mais rien d’important), donc aucun souci pour ne sélectionner que celui/ceux qui vous intéressent. 

Je posterai probablement un peu au compte goutte, non pas pour générer du suspense, mais pour limiter justement cet effet d’indigestion.

Comme toujours, n’hésitez pas à poser vos questions (sur le voyage et/ou sur son organisation), à donner vos commentaires et avis au fur et à mesure de la publication.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 04 Août 2018, 17:45:10
Jour 0 – Ouais parce que treize heures de vol, c’pas vraiment un jour de vacance

Une fois n’est pas coutume, même si dans un précédent TR j’avais déjà fait cet exercice, nous commençons nos aventure avant même de décoller pour notre première destination.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/wb1Orr.jpg) (https://imageshack.com/i/plwb1Orrj)
Partant aux USA, j’ai voulu voir si ma masse allait évoluer. Merci à la balance du boulot pour sa coopération (précision à cinq-cents grammes, c’est un peu du cheat)

Le matin du départ, je passe prendre mes deux comparses chez eux (respectivement), et N. est anormalement calme. Je me dis que les au-revoir ont peut-être été un peu délicats avec madame ou quelque chose du genre, et ne m’inquiète pas plus que ça.

Arrivés à Zaventem, le drop off de bagages n’est pas encore ouvert donc c’est le meilleur moment pour faire une vidange et éventuellement déjà consommer du Starbucks (arrivera plus tard), et N. s’absente pour la première raison.

Un bon vingt minutes se passe, le drop off s’ouvre, et toujours pas de nouvelles de N.. Ah si, un sms nous confirme qu’il est toujours en vie et qu’il va revenir d’ici peu. Bon ok, no stress.

Enfin, ça c’était avant de le voir revenir blanc comme un cul, et qu’il nous avoue avoir de terribles crampes dans le bas du ventre. Nous lui conseillons d’aller au poste de la croix rouge que nous avions vu en arrivant dans le hall, ce qu’il s’empresse de faire.

A nouveau, nous attendons une vingtaine de minutes avant de le voir revenir et le verdict est assez mauvais. Le médecin lui interdit de faire un vol transatlantique, mais lui donne un petit sursis : comme nous avons une escale à Reykjavík, N. est autorisé à prendre le premier vol en prenant des médocs, mais si la douleur ne s’est pas calmée, il doit s’arrêter à Reykjavík et se rendre à l’hosto d’urgence.

Bon ça pue, mais nous avons un petit espoir.

Du coup, première séquence shopping à la pharmacie de Zaventem dans laquelle, ô joie ô bonheur, ils n’ont pas les médocs prescrits par le médecin… La pharmacienne contacte recta le médecin pour voir ce qu’elle peut donner en substitution, et retour de la chance, elle a de quoi hypothétiquement soulager mon ami.

Comme les médocs se prennent autour d’un repas, malgré le manque d’envie de manger pour les Nikos (l’un malade et l’autre ayant déjeuné), nous passons chez Panos pour avoir de quoi nous plomber le bide.

Les médocs pris et les bagages déposés, nous continuons cette loooonnnggguuuue journée comme à peu près n’importe quelle journée de treize heures (approximatif) de vol, en passant par le traditionnel Starbucks de la zone Duty Free (où j’en profite pour narguer une amie par mail :P ), et en nous rendant compte qu’il n’y a strictement rien pour nous divertir dans les avions que nous prenons (par contre, y a des prises de courant).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/emXIRa.jpg) (https://imageshack.com/i/poemXIRaj)
Mon amie, comme moi, adorons les Muffins Blueberry

A Reykjavík, les médocs font clairement effet, mais sur la fin du vol la douleur est revenue dans une moindre mesure. Confiant, et en reprenant une dose de médoc avec le repas de midi, N. décide de continuer l’aventure avec nous. Ouf !

Comme dit plus haut, il n’y a pas de divertissement dans les avions (ni de bouffe), donc nous essayons un peu de dormir, d’écouter un peu de musique (pour ceux qui en ont avec eux) et nous attaquons l’entièreté des circuits de Mario Kart 8 Deluxe en multi sur table, parce que c’est la classe (et qu’accessoirement c’était un peu le but de cet achat impulsif).

Parce que 13h de vol c’est déjà pas assez pénible, lorsque nous arrivons dans la salle des douanes il y a du peuple, beaucoup de peuple.

Après deux heures de file, c’est enfin à notre tour d’être « interrogé » par les douaniers, redoutant que notre commune de résidence (Bruxelles) soit source d’interrogatoire supplémentaire, et la désagréablitude des douaniers comme N. et moi-même l’avons connu lors de précédents à NYC.

Et bien pour honnête, le gars sur qui je suis tombé était hyper cool, hyper détendu, nous avons même parlé bière quand il a vu que je venais de Belgique (eh, pays de la bière, des gaufres et du chocolat pour n’importe quel quidam), c’est pour dire.

Nous récupérons nos bagages intacts et nous nous dirigeons vers BART, le RER local qui nous amène directement au centre de San Francisco (Powell Street) à deux pas de notre premier hôtel.

C’est un peu le désenchantement car le rez-de-chaussée de l’hôtel est en grosse rénovation, et la chambre c’est une toute petite pièce avec juste trois lits, trois casiers et un évier. Je m’y attendais car tous les guides expliquent qu’à San Francisco il y a surtout des auberges de jeunesses (ce que nous voulions éviter) et que les hôtels sont en réalités des auberges de jeunesses converties qui n’offrent rien de plus (si ce n’est la chambre privée) pour un prix plus élevé. Cependant, l’addition a quand même fait mal au derch’.

Nous sortons pour notre première sortie sur le sol américain, avec pour seul but de trouver de quoi manger (il est à peu près neuf heures), et éventuellement déjà voir à quoi ressemble San Francisco (dans une toute petite proportion hein, nous sommes HS de la journée).

Nous trouvons couverts dans un restaurant italo-mexicain (cuisine italienne par des mexicains) correct, dans lequel je me contenterai de pâtes bolo accompagnées d’une IPA (Racer 5) pas dégueulasse, mais dans un grand godet (j’adore la bière, surtout IPA et Stout / Porter, mais quand 50 cl quand je suis crevé, c’est limite trop). N. attaque des moules qui s’avèrent bonnes mais sans plus. Un choix risqué vu les crampes au bide qu’il se tapait il y a seize heures de ça, mais – spoiler alert – ce sera de l’histoire ancienne d’ici peu.

Sur le retour à l’hôtel (au moins 450m à faire à pieds), j’impose l’idée d’aller sur le sommet de la colline au pied de laquelle se trouvait notre hôtel. Didju que c’est pentu c’te ville ! Je suis clairement plus ce qu’on peut appeler un sportif (ce n’est pas une victoire, il va falloir que je remédie à ça) mais c’est ultra fatiguant de grimper ces côtes à pattes. Et sincèrement, je n’aimerais vraiment pas devoir naviguer en voiture dans ces rues ultra raides, parce que ça doit bien flinguer le bas de caisse à chaque carrefour, et encore moins de voir faire un créneau pour me garer perpendiculairement au trottoir (imposé sur les pentes les plus fortes).

Bon, il est grand temps de nous reposer, San Francisco sera encore là demain matin, et nous avons toute une journée pour nous balader dans ces ruelles et différents quartiers.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: cmoiromain le 06 Août 2018, 17:07:40
Chouette, un nouveau TR !

Tenter l'avion (même "juste" un vol vers l'Islande) avec des crampes au bide, c'est couillu... Entre le risque de crever en vol, de passer tout le trajet à se vider dans des chiottes (ou ne pas pouvoir à aller pour cause de turbulences... ou pire, y être pendant les turbulences !), ou d'atterrir pour être hospitalisé tout seul sur une île au milieu de nulle part, il faut vraiment être confiant en la capacité de ses intestins !

Sinon, c'était quand vos dates de voyage par curiosité ?

Vivement la suite (on a les photos en avant-première sur imageshack  8) )
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: Titou31 le 06 Août 2018, 17:14:39
Cool j'attends la suite !
San Francisco c'est chouette, j'ai adoré cette ville  8)

Et le diagnostic pour votre ami c'est quoi au final ?
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 06 Août 2018, 18:34:48
Merci pour ces premiers retours :)
Effectivement, c'était osé de sa part, mais finalement ça en valait trop le coup. Les symptômes étaient vraiment de violentes crampes au bide et toutes les difficultés du monde (+ douleurs) pour poser sa pêche... du coup, les risques étaient un peu réduits (prendre l'avion avec une fidèle gastro, c'est vraiment uniquement en extrême urgence !!).
Finalement, c'était juste une grosse intox alimentaire suite aux frites et à la fricadelle (pourtant il a vu Dikkenek, bon sang) de la veille.

Pour les dates, nous sommes partis du 9 au 31 mai de cette année.
Le TR étant déjà entièrement rédigé, je vais de ce pas uploader le jour suivant ;)
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 06 Août 2018, 18:42:16
Jour 1 – San Andreas… ah ben non, San Francisco

Peut-être que je l’aurai déjà dit dans l’introduction que je n’ai pas encore écrit, mais pour notre ultra-méga-trip, nous avons des tonnes de choses à faire, mais trop pas de temps pour hésiter (ni encore moins avoir un couac… une kwak pourquoi pas, mais un…).

De ce fait, une partie de la préparation du voyage a consisté à pointer les points clés que nous souhaitions voir absolument dans les trois villes visitées (San Francisco – New York City – Washington DC), de déjà voir ce qui semble possible de faire sur le temps imparti et filtrer ce qui n’irait pas (trop excentré par rapport au reste typiquement) et espérer que tout se passe bien sur place. Ouais nan, je n’ai pas poussé le vice en préparant le trajet à faire à patte sur Google Map, il nous faut quand même une petite dose de liberté.

Tout ça pour dire que nous sommes certainement passés à côté de trucs de fou ou je dirais même qui envoient du steak (oui j’ai osé sortir ça devant le mémorial Lincoln), et que vous serrez peut-être frustrés de lire que nous sommes passés à deux pas de ces fameux trucs qui envoient du steak (je finirai par l’adopter cette expression) alors que ce sont de gros incontournables ou quoi ou qu’est-ce. Désolé si c’est le cas, mais bon en même temps c’est fait, c’est fait, et ce sont nos vacances à nous après tout.

Réveil à 7h00, les douches s’enchaînent et rendez-vous au RDC de l’hôtel pour le petit déjeuner qui sera un des meilleurs du voyage parce qu’il s’agit d’un mini (mais vraiment mini) buffet avec céréales, pain (différents types), garnitures pour tartines (choco et confiture hein, faut pas pousser non plus), machine à gaufres, jus d’orange ultrachimique, thé/café, … mais surtout des fruits !!
Le tout sous une ambiance auberge de jeunesse avec les autres convives de l’hôtel. Bon c’est pas comme si nous avions tapé la discussion avec l’une ou l’autre personne, mais d’elle-même l’ambiance était un peu plus chaleureuse qu’une salle de petit déjeuner comme nous en trouvons dans n’importe quel motel (et je sais de quoi je parle depuis ce voyage).

Le ventre correctement rempli, nous commençons tranquillement en allant sur Union Square, à deux pas et surtout à peu près à la même altitude que notre hôtel. Bon ben oui c’est une place avec une colonne au centre quoi… A mon avis il doit y avoir des events de temps à autre et quand y a du peuple ça doit être cool, mais sur les coups de 8h30, c’est tout vide et tout mort.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/rndaks.jpg) (https://imageshack.com/i/pmrndaksj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/OlMdnT.jpg) (https://imageshack.com/i/pmOlMdnTj)
C’est tout vide, mais oooooooooh, un cœur que mes canards vont pouvoir prendre en photo

L’avantage d’Union square, c’est qu’elle est longée par une rue sur laquelle se trouve une ligne des fameux Trolleys de San Francisco, et nous en croiserons quelques-uns.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/VM5unZ.jpg) (https://imageshack.com/i/pnVM5unZj)
J’aurais dû lui demander s’il s’appelait Désir

C’est ici que la partie aventure de notre voyage débute réellement, lorsque nous nous retrouvons nez-à-nez à la côte que nous allons attaquer. Et cette fois-ci, pas question de faire demi-tour une fois au sommet et retourner pioncer à l’hôtel.

Qu’est-ce qu’ils doivent avoir des cuissots comme des troncs et des chevilles en titane les San Franciscains ! A chaque fois que nous terminons une côte – en arrivant à une rue perpendiculaire – beh il faut pas plus de 3 secondes pour se rendre compte qu’il y a une nouvelle côte encore plus vénère qui nous attends dans un futur très très proche, et ça n’en finit pas !

Bon en fait si.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/ODaZ3x.jpg) (https://imageshack.com/i/plODaZ3xj)
Oh oui, du plat !

Notre première destination, la rue la plus célèbre de la ville. La rue avec pleins de virages et un revêtement rouge brique : Lombard Street. Alors pour être exact, ce n’est qu’une petite portion de la Lombard Street, parce qu’elle est longue et que le reste est d’un banal commun.
Sur la route, nous observons déjà au loin The Rock (complément de ma blague foireuse sur San Andreas, et une partie de moi regrette que ce ne soit pas Dwayne Johnson, il a l’air peace ce mec) a.k.a Alcatraz (nous y reviendrons).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/zkmJnr.jpg) (https://imageshack.com/i/pnzkmJnrj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/vPMy2N.jpg) (https://imageshack.com/i/pmvPMy2Nj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/DGhJzz.jpg) (https://imageshack.com/i/pmDGhJzzj)
De gauche à droite : un mec qui fait un pur créneau, les lignes de trams qui se fichent de l’inclinaison des rues, et le fameux rocher (paraissait plus proche en vrai)

Fatalement, c’est un point d’intérêt connu, donc nous y retrouvons des groupes de touristes, ça fait toujours un peu chier mais ça pourrait être bien pire.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/ZdbJK5.jpg) (https://imageshack.com/i/poZdbJK5j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/R92Psb.jpg) (https://imageshack.com/i/poR92Psbj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/Jos08K.jpg) (https://imageshack.com/i/plJos08Kj)
Lombard Street de bas en haut

C’est effectivement une petite zone de dépaysement au milieu d’une ville littéralement quadrillée par des rues perpendiculaires (ok ils ont été un peu foufou, y a deux trois sécantes dans l’paquet, et ils sont partis en saucisse du côté de Twin Peaks), mais en même temps nous venons de passer dans un quartier rempli de petites maisons typiques avec les avancées hexagonales (ça doit avoir un nom pour les membres de la guilde des architectes) qui dégage un charme certain, et là, maintenant qu’il ne s’agit plus de rue standard, c’est le retour à des maisons « banales » (à mon avis elles coutent quand même un max) et donc le charme se limite à une route en zigzag…

Voilà, c’est dit, je suis un maxi chieur et je chicane sur le moindre détail.

J’abuse mais il est vrai que le temps de faire les photos du bas de la rue, la grimper, et faire les photos depuis le haut de cette dernière, ça m’a suffi, je peux passer à autre chose (ce qui tombe bien, il y a encore une journée de marche derrière). 

Contrairement aux groupes de touristes donc, nous continuons notre route en montant la Lombard Street, pour descendre (oui oui) vers le bras de mer sur lequel se trouve Alcatraz et au-dessus duquel passe le Golden Gate.

Arrivés dans la partie la plus touristique du coin – plein de sangsues pour faire des tours en bus décapotable, brrr – nous faisons un crochet par notre premier CVS Pharmacy pour nous ravitailler en eau et en sucreries (parce que oui, dans un shop appelé pharmacie, il y a des hectolitres de soda et des bonbecs à gogo…  sont fous ces ricains’).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/SfMwCa.jpg) (https://imageshack.com/i/pnSfMwCaj)
Ça a dû être utile un jour, maintenant c’est juste photogénique

Mon ami B. décide donc se prendre un petit sachet de bonbecs, et se trouvant à l’étranger, décide de sortir des sentiers battus et sélectionne un truc différent de ce que nous connaissons. Visuellement ça ressemble à des petites boules de guimauve avec du sucre autour, donc sur ce point-là, nous restons dans du connu, ça devrait passer crème.
Nous reprenons la route en direction du Pier 39, le paquet de bonbecs est ouvert, et un premier avis de l’acheteur se fait entendre : « Je n’achèterai plus jamais de produit inconnu dans ce pays ».

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/HV9y0t.jpg) (https://imageshack.com/i/pmHV9y0tj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/vD2mqt.jpg) (https://imageshack.com/i/povD2mqtj)
Encore une petite dose d’Alcatraz et de la Skyline de San Francisco

Les cris des lions de mer se font de plus en plus forts, nous ne devons plus être trop loin. Ah ben oui en fait en contre bas sur l’eau se trouve une petite dizaine de plateformes sur lesquelles dorment ou se mettent sur la gueule des dizaines d’otaries. Nous faisons le tour pour nous rapprocher et apprécions le spectacle de ces limaces (dixit N.) en odorama, parce que ça fouette des dizaines d’otaries (à quoi nous nous attendions aussi).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/YccT6H.jpg) (https://imageshack.com/i/plYccT6Hj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/NVGkId.jpg) (https://imageshack.com/i/pmNVGkIdj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/uB9oLn.jpg) (https://imageshack.com/i/pmuB9oLnj)
Mais qu’est-ce qui fouette ? Ah, c’est vous….

Le temps d’immortaliser les bestioles, la prison sur son rocher (qui parait bien plus proche en vrai), et nous rebroussons chemin pour nous diriger vers le Golden Gate.

B. nous fait à nouveau savoir son écœurement par rapport à ses bonbecs, donc nous nous devons d’essayer. N. en prend un, ce n’est effectivement pas bon mais dur à décrire. J’en prends un rouge, ce qui dans mon référentiel glucosien ne devrait pas être mauvais, et ….

Verdict…

C’est immonde, et je peux facilement vous dire à quoi ça ressemblait car ça goûtait exactement ce que sent le reflex spray !

Fatalement lorsque je dis ça, les deux autres veulent valider et chopent chacun un bonbon rouge et trois sur trois, c’est bien un bonbon au reflex spray, intéressant quand on souffre d’élongation à l’intérieur du système digestif !!   

Pour une raison totalement obscure, ce paquet de friandise terminera rapidement sa vie dans une poubelle… Beh oui, nous ne pouvions pas donner ça à un gosse « tiens, nous trouvons ça dégueu, donc nous te le donnons »…

Normalement nous étions sensé prendre un bus pour nous droper aux pieds du Golden Gate, mais il fait tellement beau et il n’y a pas un pet de nuage ou de brume dans le ciel, donc c’est à pattes le long de la flotte que nous irons.

Par la magie du montage est des ellipses je vous épargne tous le trajet, mais je soulignerais deux « petites » choses vue sur la route : un mystère mystérieux dans le port de plaisance, et un petit domaine type romain un peu caché dans un domaine résidentiel qui n’est autre que le Palace of Fine Arts (merci Google Map).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/rf5Js1.jpg) (https://imageshack.com/i/plrf5Js1j)
Alors, vous avez trouvé le mystère mystérieux dans cette photo ?

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/CwDaqY.jpg) (https://imageshack.com/i/plCwDaqYj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/ln6a9H.jpg) (https://imageshack.com/i/pnln6a9Hj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/24D1fY.jpg) (https://imageshack.com/i/pm24D1fYj)
Le domaine de loin, de près (un petit cul de pierre…), et de dessous

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/u37FA7.jpg) (https://imageshack.com/i/pnu37FA7j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/VVNhyM.jpg) (https://imageshack.com/i/pnVVNhyMj)
Notre destination… et c’est à ce moment que nous réalisons que nous sommes bien en vacance

Ayé, nous sommes aux pieds du monstre d’acier, qui comme son nom le souligne si bien, est … rouge.
Nous cassons la croute en créant notre propre Fight Club de pigeons et autre petits piafs (par contre les mouettes, tintin !), et reprenons de l’altitude pour nous retrouver sur ledit pont. Comme dans la vie vraie, il vaut mieux observer que de décrire.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/5Kp7nw.jpg) (https://imageshack.com/i/po5Kp7nwj)
Nous y voilà

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/2Ku32l.jpg) (https://imageshack.com/i/pn2Ku32lj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/okFSlr.jpg) (https://imageshack.com/i/pnokFSlrj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/DLq1xr.jpg) (https://imageshack.com/i/plDLq1xrj)
C’est grand et rouge, et en contre bas il y a des surfers qui s’éclatent

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/z3rxjH.jpg) (https://imageshack.com/i/poz3rxjHj)
Conséquence de tremblement de terre

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/K3RuVZ.jpg) (https://imageshack.com/i/pmK3RuVZj)
De loin et dans l’axe

Avec tout ça, le temps à bien avancé, et nous sommes sous le coup des distances effectuées depuis le matin. Le choix est vite fait, nous reprenons le bus pour retourner au centre (point de chute l’hôtel) pour reposer les panards avant de nous chercher une terrasse ou pinter calmement.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/dAKvpG.jpg) (https://imageshack.com/i/pmdAKvpGj)
Vue de la terrasse du café

Peut-être que nous ne sommes pas doués vu qu’à Bruxelles des terrasses de café il y en a partout, mais c’est galère pour trouver un endroit où siroter une petite bière bien fraîche pour terminer cette belle journée. Finalement nous trouvons un café calme au milieu de gros building pour nous rafraîchir et grignoter un bout. Seulement, le menu cerveza est plutôt pauvre et le café en face nous joue la carte du « gnagnagna nous sommes select gnagnagna il faut attendre 15 minutes gnagnagna » (à dire avec une voix bien désagréable) et ça, ça nous gonfle donc je squat un wifi gratuit et découvre que pas si loin de nous, il y a un bar Mikkeller qui est une brasserie qui fait du lourd et du très lourd (dans le bon sens du terme) : il faut que je m’y rince la dalle !

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/gRYlSY.jpg) (https://imageshack.com/i/plgRYlSYj)
Ôôôôôô **musique divine**

Bon petite erreur de ma part de commencer avec le Stout à 12% parce que je ne goûterai plus que ça après, et puis bon je serai un peu rond pour la suite de la soirée, mais qu’est-ce que c’était bon !! S’il n’y avait que l’alcool qui montait, ça aurait été plutôt cool, mais la note grimpe rapidos (fatalement, bière importée), donc nous ne nous éternisons pas et chassons de la bouffe simple et conséquente parce que nous sommes déjà en crise bouffe type GDB (mais sans la GDB).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/kmttxn.jpg) (https://imageshack.com/i/plkmttxnj)
Rien que de voir cette carte, je m’en ouvrirai bien une… mais mon stock de Mikkeller est vide :C

Premier stop dans un truc étrange qui fait des nouilles chinoises (ou similaire), mais les gens sont désagréables, ce qu’ils nous tendent est froid et récupéré d’un plat qui n’a pas été mangé plus tôt (fraîcheur ??), bref, nous déguerpissons.

Nous atterrissons dans notre premier fast-food du voyage (mais pas une enseigne type BK ou MacDo), c’est gras, c’est pas spécialement copieux, c’est pas non plus vraiment bon, et ma boisson goûte le chlore d’une force phénoménale.

Ce repas est un échec critique.

La déception au ventre, nous retournons à l’hôtel, car demain c’est à nouveau levé tôt (ok ce sera le cas tous les jours) car nous avons une belle longueur de route au programme, heureusement entrecoupée de paysages à priori magnifiques.


San Francisco est pour moi une belle ville, et je pense que nous n’ayons pas tout vu (par exemple le coin du côté de Golden Gate Park), mais cette journée semble m’avoir donné assez, et tout comme N., je ne ressens pas spécialement le besoin ou même l’envie d’y retourner. Ce n’est pas vilain, l’atmosphère y est plutôt détendue, mais je n’y ai pas trouvé ce petit quelque chose qui fait me citer Arnold Schwarzenegger, « I’ll be back » (comme c’est le cas pour Tokyo, Osaka, ou encore Las Vegas).

Quelque chose qui est décevant dans la ville, c’est la quantité de sans abri qui explose en fin d’après-midi. Je ne sais pas où ils disparaissent en journée, mais le soir les rues en sont pleines, et c’est vraiment désolant. Certainement pas de sentiment d’insécurité, mais il n’est pas possible de ne pas le remarquer et de rester totalement indifférant bien qu’en étant impuissant.

Je suis bien évidement heureux d’avoir découvert ne fut ce qu’une partie de cette ville, et peut-être que j’y referai un passage lors d’un prochain road trip, mais San Francisco ne sera pas dans ma liste des priorités à (re)visiter.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: Titou31 le 07 Août 2018, 09:48:44
Il y en a des choses à voir à San Fransisco...pour faire le tour c'est min 1semaine.

Vous avez eu de la chance, à chacune de mes visites, lors de la traversé du Golden Gate, ce dernier était dans les nuages en hauteur... (souvent à cause de la baie..).

La suite !  ;D
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: cmoiromain le 07 Août 2018, 17:15:17
J'ai pas trouvé le mystère mystérieux...

C'est drôle comme pour moi aussi, cette ville c'est avant toute chose GTA San Andreas ^^
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 08 Août 2018, 20:16:24
Effectivement nous avons eu beaucoup de chance, nous nous le sommes souvent répété sur place, surtout une fois posés sur un banc face au bras de mer (non loin du Golden Gate).

Je suis d'accord avec toi, il y a certainement bien plus à voir que ce que nous avons vu, c'est pour ça que je ne considère pas avoir visité San Francisco, mais au mieux je l'ai découvert. Maintenant, je ne suis pas trop quelqu'un qui aime rester sur place dans une ville pour un "grand" laps de temps, j'ai toujours le sentiment de tourner en rond rapidement.

Pour le mystère mystérieux, il faut chercher quelque chose de sphérique un peu au dessus du centre de la photo ;)

En fait, la référence n'était pas pensée pour GTA (mais elle fonctionne bien, je valide), mais pour le magnifique film "San Andreas" avec The Rock et une nana qui a d'énormes... yeux !
Pour l'histoire complète, lorsque nous sommes sortis des contrôles / douanes aux USA, une des premières choses qu'a dit B. dans le métro nous amenant au cœur de San Francisco c'est "ah, ce serait cool qu'il y ait un tremblement de terre", ce à quoi la réponse de N. et la mienne furent "non mais sérieux ???" (en version polie et tout public). Puis je suis toujours accroc à 2HDP qui ont fait la review de "San Andreas", et par association d'idée foireuse, ça donne la référence :p

La suite arrive le temps d'un copier/coller et d'un contrôle rapide de la mise en page :D
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 08 Août 2018, 20:22:03
Jour 2 – Yosemite Valley (ça se voit aux arbres)

Bis repetita du matin précédent en ce qui concerne le lever – lavage – mangeage, nous récupérons la caution laissée pour la clé de la chambre et nous nous mettons en route pour aller chercher notre premier véhicule du trip.

Après une longue marche d’au moins quatre-cent-cinquante mètres, nous entrons dans l’agence de location pour laquelle je fais mon pessimiste en annonçant que nous ne sommes pas sur la route avant 1h30 voir 2h, parce que ça va être méga lent.

Vingt minutes plus tard max, nous sommes dans notre véhicule dans lequel rentrent parfaitement nos bagages (petite source d’inquiétude). N. accepte de prendre le volant, ce qui m’arrange parce que je n’ai pas beaucoup l’habitude des voitures automatiques (enfin j’avais un gros doute pour le frein à main, mais en voyant une poignée classique, c’était no stress), et comme ça maintenant il peut écrire dans son CV qu’il a roulé dans San Francisco comme un dieu, en nous rappelant au fur et à mesure de notre progression des règles un peu particulières sur les routes aux USA (et qui sont trop trop cools !!) comme le droit de tourner à droite au feu rouge (sauf contre-indication), le système des STOP 4-WAY avec priorité en fonction de l’ordre d’arrivée au carrefour, etc…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/FZLQhM.jpg) (https://imageshack.com/i/poFZLQhMj)
C’est à ça que ressemblent une bonne partie des autoroutes aux USA

Il ne nous faut pas trop longtemps pour nous retrouver au milieu de nulle part, et comme ce sera souvent le cas, le trajet jusqu’à destination ne sera pas hyper passionnant. 

En parlant justement de destination, aujourd’hui nous allons faire le plein de bon air frais pour le voyage, dans une ambiance quasiment non altérée par l’homme : Le parc du Yosemite, avec deux points de chutes, le Hetch Hetchy Reservoir et la Yosemite Valley pour la Vernal Fall.


Je passe sous silence que je me suis viandé pour les coordonnées GPS et que nous nous sommes retrouvés pas très loin de du barrage que nous allions voir, mais totalement au bout d’une rue à sens unique (et fatalement, le mauvais pour nous), et nous voici au Hetch Hetchy Reservoir.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/79GQrA.jpg) (https://imageshack.com/i/po79GQrAj)
Depuis le parking

Alors c’est quelque chose qui va être valable pour toute la journée, ainsi que pour celle à la vallée de la mort, mais une des choses qui en impose en plus de la vue, c’est le calme de ce en face de quoi nous nous trouvons (et vu les neufs parcs que nous allons faire, du calme, c’est du luxe).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/kvjjXH.jpg) (https://imageshack.com/i/pnkvjjXHj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/WZW6FL.jpg) (https://imageshack.com/i/pnWZW6FLj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/jfbiJg.jpg) (https://imageshack.com/i/pojfbiJgj)
Le côté réservoir

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/ohg7k8.jpg) (https://imageshack.com/i/poohg7k8j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/fdsXtH.jpg) (https://imageshack.com/i/pofdsXtHj)
Côté grosse fuite d’eau… Mais personne n’a vu ça et va faire quelque chose ?!

Nous traversons le barrage, et poursuivons notre chemin via un tunnel contenant quelques grosses flaques, pour avoir un autre point de vue du réservoir. Honnêtement, ça valait la peine de prendre le risque de se tremper les godasses pour ça (surtout qu’à ce moment les pieds sont toujours secs).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/AHJeEW.jpg) (https://imageshack.com/i/pnAHJeEWj)
Ce qui se rapproche le plus d’un Splash pour nous dans ce voyage

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/SjBHn2.jpg) (https://imageshack.com/i/pmSjBHn2j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/uivvN7.jpg) (https://imageshack.com/i/pmuivvN7j)
La vue de l’autre côté du Tunnel

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/HCTTvJ.jpg) (https://imageshack.com/i/pnHCTTvJj)
Les escaliers de l’enfer

Nous reprenons la voiture pour 2…3 heures de routes afin de nous rendre au Yosemite Village pour grailler un coup avant d’attaquer la quête de la chute d’eau. La route est très belle (dans le sens paysage hein, la qualité du macadam laisse à désirer dans certains coins) mais ce sont des lacets à flanc de montagne, donc ça prend directement du temps pour faire une distance qui à vol d’oiseau n’est pas si grande que ça.

Trouver un magasin au Village n’est pas si évident, surtout que les routes n’y sont pas forcément à double sens, et qu’il ne faudrait pas nous retrouver sur le chemin de sortie sans avoir rien vu (mais en fait, y a pas de risque que ça arrive, au pire c’est juste une perte de temps dans des décors magnifiques).

Rassasiés, tels nos ancêtres, nous entamons notre pèlerinage vers l’eau - source de vie.

J’en fais probablement un peu trop…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/19ny55.jpg) (https://imageshack.com/i/pl19ny55j)
Enfin en dehors de la voiture, nous voici dans la nature

Alors précision, nous n’avons pas de godasse de marche (B. en est le plus proche avec des baskets type rando Quechua), et comme il fait beau, pas nécessaire de prendre une veste avec nous, c’pas comme si nous nous dirigions vers une zone humide, ou qui contient de l’eau…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/PfHUJX.jpg) (https://imageshack.com/i/plPfHUJXj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/jAwrsf.jpg) (https://imageshack.com/i/pojAwrsfj)
De l’eau que je vous dis

La route est goudronnée, et grimpe grimpe grimpe. Nous ne sommes pas encore à mi-chemin que nous sommes déjà essoufflés (ouais, sportif n’est pas un adjectif que j’entends/je dis pour me décrire). Mais les gens qui nous croisent en chemin inverse sont entiers et de bon humeur, ça nous motive à avancer.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/Ol8j6c.jpg) (https://imageshack.com/i/poOl8j6cj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/Zok1kX.jpg) (https://imageshack.com/i/pmZok1kXj)
Les animatronics sont vraiment réussis, j’ai réellement cru que c’étaient de vrais écureuils… hein, quoi ??

Nous arrivons à un moyen (ni grand, ni petit) pont, duquel nous apercevons au loin ladite cascade que nous sommes venu voir.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/veBC8l.jpg) (https://imageshack.com/i/poveBC8lj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/qy7RvP.jpg) (https://imageshack.com/i/pmqy7RvPj)
De l’eau au niveau d’une cascade ? Ils sont fous ces ‘ricains…

Le ciel se couvre un peu, mais de nouveau, nous ne sommes pas inquiétés de prendre l’eau d’une quelconque manière, go go go.

C’est ici que le sentier goudronné décide d’évoluer en escalier de l’enfer à base de caillou naturel donc méga glissant. Heh, tant qu’ils sont secs, et il n’y a – je le rappel – aucune raison que cela change, c’est easy (si ce n’est pour notre cardio de poulet asthmatique fumeur invétéré).

Notre altitude s’élève, et contre toute attente, un fin voile de bruine vient nous caresser la tronche. « Étrange » dis-je à mes compagnons. « Peut-être qu’en nous rapprochant de la chute d’eau bien fournie en eau cela ira mieux ».

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/FvlQb6.jpg) (https://imageshack.com/i/plFvlQb6j)
Non mais fait pas genre, nous te voyons et c’est clair que c’est toi la coupable de toute cette flotte

Ce discours est tout à fait fantasmé, je ne tiens certainement pas un vocabulaire aussi noble, mais c’est plutôt quelque chose du genre qui a du s’entendre à ce moment « nous sommes quand même une belle bande de Jean-Michel décision de m**** sur ce coup. S’attaquer à une chute d’eau sans veste, non mais franchement… »

Ah oui, je ne sais plus quand et comment cela a commencé, mais tout le voyage a été ponctué de « Jean-Michel Machin » ou « Jean-Michel Truc » pour faire une petite critique sous le ton de l’humour lorsque quelqu’un faisait/disait quelque chose de complètement débile (historiquement, je tiens ça du JDG avec « Jean-Michel Bruitage » et de 2HDP et « Jean-Michel Brouillard », je n’ai strictement rien inventé, et je m’excuse auprès de tous les Jean-Michel).

Bref, nous prenons l’eau lentement mais sûrement, mais nous continuons quand même à gravir les marches de ce pseudo escalier, évitant des flaques de plus en plus grandes, et recevant du plus en plus de flotte sur la gueule.

Il y a quand même un moment où N. a une poussée de lucidité pour le groupe, et décide de demander ce qu’il reste plus ou moins comme distance pour atteindre le sommet de la chute. Manque de bol, la dame nous répond « au moins 1.5 miles ».

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/Ch3anX.jpg) (https://imageshack.com/i/poCh3anXj)
C’est notre vue la plus proche, le demi-tour se fera juste après la photo

Bon, il est temps de faire une petite réunion et de faire un vote à main levé sur la bonne idée que c’est, ou non, de continuer jusqu’au bout sur cette route. Je resitue notre situation : nous sommes maintenant trempés de la tête aux tibias (les pieds sont toujours secs, yes !), nous n’avons pas de shoes de rando, nous sommes au début d’un trip de vingt-et-un jours qui va être éreintant, pour le lolilol de la situation le ciel décide de se faire bien gris, et la bagnole est à plus de 45 minutes de marche.





… 

D’habitude je suis du genre débilus maximus – et clairement si ça avait été notre avant dernier jour de voyage et non notre deuxième (c’était dans une ébauche non viable du trajet) je l’aurais trop fait – mais là c’est trop chaud, je ne prendrai pas le risque « pour si peu » de faire du reste de mon voyage un enfer en tombant malade. B. et N. sont du même avis, et c’est parti pour une descente en turbo vitesse (mais tout en finesse pour ne pas nous tuer en glissant) pour nous éloigner au plus vite de la bruine générée par la chute d’eau.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/CyzOyB.jpg) (https://imageshack.com/i/plCyzOyBj)
Le chemin est casse gueule

Raah bordel, dans la descente ma chaussure gauche zip dans une flaque et j’ai le pied trempé, ça craint !

Bizarrement le trajet retour nous semblera plus court que celui de l’aller, probablement parce que les miles de côtes sont devenus des miles de descende (même si c’est plus mauvais pour les genoux, psychologiquement c’est le bien), ou parce qu’il y a un pey qui fait n’importe quoi avec ces deux bâtons de marche, et que quand il est devant nous ça nous diverti, mais que quand il est derrière nous ça nous fout une pression de dingue parce qu’il pourrait nous planter par accident cet imbécile).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/g04iL5.jpg) (https://imageshack.com/i/pog04iL5j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/JUPVOG.jpg) (https://imageshack.com/i/pnJUPVOGj)
La vue sur le chemin, et le retour de Philippe l’écureuil (ou l’animatronic, je ne sais plus)

Nous sautons dans la voiture, et chose unique du voyage, nous tapons la clim à fond, mais en mode chaud pour éviter de nous refroidir trop dans nos vêtements mouillés.

Au programme nous aurions bien voulu aller voir le Mirror Lake pas trop loin, mais Vernal Fall nous a déjà pris du temps, et notre état ainsi que celui de nos vêtement nous font prendre la route pour le prochain hôtel.

Avant de quitter la vallée (avec un petit plaisir de faire du soixante miles per hour (légal) dans la fin des lacets de montagne) nous faisons deux points photos que je pense obligatoires : Valley View et Tunnel View. A nouveau, il y a du peuple sur place, mais c’est quasiment un silence total tellement les gens et nous sommes bouche bée devant ces panoramas de fou.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/qT5aBF.jpg) (https://imageshack.com/i/pnqT5aBFj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/FAfvj1.jpg) (https://imageshack.com/i/poFAfvj1j)
Valley View…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/00GspF.jpg) (https://imageshack.com/i/po00GspFj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/xopnHI.jpg) (https://imageshack.com/i/pmxopnHIj)
… et Tunnel View

Nous roulons jusqu’à la banlieue de Fresno (de Panam) pour trouver notre hôtel qui s’avère être un bon hôtel de passes, mais aussi foireux est le quartier, nous n’avons eu aucune emmerde avec les déglingos en allant dîner (sur les coups de 22h) chez Denny’s dans le zoning à 10 min de là.
Cerise pour le gâteau, il n’y a apparemment pas d’eau dans la douche. Ambiance !
Nous sommes totalement HS, nous verrons ça demain matin… 


Le Yosemite est à même titre que le Yellowstone un must que je souhaite visiter. Ici, comme la majorité de nos escales citadines ou domaines hors parcs d’attractions et coins perdus juste pour pioncer, ce n’est qu’un teaser que nous nous sommes fait.

Je ne pense pas que le teaser pour le Yosemite soit réellement nécessaire, mais c’est maintenant gravé dans un coin de ma tête qu’il faudra que j’y revienne dans d’autres conditions temporelle et matérielle. Je le dis à mon entourage quand quelqu’un me demande mon avis : le peu que nous avons vu est magnifique, mais il faut que j’y retourne avec un moyen pour dormir sur place (motor-home ou truc du genre, ou même sous tente) pour au moins une dizaine de jour, et surtout avec un équipement de randonnée sérieux. Reste encore à voir la saison pour la visite, parce qui si en hivers il doit y avoir pas mal de restriction pour cause d’impraticabilité, les paysages recouverts d’un manteau doivent être à tomber.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 11 Août 2018, 20:16:10
Jour 3 – Six Flags Magic Mountain (j’avais dit que j’y reviendrai)

Après une formidable nuit dans cet hôtel cinq étoiles, nous… ah non, non non non désolé, ce n’est pas cinq étoiles mais cinq péripatéticiennes, je confond souvent (c’est peut-être pour ça que je ne suis plus le bienvenu aux soirées de l’observatoire d’Uccle…), nous regardons de plus près cette histoire de douche, et en tirant un peu fort, nous avons de l’eau et tout ce qu’il faut… Clairement, nous avons été solidement débiles sur ce coup.

Pour nous remettre de cet échec cuisant, nous voulons une bonne donne de sucre et par la même occasion nous réalisons le premier désire de N., à savoir manger des pancakes. C’est chez Denny’s de la veille que cela se passe car nous y avions repéré des petits déjeuner à base de pancake, d’œufs brouillés et de lard grillé.

Moi perso, œufs et lard je m’en passerais bien, mais je me laisse tenter par les pancakes Star Wars (genre Core Reactor ou je ne sais quoi – et c’est pas une blague) avec un massif milk-shake à base d’Oreo (ah ce niveau du voyage, nous n’en avons pas encore abusé). N. prend la totale et B. se limite au milk-shake.

Vu les tensions stomacales qui suivront, il faut admettre que B. a eu le nez creux sur ce coup, parce qui ni N. ni moi ne finirons nos plats (enfin, milk-shake pour mon cas, j’ai tué les pancakes).

Verdict : les pancakes il n’en reprendra pas, trop fade à son goût. De plus, ils ne sont pas chiches sur les quantités, et ce même pour le milk-shake pour lesquels ils nous ont apporté le verre mais aussi le shaker utilisé car la contenance du verre n’est pas suffisante pour stocker tout le contenu du shaker ! Franchement, ils auraient jarté le reste ou bien se le serait envoyé, nous n’aurions rien su et ça aurait tout aussi bien. Enfin kudos à eux d’être réglo.

A la limite de nous transformer en geyser de dégueulis (de mon point de vue pour la quantité parce que je n’ai pas trouvé ça mauvais ni fade), nous prenons la route (2h30 tout de même) en espérant arriver pour l’ouverture du parc, circa 10h30. Sur la route j’en profite pour valider notre réservation pour l’activité du surlendemain (difficile de parler en anglais en tel dans une bagnole sur l’autoroute), et nous croisons notre premier embouteillage dû à un camion qui a cramé (et pas qu’un peu, il ne restait rien de la cabine).

Finalement, nous arrivons un peu plus tard que prévu, vers 11h et deux émotions nous envahissent : le parc va être trop fou et tout semble fonctionner, mais mon dieux qu’est-ce qu’il y a comme peuple !

Effectivement Six Flags Magic Mountain un samedi avec une météo sans gros soleil mais temps sec, c’était à prévoir. Connaissant la folie que peuvent être les files de ma première visite je déclare que j’offre au groupe l’achat d’un Flash Pass Gold pour nous donner une chance de profiter de notre premier parc – et pas n’importe lequel.

Grosse erreur de ma part, je n’ai pas eu le réflexe de prendre de photos depuis le parking de la skyline du parc et surtout de Twisted Colossus qui me vend énormément de rêve (premier RMC de ma vie).

Du coup, premier crochet par le petit bâtiment rouge et jaune pour me délester de 240 balles. Ouais ça pic un peu, surtout quand comme un gogole je calcule le total du Flash Pass classic pour 3 personnes pendant la file, et que j’en arrive même à m’étonner quand la jeune opératrice m’annonce le tarif (au moins ça l’aura fait rire…).

Je dis jeune opératrice mais je pense qu’il s’agissait plutôt d’une stagiaire parce que nous verrons que le parc en est rempli (ce qui n’est point une critique). Dans les différentes explications, elle nous précise que Superman : Escape from Krypton ne fait pas parti du système Flash Pass, et que nous avons droit à une visite à Twisted Colossus, Full Throttle et (la dernière fois j’avais dû payer 15 boules par personne pour avoir un pass dessus…)

Du coup, bon plan de N., commençons par l’attraction que nous allons tout de même faire, mais pour laquelle nous devrons obligatoirement faire la file entière.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/uNsgTy.jpg) (https://imageshack.com/i/pluNsgTyj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/LDnIB7.jpg) (https://imageshack.com/i/pmLDnIB7j)
Difficile de ne pas les voirs en allant vers Superman : Escape from Krupton… Bave…

Ils me demandent mon avis, et je ne me prive pas de leur donner en expliquant que lors de ma première visite, j’avais stressé à en avoir les mains moites pour la propulsion en marche arrière (je ne connaissais pas) mais que j’avais trouvé ça tout pourri.

Dix minutes plus tard, nous prenons place dans ce tout petit train qui pue le refurbished à deux-cents à l’heure avec les harnais guillotine made in Intamin et une espèce de protection / cache qui bloque entièrement un bras de la personne en extrémité de rangée pour aucune raison apparente. L’opérateur fait un peu monter la hype, et fwouiiiich nous sommes parti.

Ce que nous savions déjà, et que je n’avais pas oublié c’est que ce coaster est excessivement bruyant (à se demander s’ils n’ont pas foutu des roues aciers sur rails acier), mais très franchement, j’ai eu pas mal de sensations pour ce premier coaster de la journée : le début de propulsion surprend, la transition vers la verticale envoie des G, et le changement de sens sur la spike procure un bon haut le cœur / airtime.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/fF270b.jpg) (https://imageshack.com/i/pofF270bj)
Quand le train arrive sur cette partie, tous les environs à min seize kilomètres à la ronde sont au courant à cause du bruit…

Est-ce parce que c’est ma première dose de sensation depuis un petit bout de temps ? Est-ce que lors de ma première visite je n’étais pas dans de bonnes conditions psy pour apprécier ? Bref je n’en sais rien, mais j’ai vraiment apprécié Superman : Escape from Krypton (et je ne suis pas le seul).

Comme les files n’étaient pas encore chargées d’après le module Flash Pass, nous n’avions pas encore fait de réservation, et nous voyons un des deux gros trains de escalader son lift, et je propose d’y aller en file classique en espérant que nous soyons assez tôt pour qu’il n’y ait pas deux heures de file, et garder notre Flash Pass pour la deuxième partie de la journée.

Six Flags Magic Mountain est un peu complexe pour se déplacer, mais nous arrivons sans trop perdre de temps dans la file déjà chargée de (au loin, nous voyons que tous les parcs à bœufs ne sont pas ouvert). Nous allons attendre, c’est certain, et si nous ne sommes pas en temps et en heure à l’attraction réservée via le module Flash Pass nous ne perdons pas notre résa, donc nous réservons notre ticket pour Tatsu.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/CyU6er.jpg) (https://imageshack.com/i/pmCyU6erj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/74tVxz.jpg) (https://imageshack.com/i/pm74tVxzj)
Je préférai l’ancien logo, et ce gros Pretzel Loop en face me fait vraiment envie

Les trains s’enchainent mais la file se fait longue, la raison à ce système que je ne comprends pas (sauf si ce n’est pour faire de fausses longues files d’attente pour disperser les gens dans le parc) de placer un employé du parc à peu près aux 3/4 de la file qui va bloquer les gens et en laisser passer une petite quantité (je dirais l’équivalent d’un train) au compte goutte.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/DQ6YBk.jpg) (https://imageshack.com/i/poDQ6YBkj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/rCQy3m.jpg) (https://imageshack.com/i/pnrCQy3mj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/lbVfst.jpg) (https://imageshack.com/i/pllbVfstj)
Vues de la file, certaines moins attirantes que d’autres…

Durant notre attente, le module Flash Pass vibre, je check, et au lieu de voir que notre résa sur Tatsu est ok, j’ai un message comme quoi mon module n’est pas loué, et qu’il faut retourner au centre de location pour plus d’info. Et ça, ça fout grave les boules !!

Après cinquante minutes d’attente, nous prenons place dans les sièges massifs de , et le dispatch nous envoie sur le lift, regards vers le ciel.

Un peu à l’image de Superman : Escape from Krypton, je n’avais pas gardé un très bon souvenir de . Oui c’était de la folie furieuse comme principe et comme attraction, mais qu’est-ce que ça cognait !

Et bien rebelote, je retourne un peu ma veste pour cette seconde visite, parce que j’ai sincèrement apprécié ce coaster. Alors oui, ça tape quand même – surtout dans la section où se trouve le virage avant le premier Fly To Lie, mais le ratio plaisir / douleur était clairement supérieur à un (approche nerd). Je note que ce premier passage sur se fait sur le quais du fond par rapport à la file, donc du côté droit du train lorsque placé en face du lift.

Malheureusement le plaisir redescend rapidement parce que notre module Flash Pass est toujours HS, et qu’il va nous falloir « perdre » du temps pour régler ça.

Pour les futurs utilisateurs, ce n’est pas si grave que ça, la manip n’a pris que trois ou quatre minutes sur place, et encore c’est parce qu’il y avait du peuple encore en train d’acheter des Flash Pass.

De retour à nos tribulations, nous réitérons notre technique avec Full Throttle en passant par la file classique et en réservant à nouveau notre ticket pour Tatsu. Ici le système de l’opérateur qui coupe artificiellement la file en deux pour je ne sais quelle raison est également d’application, sauf que l’opérateur est à 100m à vol d’oiseau de la zone de cassure, et que le parc compte sur la politesse / maturité du publique pour obéir… Et il faut avouer que celui-ci le lui rend bien, les gens s’arrêtent lorsque dans les haut-parleurs retenti la voie de l’opératrice qui « hurle » (volume trop fort plutôt) pour demander aux gens de s’arrêter au niveau de l’écran géant.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/CZMH8R.jpg) (https://imageshack.com/i/poCZMH8Rj)
Cette vue là signifie que tu viens de faire Full Throttle

Full Throttle n’existait pas lors de ma première visite (c’était juste après l’ouverture de Green Lantern : First Flight), et c’est simple, nous avons eu ce que nous avons vu.

Une propulsion un brin agressive, un énorme looping dont le sommet est passé à belle lenteur (hang time fan, vous serez servis), un virage suivi d’un twist plongeant dans le tunnel où se trouve le second Launch. A l’arrière du train, le Launch en arrière nous fait bien remonter dans le twist et désoriente pas mal, puis c’est gros boost pour passer par-dessus l’énorme loop et se fracasser les dents dans les freins.

En effet, le freinage en étant en fin de train est super vénère, voir même inconfortable parce qu’à ce moment, nous sommes encore tangent au maxi loop, donc ça pend sur la lapbar et PAN, ça stop net avant de redescendre lentement sur le reste des freins et le transfert track.

C’est maintenant, c’est le grand moment, c’est à cet instant que nous allons enfin profiter de notre Flash Pass et pour faire Tatsu, comme c’était prévu depuis pratiquement une heure et demie maintenant.

S’il fallait résumé ce coaster, c’est une balade sympathique ventre vers le sol avec quand même deux barrel roll (Corkscrew et Zero-G), un horseshoe, tranquille quoi,  et un p***** de Pretzel Loop de fou qui te plaque comme c’est pas permis dans ton siège suivi d’un dernier In-Line Twist et retour en gare.

J’appréciais et apprécie toujours l’ensemble du ride de Tatsu, mais comme me le disait N. en sortie, ce que tu retiens de ce coaster c’est son imposant Pretzel Loop parce que c’est lui qui procure 95% de la dose de sensation.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/H0tvgA.jpg) (https://imageshack.com/i/plH0tvgAj)
La force dans ce truc…

Juste une pointe de négatif, je ne suis pas fan des harnais veste. D’accord c’est, je pense, la meilleure solution pour cette position (et probablement ce qui a rendu possible le concept du Flying), mais ça tire vraiment fort sur les épaules, et pour peu que le train reste en stand-by sur les freins avant de rentrer en gare, et tu chies ta vie pour la demi-heure à venir niveau douleur aux épaules… 

Mine de rien, il se fait déjà faim, et j’avais souvenir de ne pas avoir trop mal mangé du côté du pont menant à , je propose de nous y rendre. Attention, quand je dis bien manger, c’était copieux et ce n’était pas un burger (parce que, à nouveau spoiler alert, nous allons en bouffer du burger), et pour sûr, c’est un (ancien) panda express.

Ca mange, ça boit, et ça évite de peu de se foutre de la sauce / jus de viande sur les vêtements, et nous allons terminer notre tour des big three, les coasters que nous ne pouvons pas faire en illimité via le Flash Pass.

J’avais le credit pour Colossus, et je ne serai pas remonté dessus tellement c’était inutile, mais là, c’est pas la même limonade. Depuis le parking j’en avais déjà eu plein les mirettes, il est temps de vérifier si RMC vaut sa réputation (le doute frisait avec le zéro hein).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/YtvMhi.jpg) (https://imageshack.com/i/poYtvMhij)
C’est la seule photo que j’ai de Twisted Colossus :C

Je vais pas y aller par quatre chemins Twisted Colossus c’est une tuerie. Une fois que le train se désolidarise du lift, tous s’enchaine dans une fluidité dingue et à une vitesse qui ne semble pas varier d’un iota jusqu’à arriver au second lift ou dans le final break run.

Le bémol, comme je l’ai lu sur Theme Park Review en long et large, c’est qu’apparemment Six Flags n’est pas foutu de faire tourner ce coaster de manière optimale, donc il faut s’estimer très heureux de pouvoir faire Twisted Colossus en mode dueling. De notre côté, nous sommes deux fois à demi chanceux parce que le lap bleu (premier des deux) nous le ferons systématiquement en solo, mais le lap vert (second run) sera toujours fait en dueling avec le train suivant.

Et personnellement, je trouve que ça fait une bonne différence !

N. me fait quand même raconter un autre détail gênant pour les personnes à « grandes jambes » (du moins plus grandes que les miennes), c’est la barre qui verrouille les tibias. Effectivement elle ne laisse aucune marge, et comme les opérateurs vont toujours forcer au max sur les lap bar, les tibias peuvent déguster.

Notre réservation vibre dans ma poche depuis belle lurette, il est temps de faire notre première tour de chute libre, parce qu’il faut le dire, nous adorons ça… Enfin N. et moi adorons ça. B. adore le temps que ça lui donne pour pouvoir aller se chercher des glaces (optimisation et tout).

Après avoir chatté cinq minutes avec les personnes devant nous dans la file (l’un d’eux avait reconnu du français en nous écoutant et voulait confirmation), une opératrice nous demande si nous voulons faire l’attraction avec ou sans VR.

N. n’ayant pas pu faire Zumanjaro à Six Flags Great Adventure l’année dernière, et moi étant curieux pour le flip que pourrait provoquer le fait de ne pas savoir à quelle hauteur je me trouve, nous choisissons la VR. Elle nous explique comment mettre le casque sur la gueule et que « s’il vous plait, ne mettez pas le casque dans la file », et nous tend deux casque relativement crados… Alors ce ne sont pas des nids à sida non plus, mais germophobes, passez votre chemin !!

Arrive notre tour, nous nous installons et enfilons nos casques.

Nous sommes dans une réunion tenue par Lex Luthor qui nous fait un speech que je n’ai absolument pas suivi, et commence à nous faire léviter avec son canon (à lévitation j’imagine) tout en devenant légèrement agressif. Superman et Wonderwoman viennent pour faire la bagarre, et nous prenons le rôle de casualties.

L’ascension virtuelle continue le temps que la nacelle atteigne le sommet de la tour de chute libre, Lex Luthor fait son badass 2000 et CH’PEUM, Superman lui colle une salade de phalange dans la tronche, le flingue à lévitation explose, ce qui se traduit par une chute avec la vidéo qui s’oriente vers le sol. Heureusement, Wonderwoman est là pour nous sauver, et nous retrouvons le plancher des vaches, sains et saufs.

J’admets que le coup de de la VR ajoute vraiment une angoisse pendant toute la montée de la nacelle, parce que fatalement je n’avais aucun repères pour me dire « ah tiens, je dois être à mi-hauteur ». Maintenant, la partie audio de l’attraction trahi un peu le suspense parce que dès que nous arrivons proche du sommet, le volume des haut-parleurs est bien plus prononcés, comme s’il y en avait coincés à cette hauteur pour l’ambiance.

En revanche, la chute en mode VR, beh ça marche pas. Je sais pas si c’est le fait d’être déconnecté de la réalité ou qu’est-ce, mais j’ai eu plus de sensation sur la drop tower de Carowinds (qui est minuscule) que sur Lex Luthor : Drop of Doom. Nous ne l’avons pas refaite sans la VR parce que nous sommes seulement deux sur trois à aimer ce genre de chose, mais je pense que sans la VR la chute aurait été plus impressionnante.

Par contre, la VR permet d’avoir de bons fou-rires, surtout quand ton pote à côté de toi commence à « gueuler » (il n’avait pas non plus un mégaphone, hein) : « oh les boobs de Wonderwomen, les boooobs » avant de se rappeler que nous sommes aux USA, et que « boobs » est un mot anglais ! Pour sa défense, j’ai galéré aussi avec « boobs » « black » « fuck » et d’autres mots que j’utilise non pas parce que j’espère ne pas être compris ici (faut être débile pour croire que les francophones ne comprennent pas ces mots), mais parce que ça sonne moins vulgaire (et que pour moi « black » n’a aucune connotation raciste quand je l’utilise).
 
Changement de licence dans l’univers DC, nous allons errer dans les ruelles du monde de Batman pour affronter l’homme mystère.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/MCVPYw.jpg) (https://imageshack.com/i/poMCVPYwj)
Le villain petit canard est fermé

Sans mauvais jeu de mots (y en aura par la suite plus que probablement, pas besoin de celui-ci) j’avais besoin de prendre une revanche sur Riddler’s Revenge parce que la première fois, comme un neuneu, je m’étais un peu accroupi lors du verrouillage des harnais, et j’avais eu une des pire expérience dans un coaster de ma vie.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/CZJCh8.jpg) (https://imageshack.com/i/pnCZJCh8j)
La végétation a bien poussé ici… et ça ne se voit pas, mais c’est bien un gros Stand-Up

Les enfants, je vous le dis, restez bien debout et bien droit dans le train et ne vous asseyez surtout pas sur la selle tant que la sécurité n’est pas verrouillée !!

N. avait fait Green Lantern à Six Flags Great Adventure et pour être politiquement correct, n’avait pas aimé. Donc faire le plus grand Stand-Up ne l’emballait pas.

Moi je prends. Oui, c’est vrai, y a des claques qui volent, mais en sortant la tête du harnais y a moyen de s’en sortir pas trop mal, et c’est vraiment drôle (dans tous les sens du terme) à faire. Clairement j’aime bien les Stand Up, et je suis probablement en minorité, mais je n’ai aucun mal à comprendre la majorité qui n’apprécie vraiment pas ce genre de coaster.

J’avoue me poser la question de pourquoi ce modèle est toujours au catalogue de B&M alors que les parcs n’en achètent pas, et que certains les convertissent en Floorless (ok je n’ai que Cedar Point comme exemple).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/w9YSPc.jpg) (https://imageshack.com/i/pnw9YSPcj)
Cette photo est peut-être un peu plus parlante

Quitte à avoir fait de la douleur, autant continuer sur notre lancée avec Apocalypse qui se trouve pas ben loin. Pas la peine de tergiverser sur la question : nous, les Wooden, ce n’est pas notre truc même si nous montons encore dedans. Ici, ouais c’est cool parce que ça trace à fond de balle du début à la fin, mais ça vibre tellement que le ride en devient inconfortable et qu’il n’est pas difficile d’en sortir avec un léger mal de crane (cerveau trop secoué).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/fSJck3.jpg) (https://imageshack.com/i/pofSJck3j)
Cette image est suffisante pour me rappeler de durs souvenirs

Retour sur Tatsu pour une grosse dose de G, avec inconfort +5 pour mes potes car l’opérateur leur a fait un compo uppercut + High Kick + Elbow Drop dans la lap bar, et ils sont littéralement écrasés dans leur siège.

Un peu de back tracking en prenant bien soin de ne pas nous faire dracher par les débordements du Log Flume qui passe au-dessus du chemin, pour tester le nouveau Darki-Ride de Sally Corp : Justice League Battle for Metropolis.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/7l09tF.jpg) (https://imageshack.com/i/pn7l09tFj)
Un Splash sauvage se cache dans cette photo

Il y a deux pre-show, un hosté par Batman / Superman et Lex Luthor / Joker, dans lequel je suis uniquement concentré par le fait que la tronche du Joker est immonde, et l’autre est une keynote faite par Cyborg qui nous présente la technologie des flingues que nous allons utiliser pour aider nos superhéros préférés.

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Salle du premier pré-show

Le ride se fait avec des lunettes 3D, et comme vous le savez, moi la 3D je ne vois pas donc je ne saurais juger de la qualité, mais de ce que j’ai perçu, c’est du haut niveau de qualité.

Les scènes s’enchaînent et avec N. nous prenons un malin de faire « pew pew pew » en tirant, ce qui a probablement dû pourrir le ride des gars avec nous à l’arrière du wagon.

Si la qualité est au rendez-vous, ça n’empêche pas les pannes d’arriver… et nous restons « coincés » quelque chose comme une minute trente face à un écran, avec une voix automatique nous disant que le ride est HS et qu’il redémarra aussi tôt que possible. Le temps de gonfler un tout petit peu nos scores et le combat contre Lex Luthor et ses sbires reprend.

Comme nous sommes balèzes (surtout B., il est pas mal doué et nous éclate toujours à ce genre de truc), nous vainquons les méchants, et avons sauvé la ville fictive dans laquelle nous nous mettions sur la gueule (et détruisions tout ?)

Le module Flash Pass est pratique aussi pour savoir ce qui tourne et ce qui tourne pas (je vous ai passé le nombre de fois ou et Twisted Colossus ont été fermés pendant une courte durée), et il nous renseigne que Batman The Ride n’est pas à l’abandon du tout, et tourne même aujourd’hui. En fait, sa zone délabrée, c’est de la théma… Vachement bien faite si le thème voulu était « coaster fermé et à l’abandon », un classique dans les aventures de Batman.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/xrZhna.jpg) (https://imageshack.com/i/pmxrZhnaj)
Même la plaza à l’entrée est identique à celle de Six Flags Great Adventure

Les Batman : The Ride, c’est toujours la même chose, mais c’est ultra intense (la peau du visage sont tirés vers le sol pendant plus de la moitié du ride) et pas tant douloureux que ça. C’est le SLC made in B&M, sauf que c’est bien.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/34mIsb.jpg) (https://imageshack.com/i/pm34mIsbj)
Très compacte le Batman

Avant d’utiliser nos Flash Pass pour les big three, nous allons sur la gauche de la place devant Twisted Colossus pour faire Parking Lot Coaster, connu aussi sous le nom de Scream !.
 
Je vous le fait vite, ce coaster est inutile (pour nous, hein). Ça ne nous produit rien niveau sensation, ça vibre tel un Wooden pas trop vieux, … non franchement, nous aurions pu nous en passer, et pour moi ça prouve que même B&M n’est pas à l’abri de faire des erreurs. D’ailleurs je vous le dis déjà, nous ne ferons pas son clone à Six Flags Great Adventure.

C’est l’heure de refaire les gros hits du parc, en commençant par celui juste à côté de notre dernière escapade, Twisted Colossus.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/DfpwGT.jpg) (https://imageshack.com/i/poDfpwGTj)
Cette photo n’a aucun lien avec le texte, mais je l’ai prise et uploadée, du coup, comme il est géographiquement proche, je la sors ici

Pas difficile, exactement le même avis que lors du premier run, ce truc est un bijou et j’espère que Six Flags Magic Mountain va l’entretenir mieux qu’il ne l’utilise.

vient de rouvrir pour la quatorzième fois de la journée, donc pour nous assurer de le refaire nous y fonçons dardar, en comptant sur le fait que nous en sortirons en moins de quarante minutes pour faire un dernier tour sur Full Throttle avant la fermeture du parc.

Cette fois-ci nous sommes de l’autre côté du train, mais nous sommes également en fin de journée (donc fatigués), et je trouve que le ride a été plus rude. Pas au point de le rendre aussi insipide que lors de ma première visite, mais c’est peut-être une source d’explication du pourquoi j’avais trouvé ça tout pourri, et que cette fois-ci j’ai trouvé ça bien cool.

Par contre, truc moins cool, le train devant le nôtre (alors que nous sommes en stand-by en station juste avant le quai) a une m****, et nous restons coincés pendant une bonne dizaine de minutes, coincés sur notre train.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/ot41wF.jpg) (https://imageshack.com/i/pnot41wFj)
C’est là que nous étions coincés, B. et moi

Pour rajouter une pointe de stress, nous ne sommes que deux dans ce train, le troisième était censé prendre celui qui est en train de merder au niveau du quai, parce que le siège qu’il devait occuper est condamné sur notre train …

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/P9x7ok.jpg) (https://imageshack.com/i/plP9x7okj)
Pour patienter, je test les photos de nuit avec mon gsm…

Nous sommes finalement libérés et expliquons au troisième que nous l’attendons à la sortie, que si nous ratons le dernier run sur Full Throttle, nous le raterons tous (l’union fait la force, tout ça tout ça).

Le parc ferme à neuf heures, nous entrons tous les trois dans la file de Full Throttle vers huit heures trente, easy, Six Flags honore généralement ses files jusqu’à la fermeture.

Cette fois-ci, nous sommes à l’avant du train, tout se passe comme la première fois sauf aux freins de fin de parcours qui est sont bien moins violents.

A la sortie, les vagues de gens se dirigeant vers la sortie nous indiquent qu’il est temps d’y aller. Passage aux WC car nous avons quand même deux heures de route à faire. Passage également dans un shop de crasse à manger, parce que la file pour de la bouffe conséquente (burger et co) est gigantesque, et nous prenons la direction de Ridgecrest, afin de nous rapprocher de la Vallée de la mort, mais surtout de Vegas.

Il faisait nuit noir pendant nonante-neuf pourcents du temps du voyage (arrivés à l’hôtel entre minuit et une heure du mat’ !), mais je suis certain que nous sommes passés dans des no man’s land de fou, parce qu’en voyant la route le lendemain, c’était plutôt désert à gogo.


Revenir à Six Flags Magic Mountain et le faire découvrir à mes potes était un gros plaisir avoué, déjà parce que le line-up coaster est canon, mais aussi parce que le parc est relativement beau pour un parc Six flags, qui pour moi n’ont pas la réputation de prendre soin de leur thématisation.

La tâche est probablement aisée parce que pour un parc « au milieu du désert », rien qu’en plaçant de la végétation ils nous font déjà changer d’univers, mais ils ne se sont pas limiter à ça. Ce n’est pas du niveau des maîtres dans le domaine (Disney, EP et PHL viennent directement à l’esprit), mais nous ne sommes pas à béton-land.

Sincèrement, je ne sais pas si l’achat du Flash Pass Gold était si nécessaire que ça, mais vu la (très) bonne journée passée sur place, je n’ai pas de mal à considérer que oui. Au pire nous ne sommes pas dans le rendement, mais au moins nous en avons eu pour mon argent (cadeau de ma part).

Vous avez probablement remarqué qu’il manque quelques noms dans la liste (Viper, Ninja, Goliath) de nos attractions du jour. Etant déjà venu et sachant que nous avons neufs parcs au programme – ce qui signifie du temps et des opportunités pour faire des trucs considérés comme nul voir douloureux – j’ai un peu forcé la main pour ne pas les faire. Pour moi Viper est un condensé de douleur, et Ninja comme Goliath sont totalement inutile car ne procurent rien comme sensation. Du moins, c’est le souvenir que j’en avais, et même aujourd’hui j’ai un petit doute vu le plaisir eu sur Superman : Escape from Krypton par rapport à mon souvenir, mais je ne regrette pas mon choix.

Concernant New Revolution ou je ne sais quel nom lui donner (je crois qu’ils l’appellent Classic Revolution pour l’entrée sans VR), il était simplement fermé toute la journée. Tout comme l’était Green Lantern : First Flight, qui apparemment (mais à prendre avec des maxi pincettes) pourrait ne plus jamais rouvrir.

Il y a un style d’attraction que vous ne retrouverez pas dans toutes nos visites, les attractions aquatiques. Pour les plus motivés qui suivent nos aventures, vous savez que N. déteste ça depuis bien longtemps, mais ce n’est pas la seule raison. Nous sommes sur un road-trip sans aucun jour de réel repos, nous n’avons aucune idée du temps (météo) que nous allons avoir sur l’ensemble du voyage, et surtout, nous n’avons pas de quoi gérer des vêtements qui ne sont pas secs. De ce fait, nous avons fait un deal avant le départ comme quoi nous ne ferons pas d’attraction aquatique, et qu’en contrepartie (à nouveau, ceux qui suivent nos aventures à travers mes TR comprendront) nous ne forcerons pas B. à nous suivre sur les tours de chute libre.

Les nouveautés (Full Throttle et Twisted Colossus) ont clairement répondu à mes attentes, et les désormais classiques restent à la hauteur de leur réputation. Gros bonus pour moi, ma réconciliation avec et Superman : Escape from Krypton.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 16 Août 2018, 18:59:00
Jour 4 – Vallée de la mort (la tronche dans un four à chaleur tournante) et Vegas, bitchesssss

Après une longue journée composée à quatre-vingts pourcents d’une visite de parc, rien de tel qu’une journée plus calme. Moins fatigante, oui, mais reposante, pas vraiment. Aujourd’hui, nous avalons du bitume à travers la Vallée de la mort, avec comme destination Las Vegas.

Avant d’entrer dans le territoire du parc national de la Vallée de la mort, nous nous assurons de faire le plein de carburant, parce que le prix du carburant à Stove Pipe ne doit pas vraiment être démocratique (logique, il faut bien apporter l’essence jusque-là), et si nous pouvons éviter la panne dans cet environnement hostile (bon, valable pour tout le voyage en fait), ça nous convient parfaitement.

Mon premier passage dans la Vallée de la mort, je l’avais fait en juillet-août, et mon souvenir pour décrire ma visite était : simple, imagine que tu passes ta tête de ton frigo (airco de la voiture) à un four à chaleur tournante placé sur 8000°C (à la louche). Lors de notre première sortie du véhicule, ce fût un petit mélange d’émotion : déçu parce que mes amis ne connaîtront pas le vent brûlant tel que je l’ai connu (et leur ai vendu), mais ravis de pouvoir profiter un peu plus facilement physiquement de l’endroit.

Comme nombreux touristes, et j’inclus les deux perpet’ à vélo que nous avons croisé sur la route, nous faisons un circuit de point d’intérêt à point d’intérêt. Dans l’ordre, cela donne :


Il n’y a pas beaucoup à raconter sur cette visite, vu que le ratio voiture / visite est très élevé. Je vous laisse avec les photos, je pense que ce sera plus efficace (je rajouterai des notes si requis).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/2DCZ7b.jpg) (https://imageshack.com/i/pm2DCZ7bj)
(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/WpTyIy.jpg) (https://imageshack.com/i/plWpTyIyj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/vL4cuB.jpg) (https://imageshack.com/i/plvL4cuBj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/lW4ebs.jpg) (https://imageshack.com/i/pmlW4ebsj)
Premiers arrêts, et nous ne sommes même pas encore dans ce qui est considéré comme la Vallée de la Mort

Stove Pipe : Il y a un complexe hôtelier ici, dans lequel j’ai passé une nuit lors de ma première visite. Ce qui m’avait marqué c’est la piscine, où il n’était pas nécessaire d’avoir un essuie avec nous car il fallait moins de cinq minutes pour être séché par le vent en sortant de l’eau. J’aurais voulu reproduire cela avec mes amis, mais ce n’était pas compatible avec notre itinéraire, et probablement qu’étant en Mai, la sensation n’aurait pas non plus été identique.

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Hôtel au milieu de la Vallée de la Mort, souvenir de ma première visite

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/g0YzR3.jpg) (https://imageshack.com/i/pmg0YzR3j)    (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/DryiD9.jpg) (https://imageshack.com/i/poDryiD9j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/GR0eIq.jpg) (https://imageshack.com/i/poGR0eIqj)
C’est selon moi pas le meilleur endroit pour se mettre une race, mais ils ont du (bon) choix

Mesquite flat sand dunes : Cette photo est probablement ma plus réussie du voyage. N. m’avait grillé et voulait faire une photo « viens mon poto » et B. était en mode auto-défense « tu vas me jeter du sable à la gueule, j’aime pas ça ».

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Cette photo-là

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La zone désert de sable

Devil’s Golf Course : La route pour y arriver est éprouvante pour la voiture (une citadine), heureusement qu’ils ne sont pas trop regardant sur les petits impacts et petites griffes.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/EoQzxd.jpg) (https://imageshack.com/i/plEoQzxdj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/gB9ROP.jpg) (https://imageshack.com/i/plgB9ROPj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/NNTCZK.jpg) (https://imageshack.com/i/poNNTCZKj)
Après avoir goûter, professeur N. nous confirme qu’il s’agit bien de sel

Badwater : L’océan de sel est loin des parkings. Une de nos plus mauvaises idées (avec celle de Vernal Fall) est de marché jusque-là avec comme seule protection la crème solaire indice 50 (étant roux, j’arrive à amadouer mon pire ennemi naturel… le soleil) et déjà plus qu’un fond de bouteille d’eau. L’impression de cramer est bien présente, mais contre toute attente, pas un seul coup de soleil à recenser suite à cette balade dominicale.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/zdvVYO.jpg) (https://imageshack.com/i/pmzdvVYOj)
Il y a de l’eau dans la Vallée de la Mort

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A gauche, du sel… à droite… du sel aussi

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Les voitures sont là-bas, tout au fond

Artist Palette : Premier arrêt dans un premier parking avec du peuple, et c’est la déception. Je suis le seul à m’avancer le temps d’une photo, et franchement c’est nul. Sur la route – à sens unique – nous croisons un autre parking, et là le nom Artist Palette prend tout son sens. La route dédiée à ce point de vue est scherp et plutôt sympa visuellement parlant.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/oFD5fC.jpg) (https://imageshack.com/i/pnoFD5fCj)
Le rocher de Bob Ross

Avant de continuer notre route, nous faisons un point ravitaillement au shop de Furnace Creek que nous avons trouvé au bout de dix minutes de recherche parce que les indications sont foireuses. En fait, le shop fait aussi accueil pour… le terrain de golf qui se trouve au milieu de la Vallée de la mort. C’est aussi l’occasion d’une pause glacée à l’ombre, qui a fait un bien fou.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/XamogO.jpg) (https://imageshack.com/i/pnXamogOj)
Quelle idée débile, franchement

Zabriskie Point : Magnifique, mais il faut toujours qu’il y ait un (en l’occurrence une) touriste de m**** qui sort des sentiers battus pour bien se mettre au milieu de tout pour faire une photo de m**** et surtout ruiner toutes les photos des autres touristes (genre nous). Par pitié, ne soyez pas ce genre de c******* pendant vos visites… J’aurais été citoyen U.S., pas certain que je n’aurai pas sorti mon flingue offert à l’ouverture de mon compte en banque pour lui faire comprendre qu’elle me cassait les couilles à rester bêtement au milieu de tout, les bras levés en faisant les signes de victoire avec les doigts comme une gogole… Bon c’est un peu extrême, mais ça illustre bien à quel point je hais de toutes les fibres de mon corps ce genre d’égoïste à la con (et que je trouve ridicule les selfies, mais tant qu’ils m’empêchent pas de prendre mes photos, ils me dérangent pas).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/sWdg3Y.jpg) (https://imageshack.com/i/pmsWdg3Yj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/JYIq7n.jpg) (https://imageshack.com/i/pmJYIq7nj)
(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/5w5VjF.jpg) (https://imageshack.com/i/pn5w5VjFj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/PJAnVl.jpg) (https://imageshack.com/i/plPJAnVlj)
vous voyez, sans l’autre cruche c’est magnifique… Je hais les touristes

Dante’s View : Il y a la vue, mais il y a aussi le silence qui en impose ici. Je pensais avoir lu sur le site du parc national que l’accès était fermé pour rénovation, mais je suis vraiment content que nous ayons pu admirer la vue sur la Vallée de la mort depuis ce point. Une très belle étape pour terminer notre visite.

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Juste… wow

Nous n’avons pas visité le Racetrack et Ubehebe Crater car malheureusement fort loin du reste des points d’intérêt qui étaient globalement sur notre route vers Las Vegas.

C’est vers sept heures que nous commençons à apercevoir Las Vegas, mais nous sommes encore un peu tôt pour voir l’abus de l’éclairage du strip au loin. Une déviation pour cause de travaux nous fait prendre les petites routes longeant le strip, nous permettant de faire une dernière fois le plein de carburant (la voiture restera au parking jusqu’à notre départ vers New York City), et nous arrivons à notre hôtel : le Luxor. Enfin pas tout à fait, je me suis planté dans l’adresse GPS et nous sommes à l’entrée principale avec les Valets et autres limousines, nous avec notre petite Toyota, et nous cherchions le self-parking supposé gratuit pour résidents. Deux rues plus loin nous trouvons notre réelle destination, pas vraiment gratuite, mais ce n’est pas comme si nous avions le choix.

Nous traversons le couloir longeant les piscines, passons deux trois portes pour rentrer dans le monde de l’airco, et se présente devant nous notre première salle de casino.

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Un bar, YES ! (p.s. nous n’y irons jamais)

Les casinos, pour ceux qui connaissent pas et de manière générale, ce sont d’énormes salles sans fenêtre, sans horloge, et surtout avec un minimum d’explication / indication pour vous faciliter le déplacement dans le but de vous faire rester un maximum aux machines à sous / différents jeux. L’avantage c’est que comme les hôtels comptent sur le fait que tu vas claquer des thunes aux jeux, les chambres (je ne parle pas des suites, nous ne sommes pas encore assez blindés) ne sont pas si cher que ça (nous avons payé plus San Francisco et à New York pour moins…).

Au guichet, la réceptionniste nous informe que nous sommes upgradé parce qu’il n’y a plus la chambre que nous avions réservé, ce qui fait que nous passons de la chambre la plus basique, à la chambre la plus basique +, qui se différencie de la première parce qu’il y a … un bureau !

Nous nous rendons dans notre chambre (au dix-neuvième étage dans la pyramide) pour larguer les bagages, et c’est l’heure de faire notre première visite de la folie qu’est le strip de Las Vegas.

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C’est le must du voyage, mais en vrai, c’est pas foufou non plus

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Vue depuis le balcon de l’étage

Similitudes avec la Vallée de la Mort, il fait bien moins chaud que lors de ma première visite, ce qui rend le tout plus agréable parce que nous n’avons pas besoin de trouver de l’eau toutes les vingt minutes pour survivre, et il n’y a pas grand-chose à dire, Vegas il vaut mieux le vivre en live, ou à défaut, le voir.

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Nous sommes vraiment au début du strip

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Le Luxor et l’Excalibur

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Les New York New York, et le MGM

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La sale de casino du New York New York avec la gare du coaster au fond (et mon index)

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Une reproduction lumineuse du Brooklyn Bridge et le Paris (plus autres)

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Le Bellagio (quelle classe) et le Caesar Palace

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Une succursale du Caesar Palace, et les canaux du Venitian

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La tour de la place St. Marc et la tour Eiffel

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Le lion du MGM, mais qui ne fait pas *Graoou* comme au début des films

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L’entrée de notre hôtel depuis la station de monorail

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L’entrée de notre hôtel depuis l’accès voitures

Notre visite s’est limitée à l’extérieure des hôtels-casinos, avec le célèbre show des fontaines du Bellagio (Billie Jean de Michael Jackson, nous avons le must du must sur ce coup) en descendant jusqu’au Venitian, et en croquant un morceau de pizza au New York-New York (et pas question de monter dans cette bouse Togo sur son toit !).

N. avait une seule requête pour Vegas, c’est tout simplement de pouvoir jouer au Black Jack, à la roulette, et si possible au Poker contre d’autres joueurs humain (il existe des versions virtuelles de ces jeux). Nous autres sommes moins intéressés, mais hors de question de l’empêcher de jouer.

Donc en rentrant à l’hôtel, il voit une place à la table de Black Jack et s’installe, nous ne souhaitons pas jouer donc restons en retrait. Apparemment, ça ne convient pas au croupier mais nous ne comprenons pas trop ce qu’il se passe, et N. nous demande de nous éloigner. Pas de souci, nous reculons d’une bonne quinzaine de mètres, mais il y a toujours quelque chose qui coince et nous ne pigeons pas quoi. Sur le coup, nous faisons le plus simple que nous estimons, et montons dans la chambre en laissant N. aux jeux.

Lorsqu’il décide d’arrêter de jouer, et remonte dans la chambre, il nous explique un peu ce qu’il s’est passé, et en fait, la croupière voulait que nous donnions une pièce d’identité pour pouvoir rester à côté de N. pendant qu’il jouait, même si nous étions à quinze mètres de lui (sérieusement ?), et qu’elle a même menacé d’appeler la sécurité avant que nous ne nous dirigions vers la chambre. Clairement niveau ambiance c’est lourd et ça donne pas envie de rester dans le casino, mais nous comprendrons bien plus tard (à Kings Island pour tout dire) ce qu’il se passe avec ça (et c’est en fait hyper logique).

Nous ne tardons pas à pioncer, demain c’est réveil aux aurores pour une aventure un peu particulière qui nécessite d’être ready à six heures et demi à la porte de l’hôtel.


Même si finalement j’ai reproduit pratiquement l’entièreté de ma première visite dans la Vallée de la mort (moins la nuit à Stove Pipe et plus la visite de Artist Palette), j’ai pris un grand plaisir à retrouver cet endroit un peu hors du commun.  J’espère un jour voir le Racetrack et le Ubehebe Crater, et faire une vraie visite du Golden Canyon (tentative lors de ma première visite, mais ma mère était à deux doigts de faire un malaise donc nous avons coupé court sans hésitation), mais je suis d’autant plus content que B. et N. ont vraiment apprécié ce que j’avais retenu comme point de visite (grosso modo les autres points principaux).

Je ne sais pas si c’est à cause de l’influence humaine ou si mes souvenirs étaient à ce point vagues (j’ai eu confirmation pour la butte à Zabriskie Point), mais j’ai l’impression que certains décors évoluent, et pas forcément dans le bon sens, à cause de notre impact (j’ai pas souvenir d’avoir dû marcher aussi longtemps pour Badwater).


Quel plaisir de retrouver Vegas, et surtout avec des gens qui veulent y être. Ma première visite j’étais avec quelqu’un qui ne voulait pas y être, et la soirée passée sur place a été envenimée par sa totale mauvaise humeur.

Vegas, comme tout le monde le sait, c’est la démesure et un peu le grand n’importe quoi, et moi ça m’éclate. Ça n’a pas de sens de retrouver la tour Eiffel, les canaux de Venise, la statue de la liberté, un château en carton-pâte, un sphinx et une pyramide noire (pour ne citer que ça), mais à Vegas c’est totalement légitime et limite j’en redemande.

Y a rien à faire, au milieu de tout ce monde déjanté, il y a pour moi un représentant de la classe (pas dans le sens scolaire), un hôtel qui aspire le respect, c’est le Bellagio. J’aurais confirmation le lendemain quand nous visiterons les intérieurs des différents hôtels, mais pour moins c’est celui qui symbolise le plus la classe, le plus haut standing du strip (enfin tant que nous n’ouvrons pas notre propre casino basé sur le thème d’un site touristique de notre plat pays :D).

Un truc drôle à Vegas, c’est qu’à tous les feux rouges, il y a des personnes (généralement typés mexicains / portoricains), qui distribuent des petites cartes de visite pour les strip-club et les services d’escort girl avec des meufs à poil (mais avec censure des tétons et du sexe). Avec N., nous avons pris décision de prendre un max de ces cartes, et de les collectionner comme des autocollants Panini, revivant un peu notre jeunesse de cour de récré, mais avec un sujet un peu plus adulte.

Parfois ce sont des « gérants » (j’ai un doute) qui distribuent eux même des cartes de strip club (mais pas de nana à poil sur les carte :C ), et racontent n’importe quoi pour te faire venir dans leur club, avec généralement tout le blabla sur le transport en limo gratos à l’achat de deux boissons (certainement hors de prix). Mais il y en a un qui a mis la barre bien haute de le n’importe quoi, et qui nous a recommandé une boite qui contiendrait une barre de pole dance aussi haute que le je ne sais plus quel « monument du strip », et avec N. nous sommes immédiatement partis en délire avec des barres de pole dance aussi haute que la coupole de la tour centrale du Bellagio, que la statue de la liberté, etc…
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 19 Août 2018, 14:24:26
Jour 5 – Le Grand Canyon par les airs, le strip de l’intérieur et le vieux Vegas

A la base, le plan était de nous lever ultra tôt pour prendre la voiture, rouler quatre heures pour atteindre le Bryce Canyon, faire une dizaine de photos, et refaire quatre heures de route pour rentrer à l’hôtel. C’est tout à fait jouable, mais c’était quand même les photos les plus cher de notre voyage, et surtout, mais quelle journée foireuse de faire huit heures de voiture pour « ça » (attention, je pense que Bryce Canyon c’est magnifique).

Pendant l’organisation du voyage (planification et résa), N. est venu avec la bonne idée d’un collègue à lui qui a fait un voyage dans le coin il n’y a pas si longtemps : pourquoi ne pas faire péter les biftons, et nous offrir un trip en hélico vers le Grand Canyon ?

C’est une des décisions les plus rapides qui a été prise pour ce voyage : ça permet à B. et N. de faire leur baptême en hélico, ça fait quelque chose à raconter et faire baver les autres, et ça nous évite une pure journée de route. Bon, la destination n’est plus le Bruce Canyon, mais le Grand Canyon ça claque aussi.

Comme confirmé au téléphone sur la route de Six Flags Magic Moutain, notre rendez-vous est fixé à six heures trente devant l’hôtel, un service de navette nous y attend pour nous emmener au QG de la société (Maverick), le long du tarmac de l’aéroport de McCarran. Bon c’est pas la limousine attendue, mais un hybride bus/limo générique, mais nous n’étions pas prêt à injecter du pognon pour faire deux fois six-cents mètres en limousine privée.

Sur la courte route nous passons à côté du fameux panneau « Welcome to Famous Las Vegas », sur lequel nous ne reviendrons pas parce qu’il y a déjà 2000 personnes pour faire la photo de leur tronche devant ledit panneau (et vous savez maintenant à quel point ça m’énerve).

Dans la réception du tour opérateur (si je puis dire), les groupes / personnes sont appelées tour à tour pour une troisième vérification du poids de chacun, et pour faire la répartition sur les différents hélicos qui voleront ce matin. Ouf, nous ne sommes pas avec la touriste excessivement bruyante du bus !

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Notre ticket pour le baptême en Hélico de B. et N.

Les pilotes arrivent dans le hall et nous faisons la rencontre du notre, qui semble relativement jeune et plutôt détente (je pense pas qu’il y ait de c****** grincheux dans ce genre de truc en même temps), et nous nous dirigeons immédiatement vers notre aéronef.

Une employée se dirige vers nous, et le pilote nous regarde et nous dit « ouais il faut faire la photo obligatoire du trip, mais clairement vous ne devez pas l’acheter ». C’est cool, nous sommes sur la même longueur d’onde.

Le pilote fait la photo avec les trois autres touristes (deux parents avec un(e) enfant), nous briefe sur la monté et descente de l’hélico et le port du gilet de sauvetage (à la ceinture) et nous fait rentrer dans l’hélico (nous sommes à l’arrière vu que les autres souhaitaient être à l’avant pour l’aller).

Nous survolons le Vegas résidentiel, une usine de je ne sais plus quel composé qui nécessite de faire de gros trous dans la terre, des plans d’eau gigantesques et des villes fantômes pour arriver au premier point d’observation : le Hoover Dam.

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Las Vegas résidentiel, vu du ciel

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Une usine qui nécessite un gros trou, et une plaine désertique

Tous les joueurs de jeux-vidéo et les grands cinéphiles connaissent certainement ce barrage (pour les jeux-vidéo, Half-Life et Duke Nukem Forever (je sais, c’est d’la m**** ce jeu) pour ne citer qu’eux) iconique. Heureusement le pilote fait un 360° autour du barrage pour que les personnes à l’arrière de l’hélico (nous) puissent le voir correctement. Le souci, c’est au niveau des photos, parce que le 3/4  est légèrement gâché par les reflets dans les vitres de nos mains / jambes / chaussures…

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Je sais que vous êtes là, docteur Freeman…

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Le réservoir de flotte

Le vol se poursuit, et nous arrivons au-dessus d’un immense plateau, dans lequel commence à se découper le Grand Canyon. Quelques centaines de mètres plus loin, nous passons à côté du Skywalk, et commençons notre descente dans le canyon.

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Deuxième dose de terres arides

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Le sol se dérobe à mesure que nous avançons, et le canyon se présente à nous

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Atterrissage dans le Grand Canyon

Une fois posés, et les moteurs coupés, nous sommes invités à quitter l’hélico pour faire un max de photos (encore heureux), partager une petite lampée de champagne et grignoter un petit casse-dalle. Je n’aime pas le champagne (après une très mauvaise expérience de mélanges, notamment avec du champagne, rien que l’odeur me file des nausées), mais fuck it, c’est pas tous les jours que je peux dire « tiens, je me suis enfiler deux flûtes de champagne dans le Grand Canyon ».

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Vue, et vie, au cœur du Grand Canyon

Nous discutons un peu avec le pilote sur son job, le fait de piloter un hélico dans le canyon et d’autres trucs un peu technique (heh ingénieurs même en vacances), et après trente min de pause il est déjà temps de remonter dans les hélicos. Ça parait court, ça l’est peut-être, mais il faut se rendre compte que nous sommes sur une toute petite plateforme sur laquelle je ne pensais pas possible de caser trois hélicos, et que fatalement, nous en faisons vite le tour.

Nous prenons place à l’avant cette fois-ci, le pilote fait chauffer le moteur en nous expliquant des trucs sur ses écrans de pilotage, et nous reprenons la voie des airs pour aller faire un refueling pas loin de là, avant de retourner sur Vegas.

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Sortie du Grand Canyon

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Site de refueling avec l’équipe au complet

Les hélicos pleins, nous survolons une zone d’habitat de mustangs sauvage (pas les bagnoles hein… ce qui aurait été rigolo maintenant que j’y pense) mais ils doivent tous être en congé, et une zone de terre rougeâtre qui est souvent utilisée comme décors pour les films se déroulant sur Mars (p.ex. Seul sur Mars).

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Terre rouge en visuel, aucun signe de vie de Matt Damon

Le vol se termine par le survol de tout le strip de Vegas, en commençant par Fremont Street (l’ancien Vegas) et remontant jusqu’au Mandalay Bay qui est plus ou moins le dernier hôtel à l’autre bout du strip (nouveau Vegas).

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Faut zoomer, mais je vous assure que le strip au complet est dans cette photo

Atterrissage en douceur (et en deux temps), et nous nous retrouvons à notre point de départ où nous attend notre navette pour retourner à l’hôtel.

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Pour les nerd des hélis…

Il est plus ou moins onze heures, nous avons fait l’activité principale de la journée, le programme de la journée c’est « détente » et arpentage des différents hôtels-casinos. Comme il est encore un peu tôt, nous décidons de jouer un peu aux tables (pas le craps parce que nous n’y pigeons rien) dans notre hôtel avant d’aller manger au… aller le truc là… je ne sais plus comment on dit dans ton langue mais… it’s called : Le Buffet.

Si N. et moi trouvons notre bonheur au Black Jack et à la roulette, B. lui veut test les bandits manchots. Pas de souci pour nous, surtout que je viens de tout perdre (ça va, 35$, c’est pas encore la mort), et qu’il en faut pour tout le monde.

Nous nous approchons des machines, et apparemment y a un système de carte de membre pour jouer, bref, nous demandons à une employée et comme c’est Vegas, elle tient absolument à faire venir le seul employé qui parle français pour nous expliquer. Heu, franchement c’était une idée de m**** parce que le français du gars aussi bon soit-il ne nous aide pas plus parce qu’il ne semble pas certains des mots qu’il utilise (et ne répond pas forcément à notre question), et qu’à trois nous avons un bon niveau d’anglais… c’était vraiment pas nécessaire.

Soit, nous nous retrouvons donc à faire trois cartes de membre alors que nous n’en voulions qu’une (il n’y a que B. qui voulait jouer aux machines à sous), mais l’employée prend tellement de temps pour faire les deux premières cartes (celle de B. avec une erreur, donc une de plus, et celle de N.) que je lui dis que la mienne n’est pas nécessaire et que nous avons assez avec nos deux cartes. C’est que ça nous a pris plus d’une demi-heure pour ça !

Nous avons enfin de quoi jouer à ces foutu machine, mais maintenant sur laquelle jouer ? Parce que nous nous avons en tête le truc simple avec trois roues et un manche à tirer pour les faire tourner mais maintenant ce sont principalement des machines électroniques de fou avec de la 3D et plein de stoef mais surtout des règles incompréhensible. Ok nous allons probablement perdre du cash, mais autant comprendre pourquoi nous le perdons ce cash.

Nous trouvons lesdites machines, nous nous installons, et N. fait une descente en flèche, tandis que B. enchaîne trois quatre victoires de petits montants, mais victoires quand même.

Les estomacs grognent, il est temps de voir ce qu’est ce buffet, dont N. nous a vendu du rêve.
 
Arrivé à l’étage, c’est une petite déception de son côté, clairement il a été induit en erreur sur le surdimensionnement de la zone, mais pour moi ça reste du pur Vegas, du grand tape à l’œil gratuit.

Comme tout buffet, y a plein de bouffe de qualité acceptable (mais pas de haute cuisine) avec des « plats » des quatre coins du monde (y a même des sushis, oh oui) et les fontaines de boisson qui se retrouvent dans tous les fast food du pays. Ce qui me donne l’occasion de goûter une boisson ignoble qu’un collègue avait rapporté d’un voyage à Seattle, mais que je n’avais pas eu l’occasion de goûter : Mug Root Beer. Pour synthétiser, c’est une boisson au goût des gros chewing-gum rose Bubbelicious (emballage jaune). Pour un chewing-gum, ok, mais en boisson, vomi garanti !

Notre activité de l’après-midi est donc simple, nous passons d’hôtel en hôtel afin de visiter les lobbys et éventuellement les casinos (parce que franchement, toutes les salles se ressemblent à peu de choses près) avec pour objectif de trouver une table de Poker pour N., et de voir un spectacle pour lequel nous ne devrons pas remercier N. de l’avoir vu dans le Caesar Palace.

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Il est possible de se marier n’importe où à Vegas, même dans un centre commercial de luxe

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Une des rares photos réussie que j’ai de l’intérieur du Bellagio

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Grâce à 2HDP, ça m’a fait rire (et mon pote en Belgique aussi)

Effectivement, le spectacle envoie du pâté (pas encore du steak, mais y a quand même du level) parce qu’il y a des effets aquatechniques et pyrotechniques, et que nous sommes quand même dans un random couloir fermés de tous les côtés (sauf le couloir d’accès, bien entendu).

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Les couloirs commerciaux à l’intérieur du Caesar Palace

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L’alcôve où se passe le show, avec enfin ce panneau Las Vegas à portée de photo

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Les poissons dans l’aquarium derrière le show

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La suite des petits poissons

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Le hall d’entrée, avec des seins de pierre, et des escalators tournant

Tant que nous parlons spectacle, après avoir longé le canal intérieur du Venitian (avec une bien jolie gondolière), nous avons fait une petite pause crème glacée sur une reproduction de la place saint Marc, sur laquelle va se déroulé un petit spectacle d’une petite dizaine de personne en costume qui vont enchaîner quelques chansons. Ça fourni une belle ambiance, surtout qu’avec l’esprit occupé, tu finis par oublier le fait que t’es dans un hôtel à Vegas, et tu commences un peu à croire que t’es sur la place saint Marc (contrairement au Caesar Palace qui a aussi les plafonds peints en ciel, mais moins crédibles). 

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En face du Venitian

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De la poésie sur Monster truck, et… mais c’est un colvert européen ?

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/Wp3M6h.jpg) (https://imageshack.com/i/pnWp3M6hj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/IrcD7r.jpg) (https://imageshack.com/i/poIrcD7rj)
La jolie gondolière… euh je veux dire, le canal de la zone de commerces du Venitian

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/yF4g6n.jpg) (https://imageshack.com/i/poyF4g6nj)
Predator… qui n’a rien à faire là, et une petite choupine juste à côté

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La reproduction de la place St. Marc

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Une petite fontaine au hasard dans le Venitian

Nous finissons par trouver un endroit ou N. peut jouer au Poker, au Venitian, et où nous avons pu l’accompagner pendant sa partie (ce qui m’étonne toujours). Moi le Poker, j’en peu plus, j’ai « trop » joué (pas pour des thunes) lors de la grosse mode dans les années 2007 – 2008, mais j’ai pris vraiment plaisir d’accompagner mon pote réaliser son rêve de jouer au Poker à Vegas. Surtout qu’en plus nous avions droit à une sexy hôtesse qui passait de table en table pour apporter des boissons aux joueurs (c’est gratuit pour les joueurs, il faut cependant quand même donner un tips), qui a bien voulu nous servir B. et moi alors que nous ne jouions pas ! Et trois bières et trois Mojito pour dix dollars (ok bière de base et Mojito bas de gamme), ça fait plaisir.

Plusieurs croupiers plus tard, N. estime avoir fini sa partie, et nous sortons du Venitian à la recherche du bus nous permettant d’aller à Fremont Street. L’arrêt est juste devant, mais la machine pour les billets n’y est pas, donc c’est un peu galère, heureusement qu’elle est juste en face sur la rue, parce que la validité du ticket n’est pas au premier pointage du billet, mais à l’achat ! Le temps de validité n’est que d’une heure, et il y a entre quinze et vingt minutes de trajet jusque-là…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/EOm1hb.jpg) (https://imageshack.com/i/plEOm1hbj)
Mmmh ! C’est vous que je devrais envoyer à Saint-Louis !

Le bus est rapidement là, et y a une bonne ambiance grâce à un groupe de black en pleine forme, ce qui fait dire à N. « ah pourquoi je suis pas black comme eux et ne partage pas comme eux ma bonne humeur » parce que soyons honnête, des blancs qui auraient eu le même comportement, même moi je les aurais limite dévisagés et me serai dit « oula, quelle bande de déglingos les mecs… un peu casse couilles quand même ».

Bref, c’est dans une bonne ambiance que nous arrivons dans cette célèbre rue du vieux Vegas, recouverte d’un énorme plafond hémicylindrique qui est en réalité un énorme écran faisant tout le long de la rue ! En plus il y a toutes les cinq minutes des personnes qui font de la tyrolienne (en mode assis ou couchés) qui passent au-dessus de nous également, c’est le bordel comme nous l’aimons.

Nous ne ferons que l’aller-retour de la rue, en admirant les différents artiste de rue (bon ok, surtout les nanas peu vêtues) qui ont tous une zone délimité au sol dans lesquels ils peuvent être (rond noir sur les photos).

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Time Square à côté, c’est un petit joueur

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Y a d’la fesse à Fremont Street…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/FXUzfO.jpg) (https://imageshack.com/i/pnFXUzfOj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/yMkPS5.jpg) (https://imageshack.com/i/poyMkPS5j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/924XKO.jpg) (https://imageshack.com/i/pl924XKOj)
… du monde et des gens bizarre (il est flippant le masque de bébé)

En voyant toutes les lumières, je me dis que l’effort de stopper la production des lampes à filament en Europe c’est un effort réduit à néant vu la quantité d’ampoules qu’ils doivent consommer sans se poser la question de la pollution ici. Nous aurons la même réflexion lors de notre première visite dans un Wallmart à propos des sacs plastique.

Les yeux explosés par cette quantité de lumière artificielle, nous retournons vers le terminus de bus à côté du restaurant le Heart Attack Grill pour lequel N. nous explique le principe où apparemment si quelqu’un ne termine pas son assiette, il est humilié par les serveuses et hué par tous les autres clients du resto… mouais, un délire un peu glauque quand même, surtout que j’imagine que la bouffe servie la dedans ça doit être du burger gras dégueu déjà bien malsain à lui tout seul.

Nous rentrons dans le bus en pointant nos billets qui sont à peine encore valable, et sort de nul par un flic un peu con-con qui nous faire sortir du bus (ainsi que deux trois autres personnes) pour nous faire attendre sur le trottoir, avant de s’apercevoir que le chauffeur est bien dans le bus et de nous demander de remonter dedans… mais quel débile ce mec…

Si le trajet aller était cool avec l’ambiance des blacks, le retour c’est un enfer ! 

Le chauffeur a dû mettre la clim sur l’option LN2 alors que ce n’est totalement pas nécessaire vu que dehors il doit faire entre 15°C et 20°C max… de plus sur la route ça n’avance pas, et y a un mec devant qui est en mode Jean-Michel confession intime, et raconte bien fort à qui veut l’entendre la tristesse de sa vie à propos d’une machine…

Aaah cette machine… franchement… ils auraient pu la revendre pour récupération des matériaux pour bien plus d’argent qu’ils en ont eu en la revendant à tel personne… maudite machine…

Donc au lieu de descendre à hauteur de notre hôtel parce que nous sommes crevés et que nous n’avons toujours pas mangé, nous sortons au niveau du Venitian parce que nous n’en pouvons plus de ce bus de dingue. Heureusement c’est plutôt sympa de marcher sur le strip, même si le trottoir du côté du Venitian devient un peu plus zonard une fois passé le Flamingo (jusqu’au MGM plus ou moins).

Nous, ce que nous voulions c’est retrouver le Subway que nous avions repéré la veille et en début d’après-midi, parce que pour nous Subway c’est un lien fort d’amitié et que nous sommes dans une p***** de ville. Seulement nous ne savons pas précisément où il se trouve, donc la route jusqu’à destination devient de plus en plus longue et que nous finissons par nous demander si nous n’avions pas rêvé de cette sandwicherie.

Nous ne sommes pas fous, il existe bel et bien, il était juste à proximité de notre hôtel, ce qui se traduit par le plus loin possible pour nous de l’endroit où nous sommes descendus du bus.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/AYD2H8.jpg) (https://imageshack.com/i/pmAYD2H8j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/MaB75x.jpg) (https://imageshack.com/i/pnMaB75xj)
Nous voulions une photo de loin de notre hôtel pour qu’il ait « de la gueule », c’est le max de distance que nous avons pu avoir…

Nous rentrons à l’hôtel, où N. s’arrête aux tables de jeu et nous retournons dans la chambre, mais après vingt minutes, je me dis qu’il est bête d’aller rien foutre dans la chambre en attendant de pioncer, et je vais retrouver N. aux tables de jeux, même si je ne joue pas, au moins je participe à son plaisir d’être à Vegas, et rien que ça, ça fait ma fin de soirée.


Le vol en hélico pour le Grand Canyon, c’était vraiment le bon plan. Même si je n’ai pas eu le bonheur de faire mon baptême hélico en même temps qu’eux deux (je vol chaque année pour mon boulot, trop cool), c’était le pied de pouvoir aller voir quelque chose qui est aussi loin de manière aussi simple. Bon ok, il faut savoir aligner le fric, c’est sûr, mais ça aurait été éprouvant de nous taper huit heures de route pour faire un stop d’une heure max au Bryce Canyon.

Maintenant, s’y rendre de manière plus traditionnelle parce que le temps l’autorise, ça doit être quelque chose de terrible aussi. Tout comme il existe la possibilité de faire un tour en bateau sur le fleuve Colorado qui doit être cool aussi.


La fin de journée à Vegas me confirme dans l’idée que j’adore cette ville, que si je ne pourrai pas rester quinze jours comme j’ai des amis qui l’ont déjà fait, je pourrais y retourner sans aucune difficulté, en rajoutant un ou deux jours de plus, pour pouvoir faire l’un ou l’autre spectacle, et profiter un peu des piscines (ce que nous n’avons finalement pas fait) et d’une ou deux attractions du strip (la chute de la Stratospher Tower me tente à chaque fois, mais c’est cent-vingt dollars quand même).
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: Titou31 le 21 Août 2018, 10:17:34
Waouh le pavé ! ahah

J'ai adoré Vegas. Sur fait mais complétement fou !

Sympa le tour en hélicoptère. L'arrivé au Grand Canyon par la route est sympa, après tu n'a pas le même point de vue, mais tu dois te rendre compte de l'immensité de truc dans tout les cas   :D
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 23 Août 2018, 21:42:29
Héhéhé, j'avais prévenu qu'il y aurait un peu de lecture :p

A la base je comptais réellement plus étaler les ups de journées (genre 1/semaine), mais comme tout est déjà transcrit, je laisse finalement aux lecteurs le soin de doser (nous n'en sommes qu'au jour 5, et un seul parc !)

Effectivement, être au niveau du sol là au sommet de la gorge du grand canyon doit-être une autre expérience qui doit valoir le détour. Maintenant je regrette (très modérément) deux choses : ne pas avoir vu Bryce Canyon, et ne pas avoir foulé à pied les hauteurs du canyon (je vais ajouter cela à mon justificatif de revisite :D )

Sinon, tant qu'il est question de pavé, un petit entracte avec la courte journée de transit de Vegas à New York City !


Jour 6 – West Coast Vs East Coast

Point de pivot du voyage, nous prenons un vol intérieur pour quitter la côte Ouest pour commencer notre boucle sur la côte Est.

Notre vol est vers treize heures, l’agence de location de la voiture est à deux pas de l’aéroport, qui est à deux pas de l’hôtel donc pas besoin de nous lever méga tôt.

Le dépôt de la voiture ça a dû nous prendre sept minutes au maximum, et nous sommes dirigés dans un semblant de terminal duquel démarre les différents bus pour les différents terminaux. Le truc qu’il faut savoir, c’est qu’aux USA, les terminaux sont organisés très simplement, par compagnies aériennes.

Nous ne savons pas encore cela, donc nous nous arrêtons face à un tableau dynamique style table de départ en cherchant dans quel terminal nous rendre. Là, un Français entend que nous parlons français et entame la discussion par : « vous êtes Français ? » ce qui, déjà, est complètement débile comme question parce que ça ne change rien au fait que nous parlons français. Nous répondons que non, nous sommes Belges, ce à quoi il nous répond directement « ah, j’adore la Belgique ».

Sérieusement…

Les gars…

MAIS QUELLE RÉPONSE DE CUL !!!

Sérieusement, les gars, arrêtez avec cette réponse de m**** !
Si vous entendez que quelqu’un parle français et que vous voulez en profiter pour poser une question dans votre langue maternelle, ne demandez pas si la personne est Française, parce que ça n’apporte rien. Et si jamais vous le faites quand même (parce que c’est pas le plus agacent dans cette discussion), et que la personne vous répond que non, par pitié, ne dites pas une connerie du genre « ah ben j’adore les Belges / la Belgique » parce que ça donne juste envie de mépriser la personne qui nous sort ça !

Je vous rassure, nous ne l’avons pas taillé le gars non plus, c’est une fois parti que nous nous sommes rendu compte du degré de répartie de m**** à laquelle nous avons eu droit.

Il voulait savoir si nous connaissions le truc pour trouver son terminal, mais à cet instant c’était négatif. No stress, soit il a dû voir les panneaux avec les listings des compagnies aériennes par terminal, comme nous l’avons fait, en sortant du bâtiment, soit il y a un employé qui lui a automatiquement demandé sa compagnie aérienne lorsqu’il s’est dirigé vers les bus, comme ce fut également le cas pour nous.


Mais vraiment les gars, j’insiste, ne nous sortez pas ce genre de phrase à la con !

Dans le terminal, enregistrement des bagages et contrôles vont très vites, et nous arrivons devant la porte d’embarquement ou apparemment c’est un peu le foutoir suite à un problème informatique. En fait, nous ne nous sommes rendu compte de rien jusqu’à ce que l’employée l’annonce au micro, et que nous comprenions que le numéro de siège n’est attribué qu’au niveau de la porte d’embarquement, et pas au drop off de bagage (pourquoi ? je ne sais pas). 

L’avantage, c’est que N. a pu encore claquer quelques dollars dans les machines à sous du hall, avant d’embarquer dans l’avion le plus luxueux du voyage : télé perso dans le siège, boissons et wifi (pour messageries) gratuits !

D’ailleurs, nous décollons avec quarante minutes de retard, mais j’en avais strictement rien à battre tellement j’étais dans le film que je matais (si seulement nous avions eu ça pour le vol Island – San Francisco T_T ).

Par contre, là où ça pue, c’est que d’après le crew et d’après les app de météo, il fait plutôt dégueulasse du côté de New York. Pas la peine de râler, nous n’avons aucun pouvoir là-dessus.

Nous en aurons la confirmation lors de la descente de l’avion pour atterrissage, avec l’un ou l’autre éclair, ambiance.

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Le calme après la tempête

Sur le sol, il y a des flaques partout sur le tarmac, mais il semble ne plus pleuvoir, ce qui est une bonne nouvelle.

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Au loin, il y a la Skyline de Manhattan en ombre


Récupération des bagages, air train jusqu’au terminal nous connectant au métro de New York (franchement, nous faire payer cinq dollars pour le air-train, c’est limite), et nous sommes en direction de notre hôtel sur Manhattan… dans trente-six stations…

Nous prenons quartier dans notre nouvelle chambre, puis nous retournons dans la rue pour aller voir Time Square de nuit, et trouver de quoi manger.

Time Square de nuit, c’est en fait Time Square de jour vu les écrans de dingue un peu partout, mais contrairement à mes précédentes visites de NYC, il n’y a personne. Peut-être parce que nous ne sommes pas encore en saison touristique, parce que nous sommes en pleine semaine, parce qu’il fait dégueu, ou une combinaison de plusieurs de ces raisons, mais c’est tout vide (et ça change la donne).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/MZfnvG.jpg) (https://imageshack.com/i/poMZfnvGj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/Z4NATj.jpg) (https://imageshack.com/i/pmZ4NATjj)
A côté de Fremont Street… ce n’est pas la même chose en fait, donc ne comparons pas

Question bouffe, nous avons beau être à NYC qui est normalement une ville qui ne dort jamais, trouver un endroit correct où manger est une galère, et nous n’avons pas les ressources pour nous taper 30 minutes de recherche. C’est donc un repli stratégique sur le McDo de Time Square, c’est pas le must, mais ça fera l’affaire.

Finalement, nous remontons vers l’hôtel de la même manière que nous sommes descendus sur Time Square, c’est-à-dire à pieds, alors que nous étions chauds à user du métro pour gagner du temps.

Sur la route, non loin de Time Square, nous sommes témoins d’un espèce de début de bagarre entre un vendeur de rue et un wannabe salaryman, qui d’abord ne font que crier, puis dès que nous approchons et qu’un agent de gardiennage sorte du bâtiment devant lequel ça se passait, le salaryman fait « genre, j’ai une poussée de testicule et je vais faire de la bagarre » en allant aboyer devant la tête du vendeur de rue mais limite en mimant le fait que le flic le retienne parce que c’est un dingo qui va tout démonter. Franchement, c’était à mourir de rire (et de ridicule pour le salaryman).   
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: cmoiromain le 24 Août 2018, 10:59:59
Moi ça me va bien le rythme d'un nouveau post par jour, ça permet de rester dans le récit sans se demander à chaque fois où on en était.

Je suis surpris que vous n'ayez fait aucun coaster à Las Vegas. Il y a pourtant du choix, quand même : le Buffalo Bills, l'Adventuredome, l'hôtel NY, et la stratosphere tower. Et il y a aussi l'espèce de tyrolienne géante qui doit être cool.
Après c'est vrai que vous n'êtes pas resté très longtemps sur place, et que forcément toutes ces activités on un coût non négligeable... et l'hélico est sûrement bien plus intéressant comme dépense :)
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 25 Août 2018, 21:21:52
En fait, je n'ai jamais pensé à essayer les coasters de Vegas. Je ne sais pas, bien que ce soit aussi une traduction que cette ville c'est du grand n'importe quoi, ce n'est vraiment pas l'activité première que j'associe à Vegas.

Je n'ai lu/entendu que des retours catastrophiques pour Manhattan Express, et je n'arrive pas à situer Adventuredome (je pense non loin du Circus Circus), qui a tout de même le El Loco qui semble bien rigolo. Quant à la Stratospher Tower, mine de rien elle se trouve un peu dans un no man's land le long du strip, ce qui n'aide pas.

De plus, le fait d'avoir choisi le trip en héli nous confortait dans le fait de ne surtout pas utiliser la voiture dans Vegas (ce que nous voulions éviter), du coup, pas de Buffalo Bills non plus ;) (si c'est bien l’hôtel avec Desperado, qui dans mes souvenirs est un peu perdu au milieu du désert).

La tyrolienne en mode couché sur le ventre doit-être sympa, mais depuis que j'ai fait la tyrolienne (temporaire) depuis le sommet de l'Atomium, je suis retissant à débourser une somme pour ce genre d'attraction parce qu'en dehors de la vue, les sensations (pour moi) c'est zéro :/

La suite arrive ;)
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 25 Août 2018, 21:27:45
Jour 7 – NYC (I’m viiiiisiting in the rain, I’m viiiisiting in the rain …)

Cette journée ce sera comme le Yosemite, un teaser pour motiver B. à revenir en vacances en amoureux pendant une à deux semaines. N. et moi connaissons déjà la ville suite à des vacances précédentes, donc nous avons un peu tracé notre route pour passer devant les points clés de la ville.

C’est cool, l’hôtel offre gratuitement un placard dans lequel nous pouvons laisser nos bagages le temps de notre visite.

L’idée est – après petit déjeuner dans une boulangerie du coin – de prendre le métro pour nous rendre au sud de Manhattan (à hauteur de Battery Park) et de remonter la ville un maximum à pied, allant de monument en monument.

Nous aurions voulu faire un tour en bateau autour de Manhattan comme l’a fait N. l’année passée pour voir la ville sous un autre angle, mais le mauvais temps nous a fait abandonner ce plan.

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Il ne fait pas tempête non plus, mais venant de Californie, la transition est difficile

Dans Battery Park, il fait suffisamment beau que pour voir de très loin la statue de la liberté, puis bon il fait encore sec donc ça s’annonce pas trop foireux.

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Dire qu’avec une manette NES, du slime rose, et une radio, il est possible de la faire se balader dans Manhattan…

Nous nous déplaçons sur Wall Street, qui est en fait tout petit. Je pense que pour beaucoup ça en est même décevant.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/boCDvF.jpg) (https://imageshack.com/i/plboCDvFj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/nO8gWh.jpg) (https://imageshack.com/i/pmnO8gWhj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/LgBWDS.jpg) (https://imageshack.com/i/pmLgBWDSj)
Ce n’est pas Wall Street, mais la route vers cette dernière

A hauteur de Wall Street nous croisons un petit mouvement de grève d’agents de la MTA (métro de NYC), et des tonnes de touristes devant la statue du taureau et de la petite fille.

C’est la première fois que je vais sur le site de Ground Zero et du nouveau World Trade Center, et même pour moi qui arrive (parfois malgré moi) à trop facilement me déconnecter du monde réel dans des situations inconfortables, les deux mémoriaux sont impressionnants et inévitablement lourds de sens. Le seul bruit que nous entendons sur place c’est celui de l’eau coulant le long des parois et dans le puis intérieur du mémorial (l’eau ne circulant pas sur le second mémorial), et peut-être le bruit des voitures au loin, mais rien venant des touristes.

De plus, c’est beau, c’est propre et ils ont réussi à ne pas faire quelque chose de trop lourd visuellement.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/4cOzL5.jpg) (https://imageshack.com/i/pl4cOzL5j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/DGNnt1.jpg) (https://imageshack.com/i/pnDGNnt1j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/x7nOk0.jpg) (https://imageshack.com/i/pmx7nOk0j)

Juste à côté se situe ne One World Trade Center, au sommet duquel nous souhaitons aller pour faire l’inévitable rooftop de NYC. A l’entrée, la caissière nous annonce une vue de cinq à dix miles, nous hésitons mais acceptons de nous délester de trente-sept boules par personne (quand même). Les contrôles sont dignes de ceux d’un aéroport, ce qui peut un peu se comprendre vu l’historique du site, et des événements récents…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/8meRg6.jpg) (https://imageshack.com/i/po8meRg6j)
Dans la vie vraie, la tour est droite


Nous rentrons dans un des ascenseurs, dans lesquels ils ont placés des écrans sur les trois murs autre que la porte, pour diffuser une vidéo trois-cent-soixante degrés de l’évolution de Manhattan depuis les champs jusqu’à l’enfer urbain de maintenant (je n’ai pas les dates). C’est vraiment bien fait, et je comprends qu’ils recommandent aux personnes atteintes de vertige de fermer les yeux pendant 60 secondes (temps de trajet).

A la sortie de l’ascenseur, nous sommes regroupés devant un mur fait de colonnes distinctes sur lequel est projeté un film présentant encore une fois New York City. Le film se termine et les colonnes (qui représentaient la skyline) se soulèvent pour révéler la vue sur Manhattan… Enfin je crois parce que nous, nous ne voyons que du nuage.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/G4XOyQ.jpg) (https://imageshack.com/i/pmG4XOyQj)
Euh…

Nous sommes invités à avancer dans une salle style file d’attente dans laquelle deux personnes font la promo de tablettes qu’il est possible de louer et qui permettent d’identifier les différents buildings de la ville (et certainement donner d’autres infos). Nous ça ne nous intéresse pas vu qu’il n’y a rien à voir par les baies vitrées.

Non je suis médisant, de temps à autre il y a une mini mini mini éclaircie qui permet de voir quelques buildings au pied du One World Trade Center…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/4uN5xW.jpg) (https://imageshack.com/i/pm4uN5xWj)
C’est le must… pour trente-sept dollars par personne…

Nous sommes vraiment dégoûtés. Les cinq à dix miles, même en cumulé, nous ne les avons pas vus.

Pour rajouter de la haine au dégoût, c’est ici que la pluie décide de s’incruster à la party, et ne va pas cesser de toute la journée. Ce n’est pas une drache comme nous en avons l’habitude ici en Belgique, mais c’est la petite pluie fine bien pénible qui rentre bien dans les vêtements et qui te trempe jusqu’aux os à l’usure.

Pas trop loin, il y a le Brooklyn Bridge, également un incontournable. Nous irons jusqu’au premier pilier, mais à nouveau, vu la fine pluie bien énervante, nous n’irons pas plus loin et faisons demi-tour pour prendre le métro et remonter un peu plus haut sur Manhattan, à hauteur du Flatiron Building.

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AAaah, ce magnifique ciel gris… c’est bien aussi, le gris… fait chier…

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We’re going deeper underground…

Oui bon d’accord, nous sommes un peu perturbés par la pluie, parce que nous nous gourons de station et sortons un peu trop tôt, et continuons à pieds. Le temps de faire deux trois photos, et nous sommes repartis vers l’Empire State Building où nous répétons le même scénario, à savoir nous arrivons sur place, photo, nous avançons vers la suite. La suite c’est Grand Central Terminal, dans lequel N. me conseil de regarder attentivement le plafond, chose que je n’avais pas fait (ou n’en avais pas souvenir) les fois précédentes.

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Mince, même pour écrire mes légendes de photos le mauvais temps me fou le cafard…

Effectivement, déjà le hall est impressionnant, mais la fresque au plafond vaut le coup d’œil. Dommage que je n’avais pas un véritable appareil (ni de talent de photographe) pour lui rendre hommage.

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De dehors, de dedans, et de vers le plafond

Les odeurs de nourriture cuite dans une annexe du hall de la gare attisent nos esprits, et nous décidons de nous poser au bar en face de la gare, sous le pont de voitures. L’endroit est sympa et les plats étaient bons, juste que comme nous sommes dans une grosse ville, les prix explosent gratuitement…

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Hahaha, y a un mec qui a de l’humour geek dans le coin \o/

Ce n’était pas au programme (un oubli) mais nous nous arrêtons par hasard par la bibliothèque publique de New York City (par hasard, parce que le GPS nous a fait passer à côté). La bibliothèque a évolué avec le temps, et il n’y a plus ces fameuses lampes à cache vert dessus, typiques des bibliothèques et autres bâtiments de justice que je voulais retrouver. C’est un détail, et les pièces en imposent toujours autant, mais ça manque. Par contre, je plein les gens qui sont là pour travailler et qui doivent faire avec un flot continu de touristes qui – certes respectent le silence et limitent les photos – imposent une présence qu’il n’est pas possible de pas « sentir ».

Pour la suite, ce sera le Rockfeller Center et le Nintendo Shop à côté (j’espérais pouvoir faire le plein de jeux Switch en faisant des économies, mais 5€ de moins qu’ici, ça n’en vaut pas la peine).

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C’est peut-être là que nous aurions dû faire notre rooftop

Nous terminons notre journée par la visite dans le building le plus iconique depuis peu de temps dans la ville, la Trump Tower et le magasin de souvenir contenant les marchandises officielles de la campagne électorale, et par une balade dans Central Park.

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’Murica

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/HuNG6B.jpg) (https://imageshack.com/i/plHuNG6Bj)
Bethesda Terrace, double références (Home Alone 2 et les jeux viédos)

Il ne nous reste plus qu’à récupérer nos bagages à l’hôtel et à prendre le bus pour Newark, où nous devons embarquer dans notre nouvelle voiture. Comme des nouilles, nous descendons à Penn Station, hors Penn Station, ce sont les trains et non les bus, ce qui ne nous intéresse pas. De mémoire, N. nous dit qu’il faut remonter jusqu’à Time Square, qui heureusement n’est pas bien loin (sauf quand une roue de la valise rend l’âme :C ).

Nous arrivons au terminal de bus sans autre souci, demandons à l’intérieur au guichet d’information, et sommes redirigés vers la rue divisant le terminal en deux bâtiments (au niveau du rez-de-chaussée), où une petite file attend déjà, et une employée se charge de nous faire payer les billets.

Le bus arrive, le chauffeur descend, ouvre les soutes, et commence à placer les bagages des gens en fonction du terminal dans lequel les gens doivent aller (il demande à chaque personne). Comme nous avons demandé pour le terminal de location de voitures, nos bagages ont été placés avant les gens devant nous dans la file (ça a de l’importance pour la suite), et nous rentrons dans le bus.

D’autres personnes montent, et soudain il y a quelque chose qui ne tourne pas rond pour un couple. Notre attention est attirée par ce qu’il se trame, et nous comprenons ce qui se passe, mais ne sommes pas prêt pour le fou rire que nous allons en obtenir.

Au moment de donner le terminal au chauffeur pour qu’il puisse organiser ses soutes en fonction du terminal de destination, le couple de frenchies a dit « Terminal 1 », ce à quoi heureusement le chauffeur à tiqué en répondant « vous êtes certains ? Il n’y a pas de terminal 1 à Newark, mais des terminaux A, B, et C ».

Le mec s’emballe sans vraiment s’énerver mais plutôt en stressant parce qu’il est 20h30 et ils ont un vol à 23h, en s’entêtant que « non, non, là on a un sms de confirmation de notre vol ce soir à 23h au terminal 1. Nous avons atterri à Newark donc nous devons forcément redécoller de Newark ». Calmement, le chauffeur réexplique qu’il n’existe pas de terminal 1, qu’ils ne doivent pas prendre ce bus et aller soit à JFK, soit à La Guardia. 

Le mec n’en démord pas, et la femme qui l’accompagne commence à s’y mettre aussi en rajoutant une grosse dose de drama, ce qui n’aide pas du tout à la situation. Des gens dans le bus offrent même de regarder pour eux depuis leur propre téléphone, mais les deux sont tellement convaincus qu’ils ne donnent même par le peu d’information demandé par les gens qui proposent leur aide pour faire avancer les choses.

Le bus commence à prendre du retard, et l’employée qui gère les billets vient raisonner le couple qui commence à taper sur le système du chauffeur. Elle leur dit qu’il va falloir prendre une décision, soit vous êtes convaincu que c’est à Newark contre toutes indications des deux professionnels, soit vous descendez du bus pour prendre le temps d’aller juste dans le bâtiment à côté pour avoir accès au WiFi gratuit et vérifier vos infos de vol avant de prendre la bonne décision.

Dans le bus, effectivement et à très juste titre, un gars confirme qu’il a un avion à prendre et qu’il est temps de prendre la route. L’accompagnatrice lui demande ultra sèchement mais professionnellement et poliment de la fermer parce que ça n’aide pas à une situation déjà bien énervante pour eux (nous on est déjà pliés).

Et là, la femme sort de nulle part un magnifique « if someone could make a hot-spot » (malheureusement je ne sais pas vous retranscrire l’accent, mais le « hot spot » a eu du mal à sortir et était une note au-dessus du reste de la phrase) qui nous a achevé.

Par politesse nous n’avons pas rigolé en face d’eux, parce que ça ne se fait pas, mais le reste du voyage j’ai dû me sécher les larmes sur les joues tellement je rigolais en repensant à cette scène. Et il y a plus, parce qu’en fait, lorsque nous attendions le bus, N. a entendu que c’était déjà tendu entre le deux parce qu’il a eu le plaisir d’entendre le mec dire à la femme « non je ne m’énerve plus contre toi, parce qu’alors ça t’énerve et moi ça me blesse », soit une phrase qui a don d’énerver encore plus une personne qui est déjà sur les nerfs.

Non mais sérieusement, il faut être un peu à la masse pour ne pas savoir de quel aéroport décoller trois heures avant le décollage…

En tout cas maintenant, je suis certain d’avoir un fou rire type private joke dès que j’entendrai parler d’un vol pour Copenhague (c’était leur destination).

Je sais pas si ces gens étaient en couple ou quoi, mais je prends le pari qu’au jour d’aujourd’hui, si c’était le cas, ils ne sont plus ensemble…

Après cette histoire de dingue, nous arrivons à Newark et trouvons sans trop de problème le bureau de location de voiture où nous réglons les détails nécessaires et sommes invités à rejoindre le parking où nous pourrons choisir notre véhicule (dans la gamme sélectionnée, hein). Au parking, un gars nous propose une Buick ou la même Toyota que nous avons eue sur la côte Ouest, que nous choisirons par facilité. Le gars rentre dedans pour relever les km et… configurer l’autoradio !

Contrairement à San Francisco, le gars nous explique en gros comment fonctionne la boite de vitesse, et j’en profite pour lui demander pour le B et S (après le D), mais directement le gars nous dit « non mais vous en occupez pas vous en avez pas besoin ». Ben euh je sais pas, man, tu connais pas notre itinéraire, ça te coûte rien de m’expliquer en deux secondes…

J’insiste pas et demande plutôt pour les griffes, et c’est là qu’il m’explique que griffes et petits éclats ils s’en tapent parce qu’ils ne savent rien y faire (logique, les véhicules roulent, c’est donc inhérent), mais qu’ils regardent pour des dégâts « majeurs » comme par exemple un impact de la taille d’une balle de baseball.

La bonne nouvelle c’est que nous n’avons que peu de route, jusqu’à Edison, afin de rejoindre notre hôtel pour la nuit.


Comme nous l’avons répété à B. plusieurs fois, et comme dit dans ce TR, nous n’avons pas réellement visité New York City. Oui nous avons quadrillé Manhattan de bas en haut pour faire le tour de ce qu’il est possible de voir en moins de douze heures, mais nous avons speedé comme des neuneus et n’avons pas pris le de profiter des choses, et je pense que ça se ressent dans le TR. Personnellement, ce n’est pas ce que je considère comme être une visite de New York City. Tout comme je n’estime pas avoir réellement visité San Francisco.

Manhattan est une ville que j’aime et n’aime pas en même temps. C’est cool d’y être et de se balader dans les rues, mais c’est une ville d’employés, donc le peuple que j’y rencontre (selon moi) c’est soit des touristes que je trouve malheureusement souvent nuisant (principalement bruyant), soit ce sont des mecs qui sont là pour bosser et donc tracent dans les rues et tirent la gueule (très froid donc).

Un de mes frères m’a dit en rentrant d’une escapade à New York City que pour avoir une aventure humaine il fallait se rendre dans Brooklyn, là où les gens sont plus ouverts aux autres. Je n’ai une fois de plus pas eu l’occasion d’y aller, donc ce sera pour une prochaine fois.

Bien entendu je suis dégoûté pour le rooftop, surtout que j’ai un peu poussé pour que nous le fassions bien que la caissière nous ai prévenu pour les nuages (enfin bon m****, il y avait vraiment pas les cinq à dix miles).

La pluie n’a certainement pas facilité l’appréciation de notre visite, mais j’ai quand même passé un bon moment. C’était mon troisième passage dans cette ville, et quelque part je commence un tout petit peu à me l’approprié, a y retrouver quelques repères.

Comme N. connaissait New York City de l’année passée, j’avais pu partager mes avis et notamment celui que la ville est globalement pas vilaine (y a des trucs moche comme partout) mais que ce qui flingue le plus une visite (en dehors du temps typiquement Belge), ce sont les milliers d’échafaudages qui recouvrent pratiquement la moitié des trottoirs (c’est cool quand il pleut, mais c’est immonde visuellement parlant). Cependant, sorti de nulle part, nous avons eu l’avis de B. face aux premiers échafaudages que nous croisons, et lui il trouve qu’ils sont beaux. Autant vous dire que N. et moi étions sur le cul de cet avis. Chacun son truc (moi j’adore les structures de coaster donc, qui je suis pour juger… par contre pour le tourner en dérision :p ça je ne dis pas).
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 30 Août 2018, 16:49:57
Jour 8 – Six Flags Great Adventure (N. et moi l’avons déjà fait, pas besoin d’y aller)

L’hôtel ne nous offrant pas le petit déjeuner, nous choisissons de faire une halte dans un zoning typique aux USA, avec un bon nombre de magasins. En plus d’un petit déjeuner, nous avons besoin de bouteilles d’eau, c’est vital pour la route.

En y regardant de plus près, il y a quelque chose de différent dans ce zoning. Un dentiste, magasin de fourniture de bureau, un vétérinaire, … mais il y a quelque chose avec un nom sonnant de la bouffe et de la boisson (genre farm market ou je ne sais quoi) et nous tentons notre chance. Contre toute attente, nous avons passé au crible tous les rayons, et pas moyen de trouver une seule bouteille d’eau dans ce truc. Il y a des tonnes et tonnes de bouffe typée indienne, mais pas une seule foutue bouteille d’eau. Et pour le petit déjeuner, ce n’est même pas la peine d’y penser.

C’est de nouveau le plan B, dans lequel nous nous replions dans un Dunkin’ Donuts déjà pour nous empiffrer de sucre (où le vendeur me demande si je veux quelque chose pour manger alors que je viens de commander deux fat donuts luisants de sucre, sont fous ces ricains’) et aussi pour prendre six bouteilles d’eau à un prix ne défiant aucune concurrence, mais l’eau c’est vital, et vivre c’est ce que nous faisons de mieux.   

Vu la météo de la journée précédente et des prévisions que nous annoncent toutes les applis météo avec systématiquement un petit logo d’orage pour les dix jours à venir et pour toutes les destinations à venir pour nous, c’était le stress sur la route en nous demandant si le parc allait réellement être ouvert, et qu’est-ce qu’il nous sera autorisé de faire ?

Sachant que B. n’en avait que pour Kingda Ka, N. et moi profitions du fait que nous avons chacun déjà visité le parc et fait Kingda Ka pour le saucer en expliquant que (et ça c’était la triste réalité) qu’avec un temps pareil il ne fallait pas trop compter dessus car pluie et vent et Kingda Ka ne font pas bon ménage, ou encore en disant que Kingda Ka c’est has been, que ça ne vaut pas ce qu’il représente, … Bref un flot de bêtises pour jouer sur son insatiable attente.

Nous arrivons au parc à l’ouverture, il n’y a personne dans le parking voitures, mais une bonne flopée de bus. Cela dit, rien d’alarmant, avec un temps aussi peu clément, ça ne devrait pas être notre problème de la journée.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/4MQxvY.jpg) (https://imageshack.com/i/pn4MQxvYj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/2t55sc.jpg) (https://imageshack.com/i/pm2t55scj)
Mais, nous sommes toujours à Manhattan là, non ?

De la courte distance qui nous sépare des détecteurs de métaux et fouille de sac, nous avons aussi le plaisir de voir que tout dans notre champ de vision (partie centre et gauche du parc) tourne ce matin. Cela inclus donc Kingda Ka

Après les contrôles et les gates (tous les billets de parc et parking ont été achetés on-line avant le départ), nous nous retrouvons immédiatement en face d’une attraction qui n’existait pas lors de mes passages, et que N. était frustré de ne pas pouvoir faire car techniquement pas encore prête à recevoir des visiteurs : Joker. Cette année, le dieu des coasters du New Jersey sont avec nous, car nous voyons directement un train rempli de visiteurs s’engager sur le lift.

Le mot d’ordre de la journée est « si nous le voyons fonctionner, nous le faisons ASAP », donc il est normal que notre première dose de sensation nous ait été délivrée par Joker.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/RYnR4f.jpg) (https://imageshack.com/i/pmRYnR4fj)
Bizarrement ce n’est pas ce que fait ressentir la photo, mais l’excitation était de sortie à ce moment

En achetant les billets des parcs et en regardant un peu toutes les infos à leur sujet, j’avais lu que Six Flags Great Adventure avait step up dans leurs conditions à propos des objets pouvant s’envoler sur les attractions, et qu’ils interdisaient purement et simplement les lunettes et smartphones (et ce même dans des poches cargo de short, ou dans des poches fermées par fermeture éclair) sur Joker, the El Toro et Kingda Ka.

La politique chez Cedar Fair – autant en parler maintenant – est un peu différente parce qu’ils autorisent les lunettes (qui sont notre préoccupation max vu que nous en portons tous une paire) à bord des attractions à condition d’avoir un strap. Enfin, c’était indiqué pour Cedar Point, mais apparemment c’est valable pour tout Cedar Fair.

Ah oui et je dis bien the El Toro parce qu’apparemment ça énerve plein de parkfan anglophone, et si je peux ennuyer gratuitement et aussi facilement des gens, je ne me gêne pas (puis c’est pas comme si des anglophones vont venir lire mes aventures…).

Donc j’en reviens au moment M de notre visite, quand nous embarquons dans les trains très confortables en portant nos lunettes sur le pif, attendant de voir la réaction de l’opérateur. Alors oui, je sais, ce n’est pas le bon comportement à avoir parce que ça risque de ralentir le dispatching s’il faut déverrouiller un harnais pour une quelconque raison.

L’opérateur remarque effectivement nos lunettes, et nous tend un bac prévu à cet effet mais sans nous forcer la main. Nous refusons, ça ne lui pose aucun problème, et nous sommes dispatchés.

A l’époque, j’avais eu l’occasion après une interminable file d’attente de tester le mal aimé Green Lantern : First Flight de Six Flags Magic Mountain que j’avais trouvé vraiment bon (mon premier 4D). Ainsi, je savais un petit peu à quoi m’attendre sur le style de coaster dans lequel nous nous étions embarqués. Par contre, ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est la force avec laquelle nous sommes basculés d’avant en arrière ! C’est bien simple, c’est le premier coaster dans lequel j’ai senti le besoin de m’agripper aux arceaux de la sécurité (c’est une veste comme sur les Flying B&M grosso-modo) tellement les flips du train sont intenses !

Bien que je ne les ai pas perdues, de même pour mes potes, je comprends honnêtement que Six Flags Great Adventure décourage les gens de monter avec une paire de lunette sur le nez. Si elles ne sont pas vissées sur la tête des gens, la probabilité d’un envol doit être (très) élevée.

Joker c’est une grosse machine à front et back-flip bien nerveux qui parfois n’aboutissent pas et nous laissent les fesses en l’air et la tête en bas pendant un court instant, avant de nous rebasculer en position assise plus traditionnelle. C’est ni trop court ni trop long, c’est intense, il en faut plus des trucs du genre.

Par contre, à faire en début de journée ou du moins avant d’avoir des premiers signes de fatigue, parce que ça tape le crâne !

Voilà, pour N. et moi, la journée est faite, notre coaster count est au top dans ce parc, nous pouvons rentrer.

Ah, oui, non, B. voudrait faire des trucs lui aussi. Tant pis pour notre journée de repos…

Au fur et à mesure que le temps avance, les attractions ferment les unes après les autres au gré du retour de la pluie. Il y en a une qui ne semble pas trop se soucier des conditions climatiques, qui mérite le détour (oui, quand je donnais notre leitmotiv, il fallait que l’attraction nous intéresse à la base) et qui nous permet de prendre la température dans la zone de Kingda Ka. Tant qu’il pleut, il n’ouvrira pas (sous-entendu, il n’y que la pluie qui bloque l’ouverture).

Zumanjaro : Drop of doom est, non, sont les trois tours de chute libre incrustées sur la structure de Kingda Ka. N. l’avait fait la dernière sans VR car la météo était tout aussi moisie, et m’avait dit « fais attention à la file d’attente, tu vas halluciner ».

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/QozUR9.jpg) (https://imageshack.com/i/plQozUR9j)
Dire qu’il y a vingts minutes, nous avions vu un train passer là-dessus…

N. est souvent dans le vrai, et connais un peu ma manière de penser… Cette file est plus qu’hallucinante, elle est effrayante à l’idée qu’elle puisse être pleine en été, sous un lourd soleil sans aucune zone d’ombre prévue, si ce n’est à l’arrivée à vingt mètres de la station. Et sans mentir, nous avons bien marché un bon cinq minutes avant de simplement voir cette dite station.

Vu où sont les tours, c’est normale qu’il y ait de la distance à faire, mais ne pas avoir mi de quoi générer de l’ombre est un peu incompréhensible.

Sinon, pour l’attraction en elle-même, pas de VR disponible pour nous non plus, mais comme l’expérience VR a déjà été faite à Six Flags Magic Mountain, ça ne nous dérange pas. L’avantage sans VR, c’est la vue, et même s’il fait tout gris, nous avons une belle vue d’ensemble sur tout le parc avant d’être relâchés.

Cela a dû être un  des tour de Zumanjaro les moins rentables de l’histoire, étant donné que nous sommes que deux à grimper sur l’une des trois gondoles, mais qu’ils doivent faire tourner les trois gondoles ensemble… Et c’est sans compter les cinq opérateurs qui se faisaient trop chier sur place quand nous sommes arrivés.

Comme il n’y que deux pelés et trois tondus dans la file, une vingtaine de places vide dans l’attraction, et que nous ne reviendrons probablement plus dans le coin de Zumanjaro, nous demandons de pouvoir le faire une seconde fois. Non seulement les opérateurs ont dû y réfléchir (sérieusement ?) mais en plus ils nous demandent de changer de siège (ce qui fait chier parce que les sièges sont tous trempés) !

Bref, nous nous exécutons et réalisons notre deuxième tour de tour de chute libre (ce mauvais phrasing).

Après un hike de quinze kilomètres pour revenir à la civilisation, nous faisons un crochet par le the El Toro (oui, entre temps j’ai expliqué l’histoire, et nous rajoutons des déterminants insensés) parce qu’il est ouvert, que nous sommes juste à côté, et qu’il vaut la peine. Enfin pour être tout à fait exact, la première moitié en vaut la peine.

Ici, les opérateurs sont moins cools et ne nous autorisent pas à garder nos lunettes sur le nez, mais dans une poche zippée, c’est suffisent. C’est pénible parce que la pluie fine est de retour (ça va faire mal), mais tant qu’ils ne me forcent pas à louer un casier payant, je prends.

le El the Toro, comme je l’ai déjà dit, est divisé en deux parties que je, même nous, estimons inégales.

La première, la partie big Hills out and back déchire tout, avec des air-times de dingue et une vitesse ahurissante. Seule le virage est devenu un tout petit peu pénible avec l’âge, mais ça reste anecdotique.   

Ensuite, une fois que le train passe sous la structure de la first drop, commence la partie twister qui est un enfer pour les colonnes vertébrales. Sincèrement, c’est comme si Intamin avait oublié la vitesse à laquelle navigue le train à ce moment donné, et a décidé de retirer toute variation d’altitude et de faire des virages ultra serrés au niveau du sol.

Les changements de directions brusque ça peut être très chouette (voir Intimidator 305), mais à un certain degré ça devient de la violence gratuite tellement nos corps sont balancés avec force dans la direction opposée, et ce degré est clairement dépassé (pour moi) sur la seconde partie de El the le Toro. Dommage.

Comme le parc semble être à l’arrêt et que la pluie s’est installée, nous errons sans destination fixe. Nous avions repéré un circuit Safari dans les environs, mais ne savions pas s’il était inclus dans le prix du billet d’entrée ou s’il fallait nous acquitter de quelques biftons pour faire un tour en camion. A tout hasard nous avançons dans la file et prenant temps d’analyser toutes les pancartes / affiches, et aucune ne mentionne des frais additionnels.

En gare, un camion vide nous attend ainsi que les quelques visiteurs qui arrivent dernière nous dans la file. Les opérateurs relèvent les passerelles d’embarcation « verrouillant » par la même occasion les rangées de sièges, et nous nous mettons en route. L’aventure s’annonce fortement secouante.

A bord du camion, en plus du conducteur et de nous cinq (les visiteurs), il y a un opérateur qui fait les commentaires au fur et à mesure que nous avançons dans le domaine gigantesque du Safari.

Ce genre d’attraction est toujours délicat, dans le sens où il faut admettre que Six Flags semble faire un bon boulot pour le bien être de la plupart des résidents du Safari, mais dès que nous arrivons au niveau des félins, c’est toujours un spectacle un minimum désolant parce qu’ils sont toujours dans des enclos relativement petit, à tourner en rond, comme s’ils s’emmerdaient royalement.

A nouveau, j’ai le même avis pour tous les zoos et autres delphinarium, etc… donc je ne suis vraiment pas en train de dire « Six Flags ne respecte pas ses animaux en captivité ».

Nous traversons le parc en direction du land DC comics pour tester l’ancien Chang qui est devenu Green Lantern qui est un clone de Mantis qui est devenu Rougarou et n’est plus un Stand-Up.
 
(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/DjIcba.jpg) (https://imageshack.com/i/poDjIcbaj)
C’est le gros vert au premier plan

N. ne nous accompagne pas, il l’a déjà fait l’année passée, et n’aime toujours pas les Stand-Up. Nous nous trouvons ça encore sympa, mais d’une part le circuit est un peu long pour le confort (ils feraient sauter un voir les deux Flat Spins que ce ne serait pas plus mal) et d’autre part, ce truc fait un bruit insupportablement élevé. Je pleins sincèrement les opérateurs sur Green Lantern et sur Superman : Ultimate Flight juste à côté car le bruit des trains défonce les tympans et doit rendre fou sur une journée complète. Le ‘roar’ des vieux B&M offrait effectivement quelque chose en plus dans l’expérience, mais là ils auraient dû remplir le ride de sable (ne fut ce que les poteaux) pour atténuer un peu.

Depuis la gare de ce dernier, nous voyons un train de Kingda Ka faire son petit bonhomme de chemin sur l’imposant Top Hat qui constitue… 80% du parcours.

Fatalement, dès que nous retrouvons N., c’est triple vitesse en direction du Golden Kingdom où nous arrivons pile à l’ouverture de monstre bleu et vert. L’opérateur nous demande si nos poches sont biens vides, mais ne dit rien pour nos lunettes (plutôt contradictoire) et nous laisse passer sans insister pour les objets potentiellement dans nos poches (probablement plus une protection supplémentaire pour les neuneus qui essaient l’attaque en justice après perte de GSM ou autre).

Gros avantage d’être arrivés à l’ouverture, il n’y a personne sur le quai et nous embarquons de le premier train sur les trois places du wagon de tête. Il ne nous est toujours pas demandé d’enlever les lunettes, ce que je ne comprends pas vraiment, mais à nouveau, je ne demande pas mieux.

Le train est dispatché sur le pad de lancement, l’attente se fait durer (ce qui est appréciable), nous prions les dieux des coasters du New Jersey pour qu’il nous offre un Roll Back, le train est délicatement relâché pour être en contact avec le bob de la catapulte, et bim, nous sommes catapultés à 128 miles per hour en direction de cette énorme tour.

J’ai lu par ci par là sur les internets que les rocket coasters Intamin ont ce qui semble s’appeler un mode ‘boost’ qui serait utilisé exclusivement lors des tests runs de début de journée. Ce mode, comme son nom le laisse comprendre, ferait fonctionner la propulsion à surcapacité (ou plutôt à pleine capacité et qu’en fonctionnement normal, il tourne à capacité réduite) pour assurer les passages du train.

Je ne sais pas ce qu’il en est réellement, mais ça ne me semble pas forcément l’histoire la plus farfelue que j’ai eu l’occasion de lire, toujours est-il que si j’en parle, c’est parce que nous avons passé le sommet du Top Hat avec un gros air-time, ce qui ne me semble pas du tout habituel (mais donne un intérêt supplémentaire au ride).

Le gros défaut de Kingda Ka vous le connaissez tous, c’est qu’il vibre énormément, et encore, si nous arrivons à squatter les places avant, nous devrions nous en sortir le mieux. De plus, les trains sont équipés avec les harnais guillotine, ce qui n’aide en rien au confort du ride.

Malgré cela, nous enchaînons directement un second tour sur Kingda Ka, parce qu’il n’y a aucune sécurité sur le fait que nous pourrions le refaire une nouvelle fois plus tard dans la journée. Nous inversons nos places toujours dans le wagon de tête, et je me retrouve en front row. Un peu comme pour Joker, c’est là la limite pour le port des lunettes si elle ne tiennent pas fermement sur la tête de la personne concernée. Le vent est costaud, et je n’ai pas pu me retenir de m’assurer que mes lunettes n’allaient pas prendre la tangente.

S’il y a un petit loup qui n’a pas arrêté de tourner depuis notre arrivée, c’est le Flying du coin. C’est du standard (quatre exemplaires identiques) et nous avons déjà fait du lourd dans le domaine (même si Tatsu n’est peut-être plus la référence avec l’ouverture de celui au Japon), donc nous ne sommes pas spécialement pressés, mais un petit coup de Pretzel Loop ne fait jamais de tort.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/exsF3c.jpg) (https://imageshack.com/i/plexsF3cj)
Mmmmmh Pretzel…

Nous sommes sur le quai, c’est à nous, et … panne surprise !

Les haut-parleurs diffusent un message comme quoi l’attraction est bien en panne, et qu’ils ne savent rien de quand elle va rouvrir, sur quoi nous décidons de quitter simplement l’attraction. Ce n’est pas notre habitude d’abandonner aussi facilement, mais nous estimions que Superman : Ultimate Flight n’en valait pas spécialement la peine.

Si nous étions dans l’aile Ouest jusqu’à maintenant, nous souhaitons changer d’air et passer sur l’aile Est du parc, tout en en scrutant les environs pour trouver un magasin où manger. Enfin, pas uniquement manger, N. souhaite manger un hotdog.

Entre la zone du Golden Kingdom, et la Main Street du parc que nous sommes obligé de traverser pour aller du côté de Nitro, il y a toute une zone de jeux forains pour gagner des peluches, et il y a un style de jeu qui attire l’attention de N. : le chamboule-tout. Notre ami fait le coq à défaut de faire le canard, et nous assure qu’il peut sans problème remporter un prix.

Fatalement, B. et moi le chauffons comme quoi il n’y arrivera pas, et que s’il devait réussir, nous lui remboursons la partie. Nous avons réussi à égratigner sa fierté, et il décide de tenter sa chance. Comme les règles sont définies de sorte que le jeu est remis en place pour chaque nouvelle balle à lancer, donc il ne prend qu’une seule balle, la seule nécessaire pour remporter un prix selon lui.

Il analyse le jeu, prend ses repères, s’élance et c’est l’échec. Seule une boite se renverse.

Bien entendu, c’est l’humiliation, et nous n’hésitons pas à en rajouter quelques couches gratuitement à chaque moment durant lequel il y a un pseudo blanc dans la conversation.

Toujours en recherche de nourriture, N. se souvient de sa dernière visite d’un endroit sympa où manger, pas loin de l’entrée du parc. En réalité, c’est même directement en face de l’entrée du parc. Il faut juste aller un peu dans le fond, et… rentrer dans une file d’attente ?

Le roublard, il utilise ça soit disant connaissance des lieux (je vous ai dit qu’il n’est pas doué – d’après ses propres paroles – pour s’orienter dans des endroits qu’il ne fréquentes pas souvent, genre New York City, Six Flags Great Adventure,…) pour nous emmener sur Joker. Ça ne nous aide en rien pour notre famine faisant un take-over sur nos esprits, mais il faudrait être bête pour lui en vouloir.

Nos positions dans le train sont inversées, et je fais le voyage en solo. Selon eux, ils ont eu le meilleur ride qu’il est possible d’avoir grâce à ce changement. Effectivement, du peu que j’ai pu voir ce qu’il se passait pour eux, ils avaient l’air de faire une dose supérieure de flips, ce qui est incontestablement mieux. Par principe, je ne reconnais pas cette revendication totalement infondée.

Notre progression vers Nitro continue, et nous trouvons enfin un coin restauration italien, qui propose quelque chose qui ressemble à un hotdog, donc tout le monde est partant. Après avoir passé commande, la vendeuse nous demande si nous voulons manger dehors ou dedans, ce à quoi nous répondant dehors. Elle nous regarde intriguée et dit « mais, dehors il fait tout mouillé ?», mais nous sommes déjà en train de déplacer nos boissons sur une des tables non loin de là en extérieur.

Aucun souci de pluie ou d’équipement mouillé, cependant il fait doef et le taux d’humidité rend de plus en plus difficilement supportable la température extérieure (qui n’est pas si élevée que ça). C’est toujours plus saint que l’airco.

Les plats sont bons, et remplissent bien leur contrat de nous remplir les estomacs, c’est un petit succès.

Reprenons le fil de notre journée avec un incontournable du parc, un monument à lui seul. J’entends toujours parler de Kingda Ka, de El the le Toro, de Nitro, mais le peuple semble oublier la star du parc, le summum des coasters.

Tellement summum qu’il a son propre bâtiment, gardé par un énorme crâne gerbant de l’eau par les yeux et la bouche pour faire comprendre que nous sommes dans la cour des grands et effrayer les âmes les plus sensibles, qui ne supporteraient pas l’intensité de cette attraction.

Pour certains parkfan (certainement les mêmes qui ne supportent pas les ‘the’ devant ‘El Toro’), Skull Moutain est une tradition inévitable de toute visite de Six Flags Great Adventure. Et pourquoi ne pas respecter cette tradition ? Je l’ai fait à chacune de mes visites jusqu’à maintenant, et comme le dit l’adage, jamais deux sans trois. Tout délire à part, Skull Mountain ce n’est jamais qu’un Family dans le noir, et quand je dis dans le noir, il n’y pas un pet d’effet de lumière, rien du tout. Du coup, nous, ça nous rappelle l’enfer qu’était Temple of the Nighthawk à Phantasialand, et appliquons la même technique pour nous divertir de l’ennuis qui nous attends : nous passons en mode chouette, à faire « wouuhOUUUUUhouuu » à la moindre secousse du train.

C’est bien qu’il n’y ai pas de file, parce que sinon, même s’il y a cette idée de tradition, Skull Mountain n’aurait été qu’une perte de temps.

Le family time passé, nous retournons à nos amours initiaux, les sensations. Pour nous aider dans cette tâche, Nitro (alors que ça fait plus d’une heure que j’en parle) se présente à nous, juste à côté de Batman.

Je le dirais à chaque fois, j’adore les couleurs de Nitro.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/VWok28.jpg) (https://imageshack.com/i/poVWok28j)
Bon là elles sont pas hyper visibles les couleurs de Nitro… c’est dingue le peu de photos et la qualité de celles-ci pour ce parc…

Par contre, en ce qui est du ride, je trouve qu’il y a une hype bien trop poussée pour cette attraction. Le circuit est bien foutu, le Hammerhead Stall est le plus esthétique que je connaisse, mais point de vue sensations, ce ne sont que des floaters. C’est gentil d’avoir les fesses qui se soulèvent de nos sièges, mais c’est ce qui est reproché à mort à Silver Star, que ça ne se limite qu’à ça. Et bien pour moi, Nitro est certes un cran au-dessus de Silver Star, mais n’est pas la machine à air-times de fou que certaines personnes forcent à croire.

Loin d’être une mauvaise attraction, elle m’est un petit peu décevante vu le potentiel visuelle qu’elle dégage.

La bonne nouvelle, c’est que pour les sensations, il y en a qui délivrent systématiquement. Et un bon représentant de cette catégorie de coaster se dresse juste à côté de nous. Cette fois-ci nous taclerons Batman au premier rang, ce qui offre une bien meilleure vue, et un ride plus smooth que celui à Six Flags Magic Mountain. J’aurais bien voulu tester la version Namtab qui a tournée pendant un ou deux ans à Six Flags Magic Mountain, en retournant les trains. C’est déjà intense en mode normal, le mode inversé devait être au moins intéressant (probablement plus douloureux que l’original).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/I5qykj.jpg) (https://imageshack.com/i/poI5qykjj)
Toujours aussi compacte

Nous prolongeons nos aventure avec l’homme chauve-souris dans le bâtiment de Dark Knight. Les Wild Mouse ne sont plus à expliquer. La différence je dirais est que celle-ci est indoor et qu’il y a de la déco jusqu’aux wagons que nous empruntons.

Il y a même un élément de décors qui doit trop pourrir la vie des opérateurs qui ne travaillent pas bien loin. C’est un énorme bruit de klaxon de camion qui retenti toutes les 30 secondes je dirais, un enfer !

Depuis le lift de Nitro, nous avons pu apercevoir la nouveauté malheureusement encore en construction, CYBORG Cyber Spin. C’est dommage que Six Flags ne soit pas plus au taquet pour l’installation de ses nouveautés, parce que si le pendule de Six Flags Magic Mountain ce n’était pas une énorme perte (j’adore ça, mais y en aura d’autres sur la route), cette nouvelle race de machine infernale me donne beaucoup envie, et il faudra attendre longtemps je pense pour que j’en recroise une sur ma route.

Un autre truc que nous ne rencontrerons pas de sitôt sur notre route, c’est Joker. Et comme ils me narguent encore avec le meilleur ride de la journée, il faut en refaire un pour confirmer ou infirmer leur dire. Les répartitions dans le train sont identiques au tour précédent, mais cette fois-ci j’ai le meilleur ride. Chose inattendue, B. et N. l’admettent, mais mon meilleur ride reste inférieur à leur meilleur ride. Ce statut ne me convient fatalement pas, mais je serai tenu en défaite par un abandon de militantisme de ma part pour défendre ma cause. A ce jour, je dois donc m’avouer vaincu, et reconnaître qu’ils ont eu le meilleur ride sur Joker de la journée, que dis-je du voyage entier.

Notre quota d’aventure Batman-èsque a été atteint avec cette dernière séance de flips, et il nous reste un super héros à aller chatouiller. Nous nous enfonçons à nous dans l’aile Ouest pour réessayer note chance avec l’homme qui doit avoir une sacrée GBD chaque matin pour ne pas être foutu de mettre son slibard sous ses collants.

Dans cette nouvelle tentative, je prends le temps de regarder les cardboards qui jalonnent la file avec la description de différents personnages du comics Superman, et il faudrait que je m’y intéresse un peu plus, parce que je n’en connais aucun et que c’est plutôt sympa les comics.

En ce qui concerne Superman : Ultimate Flight, c’est mon retour aux sources vu qu’il s’agit de mon premier Flying. Il est clair que face aux montres que sont Tatsu, Flying Dinausor ou encore Starry Sky Ripper (qui a l’air trop fou avec sa rotation à cinq-cent-quarante degrés), il fait pâle figure, mais ça n’en fait pas une mauvaise attraction. Le Pretzel Loop fait son job, les zigzags participent bien à l’effet Flying, et l’In-Line Twist est juste ce qu’il fallait pour terminer sur une bonne note.

B. m’accompagne pour un tour final sur Kingda Ka, et il est temps pour nous de terminer notre journée. Le parc ne ferme que dans une heure, mais nous en avons trois à faire les trois jours à venir, sans compter qu’il y a de la route, nous avons fait ce que nous voulions faire, donc ça ne sert à rien de rester pour rester.

Nous avons environ une heure de route pour arriver à notre hôtel situé à King Of Prussia (clairement, nous logeons là parce que le nom de la ville est top), et sur la route nous faisons un petit détour par un Wallmart, ce magasin insensé où il est tout à fait possible de se perdre, puis en retrouvant son chemin, de s’acheter un frigo, de la bouffe pour le remplir, du mobilier, et deux vélos pour les week-ends…

Nous nous contenterons d’une cinquantaine de bouteilles d’eau (pas de litre et demi disponible), une quantité de biscuit suffisante pour donner le diabète à n’importe quel enfant de huit an, d’autres crasses (genre chips et cacahouètes) et trois bières (Stone IPA) pour ce soir.

Ce qui est drôle avec l’alcool, c’est un l’hypocrisie autour du sujet. A la caisse, la caissière demande une carte d’identité pour les bières. N. présente la sienne, et ça suffit.

Déjà, N., ça se voit quand même qu’il n’a pas dix-huit ans, mais bon dans le doute je comprends, mais s’ils doutent sur lui, ils peuvent douter sur nous… donc techniquement ils seraient en droit de demander nos cartes à nous, vu qu’il est clair que les trois bières ne sont pas pour une seule personne…  En gros, ce qu’il se passe selon moi, c’est qu’ils doivent juste s’assurer qu’ils ne vendent pas d’alcool à un mineur (que ce soit dix-huit ou vingt-et-un ans). Après, une fois la transaction faite, ils n’en ont plus rien à battre, et c’est limite si N. ne pouvait pas refiler les canettes à des mômes en face de la caissière sans qu’elle ne lève le petit doigt pour dire quoi que ce soit. Elle est en ordre vis-à-vis de la loi, ce n’est plus son problème…

Je sais pas, tout ce cinéma est un peu cul-cul.

Je l’avais mentionné dans l’épisode de Fremont Street à Vegas, à la caisse nous sommes témoins d’un autre truc complètement fou avec l’utilisation abusive de sac plastique qui sont interdits chez nous depuis peu (et il était grand temps). Là, la caissière nous a fait le coup de prendre un de nos paquets de chips taille XXL, le mettre dans un sac (ce qui est déjà un peu bête), et choisi d’utiliser un nouveau sac pour le nouvel article qu’elle vient de scanner !! Ce qui fait que nous nous retrouvons avec quelque chose comme N moins trois sacs plastiques pour n articles, N étant un chiffre ente dix et quinze.

C’est n’importe quoi, surtout que ce n’est pas comme si nous devions porter nos affaires jusqu’à la voiture vu que nous avions une charrette, et que ce qu’il se passe après n’est plus du tout de son ressort, comme c’est le cas pour la bibine.

Nous rebroussons note chemin pour arriver à notre hôtel, dans lequel nous sommes désagréablement surpris d’apprendre que le WiFi est payant même pour les résidents de l’hôtel. Pour l’organisation du voyage, cela n’a aucun impact car tout est préparé ou nous avons deux versions papier (un original et un back up) détaillées de notre itinéraire, mais il faut admettre qu’en 2018, demander de payer pour avoir du WiFi, surtout aux USA, et surtout quand c’est un des arguments de vente de l’hôtel, c’est un coup bas.

M’enfin bon, nous n’en mourrons pas.

Le soir, comme il est encore tôt, nous décidons d’aller dans un petit resto que nous avons repéré entre l’hôtel et Wallmart, Chili’s. Les burgers nous en avons notre dose, donc nous voulons un peu de variété.

A la base je suis attiré par un simple steak, mais finalement je décide de m’orienter vers une assiette de fajitas à confectionner soit même, à base de deux sortes de viandes (bœuf et poulet), et quelques légumes qui nous sont apportés.

Le tout accompagné d’une bonne bière locale type IPA (ouaip, j’adore ça, et ils en font en masse aux USA), c’était délicieux.

Apparemment, Chili’s est une chaîne de resto, donc si vous voulez faire une pause dans tous les burgers que vous ingurgités, je recommande vivement cette chaîne. Et si vraiment les burgers c’est votre came, ils en font aussi.


Commençons par le plus évident, nous avons eu une chance incroyable avec le temps lors de cette journée. Il ne manquait pas grand-chose pour que le parc ne décide de tourner totalement au ralenti, rejetant la faute sur la pluie. Cependant, ils ont fait « l’effort » de faire tourner le parc comme une journée normale de faible affluence (qui disons-le était très faible) et de faire tout leur possible pour que toutes les attractions soient ouvertes dès que possible.

Par contre, je trouve que Six Flags Great Adventure correspond plus à la définition traditionnelle des parcs Six Flags, c’est-à-dire le strict minimum de thématisation sur les attractions, et pour les « quartiers », l’exception étant la zone Golden Kingdom, et encore, c’est surtout par la végétation que l’effet fonctionne. Ce n’est pas un drame, nous ne sommes pas là pour de l’immersion (c’est pour ça qu’il n’y a pas de parc Disney dans notre périple), mais ça frappe quand le parc précédent de la même chaîne s’en sortait pas trop mal à ce niveau. Maintenant faut voir aussi que la météo ne donne pas non plus envie de prendre son temps dans les allées et de porter attention à ce qui nous entoure.

Nous avons raté la deuxième version de Justice League : Battle for Metropolis que je pensais bien devoir trouver dans ce parc, parce que nous ne sommes jamais passés devant. Maintenant que je vois où il se trouve sur la carte du parc, je me demande si cette zone n’était pas fermée pour la construction de CYBORG Cyber Spin… Bon tant pis, ce n’est pour moi pas un oubli trop conséquent.

Nous avons consciemment évité Bizzaro, même si la rethématisation de Medusa aurait ne fut ce que valu le coup d’œil, parce que son petit frère Scream ! à Six Flags Magic Mountain s’est avéré être une belle daube sans intérêt et que par transitivité (ok ce n’est pas de la transitivité), Bizzaro ne devait pas être transcendant.

Ce qui manque à Six Flags Great Adventure, mais qui ne saurait tarder à être installé, c’est un fat RMC. Je ne vois pas (encore) la reconversion de El le Toro the en Twisetd Toro El the le mais plutôt une nouvelle addition comme Goliath ou bien Storm Chaser à plus petite échelle.

Dernier point, la géométrie en « T » du parc est exténuante, surtout dans une journée telle que la nôtre où nous devons être alerte et prêt à cavaler de gauche à droite au moindre signe d’ouverture d’une attraction pas encore faite.

Malgré ces quelques remarques, Six Flags Great Adventure est toujours chouette à visiter. Les attractions disponibles sont entre bonnes et correctes, et il y en a pour petits et grands.  Je pense que c’est un milestone intéressant pour tous parcfans qui se lance à la découverte des USA, surtout qu’il n’est qu’à quoi, une heure trente, deux heures de New York City, et que donc il est très facile de combiner une visite de New York City avec un jour à Six Flags Great Adventure. Par contre pour ce qui est d’une revisite, je conseillerais d’attendre plusieurs années, que l’offre soit solidement plus attractive que l’ors d’une première visite, parce que le parc ne dégage pas beaucoup de vibes de « plaisir de simplement être sur place ».

Un petit point positif qui me revient tardivement, c’est que le parc s’est débarrassé de cet horrible vinyle promotionnel fluo recouvrant les trains d’El Toro. Ça semble anecdotique, mais en voyant les photos sur rcdb, c’était vraiment immonde.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: cmoiromain le 30 Août 2018, 18:24:52
Toujours aussi fan de ta verve joyeuse, je pense qu'on doit avoir des délires un peu similaires parce que t'es références me font bien marrer généralement.
Sauf pour l'IPA, c'est sympa mais surfait.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 31 Août 2018, 19:45:53
Merci pour le retour :)
Et en fait, je suis plutôt d'accord avec toi pour les IPA, mais peut-être pas avec la même définition de "surfait". Mon seul soucis avec les IPA c'est que c'est relativement simple à faire, et que donc tous les brasseurs se sentent obligés d'en faire, et il y un nombre important de bière estampillée "IPA" qui n'en sont vraiment pas. Du coup, c'est un peu overdose, mais c'est devenu mon style de bière de soif qu'autre chose.

Pour les curieux qui voudraient tester des IPA, il y a facilement d'accès (du moins à Bruxelles) la Delta, la Dark Sister, et la Babylon de Brussels Beer Project, et pour les plus motivés qui ont accès à un beer shop, il faut aller voir ce qui est fait chez le brasseur The Kernel, la 8 ball de la brasserie Beavertown, ou encore la Mosaic de Caldera.

Bon après tout, ce sont jamais que mes goûts ;) et j'admets que pour le moment je suis plus en craving pour des Porter ou des Stout :p 
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 02 Septembre 2018, 20:08:32
Jour 9 – Hersheypark (Mmmmh pays du chocolat *tu-tu-tutututu-tu-tututututu-tu-tutu*)

Bravo à celles et ceux qui ont reconnu le thème de la chanson d’Homer Simpson qui rêve d’être au pays du chocolat !

Seulement nonante minutes nous séparent du parc, enfin c’est en théorie et uniquement en comptant sur le fait que mes coordonnées GPS sont correctes. Autant nous arrivons bien dans la ville d’Hershey qui semble totalement artificielle, style ville qui veut faire vieille mais qui est totalement et indéniablement récente, autant nous voyons les tours Hershey – FahrenheitStorm Runner et j’en passe, autant il n’y a pas un seul accès au parking, et donc au parc.

Étant au volant, je décide de contourner ce qui semble être le domaine du parc, mais sans aucune conviction parce qu’il y a aucun panneau d’indication, et surtout parce que nous nous éloignons de plus en plus du parc.

Ça ne fait pas plaisir aux voyageurs squattant mon véhicule (ouais, quand ils commencent à râler, je les renie), mais finalement nous arrivons sur l’allée nous menant aux parkings.

Ce fût clairement notre arrivée la plus approximative dans un parc de notre vie de parcfans.

Nous trouvons facilement place pour nous garer, mais sommes surtout effrayés par le nombre d’autocars remplis de marmots, les genres de groupes qui gonflent très fort les files, et qui sont souvent source de beaucoup de bruit (maintenant, tant que ça ne crie pas, c’est mieux un peu de bruit qu’un parc sous silence).

Nous suivons les foules, passons devant l’usine de chocolat et son musée… Nous sommes au bon endroit, hein ?

Et finalement en contre-bas dans un virage nous entrevoyons ce qui semble s’apparenter à une entrée principale de parc.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/PlVEFF.jpg) (https://imageshack.com/i/plPlVEFFj)
Ah ben oui, là ça ressemble à une entrée de parc

Nous passons la fouille qui se limite aux personnes avec sac (pas de détecteur de métaux comme chez Six Flags), tendons nos billets imprimés avec amour à la maison… et ça ne passe pas. L’employé semble galérer avec le code bar, son/sa collègue semble galérer tout autant, bref après dix minutes de tentative d’encodage manuel, ils nous renvoient au service d’info, qui semblent également avoir un peu de mal.

N. m’accuse d’avoir imprimé ça comme un cul, mais je ne me sens en aucun cas responsable, c’est la mise en page des fichiers PDF reçus lors de la commande.

But fear not my little readers, les employés finissent par nous imprimer trois tickets au format carte de métro pour passer les gates.

Pour un départ en douceur, rien de mieux qu’un pit stop dans la salle d’aisance.

Seulement la douceur, ce n’est pas pour ça que nous sommes là, de ce fait il nous faut viser haut et attaquer fort, et si nous sommes dans ce parc c’est avant tout pour une grande girafe jaune et… bleue ?

Vous l’aurez compris à présent, notre stratégie pour les parcs c’est :

1) Arriver le plus possible à l’heure d’ouverture
2) Ne pas avoir à devoir aller au service info parce qu’ils n’arrivent pas à scanner nos billets
3) Foncer vers ce que nous estimons le must à faire
4) ???
5) Profit

et ce qui fait le plus ‘must’ ici, c’est Skyrush. Il y a déjà l’équivalent d’une dizaine de cars de jeunes ados dans la file, mais si ce n’est pas maintenant, ce sera très certainement plus difficile plus tard.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/ebeIrD.jpg) (https://imageshack.com/i/poebeIrDj)
Difficile de passer inaperçu avec un taille pareille

Quand je parlais du boucan fait par ces jeunots, quand ils discutent entre eux, ou quand ils jouent même entre eux en se chamaillant légèrement (comme un groupe d’Asiatiques dans la file de Twisted Colossus à Six Flags Magic Mountain, où personne n’a pigé à quoi ils jouaient, mais selon moi ça apportait de la bonne humeur de les voir), je n’ai aucun souci, et comme je le disais plus haut, je préfère ça à l’idée d’avoir un parc plein à craqué mais silencieux comme une église… Brrrr.

Non, là quand il y a trois gamines qui voient un peu plus loin dans la file 6 autres gamines qui se connaissent… notamment parce qu’elles portent le même t-shirt de guilde de chorale, de rituel satanique, d’orchestre ou autre… et qui commencent à gueuler en Dolby Surround 3D dans ta face parce que « Haaaa c’est trop cool que vous soyez là, et regardez, j’ai des avant-bras !!! AAAAAAAAaaaaaaah » (wouhou, je suis officiellement ringard après cette référence à Friends), ça me dérange un peu quand même.

La bonne nouvelle, c’est que tout ce petit peuple de criards est attiré par la Front Row comme je suis attiré par la bière, ce qui fait qu’il nous suffit de prendre l’escalier de droite pour arriver directement sur le quai. Bon quand je dis directement, c’est en occultant les trente-cinq minutes de file commune faite avant.

Du quai, nous observons les trains cycler, et meilleure nouvelle de la journée, ce ne sont pas les harnais guillotine, mais quelque chose qui s’apparente aux deuxième meilleurs lapbar du monde, celle de Taron (désolé Intamin, mais Mack a tout dominé avec ses lapbar sur Blue Fire, cela dit les T-bar sont pas mal non, mais je divague).

C’est enfin à notre tour d’embarquer, et c’est le pire ascenseur émotionnel en correspondance avec le pays des démons des enfers démoniaques (si cette réf. à K. Debbach ne me fait pas regagner quelques puntos…) parce que CES PUTAINS DE LAPBAR SONT LA CRÉATION DE BELZÉBUTH LUI-MÊME !!

Je vous le promets, prenez la lapbar de Taron.

Vous la visualisez bien ? Ok.

Maintenant, allongez les barres latérales qui accrochent cette lapbar au siège d’une bonne dizaine de centimètres.

Vous voyez le truc venir ? Oui ? Non ?

Imaginez-vous à présent assis dans un train de coaster avec un circuit qui envoie du steak…

Que ce train est équipé de ces nouvelles lapbar que vous venez de créer avec votre force de l’esprit…

Que vous fermez ces lapbar…

ET QUE CES CONNES VIENNENT VOUS PULVÉRISER LES FÉMURS !!!


Je ne plaisante pas, les lapbar de Skyrush se verrouillent sur vos fémurs, et pour rendre la chose encore plus sympathique, la force du ride fait qu’elle se referme progressivement pendant le trajet !

A cause de ça, c’est le seul souvenir que j’ai de Skyrush. Je n’arrive pas à me rappeler d’un quelconque moment de plaisir dessus, tellement cette sécurité est douloureuse.

Si Intamin et Hershey devaient un jour tomber sur TR (totalement plausible), par pitié, gardez Skyrush mais faites évoluer les trains pour mettre en place les lapbar de Taron ! Vous conserverez l’immense degré de liberté pour les changements de direction, et le confort fera un bon de « aucun » à « mon dieu, mais ce coaster est une tuerie, heureusement qu’ils n’ont pas eu cette folle idée de mettre des sécurités qui se ferment sur les fémurs, ça n’aurait aucun sens de toute façon ». Et si Hersheypark me demande mon avis sur ma visite (ce qui est légitiment plus plausible), je me ferai un plaisir de leur traduire ce passage de mon TR.

Après quinze minutes de rééducation intensive pour réapprendre à marcher sur nos gambettes, nous allons juste en face de nous, pour voir si un vieux coucou peut mieux s’en sortir qu’un échec de haute technologie.

Ce coaster va rester dans nos mémoires, c’est certain. Mais ça, c’est totalement malgré lui, dans le sens où ça aurait pu arriver sur n’importe quelle machine.

Nous sommes dans la station de Sooperdooperlooper, un Schwarzkopf de 1977 qui tourne comme une horloge. Arrive notre moment d’embarquer, N. est à côté de moi, et B. se trouve dans le wagon derrière en solo.

Tout le monde s’installe, et l’opérateur vérifie nos lapbar à N. et moi, puis demande à B. quelque chose à propos de la place vide à côté de lui.

Sous la surprise, et un peu aussi parce que l’opérateur a un accent pas piqué des hannetons, B. répond « euh Yes » et SCHLA, ferme la lapbar à côté de lui sans se poser de question…

… sauf que…

A côté du train se trouve un visiteur – single rider – qui devait embarquer à côté de B., qui maintenant se sent bien bon vu le vent de fou que vient de lui mettre B. L’opérateur dit quelque chose du genre (en VF) « mais monsieur, c’est trop pas ce que je vous ai demandé. Je vais chercher le truc pour déverrouiller les lapbars du wagon » (aux approximations près).

Nous, N. et moi, sommes déjà mort de rire parce qu’il fallait que ça arrive à B., mais ce qui fait exploser le truc, c’est que le Single Rider est un black, et qu’immédiatement nous partons en délire comme quoi B. vient ni plus ni moins de faire un méga acte raciste de fou en empêchant volontairement le mec de rider à ses côtés.

Ça, et le hotspot de New York, ça a clairement fait notre voyage ! Inutile de dire que cet épisode sera remis sur la table à chaque fois que B. sera en solo dans un coaster, ou qu’il aura un siège vide à côté de lui. Nous sommes vraiment des crevards entre nous…

Ah et sinon Sooperdooperlooper est un coaster tout mou, mais c’est incroyablement smooth,. Pour une bestiole de quarante-et-un balais, chapeau les gars !

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/FiEKQR.jpg) (https://imageshack.com/i/poFiEKQRj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/p9L4Up.jpg) (https://imageshack.com/i/plp9L4Upj)
Vue de la zone depuis le sol et depuis les freins de fin de parcours de Sooperdooperlooper

Cette zone faite, et parce que mine de rien nous sommes déjà dans le parc depuis un peu plus d’une heure, nous commençons à nous avancer, et à découvrir que le parc n’est pas si petit, mais que toutes les attractions sont les unes sur les autres.

Dans ce sac de nœuds, nous repérons un gros rail noir qui émet le cri du B&M sauvage au fond des bois, le fameux « Roar » (mais pas aussi défonce tympans que Green Lantern de Six Flags Great Adventure). Et c’est Great Bear qui nous tend les bras… enfin les pattes… pleines de griffes… pour nous tuer…

De ce que j’avais lu sur Great Bear, c’est un peu le mal aimé des Inverted B&M, bien que je ne sois pas de cet avis, c’est facile de comprendre pourquoi. Comme toutes les attractions s’entremêlent, qu’il y a un court d’eau en plein milieu de son tracé, et que le terrain est légèrement accidenté, il y a deux zones du parcours dans lesquelles le train ne fait juste qu’une transition entre deux éléments.

Si vous vous souvenez, il y avait eu toute une affaire sur une toute petite portion de rail rectiligne entre le Loop et l’Immelmann d’OzIris. Sur Great Bear, c’est un peu le même truc mais en version XXL. Ça ne passe pas inaperçu dans l’attraction, surtout la deuxième zone qui fait la liaison entre le Flat Spin (qui semblerait s’appeler Corkscrew sur rcdb maintenant…) et la gare quand même.

Mais en faisant abstraction de ces étrangetés, la partie coaster n’est pas mauvaise du tout. C’est pas aussi nerveux qu’un Batman, mais pour nous c’est enfin un autre Inverted qu’un Batman. Pour faire simple, je dirais que c’est un OzIris-like, pas le top du top, mais loin d’être le pire.

A présent, nous souhaitons répondre à une question depuis l’échec de Skyrush, est-ce que nous pouvons renouer avec Intamin ? Parce que si ce n’est pas le cas, le parc va être très vite plié vu que dans les gros ride, il reste Storm Runner et Fahrenheit, du bois visuellement douloureux, un Boomerang, et Laff Trakk.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/QXOXe7.jpg) (https://imageshack.com/i/pnQXOXe7j)
Bien essayé, Boomerang, bien essayé…

Bien que plus difficile d’accès (sac de nœuds, tout ça, …) nous commençons par le cheval fuit les nuages, dénommé « le rouge » pour faciliter pendant la visite, mais que nous connaissons sous le nom de Storm Runner.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/xLdy87.jpg) (https://imageshack.com/i/pnxLdy87j)
J’ai du rouvrir la photo pour voir son intérêt… et oui, Storm Runner est (en partie) dedans

Comme pour Sooperdooperlooper, les émotions commencent dans la file d’attente, déjà parce que je repère direct un mec qui est en train de se siffler un pot de nutella ! Grignoter du chocolat, pourquoi pas, surtout vu le lieu, mais s’enfiler des cuillères de nutella à même le pot, je n’avais jamais vu faire ça en public (ça m’est déjà arrivé de me prendre une cuillère ou deux max, n’ayant pas de chocolat sous une autre forme à la maison).

L’autre point, il commence lorsque devant nous dans la file, un mec hausse le ton sur un gamin, qui essaie de gruger avec ses deux potes (qui ont entre 5 à 10 ans de plus que le gosse principal). Suite à la remarque du mec, le gamin se sent une poussée précoce de testicules et essaie de faire le bonhomme face au mec, qui le reprend directement en le clachant bien ouvertement « kid, t’es pas plus haut que trois pommes, qu’est-ce que tu montes le ton avec moi ? », ce qui a pour effet de faire taire le gosse, et les trois se font expulser par l’opératrice plantée pas loin dans la file pour les fast pass.

Le trio fait mine de remonter la file, mais N. repère que ça sent l’entourloupe, qu’ils vont juste se fondre dans la masse et user de leurs tailles réduites pour passer inaperçus et continuer à gruger en reprenant la file à mi-chemin.

Du coup, N. interpelle le gosse et le force à se retourner en le tirant délicatement sur une de ses épaules pour lui demander « tu fais quoi là ? » dans le sens « me prend pas pour un con, tu sors de cette file ». Le gosse lui réponds d’abord « j’me casse » et enchaine avec une nouvelle poussée de testostérone qui vient de nulle part et rajoute « ne me touche pas ! », puis s’enfonce dans la file d’attente.

L’histoire se dissipe, nous progressons dans la file, et tout d’un coup N. se met à rire tout seul. Intrigués, nous lui demandons ce qu’il y a, et il nous répond que le ket n’est effectivement pas sorti de la file, mais qu’il a croisé le regard de N., et qu’il a pour la troisième fois essayer de faire le caïd en faisant les coups de tête de lascars exprimant un « qu’est-ce t’as toi ? tu me cherches ? ».

Je le rappelle, ce gamin arrivait à peine à hauteur de mon nombril…

Y a vraiment des blaireaux partout…

Le pire c’est qu’il va grandir dans son délire et finir en tant que déchet de la société…

Chose qui ne nous avais pas manqué, les opérateurs nous obligent à retirer nos lunettes pour faire Storm Runner. Ce sont les règles, nous nous y plions, mais je ne pense pas que ce soit utile (mais plus simple à appliquer que de devoir filtrer au cas par cas).

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La foule dans la gare semi opérationnelle

Donc, le poney qui galope dans les nuages là, ben c’est pas mal. Les harnais guillotine ont été modifiés, et la partie guillotine a été remplacée par des arceaux rigide recouverts de mousse et protection pour le mauvais temps, avec comme résultat un harnais plus étroit pour le passage de tête, mais moins douloureux.   

La propulsion est bourrine comme il faut, le Top Hat délivre et si le Cobra Loop est très très proche d’un Immelmann, le Fying Snake Dive (en concours avec le Step-Up Under Flip pour meilleur nom d’inversion) est vraiment cool.

Pendant que je rédige mes quelques notes qui me servent de base pour ce TR (elles doivent couvrir moins d’un pourcent de l’ensemble des inepties que je vous envoie par cargaison), B. et N. test à leur tour Storm Runner car nous nous sommes offert le luxe d’une Front Row.

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C’est à nous de voyager dans les nuages, Yiiiiipiiiiiiiii

Lorsqu’ils me retrouvent, nous repassons de l’autre côté du train du parc (qui bizarrement semble plus bas que les allées…) pour enchaîner avec le dernier Intamin, Celsius (il fallait que je fasse cette blague de m****).

Ici la file est plus détente parce que des ados occupent le temps en chantant, et elles (oui, un trio de nanas) se débrouillent bien. Nous, pour tuer le temps et ne pas penser à la faim qui nous travaille, nous analysons le peuple ‘ricain qui nous entoure, et par la magie des stéréotypes, nous nous amusons à identifier qui doit/va être quarterback, qui doit/va être cheerleader, qui doit/va être classé en tant que nerd / geek, puis avec des variante, comment vont évoluer les amitiés entre la gamine qui va clairement virée cheerleader, et l’autre d’après les standards USA ne le deviendra pas… Puis de nous interroger sur « et nous, si nous avions fait nos études aux USA, dans quelle catégorie serions-nous ? ».

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Depuis la file, Fahrenheit se dévoile peu

Notre profonde réflexion sur la philosophie de la catégorisation des gens en fonction de leur physique, et des thunes derrière pour le photoshoper, arrive plus rapidement que prévu car un opérateur dans la gare fait un appel pour un groupe de trois.

Et hop, nous nous retrouvons dans le prochain train pour Fahrenheit. Ici aussi, pas question de garder nos lunettes sur le pif…

Un peu à la même façon que Great Bear, j’ai le sentiment d’avoir lu beaucoup de retour négatifs sur Fahrenheit, comme quoi le meilleur adjectif pour le décrire était douleur, principalement dû à une forte dose de vibrations.

Moi ce que je redoutais, c’était le Cobra Roll, parce que je n’arrive décidément pas à apprécier cette inversion, généralement trop brusque parce que dimensionné plutôt serré.

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une joie pour moi de vous l’annoncer, mais Fahrenheit fût une très agréable expérience. Le lift vertical donne toujours le ton aux passagers, le Pretzel Knot sort de l’ordinaire et est une bonne inversion, le Cobra Roll est ample, donc passe aussi bien qu’une bière offerte à une table de casino, et le reste qui intègre deux Flat Spin et quelques virages, le tout dans une fluidité et relative douceur appréciable.

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De l’extérieur, c’est plus parlant

Heureux de nos deux derniers crédits, c’est autour d’un repas improvisé non loin de là que nous allons fêter cela, avec des hotdog pour être inutilement précis. Lors de passer commande, N. et moi prenons deux bouteilles d’eau pour six dollars (ce deal semble universel dans tous les parcs visités, avec une marge d’erreur de plus ou moins un dollars), et B. aperçoit une machine servant des « boissons » aromatisées, et en commande une. Seulement, et je ne sais toujours pas comment, il n’a pas vu l’énorme « ICEE » sur ladite machine, et fait un peu de boudinage de se retrouver avec un pseudo smoothie plutôt que la boisson espérée (et ce n’est pas la même chose). Qui dit Fail de l’un de nous, dit railleries de la part des deux autres, mais les pics furent de courte durée parce que B. a rapidement accepté son échec, a un tel point qu’il n’en manquait que très peu pour qu’il nous dise « non mais, c’est exactement ce que je voulais les gars ».

Tant qu’il y retrouve son compte, nous ça nous va. 

A ce moment de la journée, N. me dit en mettant le plus de gants possible, que pour lui, la journée peut dès à présent être considérée comme faite, surtout qu’il y a quelque chose comme trois heures de routes à faire une fois sortis du parc.

B. acquiesce également, et je m’en étonne encore moi-même, mais je me range sans hésiter de leur côté. Cependant, je retourne un peu le plan dans tous les sens pour voir s’il ne reste pas deux ou trois trucs à faire avant de définitivement quitter le parc.

Je repère quand même trois rides qui pourraient en valoir le détour. Le premier sur la liste est Laff Trakk, un Spinning indoor sur le thème du cirque ou quelque chose du genre. En me basant uniquement sur la file d’attente, je dirais que le thème est celui de la descente aux enfers et de la coulrophobie (même si je n’ai vu aucun clown). Tout ça à cause d’une salle.

Une simple salle…

Dans  laquelle il y a un parc à bœufs (deux allers et un retour)…

Dans laquelle il y a une musique de cirque qui tourne en boucle et une dizaine de miroirs déformants qui font ralentir et très facilement hurler les gens.

Ça n’avance pas, c’est excessivement bruyant, pour moi c’est une des définitions de l’enfer.

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C’est elle !!

En dehors de ça, et de la station remplie de black light qui font ressortir les péloches (j’ai pas mon shampoing avec moi, j’y peux rien… ), c’est un Spinning dans le noir avec des décors fluo.

Et les Spinning fluo, c’est rigolo.

Mais en toute confidentialité, faire plus d’une heure de file pour un Spinning, c’est du mauvais rendement.   

Le suivant sur la liste c’est un des premiers dueling que j’ai connu (par photos) aux débuts des internets à prix démocratique : Lightning Racer.

Les dueling c’est notre dada, surtout quand nous sommes nombreux (à savoir de quoi faire deux équipes équitables), parce que ça nous décomplexe de faire des fingers à l’équipe d’en-face. Ici nous sommes trois, donc c’est dead pour deux équipes équilibrées, mais surtout nous sommes aux USA et nous n’avons aucune idée de comment ça pourrait être pris par des extérieurs à notre délire. Conclusion, c’est hors de question de rider Lightning Racer de manière, comment dire, traditionnelle pour nous.

Un gros Wooden est synonyme d’inconfort dans nos esprits, mais nous sautons à deux pieds dans le train rouge, le côté Lightning.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/e0qyLO.jpg) (https://imageshack.com/i/pne0qyLOj)
Les deux lifts là, au centre de la photo

Nos instincts sont mis à mal, pour la bonne cause cette fois-ci, parce que le parcours est smooth (pour un Wooden de dix-huit piges), bien rythmé, long et contient une grosse quantité de d’élément de duel où les deux trains se croisent ou font la course côte-à-côte.

Une bonne réussite ce Lightning Racer.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/UQQBj3.jpg) (https://imageshack.com/i/pnUQQBj3j)
Un accès au parc aquatique qui était dans le coin

Notre fin de journée se fait sur le complexe des tours de chute libre et simili qui portent des noms de produits Hershey (il y avait Kiss, Reese mais je ne me souviens plus du troisième nom, ni du nom de celle que nous avons fait). Schéma classique, N. et moi attaquons la plus grande des trois, pendant que B. reste en retrait pour se trouver un délice glacé.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/nLKyAP.jpg) (https://imageshack.com/i/pmnLKyAPj)
En fait, c’est Storm Runner la star de cette photo, même si je l’ai prise pour les tours…

Notre modèle m’est aujourd’hui un peu confus, parce que dans mes notes je parle de combo Power Shot & Turbo Drop, mais ça me semble un peu fou comme mix.

Je sais que nous avons bien été catapultés au sommet, scène manquante, scène manquante, nous avons été remontés lentement au somment de la tour, scène manquante, du bungie, fin.

En même temps, une tour, c’est une tour (sauf quand ça passe en indoor, qu’il y a un effet tilt, et/ou qu’en plus elle se fait debout), et bien qu’elle ne soit pas ben grande, c’est sympa à faire. Par contre, comme pour Storm Runner et Fahrenheit, lunettes non admises. 

Cette fois-ci c’est officiel, notre journée à Hersheypark touche à sa fin, et nous rebroussons chemin pour retourner au parking, direction l’hôtel dans le coin de Warrenton.

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Carrousel à côté de l’entrée du parc


Hersheypark est un parc qui a du potentiel, mais qui ne s’adresse pas forcément aux adultes ayant déjà un historique de ride non-négligeable, ou plus communément les parcfans. Je pense qu’il se destine plus aux familles qui feront des visites combo avec l’usine de chocolat, ou aux groupes d’ados qui terminent la transition entre les attractions softs et les machines plus agressives.

La raison que j’avance pour dire cela, c’est que beaucoup de leurs attractions sont impressionnantes de l’extérieur, mais s’avèrent très soft une fois dedans (Storm Runner et Fahrenheit en sont de beaux exemples).

Le cas de Skyrush est très particulier parce que tant qu’ils utiliseront ces foutus harnais, pas moyen que j’apprécie ce coaster à sa juste valeur. Ce qui est vraiment dommage parce que contrairement aux deux autres, je pense que le visuel reflète bien la force que développe la bestiole.

Point de vue impression globale, lorsque je suis rentré dans le par cet quand j’en sortais, je n’ai pas pu m’empêcher de me dire qu’en fait Hersheypark est à la base une grosse fête foraine, dans lequel ils ont incrusté cinq (bon soyons généreux et considérons le Boomerang) six coaster, ainsi qu’un gros parc aquatique. Il y a de tout partout, les différents chemins sont un peu confus, … je ne suis pas friand de ce genre d’atmosphère, mais je n’irai certainement pas à dire que ça en a fait un mauvais parc. Je pense que c’est Blackpool Pleasure Beach qui sera le plus dur avec moi sur cet aspect.

Si je devais replanifier ce voyage dans les cinq à dix ans à venir, à moins qu’il y ait l’ajout d’une réelle grosse nouveauté et qu’ils aient fait une update de Skyrush, je retirai ce parc de la liste. Je n’irai pas non plus à vous le déconseiller, mais si jamais vous hésitez entre deux parcs, dont l’un d’eux est Hersheypark, j’aurais tendance à vous conseiller de jarter ce dernier.


Cette visite m’a quand même fait me reposer une question que je m’étais déjà posée lors de ma première visite de Six Flags Great Adventure (qui suivait ma découverte de Cedar Point) : est-ce qu’il est possible d’avoir une overdose de sensation forte, avec comme conséquence que le ressenti dans tout ce qui est rider post trauma ne procure plus aucune sensation ? Un peu comme si par rapide répétition, le corps s’adapte à ce genre d’activité, et les sensations ressenties se font de plus en plus soft (je pense principalement aux haut-le-cœur des air-times).
 
Mes deux revisites de Six Flags Great Adventure ont tendance à me conforter dans l’idée que non, ou du moins si ça existe ça doit être minime comme sensation (ou plutôt perte de), et qu’il faut plutôt admettre que personnellement (tous différents, histoires différentes, ressentis différents) certains ride acclamés par un bon nombre de personne n’est pas à la hauteur pour nos standards.

Je ne sais pas trop, est-ce que ça vous est déjà arrivé ?
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 06 Septembre 2018, 17:56:53
Jour 10 – Kings Dominion (la domination des rois ?)

Je n’ai aucune note pour le démarrage de la journée, c’est que cela a dû être notre train-train quotidien avec du grignotage dans la voiture en guise de petit déjeuner (la belle vie quoi).

Petit bond temporel d’une heure vingt pour arriver aux portes du parc. Nous tendons le ticket de prévente pour le parking à l’employé, celui-ci le prend, le regarde, semble hésiter, et semble me le rendre sans scanner quoi que ce soit en me disant « ok je vous laisse y aller, mais en fait le truc c’est que le parc est pour le moment totalement down pour qu’il y a eu une solide coupure de courant dans la région ».

Wou-hou, c’est une bonne nouvelle que voilà…

Nous ne nous alarmons pas, nous sommes quelque chose comme quinze minutes avant l’ouverture officielle du parc, il ne semble pas y avoir une foule de dingue, et nos billets sont déjà achetés.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/2wlXTN.jpg) (https://imageshack.com/i/pm2wlXTNj)
Dominator nous accueil dès les parkings

Nous nous joignons donc à l’une des files devant les portiques de sécurité, un orchestre joue dans le fond, une ambiance relax survol l’ensemble des visiteurs qui s’occupent comme ils peuvent.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/wraQeY.jpg) (https://imageshack.com/i/pnwraQeYj)
Je valide totalement son t-shirt

Après une petite demi-heure, et après avoir vu certaines attractions (principalement Dominator) tourner, le courant semble être revenu alimenter les rideaux métalliques qui nous bloquaient l’accès, et nous entrons petit à petit dans l’empire des rois (avouez que domination des rois, c’est un peu étrange… quoi que…)

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Caprice des rois, la tour Eiffel ?

Autant appliquer une recette qui a montré ses fruits jusqu’à maintenant, et rendons nous dardar à la nouveauté 2018 qui m’était totalement passée sous le nez (Steel Vengeance a piqué le devant de la scène comme un gros bourrin) : Twister Timbers.

OOoooh ! Et c’est une interception des employés du parc, qui taclent ainsi trois petits belges et une bonne dizaine de visiteurs par la même occasion. Quel retournement de situation, quel match !?

C’est bien ça, à peine passé la tour Eiffel (et de deux), les routes nous sont fermées et les employés accompagnés d’agent de sécurité nous informent que cette zone du parc n’est pas encore accessible tant que les ingénieurs n’ont pas terminés les contrôles qualités pré ouverture des attractions. A ce moment-là nous n’avons que la carte pour nous en rendre compte, mais il y a facilement septante pourcents du parc qui ne nous est pas encore autorisé.

Qu’à cela ne tienne, nous sommes passé à côté d’un gros B&M juste à l’entré, et si nous trouvons des trucs sympa à faire sur la route, nous y ferons une halte.

Le plan C sonne bien, mais c’était sans compter que la zone interdite était bien plus large qu’imaginée… finalement, le plan C est devenu : faisons Dominator.

Afin d’éviter de revivre la moyennement mauvaise expérience de Scream, j’applique le conseil donné par B. dans Riddler’s Revenge et Green Lantern, sortir la tête du harnais. Pour le look, je pense que nous avions des look de poulet dans nos harnais, mais ça marche !

Pour ce qui est du coaster, beh il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose d’original dessus. Enfin si, il y a quelque chose de rare pour un B&M, il n’a pas de Zero-G Roll ! Dommage, j’aime bien ça…

Mais ces deux points n’en font pas un mauvais coaster.

Le problème, si nous pouvons le considérer ainsi, c’est que vu que nous enchaînons les parcs (trois sur neuf), ce type de coaster est devenu un standard, et je reviens sur ma question du : trop de coaster tue-t-il le coaster ? Je me demande encore aujourd’hui si mon avis aurait été le même si nous avions fait ce parc en premier dans notre trip (et c’est valable pour tous les parcs, enfin sauf Six Flags Magic Mountain).

A la sortie de ce premier ride, des jaunes ados laissent exploser leur joie d’avoir fait une telle attraction à coup de high-five, de cris et limite des chest-bump. N. et moi, hypocrites que nous sommes, reproduisons cette scène, parce que les cris nous tapent un peu sur le système, mais parce que nous trouvons cette explosion de sentiment plutôt drôle. C’est du taquinage cent pourcents gratuit.

A tout casser nous venons de tuer vingt minutes, nous ne savons pas si ce sera assez pour que le reste du parc soit ouvert au public.

Nous avançons à tâtons vers la tour Eiffel, une fois de plus, et les barrières que nous avions pu franchir mais qui entre temps étaient maintenant fermées sont en train d’être rouvertes.

Cette phrase me fait mal à la tête…

Ce qui fait que nous pouvons repasser au plan A, celui de tracer notre route vers le… un des musts de la journée. Nous naviguons dans les allées encore recouvertes de ça et là de flaques, et remarquons que même si nous avons eu autorisation de progresser vers le fond du parc, y a pas grand-chose qui bouge.

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Un aperçu des allées du parc

Nous passons à côté d’une scène sur laquelle se défoule un groupe qui réalise avec un bon niveau des covers de chansons pop moyennement récentes.

Et là, enfin, devant nous, se dresse la First drop la plus bizarre que nous ayons tous vu à ce jour (nous n’avons pas encore vu Gate Keeper. Tellement bizarre que quand je la pointe à B. et N. ils ne percutent pas directement, ou que quand j’envoie une photo à ma mams (qui est celle qui m’a fait devenir parcfan, big up à elle et à tous les massives) elle me répond qu’elle ne comprend pas bien, et qu’il faudra que je lui explique. Moi, perso, je bave déjà.

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Oww Yeah…

Heureusement que ma fonction bave est sur un timer, sinon j’aurais pu en crever totalement déshydraté, parce que nous sommes stoppés net dans notre élan par… une file ?!

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/0M8cNQ.jpg) (https://imageshack.com/i/po0M8cNQj)
OWW YEAH…

Erf, lui aussi n’est pas encore ouvert, et rien ne semble bouger sur le quai.

Mais, le plan c’est le plan, et puis le reste du parc semble encore tout aussi down, donc autant glander là.

J’avais noté quelques timings vu les heures qui défilaient alors que nous ne faisons pas grand-chose :


Durant la file qui n’était même pas dans la zone de file d’attente officielle, N. est parti s’acheter un burger au resto du coin, et est revenu avec un truc qui avait une de ces gueule ! Mon mécanisme semi-autonome de bavage s’est directement réactivé à la vue dudit burger. N. nous explique alors que c’est un concept bien cool dans ce resto :

Quand tu achètes ton burger, tu ne reçois que le pain, la/les viande(s) et le fromage si demandé. Rien de plus. Tu règles tes comptes, te sers en boisson (pro-tip, éviter le simili Sprite et les glaçons, ça goûte le chlore à mort), et l’étape suivante c’est Pimp My Burger. Dans le resto, il y a un ou deux bar(s) à légumes, auxquels tu peux charger ton burger de verdure, ognon, tomate, cornichon et sauce (ketchup / moutarde uniquement).

Si tu connais pas, au début lors de payer, tu te sens solidement arnaqué parce que tu repars juste avec du pain et de la bidoche, ce qui est maigre. Mais quand tu découvres que tu peux faire du level up de burger, ce système devient vraiment cool. A un tel point que j’ai regretté avoir prix double ration de viande, ce qui me laissait moins de place pour la bouffe pour lapin (j’ai peiné à manger sans m’en foutre partout).

Le truc « rigolo » avec cette pré-file, c’est qu’il y a une grande double grille (style entrée de domaine de manoir hanté) en face de nous, et nous établissons immédiatement que la file avancera lorsque cette grille sera ouverte par les opérateurs… Alors que pas du tout, la file part sur la droite juste avant, pour louvoyer dans la structure de Timbers 2.0.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/ocsCby.jpg) (https://imageshack.com/i/plocsCbyj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/zMRFR5.jpg) (https://imageshack.com/i/pmzMRFR5j)
Ça va le faire, je vous le dis

Et pour couronner le tout, alors que nous sommes à deux trains d’enfin tester le nouveau joujou du parc, la pluie nous fait le coup du « ah, vous allez bientôt rider ? ce serait vraiment dommage qu’il drache juste à ce moment… », et des seaux de flotte commencent à s’abattre sur nous.

Les opérateurs prennent ça à la rigolade et annoncent qu’officiellement Twisted Timbers est le nouveau Watercoaster du parc, et continuent à faire cycler les trains.

Notre tour arrive, nous embarquons, et l’opérateur qui vérifie les lapbars me demande si j’ai un strap (que j’avais oublié, comme un gros nul), et que si ce n’est pas le cas, je dois les mettre dans ma poche.

J’obtempère mais comme il pleut fort ça me rince de devoir les retirer, et je dis à l’opérateur que ça me gonfle et que je viens littéralement de faire deux parcs Six Flags en les gardant sur la tête (bon techniquement sans compter Kingda Ka, ce à quoi il me répond (et me remet en place) « oui mais ici c’est Cedar Fair ».

Moi je voulais juste dire que « oui mais monsieur, un coaster c’est un coaster, elles ne devraient pas poser de problème » avec ma remarque, mais pas la peine de tergiverser, il m’a cloué le bec.

De toute façon, je n’insiste jamais dans ces cas vu que ça reste ni plus ni moins le règlement et que la seule solution si je ne suis pas d’accord avec, c’est de quitter le parc…

Alors, ce RMC cru 2018 ?

Désolé mais mon avis arrivera plus tard dans la journée, beaucoup plus tard même, parce que n’importe quel coaster qui fonce à toute berzingue sous la pluie devient un enfer peu importe sa qualité. the El Toro c’était comme si quelqu’un venait vous piquer sans trop insister avec une épingle à nourrice. Ici, c’est la même chose sauf que l’épingle est devenue une pique à brochette finement taillée, et que le mec qui venait doucement te piquer est devenu ultra vénère et il a la haine envers toi et toute ta généalogie, mais t’es le seul de disponible donc tu paies pour tous tes ancêtres.

La pluie n’a pas fini de faire son taf, et comme seul N. s’est payé un pur burger, nous faisons d’une pierre deux coups, en nous abritant dans le resto et en nous délectant autour d’un burger custom.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/fE9IbZ.jpg) (https://imageshack.com/i/pnfE9IbZj)
Il a quand même plus de gueule que les burger tout fait

Notre ennemie du jour se rétracte peu après notre royal festin, et N. propose de vraiment faire Twisted Timbers, parce que pour lui non plus, sous la drache ça ne compte pas. Ok pour nous autre, retournons-y.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/8qG5JT.jpg) (https://imageshack.com/i/pm8qG5JTj)
Un peu de théma pour le petit nouveau du parc

La bonne nouvelle c’est que la file ne commence que sur le quai cette fois-ci, mais que trois poubelles ont fait leur apparition sur ce dernier, et condamnent de ce fait trois rangées de l’unique train en service. Intrigué et un rien dégouté de cet enchaînement de malchance (ok, ils ne sont pas responsables du mauvais temps, tout le monde sait que ce sont les russes qui contrôlent les conditions climatiques…. Hein ? Quoi ?), N. demande à l’opérateur dans la file qui lui explique très poliment qu’il y a sur deux rangées un siège défectueux, et qu’une troisième rangée est entièrement condamnée jusqu’à nouvel ordre.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/hEVI1x.jpg) (https://imageshack.com/i/pnhEVI1xj)
La technique de la poubelle, qui perturbe n’importe quel visiteur

Malgré ça, le train fait son taf comme il peut, les cycles s’enchaînent et bardaf, c’est l’embardée. Le train reste stoïque en gare et l’annonce ne se fait attendre : Twisted Timbers est en rade et ils ne savent pas quand il rouvrira.

Ni une ni deux, de manière totalement inédite et sans même devoir faire de vote à majorité, nous abandonnons et quittons les lieux car nous sommes déjà avancés dans l’après-midi (si nous pouvons éviter, nous ne resterons pas jusqu’à fermeture qui est annoncée à dix heures) et que nous en sommes toujours à un ride et une purge.

Autre chose qui fâche sur le coup, c’est que nous n’avons jamais vu Intimidator 305 tourner de la journée.

En nous dirigeant vers ce dernier pour au moins demander à l’opérateur qui devrait être posté devant pour savoir ce qu’il en est réellement (va ouvrir ou mort pour la journée), N. et moi faisons un crochet par la tour de chute libre du parc : Drop Tower.

Pas besoin de décrire l’attraction, mais par contre gros coup de gueule contre les opérateurs qui ont vraiment été de gros glandu croisés avec des gênes d’escargots suisses hybrides avec des paresseux ! Lorsque nous traversons l’entièreté de la file parce qu’il n’y a personne, ceux-ci nous voient mais continuent de verrouiller les harnais, un par un, pour faire cycler et ne pas faire attendre les deux personnes à bord.

Ok pour le principe, pas de raison qu’ils attendent plus que nous.

Mais là où ça donnait vraiment envie de les étriper, c’est qu’ils étaient deux (mais pas chacun de son côté, non, ce serait trop efficace) pour fermer les harnais un à un, et qu’il leur fallait bien une minute trente pour fermer un harnais et aller jusqu’au suivant !!

Avec trente-huit harnais à faire, il y avait de quoi devenir dingue.

Pis c’est pas fini, une fois les harnais fermés et vérifiés, il faut encore que les quatre (oui parce qu’au total ils sont quatre) opérateurs fassent le check (pousse vers le haut) pour que la personne derrière les commandes démarrent le lift de la gondole… et pour ça aussi il leur à bien fallu cinq minutes !!

Hallucinant…

En face il y a un gros pendule, et comme j’ai déjà dû le dire, moi j’adore ça les gros pendules (ne surtout pas sortir du contexte). Bon ben pas de chance pour nous, l’équipe ici à probablement été celle qui a coaché l’équipe d’en face, et les opérations de load / unload prennent encore une fois un temps bête. Moins, il faut le reconnaître, mais c’est leeeeeeeeeennnnnnnnnnnnnttt pour aucune raison (enfin si, que les opés avaient vraiment l’air sous stup…)

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/RU0jBC.jpg) (https://imageshack.com/i/pnRU0jBCj)
Des visiteurs en plein Delirium, n’y a t-il pas des médecins pour les aider ?!

Sur Delirium, pas question de choisir sa place, c’est Jean-Michel deux de tension qui te l’impose dans la file, enfin au moment où l’unload précédent se termine parce que le faire pendant le cycle et qu’il y en a le temps, ce serait trop productif. Et ça c’est pas une bonne idée parce que si tu tombes sur un siège se situant à la position où en hauteur tu as un max de sensation, tu ne t’y retrouves jamais (en cette position) pendant le ride. Je ne sais pas s’il y a de quoi faire une loi physique là-dessus, mais expérience reproduite à Kings Island… Donc pas d’amplitude max avec soulèvement des organes pour nous, mais quand même des sensations de force typiques des gros pendules (j’ai dit que j’aimais ça dans ce contexte précis ?).

Il nous faut une bonne nouvelle parce que là ça fait beaucoup d’accumulation de « petits » trucs pénibles, et quand y a plusieurs petits trucs pénibles ensemble, ben ça fait des petits petits trucs pénibles et… ‘fin bref, la bonne nouvelle c’est que nous avons vu un train d’Intimidator 305 sur son lift !

Vous l’imaginez bien, c’est direction Intimidator 305 et fissa. Il ne pleut plus, le parc n’est définitivement pas bondé, nous aurons nos coaster.

Dans notre semi-hâte (courir point il n’en faut, marche rapide suffit), j’aperçois enfin Volcano : The Blast Coaster (me demande comment j’ai pu ne pas voir sa structure de fou avant), mais celui-ci est un peu trop muet à mon goût…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/zcIqhB.jpg) (https://imageshack.com/i/pozcIqhBj)
T’es certain de pas vouloir fonctionner aujourd’hui ?

Intimidator 305 tourne toujours, pas vraiment de file (dix mètres avant d’être en gare), ça sent bon le deuxième coaster de la journée.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/7uW9zA.jpg) (https://imageshack.com/i/po7uW9zAj)
C’est pas commun d’avoir un Giga lift avec un reste de coaster collant aussi fort au sol

Hahaha, la bonne blague. Ben non, ça ne se passe bien évidemment comme ça, parce que qui que c’est y qui revient nous pourrir la vie ??? c’est notre amie la pluie ! Et ici, pas question de faire tourner l’attraction dans de telles conditions (je suis totalement ok avec ce choix), donc nous revoilà coincés à attendre dans une gare…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/ExxcbR.jpg) (https://imageshack.com/i/poExxcbRj)
Allééééée, notre coaster ici est en stand-by, tu veux vraiment pas ouvrir ??

Un quart d’heure passe, la pluie s’est calmée et les opérateurs remettent le train en service, en le faisant tourner à vide deux fois (histoire de bien rincer les sièges…), et c’est à nous.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/3556PX.jpg) (https://imageshack.com/i/po3556PXj)
Nerd shot du Cable Lift en attente de train, et des rails mouillés


Nous sommes en fin de train, les harnais sont… beh ce sont les guillotines tant aimées d’Intamin (ils ont vraiment un ingénieurs fans de SM au design de ces machins, c’est pas possible… heureusement qu’un stagiaire l’a remplacé lors du design de Taron) avec les mêmes mousses que sur les Intamin d’Hersheypark, et le Cable Lift nous entraîne à bonne allure jusqu’à trois-cent-cinq pieds.

Ce ride, c’est deux choses.

Une imposante et vertigineuse drop qui ne nous a fourni zéro sensation (même si les fesses décollaient), et quelque chose comme un bon kilomètre de pure force dans tes dents.

Je comprends réellement qu’Intamin ait dû faire une solide modification entre 2010 et 2011 sur le premier virage à ras du sol parce que la patate prise en pleine poire elle est lourde. Je n’ai maintenant même plus de mal à croire que des gens aient pu avoir un voile gris dans ce virage…

Je ne connais pas le Nascar, à part la satire de South Park comme quoi ce sont des dizaines de bouseux qui roulent pieds au plancher en tournant légèrement sur la gauche ou bien les films Cars, mais je crois que Kings Dominion et Intamin ont cartonné dans le transfert des sensations d’une voiture gonflée aux hormones à un train rempli de personnes.

Et visuellement, même si je ne suis pas spécialement fan des trains (j’adore les design old school de ceux d’Expedition GeForce ou encore Millennium Force), ce coaster a de la gueule. Le nombre réduit de poteaux sur un lift aussi imposant rend le tout très aérien, tout comme la structure en treillis du rail (pas comme le gros truc jaune de Skyrush… oui désolé, je m’acharne un peu).   

Reste cette question de First Drop… 

Toujours aucun signe du côté du volcan, il me faut une excuse pour rester dans la zone en espérant qu’il ouvre sans tarder. Mon excuse est toute trouvée parce qu’il y a, caché dans un gros hangar (c’est quand même de la théma facile), Flight of Fear.

Si je m’autorise à clacher la théma extérieure, il faut reconnaître qu’à l’intérieur ils ont voulu faire quelque chose, et c’est plutôt réussi.

D’abord il s’agit de rentrer dans le hangar via un couloir lambda, puis au fond de celui-ci, derrière le coin, se trouve une grosse soucoupe volante dans laquelle la file entre, mais ne ressort pas…

Et pour cause, la station est subtilement cachée derrière, non loin de l’escalier d’entrée. La gare est bien foutue également, avec des pods dans laquelle se trouvent des humanoïdes en suspension, mais il y un petit quelque chose qui vient rapidement nous faire sortir de notre immersion…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/SW43Kf.jpg) (https://imageshack.com/i/plSW43Kfj)
Si j’avais eu un iPhone sept, cent-vingt-huit gigas, j’aurais pu faire une photo avec bruit…


Le bruit d’enfer que fait le train lors du Launch !

Maintenant, il faut remettre le coaster dans son époque, il souffle quand même ses vingt6deux bougies cette année, il n’est plus tout jeune, tout comme la manière dont est mise la technologie du Launch (de grosses mâchoires d’acier de part et d’autre du train).

Une explication concrète et rapide de ce qu’est Flight of Fear, c’est de dire qu’il s’agit d’une version bêta de Rock ‘n’ Roller Coaster (ouvert en mille-neuf-cent-nonante-neuf à Walt Disney World). Le layout n’est clairement pas le même, mais les grandes lignes sont communes :


1) Propulsion en ligne directe de la gare (ici, depuis la gare même).
2) Grosse inversion multiple qui donne la hauteur max du ride.
3) Du tortillement nous faisant passer de de haut en bas et de bas en haut dans la structure.
4) Freins de mi-parcours.
5) Deuxième dose de tortillement proche du sol cette fois-ci.
6) Un Corkscrew pour sortir de la boule que constitue 90% du ride.
7) Retour à un quai d’unloading distinct de celui de loading.


La seconde différence se trouve au niveau des trains, car ici ce sont des lapbars et non (plus) des OTSR. Mais attention, ce ne sont pas de simples lapbars, parce qu’il y a en plus une ceinture de sécurité la plus étrange que nous avons été amenés à voir sur un coaster.

En effet, celle-ci ne se passe pas comme une ceinture de Wooden (pas devant notre bide donc), ne passe pas non plus entre les jambes pour s’accrocher au harnais comme sur tous les B&M (en même temps, ce sont des lapbars), mais viennent par votre flanc et se greffent directement dans la barre « verticale » de la lapbar (https://rcdb.com/138.htm#p=33224).

Il nous a fallu un petit temps pour admettre que cela avait du sens…

A la sortie de l’ancêtre des Spaghetti Bowl Coaster, Volcano est toujours flatlining… je commence à admettre que nous sommes face à notre première vraie déception du voyage, celle par non disponibilité d’une attraction. Il faut être cohérent, un coaster peut être décevant parce que je me suis imaginé un truc bien mieux qu’en vrai, mais de voir le faire atténue cette déception.

Têtu que je suis, je continue d’espérer et me dégote une deuxième excuse pour ne pas quitter ce coin du parc, un petit tour en mini.   

C’est sous le nom de Back Lot Stunt Coaster que cette idée prend forme, et quand je parle de petit tour, je ne suis pas loin du compte.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/qqLpLz.jpg) (https://imageshack.com/i/pmqqLpLzj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/cjOeBj.jpg) (https://imageshack.com/i/pmcjOeBjj)
C’est dommage d’avoir fait de la théma jusqu’au train pour ne plus avoir la licence peu de temps après…

Sur papier, trois Launch avec des virages serrés, de la théma, un show et une partie in the dark, c’est tout à fait alléchant. De retour à la vie vraie, c’est moins l’extase.

Disons qu’il faut voir comment le visiteur l’appréhende. Avec l’idée en tête que ce sera un Family coaster, le coaster doit tenir ses promesses. En le considérant comme un ride Extreme comme le catégorise rcdb (je sais, ce n’est pas la sainte bible du coaster), c’est une déception.

En dehors du premier Launch en direction d’une spirale bien montante (qui ralenti fort le train), et de la zone dans le noir où il n’y a pas un pet de lumière (donc désorientant), le reste est tout mou. Et pour ne pas aider, tous les effets visuels pré second Launch sont HS, ce qui fait que nous nous sommes juste retrouvés à poireauter en attendant que la faible piste audio se termine.

Bon alors peut-être que notre inattention durant l’entièreté du ride n’a pas aider non plus. La vue des minis (belles reproduction, mais ils auraient dû mette des détails en couleur plutôt qu’une couleur unie par voiture) nous a fait parler du film duquel se basait l’attraction à l’origine. Puis nous avons vite dérivé à la meilleure série de films-dépose-cerveau de bagnoles, Fast and Furious, et nous n’arrivions plus à définir quel épisode racontait quelle histoire, et surtout à quelle position doit se voir Tokyo Drift pour que la suite soit logique.

Si ça ce ne sont pas des sujets de discussion de haut niveau… Nous faisons sensation dans les soirées mondaines !

Volcano, c’est toujours le statuquo…   

Troisième excuse pour tuer le temps dans les parages, la potentielle machine de torture qui porte le doux nom d’Anaconda.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/4i6uvZ.jpg) (https://imageshack.com/i/po4i6uvZj)
Admettez-le, elle est palpable la douleur ici

Je joue la carte de la franchise en expliquant à ceux qui ne l’aurait pas vu à la manière dont sont orientés les rails, que le ride risque fortement d’être douloureux. N. se dévoue pour garder les sacs et ne pas faire l’attraction…

Mais… mais ??

Nous n’avons pas de sacs !? Ah, le fumier !

Plus B. et moi approchons du train, plus nous redoutons de mettre les pieds dedans. Ce n’est quand même pas un vieux Arrow qui va nous faire faire demi-tour !?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, et j’espère que vous êtes bien accrochés à votre slip, mais ce ne fut pas la purge à laquelle nous nous attendions. La technique du poulet en sortant la tête du harnais s’avère efficace pour limiter les baffes que ce satané serpent doit pouvoir envoyer. Ça reste quand même un ride mal foutu, hein, mais sacré surprise de ne pas être sorti avec triple fracture de la colonne.

C’est définitif, Volcano est notre déception, j’abandonne (enfin) l’idée de faire ce coaster qui m’a longtemps fait baver (oui, je bave beaucoup, faudrait que je consulte pour ça). J’ai lu de ça et là que c’était un gros pétard mouillé parce que le ride se termine pile au moment où il devrait commencer, mais son côté portenawak m’a toujours fasciné.

Substituant un Intamin pour un autre Intamin, nous retournons sur Intimidator 305, en Front Row s’il vous plait.

Lorsque nous sommes installés, la jeune opératrice nous demande sans aucune raison apparente comment se passe notre journée, et je lui répond que notre journée se déroule bien (ne pensant plus aux débiles de Drop Tower et Delirium), mais que je suis déception que Volcano soit dead (mon deuil ne faisait que commencer, il fallait que je partage cette lourde sensation). Je vois à son visage qu’elle process ma réponse (mon niveau d’anglais est bon, donc je ne dois pas avoir dit n’importe quoi), et elle me demande d’où je viens, parce qu’elle ne reconnaît pas mon accent. Je lui réponds que je viens de Belgique, et que l’anglais n’est pas ma langue maternelle, et comme nonante pourcents des américains qui nous ont posé cette question lors de notre voyage, elle me répond un truc banal du genre « ah, c’est cool », trahissant totalement le fait qu’elle n’a aucune idée de ce qu’est la Belgique.

Bon elle était mignonne, je lui pardonne… et je suis faible… et seul… fait chier…

Intimidator 305 à l’avant c’est la même chose qu’à l’arrière, la vue et le vent en plus.

Avec tout ça, il nous reste une attraction à faire, un ride que nous avons fait dans de très mauvaises conditions : Twisted Timbers.

Mais STOP, avant de faire notre ultime attraction du jour, nous faisons un petit détour par un vendeur de glace parce qu’il y a un produit qui m’intrigue depuis notre premier parc, les Dipping Dots. En fait, c’est tout bête comme produit, c’est de la glace à la sauce cuisine moléculaire.

Au lieu d’avoir une grosse boule de glace comme c’est le cas dans beaucoup d’endroit, ici nous sommes servis d’un gobelet en plastique tout ce qu’il y a de plus classique que le vendeur rempli de plein de toutes petites boules de glace.

C’est original, et les deux parfums testés – à savoir un truc style cookie pour moi, et pour B. un truc qui aurait pu être issu de l’arrière train d’une licorne vu le nuancier de couleur, qui était du multi fruits – sont bons.

Ne laissons pas mon/notre addiction au sucre et aux glaces prendre le dessus, et revenons-en à Twisted Timbers.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/2p6zLX.jpg) (https://imageshack.com/i/pl2p6zLXj)
Ouais, y a un tracteur qui surplombe la file d’attente

Heureusement que le parc ne ferme pas à six heures, parce qu’au rythme des cycles nous n’y serions jamais arrivés. Parce que nous n’avions que ça à faire, nous avons chronométré le temps qu’il y avait en moyenne entre l’ouverture des gates pour les nouveaux visiteurs, et le départ du train.

J’aurais bien voulu faire un TR interactif pour voir un peu les timings que vous auriez donné, mais je vous le donne tout de go, trois minutes quarante. Comme ça, là, en me lisant cela peut sembler raisonnable, mais sur place, c’est un enfer !

En plus, nous avons l’excellente idée de terminer sur un Front Row, ce qui prolonge significativement le temps d’attente (mais ça, le parc n’y est pour rien).

Deux trains avant que ce soit notre tour, un gars de la maintenance, que nous appellerons grand Peter Dincklage (il avait trop la même tête, et ça nous faisait rire), se ramène avec ce qui s’avère être des pièces du train, et plus précisément il s’agit de rembourrages dorsaux.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/bDFiKy.jpg) (https://imageshack.com/i/pnbDFiKyj)
Non mais… je prenais clairement la photo pour immortaliser l’avant du train…

Entre un unload et le loading suivant, les opérateurs placent ces caches, et les opérations reprennent normalement (et lentement).

Dix minutes plus tard, nous faisons enfin la cible de notre plan A sous une météo clémente. L’attente fût longue, mais quelle récompense.

Je vais avoir le même discours que pour Twisted Colossus, et ce sera à coup sur le même pour Steven, mais Twisted Colossus c’est de la bombe de balle.

La First Drop procure un bon hang time suivi d’une grosse prise de vitesse en deux deux, vitesse qui ne semble pas chuter jusqu’à l’arrivée sur le Final Break Run.

Ça fonce, c’est ultra smooth, ça nous retourne dès que possible, ça nous éjecte de nos sièges à la moindre bosse, RMC a littéralement et figurativement secouer le monde des coasters avec son système d’hybrid. Et nous en redemandons tant que possible !

Toutefois, il y a un passage qui ne passe pas forcément bien, lors d’un enchaînement virage droite serré – hill désaxée sur la gauche – virage droite serré. Le train trace sur ce très court passage (sous le lift), et le double changement de direction est extrêmement brusque. 

Tout le reste n’est que pur bonheur.

Notre objectif étant finalement atteint, nous décidons qu’il est temps de quitter l’empire des rois. Nous devons encore descendre sur Williamsburg, et ne pas arriver après vingt-deux heures à l’hôtel est toujours appréciable.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/YmaCKp.jpg) (https://imageshack.com/i/poYmaCKpj)
Ok je suis tordu, mais sérieux, ils sont malsains ces champignons…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/X1XKnN.jpg) (https://imageshack.com/i/pnX1XKnNj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/AY97gR.jpg) (https://imageshack.com/i/pmAY97gRj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/QlhP9a.jpg) (https://imageshack.com/i/pmQlhP9aj)
Des vues prises à l’arrache (sauf la tour Eiffel) sur la route de notre départ

Vu notre destination du soir, je vous laisse deviner le contenu de notre prochaine journée…
Attention, un piège ne se trouve peut-être pas dans cette énigme.


Mon impression sur Kings Dominion est similaire à celle sur Hersheypark, mais pas pour la même raison. Le parc a son potentiel et un line-up pas dégueulasse du tout, mais ce qui a fait tâche lors de notre visite, c’est la lenteur de la majorité des opérateurs, qui parfois s’apparentait à de la fainéantise pure et dure… Je ne voudrai jamais travailler comme opérateur dans un parc, je pense que je deviendrai rapidement fou au contact des visiteurs qui me sortiront rapidement par les trous de nez (même si je pense qu’il y a une partie non négligeable qui doit être agréable à côtoyer).

Mais à partir du moment où tu en fais ton métier, même si ce n’est pas non plus ton premier choix de carrière, bah tu te bouges le tarch’ pour faire au minimum correctement ton job.

Je ne leur demandent pas d’être survoltés et à courir de gauche à droite comme des dingues comme j’ai pu le voir au Parc Asterix sur OzIris (au point que je me suis senti obligé de les féliciter), mais entre ça et le manque total de dynamisme que nous avons pu croiser, il doit y avoir un milieu acceptable pour les deux partis…

Comme tous les parcs visités et encore à visiter, la propreté est irréprochable.

La thémtisation des attractions n’est apparemment pas le fort de Cedar Fair, avec du deux poids deux mesures, ou plutôt une diminution de l’investissement en fonction du temps. En dehors des attractions pour (tout) petits, de Volcano (bouhouhou), et de Flight of Fear, la théma c’est grosso-modo la gare et le train. D’accord, faire plus que ça sur un Giga Coaster ça doit être complexe. Et pas de bol, quand il y a de la théma le long du ride, elle est HS…

Dans mon cas, et je pense notre cas, ce n’est pas un drame mais une constatation, parce que ce voyage avait été axé sur les gros rides qui envoient du steak, peu importe l’emballage autour.

Les Kings sont les parcs les moins fournis de Cedar Fair, mais la visite de chacun reste je trouve intéressante, et ce même s’il y a des redites entre les deux parcs (Flight of Fear et Back Lot Stunt Coaster).
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: cmoiromain le 10 Septembre 2018, 16:37:12
Ce parc a l'air agréable, très boisé et bien entretenu.

Pour répondre à ta question, oui, je pense qu'à enchaîner les grosses machines on devient plus exigeant. Je l'ai constaté les (rares) fois où j'ai eu l'occasion de le faire, mais également dans les gros TR comme celui-ci : on finit pas ne pas faire certaines attractions parce que "la flemme", "trop chaud", "fatigué"... Et on finit par trouver bien mais pas top des coasters qui sont pourtant tout à fait respectables.

Et puis sinon, c'est Dominion pas Domination. Un dominion c'est une colonie anglaise en gros.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 11 Septembre 2018, 09:31:20
Je me doutais bien que la (google) traduction en "domination" ne devait pas être adéquate, c'était plus pour la blague facile et a très petit budget, mais tu m'as appris que le mot existe en français, et ce qu'il désigne :D Merci !

Ta réponse à ma question me rassure un peu, bien que je me doutais être sur le bonne voie pour le sentiment de trop de coaster tue le coaster, c'est finalement comme pour beaucoup de choses qu'on apprécie de faire, et ça devient le syndrome de la routine.
J'y pensais encore sur la route du boulot (ouais, sur 2h de route par jour, j'ai de quoi refaire le monde dans ma petite tête), et je me disais aussi qu'à force de rider, on anticipe bien plus à la lecture du parcours, et que l'effet de surprise joue énormément sur les sensations (véridique, j'ai déjà eu les sensations des organes qui remontent dans le corps - typique des airtimes - dans un banal trajet en bus parce que je n'étais pas du tout attentif à la route).

La suite probablement ce soir ;)
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: cmoiromain le 11 Septembre 2018, 10:03:17
L'autre jour j'ai fait une nocturne au parc Astérix, et avec la fatigue je me suis surpris à ne pas faire gaffe au tracé dans TDZ et Oziris. Ca permet d'avoir un ride plus intense que d'accoutumée, c'est sympa !
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 11 Septembre 2018, 22:22:59
Jour 11 – Busch Gardens Williamsburg (donc, le Japon, c’est en Europe finalement ?)

Pour terminer notre phase intense de parcs du trip, mais ne vous inquiétez pas  il en reste d’autres, nous changeons un peu de registre avec une visite à Busch Gardens Williamsburg.

Grand luxe aujourd’hui, nous pouvons faire une micro grasse mat’ car l’hôtel n’est qu’à quinze minutes du parc. Ça parait anodin, mais ce genre de petit détail fait du bien dans un horaire aussi chargé (et sans place pour un éventuel faux pas).

Lorsque nous entrons sur les parkings, il semble y avoir plus de monde que dans les deux parcs précédents, nous allons très certainement faire de la file aujourd’hui.

Nous passons les premiers bâtiments qui abritent les caisses, suivons une longue allée en nous demandant si nous n’avons pas raté quelque chose, et apparait droit devant les premier bâtiments de la zone d’entrée du parc ainsi que des tentes de fouille de sac (pas de détecteur de métaux ici).

L’entrée se fait en Angleterre, ce qui me fait me demander s’ils vont faire une mise à jour suite au Brexit ? (enfin, savent-ils que le Brexit existe ?).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/5T6xEt.jpg) (https://imageshack.com/i/pl5T6xEtj)
J’espère qu’ils ne font pas de Fish ‘n’ Chips…

Il ne nous en faut pas plus pour comprendre que Busch Gardens ne joue pas dans la même catégorie que tous les parcs visités jusqu’à maintenant. Bon quand je dis ‘nous’, je n’étais pas surpris étant donné que j’ai visité Busch Gardens Tampa il y a dix ans de ça.

Couvrons le sujet directement, histoire de ne pas devoir le répéter à chaque fois que nous nous sommes fait la réflexion, Busch Gardens est un parc magnifique.
Non seulement c’est totalement vert, le parc se trouvant dans une région très boisée, mais il y a beaucoup de parterres de fleurs de toutes les couleurs, il y a des zones avec de la théma (un peu du genre les quartiers d’Europa Park) ni trop légère ni trop lourde, et il y a comme dans son frère floridien, des zones dédiées aux animaux (oiseaux, loups, ‘spectacle’ de chats (heureusement que je n’ai pas été le voir, je serais rentré avec l’ensemble des chatons !!), et certainement d’autres…).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/YkGt6O.jpg) (https://imageshack.com/i/pnYkGt6Oj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/czE21C.jpg) (https://imageshack.com/i/pmczE21Cj)
En route vers l’Irlande

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/k7o9vE.jpg) (https://imageshack.com/i/pnk7o9vEj)
Un loup ! Bon la fin de printemps ne lui réussit pas apparemment, il n’a pas bonne mine le pauvre (et je pense que Busch Gardens sait vraiment prendre soin de ses résidents)

Par contre, je n’avais pas choisi ce parc pour une grosse nouveauté de fou, mais pour deux rides que je trouve iconiques :

Alpengeist qui est si je ne me trompe pas l’Inverted à circuit fermé le plus haut du monde.
Loch Ness Monster qui est peut-être le dernier coaster avec des interlocking loop.

Le reste du line-up a également son poids dans cette décision. Il est fort à parier que s’il n’y avait eu que ces deux coasters, Busch Gardens Williamsburg n’aurait pas atteint la liste lors des préparations.

Cela ne nous empêche pas pour autant d’appliquer notre plan A, avec comme cible Griffon. Et pour ceux qui se le demandent, il ne m’intéressait pas plus lors des préparations juste parce que nous allons tester Valravn à Cedar Point si tout se passe bien. Mais ce n’est pas pour autant que je dénigre ce coaster, loin de là.

Au détour des allées nous menant dans le coin (coin) français où se trouve notre plan A, nous sommes subitement envahis par la meilleure odeur de nourriture que nous ayons sentie dans un parc, de tous les temps.

En effet nous venons de passer à côté du Trappers SmokeHouse, et le fumage de la viande bat déjà son plein. C’est la première fois que j’arrive à avoir la dalle pour de la viande aussi tôt dans une journée.

Mais l’heure n’est pas à la boustifaille, nous avons un animal mythique (c’est juste un mot pour dire bizarre de manière polie) plus loin sur cette route.

La présence de foule plus conséquente que les deux derniers parcs se confirme, et notre réponse est de légèrement presser le pas.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/SKGmkT.jpg) (https://imageshack.com/i/pmSKGmkTj)
Je voulais faire un bruit d’animal pour accompagner la photo, mais ça fait quoi comme bruit un Griffon (à part *ouaf ouaf* pour la version canidé) ?

Arrivés devant le début de la file, le panneau de temps d’attente n’affiche que cinq minutes, c’est un plan A correctement exécuté. Tellement bien exécuté que nous avons à peine le temps de mettre nos strap à nos lunettes (nous ne savons pas si c’est nécessaire, mais voulons gagner du temps / ne pas prendre le risque), et c’est à notre tour d’embarquer sur la première rangée du train hors normes.

De souvenir de sa petite sœur Sheikra, je savais quasi parfaitement ce qu’allait offrir Griffon en Front Row : une vue de dingue, une douceur exemplaire même en position de port-à-faux, mais des sensations timides.

Sachant cela, j’ai adoré Griffon. Je suis un addict aux sensations fortes, ce que ne me procurent globalement pas les Dive Machine (le « globalement » est important), mais comme je suis convaincu que ce n’est pas leur but, je les aime à leur juste valeur.

Si je voulais faire mon chieur, je dirais que le (gros) point faible de Griffon, c’est que le parcours n’est qu’une version adulte suivie d’une version enfant de la même section (Drop verticale – Immelmann). Mais franchement, je n’irai pas sur ce terrain.

Pour B. et N. c’est leur première Dive Machine XXL, nous avions testé Baron 1898 il n’y a pas si longtemps. Ils sont fan de l’aigle-lion (drôle de nuit de noce que ça doit donner ce mix).

Dans l’arrière-plan de Griffon, difficile de ne pas voir Alpengeist, le géant allemand. Il y a un petit détail qui dénote de cette structure massive. Comment dire, il manque quelque chose en fait. Tous les rails sont là, pas d’inquiétude. Tous les poteaux semblent aussi être présents à l’appel… Non, c’est quelque chose d’autre, quelque chose de plus vivant…

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Il devrait y avoir des trains sur ces rails, non ?

C’est ça, il n’y a pas de train qui circule dessus depuis notre arrivée.

Il n’a pas intérêt à nous faire une Volcano le bougre !

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Là et là aussi, non ?

Nous poussons quand même jusqu’à sa zone pour nous en assurer, et effectivement il y a une petite file d’une dizaine de personne, qui attend devant la file officielle de l’Inverted.

Apprenant de nos erreurs (huhuhu retenez la bien celle-là), nous quittons immédiatement la zone pour boucler notre route et aller chasser une seconde bête mythique. Il est jaune et noir, son terrain de chasse se divise en deux secteurs autour du cours d’eau qui traverse le parc. Son petit nom c’est Nessy, mais le parc l’identifie par Loch Ness Monster.

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Une île de théma perdue dans les bois

De nouveau, je sais que c’est un vieux Arrow, je sais que le potentiel de purge est élevé, mais des interlocking loop, sérieux, ça claque !

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Ils sont bien réels

Bon ben oui, c’est un concentré de douleur. Précisément, les virages le sont. Et des virages, il y en a un paquet. Il y a surtout une spirale vers le bas, entre les deux loop, qui n’en fini jamais, et plus le train progresse, plus il accélère, plus la douleur fait son come-back.

Puis bon… faut le reconnaître… l’interlocking loop… depuis le train, c’est comme un loop normal (trop concentrés à ne pas souffrir que pour observer le reste). Au moins j’ai pu immortaliser le bazar.

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Nessy n’est pas le seul visible depuis la vallée

Notre quota d’ancêtre étant atteint pour cette journée (faudra arrêter de le reseter au petit matin, didju), nous passons à la catégorie « pièce angulaire qui a marqué l’histoire en étant premier dans sa catégorie par un célèbre constructeur Suisse », catégorie hyper large, vous en conviendrez.

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Sur la route, un gros Splash et de belles zones fleuries

Nous quittons l’Irlande / Ecosse pour naviguer vers l’Italie / Grèce afin d’emprunter le chariot d’Apollon (promis, nous le rendrons après). Apollo's Chariot est bien un pilier dans l’histoire des coaster, non pas parce que Fabio s’y est mangé un pigeon lors de son ouverture (bon, un peu quand même), mais parce que c’est le premier Hyper de B&M.

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Il est derrière Tempesto, qui n’est vraiment pas beau comme coaster

Il fallait s’y attendre, avec dix-neuf ans de service à son compteur, Apollo's Chariot présente ses premiers signes de vieillesse, et pour cause, il vibre du début à la fin.

Chose qu’il n’y a plus eu depuis l’ouverture de Mako si je ne me trompe pas, ce sont des sections rectilignes et plates au niveau des passages au-dessus du cours d’eau.

Pas une mauvaise machine, il y a bon nombre de Floater (mais enfin, Shambhala est le seul Hyper B&M à fournir des airtimes ?), les trains sont comme toujours d’un confort impeccable (même si les dossiers n’ont plus une couleur fraîche), et l’environnement avoisinant est idyllique (enfin, il faut aimer les zones boisées pour ça).

En naviguant à travers les jeux de hasard et d’adresse de la zone, nous arrivons rapidement à l’entrée de l’avant dernière addition coaster-esque du parc, Tempesto.

Ce n’est à proprement parler pas une nouveauté pour nous, car nous avons eu le plaisir de découvrir ce modèle de série de chez Premier Rides sous le nom de Sky Scream à Holiday Park. C’est en théorie une très chouette machine, et nous y avions développé notre bête idée de ne gueuler comme des putois que lorsque le train passe en gare. Le reste du trajet, c’est silence absolu.

Donc pourquoi pas ne remettre ça ici ?

Tempesto est un clone totalement identique a son cousin germain, à un détail monumental prêt. Un détail qui a le pouvoir de transformer un ride terrible (dans le bon sens) en un ride horrible.

Ils ont intégré des OTSR à la simple lapbar d’origine ! Mais attention, pas un OTSR volumineux comme sur les B&M (par exemple), noooooooon ce serait trop confortable… Non ici ce sont des sangles en caoutchouc trois quarts rigides qui feraient quasi honte aux harnais guillotine d’Intamin dans le domaine des douleurs au cou gratuites.

En plus d’être maxi inconfortable, ça prend de la place ces machins-là, et entrer/sortir du train est un véritable calvaire pour toute personne qui n’est pas anorexique ou qui a plus de huit ans…

Ce choix est vraiment une décision de m****.

Sur cette déception, nous progressons dans ce coin du parc que nous n’avons pas encore visité, et nous nous retrouvons face au choix de Sophie. Enchaîner avec un coaster avec de la file (première du jour) et pour lequel nous ne savons pas à quoi nous attendre, mais nous serions trois, ou bien vite faire la tour de chute libre juste à côté qui est une valeur sûre mais pour seulement deux personnes du groupe.

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La fin de l’Italie/Grèce et l’arrivée en Allemagne

B. nous donne feu vert, il achètera de l’eau en nous attendant.

Mach Tower est de type gyro-drop avec une toute petite nacelle, mais qui monte bien haut, et permet une belle vue sur cette gigantesque zone verte dans laquelle se trouve le parc. Elle nous permet aussi de voir qu’Alpengeist ne tourne toujours pas…

La chute libre est toujours aussi efficace, mais N. et moi rêvons toujours de recroiser une tour avec effet tilt, et/ou dans laquelle nous sommes debout. 

Petite pause hydratation grâce à B., et nous traversons l’allée pour faire une balade en décapotable dans les bois, même si la Porsche à l’entrée semble vouloir nous prévenir que ce n’est pas la meilleure idée.

Comme dit plus haut, première fois de la journée que nous devons faire une vraie file d’attente, mais vingt minutes, ce n’est pas la fin du monde non plus. Il y a juste que dans la gare, il y a une piste audio avec une voix féminine qui parle non-stop avec deux trois mots en allemand (après tout, Verbolten est dans la zone allemande du parc).

Ça doit être l’enfer pour les opérateurs qui doivent entendre ce « Auf Wiedersehen ! » toutes les deux minutes.

Comme il s’agit d’un trip spoiler-free, surtout pour B. et N. parce que moi, il y a beaucoup de ride dont j’ai suivi construction et moult vidéos POV (mais rien pour les nouveautés de cette année), j’ai pris soin de ne pas leur expliquer quel élément un peu particulier se trouve quelque part sur le ride.

Le début du trajet s’enchaîne sans fausse note, avec une propulsion correcte (niveau sensations) qui nous force l’accès à un bâtiment de pierre dans lequel nous ne voyons strictement rien en dehors des décors d’arbres fluo aux allures plutôt maléfiques.

Nous aurions dû écouter la Porsche…

Surtout que maintenant nous sommes en panne sèche dans cet environnement hostile, et qu’en plus des arbres, la météo devient elle aussi maléfique… ET BIM, le sol – maléfique lui aussi – se dérobe sous nos roues, et nous nous retrouvons au sous-sol, d’où nous sommes expulsés dans les quelques secondes qui suivent.

Le retour au bercail nous fait passer dans un pont qui doit aussi avoir sa carte de membre ‘item maléfique’, et nous dévalons la vallée (j’ai vérifié, les arbres étaient suffisamment écartés, donc ça colle), avant de zigzaguer à toute vitesse à notre point de départ.

Verbolten est une bonne idée, et la réalisation est réussie pour les deux tiers du projet. Une fois le pont maléfique passé, le coaster devient fort douloureux dans les derniers zigzags avant de rentrer en gare. Vitesse plus manque de place, c’est un mélange qui ne donne que très rarement de bons résultats.

A ce moment de la journée, nous pensons qu’il ne nous reste plus qu’InvadeR et nous aurons fait tout ce que nous pouvions faire dans le parc. En toute logique nous nous dirigeons de son côté, mais ô joie ô bonheur, la saison de ski alpin est à présent ouverte ! Tant pis, le Wooden attendra encore un peu, surtout qu’il n’y a personne pour Alpengeist.

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Il y a même des skis sur le train

Ce coaster est énorme, ce qui est un avantage comme un désavantage parce que les inversions sont à échelle de la First Drop, du coup elles passent globalement très bien (sauf le Cobra Roll, j’ai une fois de plus eu du mal avec cette inversion), mais ne procurent pas grand-chose niveau sensation vu leur ampleur.

Si le Cobra Roll est l’inversion qui m’a le moins plu lors du ride, le plus rude fût un autre élément, quelque chose que nous avons tendance à oublier, les freins de mi-parcours. Je n’ai jamais été freiné aussi fort sur les freins de mi-parcours.

D’habitude, ce sont ceux de fin de parcours dont il faut se méfier et adopter une position d’autodéfense pour ne pas avoir les dents dans le dossier de devant, mais là, pfiouu, quelle force !

Le reste du parcours est fatalement attaqué à vitesse réduite, et se termine dans une petite tranchée enneigée qui signifie le retour de la thématisation, et donc de la gare.

Petite constatation, d’après les ‘ricains, les pistes de ski en Allemagne sente le chlore !
Je pense que cela provient du Log Flume que nous venons de longer, mais cette odeur de chlore est très forte, et ce n’est plus un secret pour nous qu’ils en raffolent là-bas (vu le goût que j’en ai eu dans mes boissons).

Heureux d’avoir pu tâter de la poudreuse, la poursuite du Wooden sauvage reprend son cours. Caché dans un cul-de-sac du parc, il n’a nulle part où s’échapper, nous allons dompter le petit dernier du parc, InvadR.

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La zone où se trouve InvadR

GCI n’en est pas à son premier Wooden donc ce n’est pas surprenant, mais InvadR est un bel exemple qu’avec un parcours dessiné intelligemment (je ne veux pas non plus dire que les autres constructeurs font de la m****, hein), il est tout à fait possible de compenser pour le manque de hauteur et de place.

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Ça c’est le beau train, l’autre est plus standard sur la déco

Comme tous GCI que j’ai pu faire ces dernières années, InvadR ne connaît pas les mots ligne droite, repos et ralentissement.  Malheureusement, avec le temps je tolère de moins en moins les vibrations dans la colonne (et la tête), et tout Wooden qui se respecte (même si c’est un peu moins le cas pour les Hybrides) produit une dose de vibrations.

Cela dit, je pense que c’est un très bon Wooden pour les plus jeunes qui veulent évoluer dans le degré de ‘difficulté’ des coasters, pour éviter de passer des Family aux trucs les plus extrêmes.

Durant la journée, de la même manière que lors de nos deux visites précédentes, la météo décide de se faire notre alliée (bien que le soleil reste mon pire ennemis naturel, mais j’avais prévu le coup) et comme le dit cette célèbre contrepèterie Belge, il fait beau et chaud. Nous n’avons plus vraiment l’habitude de ce genre de chaleur (trente degrés quand même), et sommes légèrement abattus par cette dernière.

La bonne nouvelle, c’est que comme beaucoup de parc, Busch Gardens WIlliasmburg possède son train périphérique, et aujourd’hui est le jour-j où nous ouvrons une nouvelle page dans nos aventures, celle où nous ridons ce  genre d’attraction. Pas oublier que dans les jambes nous avons au moins trois parcs et une visite de ville.

Notre nouvelle destination est l’Irlande pour tester la nouveauté de cette année, qui remplace The Curse of Darkcastle. Mais avant ça, laissons-nous nous emporter par le paisible voyage en train.

Cette pause ne sera que de courte durée car notre arrêt est le suivant sur la ligne, pas de bol pour le repos.

L’avantage de Battle for Eire, c’est que c’est Indoor, et qui dit Indoor aux USA, dit grosse dose d’airco. Aaaaaaaaaaaaaaah…

Au détour du chemin que nous suivons dans un environnement caverneux/cave de château, deux étagères avec de drôles de casques se présentent devant nous. Instinctivement nous nous servons et une opératrice nous demande si nous avons besoin d’aide pour le fixer sur notre tête. Le système étant similaire à ceux de casque de chantier, donc nous déclinons poliment…

Nous aurions peut-être dû accepter finalement parce que B. ou N., je ne sais plus, a quand même réussi à essayer d’enfiler ce casque de manière totalement erronée, alors que bon, c’est un peu comme un slip, faut pas avoir fait math sup’ pour piger qu’il y a un sens et un seul.

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Calmez-vous Mesdames, ils sont casés… Je sais que ces casques les rendent irrésistibles…

Avec nos magnifiques casques sur la tronche, nous avançons dans la salle du pré-show où une cheminée magique nous explique les bails de cette aventure, et un livre enchanté nous explique ensuite les règles de bonne pratique à avoir/appliquer dans la salle qui s’ouvrira à nous rapidement. 

Les portes s’ouvrent et nous nous avançons pour prendre place dans nos sièges et nous équiper de nos casques VR (des HTC Vive). Encore une petite minute de stand-by pour que tout le monde puisse s’installer, mettre leur casque et adapter la netteté de l’image (ils ne disent pas comment, mais c’est une petite molette sur le bas à droite du casque), et notre aventure à dos de dragon débute.

Battle for Eire est pour moi un excellent exemple de l’avenir des cinémas dynamique immersifs. La VR marche vraiment bien, les graphismes sont d’un bon niveau (ce ne sont pas des GSM qui calculent comme c’est le cas des casques VR chez Six Flags), et si jamais des visiteurs ne se sentent pas à l’aise avec la VR, le film est diffusé sur grand écran dans la salle.

Il faut aussi souligner l’ingéniosité du système pour permettre l’utilisation du casque VR, qui est tout bonnement parfait, parce que le HTC Vive vient simplement se coller au casque vert que nous avons récupéré dans la file à l’aide de deux aimants puissants (de part et d’autre de la tête). Et cerise sur le gâteau, les lunettes passent sans problème !

C’est pas tout ça, mais récupérer le joyau de l’Eire et mettre une branlée au gros méchant qui avait volé ledit joyau, ça nous a filé une de ces dalles !

Là où c’est plus compliqué que les visites précédentes, c’est que nous avions été aguichés par de magistrales odeurs de viandes fumées ce matin, mais que nous n’avions aucune idée d’où c’était (et nous n’avions pas le nom à ce moment-là).

Le seul souvenir que nous avions, c’est que c’était « ce matin, avant de faire Griffon. Autant dire « je me souviens, c’était à Busch Gardens ». Le plus simple sera de refaire notre trajet en nous dirigeant vers la zone d’entrée du parc.

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Encore des vues au hasard du parc

Nous voyant avec un plan en main (ce qui doit être chose courante dans un parc), des employés nous demandent si nous sommes perdus et avons besoin d’aide. B. va solidement les nier, et pour ne pas passer pour les c******* que nous sommes, je leur réponds avec un court décalage que « non, c’est gentil mais ça ira, nous avons le temps devant nous après tout », ce qui les feront rire.

Ce n’était peut-être pas le move le plus malin, vu que cinq minutes après nous rebroussons chemin et repassons devant eux parce qu’arrivés aux caisses, il était évident que ce n’était pas là que ce trouvait ce resto. Du coup, il nous suffit de faire comme si nous venions d’entrer dans le par cet que nous activions notre plan A.

Bingo ! Le resto tant recherché est là.

Nous nous calons dans la file, chargeons nos assiettes (comptoir de cantine rechargé en continu par les employés) et commandons nos bières, puis passons par la caisse pour nous délester d’une conséquente somme (à l’arrondi proche, cent dollars pour trois quand même). Mais avant de râler, installons nous et goûtons le contenu de nos copieuses assiettes.

Oh. Mon. Dieu.

Je n’ai jamais aussi bien mangé dans un parc, et je ne mangerai plus jamais aussi bien dans un parc, c’est aussi simple que ça. Très franchement, à la première bouchée dans chaque type de viande fumée qui ornait mon assiette, le prix payé se justifiait (sauf les neuf dollars pour la bière, ça c’est du vol pur et dur).

D’ailleurs, parlant bière, je trouvais très bête d’être servi de ma bière puis seulement à la caisse d’être amené à présenter ma carte d’identité. Ils auraient purement jeté ma bière si jamais je n’avais pas la majorité requise ? Je veux bien que c’était une Belgian Ale coupée à l’eau (parfait pour le temps), mais c’est sacrilège de gâcher de la bière aussi gratuitement juste parce qu’ils contrôlent pas assez tôt les clients… Soit…

En plus de ma grosse assiette de bidoche, je me suis offert un dessert typiquement ‘ricain, sans savoir ce à quoi j’avais à faire. Je me suis dit en me servant « ça nous a fait rire les bonbons foireux au goût du reflex spray que B. avait acheté, et il a eu le mérite de tester de l’inconnu, pourquoi pas moi ».

Et bien en fait c’est pas sorcier, le rouge c’est de la gelé à la cerise, le blanc c’est de la crème fraîche, et le bleu c’est de la framboise. C’est cent pourcents chimique, pas une goutte de fruit là-dedans, mais ce n’est pas pour autant vomitif (mais j’ai peut-être des goûts de chiotte aussi). Le seul problème pour moi, c’est qu’il y avait trop.

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Mmmmmh miam miam miam, ça sent bon le chimique tout ça

Repus de cet excellent repas et cette moyennement bonne bière (mais rafraichissante, oh oui !), le désire principal est celui du repos, et nous avons notre attraction pour ça. Cette foi-ci, pas question de débarquer à la première station venue, notre but n’est pas de nous déplacer, mais de nous poser au frais pour pioncer un coup ou observer le parc sous un autre angle. 

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En attendant le train, immortalisons ce que nous pouvons

Ce petit tour était nécessaire, et nous a fait beaucoup de bien.

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Ballade au fil du train

Reposés, nous entamons la phase de redite des attractions intéressantes de la journée, et pour ouvrir les festivités nous travaillerons sur une enquête scientifique de plus haute importance : le choix de la rangée a-t-elle une importance sur une Dive Machine avec un train aussi court ? J’ai mon idée là-dessus, mais B. et N. sont un peu plus sceptique, et en tant que scientifiques, le mieux à faire est de vérifier par nous-même.

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Parce que j’avais pas encore assez de photo de Griffon

Griffon au dernier rang, c’est une autre histoire. Déjà parce que nous n’avons plus la vue malgré les sièges en mode amphi, mais surtout parce qu’au départ des deux grosses drops nous avons droit à un (très) gros Floater fort agréable. Pour les inversions je n’ai pas noté de différence marquante.

Nous reviendrons pour la rangée du milieu, nous réserve-t-elle une quelconque surprise ?

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C’était super mignon de voir les enfants “jouer” avec l’eau du Splash de Griffon. Un peu de tendresse dans ce monde de brutes

Avec les différents Batman ou autre Inverted B&M faits, nous savons déjà que la position dans le train influence le ressenti dans le ride (c’est tout bête, soit c’est la sensation d’être poussé, soit celle d’être tirée…), mais avec l’énorme Alpengeist à disposition, il fallait bien essayer à l’autre bout du train.

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Je ne me lasserai jamais des Zero-G Roll

A côté de moi, il y a un jeune rider (ne doit pas avoir plus de 10 ans) qui s’installe et commence à discuter au sujet des filles qui crient alors que le train est toujours en stand-by dans la gare. Je rigole un peu avec lui et lui demande si c’est son premier tour sur Alpengeist, ce à quoi il me répond fièrement que non, il l’a déjà fait.

Le train grimpe le lift, il reste détente, et un peu avant la First Drop je lui fais un Fist Bump, et nous voilà partis. Je pense qu’il est quand même impressionné par la première partie du ride (et franchement, à son âge je ne pense pas que je montais déjà dans des trucs aussi impressionnants) parce qu’aucun son ne venait de ma gauche, mais une fois la zone de freins de mi-parcours atteinte, il à commencer à crier à plein poumons, indiquant qu’il prenait max plaisir sur l’attraction.

Après ce petit épisode sympathique, nous retournons à nos tables d’équations et nos bouquins pour terminer cette étude primordiale sur l’importance du bon choix de la rangée sur une Dive Machine.

Griffon en rangée du milieu, les avis se divisent. B. et N. annoncent que c’est le must, moi j’estime que c’est le moins bien. Ce qui est drôle, c’est que nous devons utiliser le même argument pour défendre nos positions : La rangée du milieu n’est qu’une moyenne de la rangée de devant et de la rangée de derrière.

Pour moi, il y a moins de Floater qu’à l’arrière, et la vue est moins bien qu’à l’avant. Dans une journée comme la nôtre, durant laquelle il n’y avait maximum un train d’attente avant que ce soit notre tour, je trouve bien mieux de profiter de la situation et de faire deux fois l’attraction, une fois première rangée, et une autre fois dernière rangée au minimum.

En revanche, si le parc est blindé et que l’optique de faire deux fois le ride est inexistante, alors la rangée du milieu devient le meilleur compromis, parce qu’elle permet d’avoir (de manière réduite) les avantages des deux autres rangées.

Toutes ces sensations ont eues pour effet de tasser la viande dans nos estomacs, nous offrant un peu de place pour notre traditionnelle pause glace, même si jusqu’ici, c’est surtout B. qui en profitait pendant que N. et moi faisons les tours de chute libre. C’est chez Josephine que nous trouvons régale sous forme de glace ou de smoothie.

Qui dit estomacs à nouveau remplis, dit petit train du repos pour migrer jusqu’en Italie/Grèce cette fois-ci.

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Dans les parcs ici, ils mettent systématiquement des barrières aux passages à niveau. C’est pas comme ça chez nous…

B. et moi faisons nos différentes redites, N. restant sur la terre ferme parce qu’il a eu sa dose.

Apollo’s Chariot, qui reste fidèle à lui-même malgré le changement de position dans le train (à l’arrière cette fois-ci).

Tempesto, dans lequel le second Launch nous a semblé plus cocasse (à nouveau autre position dans le train), mais que ces foutus harnais gâchent toujours autant.

Verbolten, qui est identique à l’arrière ou à l’avant.

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La Porsche prémonitoire et notre véhicule à nous

Et enfin, dernier ride avec un switch de coéquipier, Mach Tower qui elle aussi est identique à notre premier tour (mais comme c’est parfait comme ride, c’est une bonne nouvelle).

C’est sur cette bonne note (pas difficile avec les tours de chute libre) que nous terminons notre aventure à Busch Gardens Williamsburg, mais pas totalement notre journée car nous devons remonter jusqu’à Ruther Glen pour passer la nuit.

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Logo du parc


Busch Gardens Williamsburg est clairement une réussite. Le parc est magnifique, le line-up des attractions est plus que correct, et la nourriture proposée est à tomber ! Maintenant, tous ces aspects (très) positifs ont un coût, et c’est ce qui fait un peu mal.

Je sais que c’est étrange de parler prix pour un voyage qui d’office coute un bras, et surtout dans lequel nous ne nous refusions pas grand-chose non plus (économies sur les nuits d’hôtel et catégorie de voitures louées), mais il faut savoir que le prix d’entrée normal est de nonante dollars (sans parking). S’ajoute à cela le repas à trente dollars, puis les petits à côté comme de l’eau et une glace, et la journée revient facilement cent-cinquante dollars par personne…

Par chance j’avais récupéré un code promo en cherchant au pif sur google, et les prix d’entrée sont passés à soixante-cinq dollars par personne, qui est un peu plus raisonnable par rapport aux prix faits par les autres parcs (qui ont moins en magnifitude des lieux, mais plus en attractions).

Je ne veux certainement pas pousser la gueulante avec ça vu la qualité que nous avons eu derrière (raah cette bidoche de fou), mais plutôt prévenir qu’une visite à Busch Gardens Williamsburg, que je recommande, c’est un petit budget à elle seule. De plus, je n’oublie certainement pas que notre voyage se fait sous une forme un peu particulière, que nous visons notre essentiel dans les parcs et passons certainement à côté de pas mal de choses (je pense déjà à tout ce qui est aquatique), ce qui amplifie en partie le ressenti « tout ça pour ça » quand l’addition tombe.

Autre point positif que je me dois de souligner, l’efficacité des opérateurs !

En fait, dans toutes les stations, il y a un écran résument l’état des sécurités du train en train d’être chargé (ouverte ou fermée) et un chrono souvent (toujours ?) réglé sur une minute et trente secondes, temps qu’ils ont pour dispatcher le train. Et ils s’y tiennent !

Un grand bravo à eux, parce que ça ne doit pas être évident de tenir une telle cadence, mais c’est ce qui fait qu’un parc marche ou pas, et que les visiteurs passent ou non un bon moment dans le parc (voir Jour 10 à Kings Dominion).
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 15 Septembre 2018, 14:17:02
Journée 12 – Washington DC (moui bon, les deux grandes allées vertes de Washington DC)

Pendant mes longues heures d’orchestration préventive pour ce trip, j’avais lu qu’espérer rentrer dans Wasington DC en voiture était une bien mauvaise idée, et qu’après ça se parquer était un enfer ou un luxe que nous voulions si possible éviter.

J’avais donc trouvé le conseil de garer la voiture à un des deux parkings de délestages (ce que nos politocards à la noix ne veulent pas mettre en place, mais continuent de chasser la voiture du centre) à hauteur de Huntington ou Franconia-Springfield, desquels une ligne de métro nous amène directement au cœur de Washington DC. Seulement ils prévenaient que ces parkings étaient rapidement complets les matins en semaine par navetteurs qui viennent travailler à Washington DC. J’avais donc les coordonnées GPS des deux sites au cas où.

Finalement, le premier sera le bon, nous déposons la voiture et entrons de la station de métro où notre première épreuve est de comprendre comment faisons-nous pour payer le métro, et le parking. Un employé de la société de transport publique est présent, mais ses réponses sont du genre énigme du Père Fouras et ne nous aide pas vraiment. Surtout que des panneaux informatifs semblent dire exactement l’opposé de ce qu’il essaie de nous dire.

A un moment, nous nous lançons et achetons nos tickets, et pour infos cela se passe ainsi :

 

Une fois que ces infos sont bien ancrées, c’est hyper simple de naviguer dans Washington DC (je précise le ‘DC’ parce qu’il en existe d’autres des Washington).

Nous sortons non loin des deux immenses parterres de verdure sur lesquels nous allons trouver tous les mémoriaux que nous souhaitons voir, ainsi que la maison blanche, l’occasion de faire une petite pause vidange avant la journée de marche qui nous attend.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/jyVNHG.jpg) (https://imageshack.com/i/pljyVNHGj)
C’était déjà difficile de le voir en vraie, mais au sol sur la place, c’est la terre

Nous commençons à l’Est, par le Capitol, devant lequel des ouvriers installent une scène gigantesque, probablement pour le Memorial Day qui arrive dans une petite semaine.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/4mhyX6.jpg) (https://imageshack.com/i/pn4mhyX6j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/ZFsWUK.jpg) (https://imageshack.com/i/pnZFsWUKj)
Mouais… en fait nous sommes juste dans une zone Gréco-romaine sans attraction…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/q0DT9h.jpg) (https://imageshack.com/i/poq0DT9hj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/oe9l5l.jpg) (https://imageshack.com/i/pmoe9l5lj)
Un poney qui doit abuser du Basic Fit, et une statue dont j’ai aucune idée de ce qu’elle représente

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/hcqVp6.jpg) (https://imageshack.com/i/pnhcqVp6j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/KJmasJ.jpg) (https://imageshack.com/i/plKJmasJj)
Le Capitol se rapproche

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/RXmOA3.jpg) (https://imageshack.com/i/plRXmOA3j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/JhQDol.jpg) (https://imageshack.com/i/pnJhQDolj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/Aycgzx.jpg) (https://imageshack.com/i/poAycgzxj)
’Murica… sérieusement… et ça n’a pas l’air d’être du second degré…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/uGKdyq.jpg) (https://imageshack.com/i/pouGKdyqj)
La pièce de résistance

Nous remontons ensuite tout le strip en direction de l’Obélisque, devant laquelle se trouve un magnifique CAT, histoire de bien ruiner les photos des touristes (sauf pour les fans de Caterpillar).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/HF3mxx.jpg) (https://imageshack.com/i/pnHF3mxxj)
Des canards !!

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/eKyPmH.jpg) (https://imageshack.com/i/poeKyPmHj)
Le dos d’un des bâtiments Gréco-romains

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/GIu6AP.jpg) (https://imageshack.com/i/plGIu6APj)
L’obélisque de loin

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/G4Txqk.jpg) (https://imageshack.com/i/pnG4Txqkj)
L’obélisque de moins loin

Le prochain sur la liste, c’est une prochaine, et B. nous annonce par procuration que nous allons être déçus de ce que nous allons voir. Par principe, N. et moi le rabrouons vu la source de cette information, et parce qu’il nous spoil notre voyage alors que pour le moment personne n’avait réellement balancé quoi que ce soit sans que la question ne soit posée.

Donc nous partons vers le nord via le second strip (ça doit avoir un nom officiel ces deux grandes avancées de gazon) à la recherche de la maison blanche, mais surtout de la grande piscine que nous n’arrivons pas à situer correctement.

Ne voyant ni l’une ni l’autre avec tous les arbres sur ce strip (ne serait-ce pas une vallée vu l’écart entre les arbres ?), nous dévions sur la rue longeant le domaine, jusqu’à arriver à un carrefour où il y a une masse de touriste qui se presse vers la gauche. Nous sommes touristes également, et prenons la route de gauche pour arriver derrière la maison blanche.

Euh ouais, c’est bien cool mais c’est tout naze le dos de la maison blanche !? Bon, nous y sommes donc autant faire la photo, en prenant bien soin de ne pas faire de mouvement suspect parce que les snipers sur le toit du bâtiment n’ont pas l’air commode. Au moins maintenant nous savons où elle se situe, nous devrions avoir plus facile pour en voir la face avant.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/QJPvXC.jpg) (https://imageshack.com/i/pmQJPvXCj)
D’accord, il y a une fontaine et les snipers sur le toit, mais c’est pas ce pourquoi nous sommes là

Au coin où se trouve la maison d’Eisenhower (merci à la touriste francophone de le gueuler pour tout le monde), nous redescendons vers l’Obélisque en scrutant le premier moment où nous pourrons bifurquer à gauche et nous retrouver devant la maison blanche.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/H67vpY.jpg) (https://imageshack.com/i/pnH67vpYj)
C’est pas la baraque de monsieur tout le monde…

Au loin, nous voyons une rue dans laquelle les gens vont sur la gauche, et donc vont hypothétiquement devant cette foutue baraque, c’est là que nous devons nous rendre.

Au moment où nos pieds foulent à nouveau le strip, la policière au poste des accès nous demande de ne pas continuer notre chemin parce que tout le strip est en train d’être évacué.

Sérieusement ?

Drillés à faire de la file d’attente, notre premier choix est de squatter un banc et de patienter le temps que l’ordre d’évacuation soit levé. Pendant ce temps, nous pensons avoir vu l’hélico officiel du Trump, vert foncé et blanc au niveau des moteurs.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/dZwaYo.jpg) (https://imageshack.com/i/pldZwaYoj)
Les tortues ninja sont en déplacement à Washington DC

Après une vingtaine de minutes, c’est le ras-le-bol général parce qu’il ne se passe rien en dehors des policiers qui viennent faire chier leurs chiens (mais ils reprennent les déjections par la suite), et nous nous mettons à la recherche d’un point bouffe.

D’abord nous regardons une roulotte pas loin qui propose surtout à boire, mais ça n’a pas l’air hyper salubre, et prendre le risque de nous choper une fidèle gastro ou autre intoxication alimentaire est hors de question. C’est embêtant, parce que dans les environs directs, il n’y a rien pour acheter de la nourriture.

Heureusement, N. se souvient avoir vu de la vie humaine et des terrasses un peu plus au nord, et heureusement bis, Here, que nous utilisons comme GPS offline, répertorie les sandwicheries du coin.

C’est de fil en aiguille que nous nous attablons au Subway non loin de là, pour un nouveau Italian BMT de l’amitié.

Contrairement à cet ultime sandwich, l’échec de la maison blanche nous reste en travers de la gorge, et nous décidons de faire impasse dessus et d’aller directement vers le mémorial Lincoln.

Sur la route, il est clair que la zone devant la maison blanche est à nouveau accessible, nous ne sommes pas assez mal chanceux pour que le scénario pré-repas ne se reproduise, nous tentons notre chance.

Toujours par principe, ça fait chier de l’admettre, mais la source du spoil pour la maison blanche avait trop raison, c’est une déception totale. Non seulement il y a plein d’arbres qui bloquent la vue (à la limite, les arbres, c’est le bien), mais nous sommes trois ou quatre rues plus loin de la maison par rapport à ce que nous avons l’habitude de voir (généralement juste au niveau des grilles noires). Je ne sais pas si c’est l’occasion ou le président qui fait ça, mais c’est vraiment décevant. Le temps de faire la photo, et nous quittons au plus vite cet endroit.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/YJtfE8.jpg) (https://imageshack.com/i/poYJtfE8j)
Tout ça, pour ça… Merci Hollywood

La route jusqu’au mémorial est encore longue, et le taux de touriste ne cesse d’augmenter, mais nous finissons par arriver à destination.

C’est à ce moment-là, à cet instant, devant la taille de ce bâtiment que mon cerveau m’a fait sortir cette phrase : purée, ça envoie du steak.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/cz38Ht.jpg) (https://imageshack.com/i/pmcz38Htj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/ISCjN7.jpg) (https://imageshack.com/i/poISCjN7j)
Respect ma gueule

Ne me demandez pas pourquoi, ni comment j’en suis venu à sortir ça, je n’en sais strictement rien moi-même, je n’ai pas le contrôle total sur mon cerveau et le flot d’ineptie qui y réside (ndlr: en fait, depuis la visite j'ai entendu cette expression plusieurs fois, donc je n'ai certainement pas inventé ça)

Et qui qui c’est-y que je retrouve en tournant le dos au monument ? Hein ? Oui, c’est la fameuse piscine !! Ma géographie est vraiment mauvaise, c’est affligeant… au moins j’étais dans la bonne ville.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/lk2ZXU.jpg) (https://imageshack.com/i/pllk2ZXUj)
J’aurais bien piqué une petite tête vu la chaleur

Il y a encore deux ou trois monuments que nous voulons voir, mais la fatigue frappe à nos portes et nous sommes tiraillés entre la facilité, et l’envie de voir de choses. De pas grand-chose, c’est la seconde qui l’emporte, et nous nous rendons au mémorial de Martin Luther King Jr., que nous enchaînons avec celui de Jefferson en longeant le plan d’eau (ce qui nous fera passer par celui de Roosevelt par la même occasion).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/J3G5w2.jpg) (https://imageshack.com/i/poJ3G5w2j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/6jI9e0.jpg) (https://imageshack.com/i/po6jI9e0j)
Saleté d’index, parce qu’il est bien foutu ce mémorial, un peu plus intellect que les autres

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/GszzMg.jpg) (https://imageshack.com/i/pmGszzMgj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/Dgt0QU.jpg) (https://imageshack.com/i/plDgt0QUj)
Le Tidal Basin avec un petit morceau du mémorial Roosevelt

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/gnOpMB.jpg) (https://imageshack.com/i/pmgnOpMBj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/LXghlW.jpg) (https://imageshack.com/i/plLXghlWj)
Mémorial de Jefferson

Nous sommes un peu au bout de notre vie, et entamons notre retour à la voiture avec deux impératifs :

1) Il nous faut une dose de sucre et de la boisson => Un Starbucks doit être trouvé
2) Nous voulons voir le Pentagone

Here nous donne la marche à suivre pour le premier, même si le Starbucks ciblé n’existe plus à l’adresse proposée (heureusement il n’est que cent mètres plus loin), et pour le second, il nous suffit de descendre plus tôt dans le métro.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/UdG6Jg.jpg) (https://imageshack.com/i/plUdG6Jgj)
Le métro est sobre à Washington DC, mais il est efficace

Alors je vous le dis cash, le Pentagone c’est nul. Enfin non, le fait de se retrouver au pied du Pentagone c’est nul. C’est juste un gros bâtiment anguleux et sans subtilité architecturale. Je pense que son intérêt se révèle avec une prise de hauteur, genre via un rooftop ou un survol en hélico (qui, comme tout le monde le sait, est le moyen de transport le plus utilisé dans cette ville…hein, quoi ?)

Nous revoici à notre point de départ. N. met en offrande sa carte de métro, ce que je fais également car nous n’en aurons aucune utilité et ça pourrait servir à d’autres personnes, et que c’est sur la carte de B. que nous avons chargé les frais du parking.

Comme à chaque fois, notre journée se termine sur une dose de route, parfois avec un arrêt chez Walmart, pour nous rendre à notre prochain hôtel. C’est à Culpeper que nous prendrons nos quartiers ce soir.

Le soir, comme nous n’avons pas pu nous en taper un à Washington, nous décidons d’aller manger pour la première fois du voyage au Burger King, chose que nous réalisons toujours une fois dans nos trips.

Si je raconte ça, c’est que nous sommes tombé sur la vendeuse turbo blaireau 2000 qui n’a pas été foutue de prendre notre commande correctement.

N. commence en premier, et demande un double whopper. Franchement, quand tu bosses chez BK, c’est pas compliquer de comprendre ça peu importe le niveau d’anglais de la personne qui fait la demande (et N. se débrouille quand même). Face à sa demande, la serveuse reste muet et ne réagit pas d’un poil…

N. se répète, mais elle ne pige pas. Bon j’essaie à mon tour, mais c’est encore galère. Nous lui donnons même le numéro dur les panneaux au-dessus de sa tête, et ça semble pas plus clair pour elle, mais elle prend commande.

B. place sa commande également, elle nous donne nos verres pour la fontaine, et un ticket pour quand notre commande sera prête.

Méga bonne nouvelle de la soirée, la machine à soda, c’est un modèle totalement fou avec dix milles choix possible, tel que Sprite saveur orange, Dr pepper saveur vanille, etc… J’ai testé le Sprite vanille, c’est vraiment étrange…

Notre commande est prête, nous la récupérons et attaquons sans plus attendre notre dose de gras du soir, et N. se rend compte que ce n’est pas ce que nous avons demandé, car ce sont de simple whopper…

Heureusement c’est ce qui nous a été facturé, mais c’est dingue quoi. Nous avions l’impression que c’était une vendeuse de McDo qui s’est plantée de fast food, et qu’elle ne pigeait pas ce que nous ne demandions pas de Big Mac…

Après coup, ça nous fera bien rire… 


Cette journée à Washington DC ne m’a pas transcendée. Ce que j’y ai vu était intéressant, mais je n’ai eu le même plaisir de visite que j’ai pu avoir à NYC ou bien Las Vegas.

Maintenant, il faut reprendre le contexte et surtout le fait que nous avons fait que les monuments. En rien nous avons vu la ville derrière, et c’est peut-être une partie intéressante que nous avons volontairement omis. En rédigeant ce TR, je me dis que le ressenti que j’ai ici doit être proche de celui de B. pour NYC. Il n’y était jamais allé, et nous avons rushé comme des porcs parce que seulement neuf heures pour ‘visiter’.

Un peu comme San Francisco, je devrais programmer un nouveau voyage d’ici peu de temps aux USA, je ne pense pas que j’y incorporai Washington DC.

Il faudra voir avec le temps, quand ma situation aura évoluée, quand mon style de vacance aura évolué également (le pilote à Las Vegas nous avait recommandé le Smithsonian Museum).
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 20 Septembre 2018, 16:31:21
Jour 13 – Route jusqu’à Pigeon Forge (vous les voyez aussi les pigeons qui font des épées sur de grosses enclumes ?)

Pas grand-chose à raconter, nous n’avons fait que de la route cette journée. Un petit tip pour ceux qui feraient ce genre de voyage, aux USA ils ont la culture des péages sur les autoroutes (normal vu les distances).

Sans péages, la route nous aurait pris plus de huit heures. Avec péages, nous en avions pour un peu moins de six heures. Nous avons croisé trois stations de péages sur la route, dans la région montagneuse, pour un montant total de six dollars. Autant dire que c’est rien par rapport à deux heures supplémentaires de route et les frais de carburant que cela implique.

En fin d’après-midi nous arrivons à Pigeon Forge qui me rappelle un peu Orlando avec toutes ces attractions type karting et quelques métiers forains à sensation. Une autre chose qui fait impression, c’est que quasi tous les panneaux publicitaire autour et dans la ville font mention de Dolly Parton d’une manière ou d’une autre.

Elle a acheté la ville ou… ??

Avec le ras-le-bol de la nourriture des quatre derniers jours (sauf le midi à Busch Gardens), nous checkons sur le net ce qu’il y a dans le coin, parce que vu le côté touristique, il doit y avoir du bien comme du mauvais, et nous voudrions éviter le mauvais si possible.

D’après les photos (ouais, ça c’est de la décision solidement réfléchie), nous choisissons de pousser un peu la route pour aller manger au Longhorn Steakhouse.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/tTzOI4.jpg) (https://imageshack.com/i/pmtTzOI4j)
Dans ce resto, se cache la meilleure pièce de viande de ma vie

A l’arrivée, la personne à l’accueil nous demande de patienter en nous donnant une plaquette vibrante et lumineuse pour nous prévenir quand ils seront ready pour nous (alors que la salle n’est pas pleine). Au pire nous avons le bar pour tuer le temps. Ah, non, c’est à nous.

Nous sommes installés, des amuse-bouche nous sont servi et nous passons commande de trois pièce de viande sobrement appelée le Longhorn, pour moi qui sera accompagnée d’épinards (yay des légumes) toujours sans trop savoir ce que nous allons avoir.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/6ianKh.jpg) (https://imageshack.com/i/pl6ianKhj)
BAAaaaaaaaaaaaavvvvvvvvvvveeeeeee !!!

Ça n’aide pas à expliquer, partager le gout avec les autres, mais ça donne une bonne idée. Et les épinards gratinés, bon au revoir l’intérêt des légumes, mais qu’est-ce que c’était bon !!

Nous découvrirons sur le tard que c’est une chaîne de resto en fait, ce qui est dommage parce qu’il ne fallait pas me demander deux fois pour y retourner !

Ce n’est pas donné, un rien plus cher que notre repas de midi à Busch Gardens, mais ça en vaut la peine.

Tiens, c’est marrant ça, c’est comme s’il fallait y mettre de la poche pour manger quelque chose de vraiment bon, et qu’en voulant faire des économies, nous finissons par manger que de la malbouffe qui passe grâce à la magie des anti-vomitifs et du glutamate… faudrait faire une thèse là-dessus…
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: cmoiromain le 20 Septembre 2018, 18:03:19
En fait t'as mangé à l'hippopotamus américain lol

Sinon j'ai pas compris la remarque sur les péages ? En Belgique il n'y en a pas, c'est ça ? Parce que pour un français, ça semble à peu près évident qu'il y ait des péages sur les autoroutes (sauf quelques rares exceptions), mais avec des montants bien plus élevés que 6 dollars pour un trajet de 6 heures.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 23 Septembre 2018, 12:14:33
Et non, nous n'avons pas de péages sur nos autoroutes.
C'est probablement pour ça que nous avons dans le sang cette idée de tout faire pour les éviter (quittes à faire 2x plus de route...) et que l'état de nos autoroutes laisse souvent à désirer ;)
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 23 Septembre 2018, 12:25:53
Jour 14 – Dollywood (Gériatrique Parc, RAAAaaawr)

Aujourd’hui c’est jour de fête numéro deux, nous pouvons pour la deuxième fois du voyage nous lever un peu plus tard, parce que nous sommes à moins de dix minutes du parc.

Mais aujourd’hui, c’est aussi le jour où N. a décidé pour aucune raison valable, de m’appeler Green Lantern toute la journée. Apparemment le t-shirt que je porte lui fait penser à ça, bien que je lui ai dit qu’il s’agissait de Samus Aran de la saga Metroid. 

Il sait que c’est le genre de truc qui m’agace, ce qui lui donne encore plus de motivation à abuser de cette mauvaise identification en toute conscience, et ainsi de suite. Donc le seul move qu’il me restait à faire, c’était d’accepter son ignorance délibérée, et si possible de retourner la situation à mon avantage. Ma répartie ayant été écrasée entre de lourdes masses et une enclume, manipulées par des pigeons (j’adore le nom de cette ville, même si la variante Pigeon Force aurait été top), je me limiterai à faire avec.

Nous quittons la ville de la country pour aller dans le parc de la country, et il nous est déjà évident qu’il y a du monde aujourd’hui. L’autre bonne nouvelle, c’est qu’il fait très beau, et que Dollywood possède son parc aquatique, donc il n’est pas inimaginable qu’une partie de ce peuple se dirige vers Splash Country.

La voiture au parking C (comme Candy ou Canards), nous embarquons à bord du train faisant la liaison avec l’entrée du parc pour nous économiser dix bonnes minutes de marche. Nous récupérons un plan, passons le checkpoint sécurité (je ne sais plus s’il y avait détecteur de métaux ou non), passons les tourniquets et la première chose qui frappe, alors que nous venons à peine d’entrer, c’est que la moyenne d’âge des visiteurs mais aussi des opérateurs / employés est très (très) élevée par rapport à ce que nous avons l’habitude de voir.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/kSDRdK.jpg) (https://imageshack.com/i/plkSDRdKj)
Enfin un parc où la première photo est celle de l’emblème du parc

Ce n’est certainement pas un mal, mais ça dénote complètement avec ce que nous avons vu les journées précédentes et ce que nous allons voir les journées à venir. Et très franchement, il y a beaucoup d’employés que nous avons plaint parce que ça doit être pénible à plus de soixante balais de venir faire l’entretien des sols dans les restos ou les allées, ou bien simplement être opérateur. C’est très étrange. 

Vous connaissez tellement bien la chanson maintenant que vous pourriez la chanter sans notre aide, c’est l’heure de mettre en action le plan A, qui à Dollywood s’articule autour de Lightning Rod, parce que c’est un monstre, c’est certain, mais aussi parce que de ce que j’en ai lu des années précédentes, ce n’est pas le coaster le plus fiable du monde (mais je ne sais pas où en sont les petits gars de Dollywood et de RMC à ce niveau).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/Ao6Xhh.jpg) (https://imageshack.com/i/pmAo6Xhhj)
VRRooooom…

La file commence aux escaliers du bâtiment de la gare, où un groupe de teenagers cent pourcents féminin discute sur le fait de faire ou non l’attraction, enfin essaie surtout que la plus froussarde du groupe les accompagne plutôt que de rester en retrait. La politesse est de mise parce que les motivées n’insistent pas quand l’autre explique qu’elle préfère rester au sol, et ça devient même une opportunité pour celles qui rident, car elle peut garder les sacs. Si je raconte tout ça (parce que franchement tout le monde s’en fout), c’est pour cette politesse du respect de l’avis de celle qui ne voyage pas avec le groupe (ça aurait été des mecs il y aurait eu des tonnes de moqueries, sans compter les nôtres), mais aussi parce qu’avant d’avancer, une gamine doit encore donner son sac, et demande sans aucune hésitation à N. de le tendre à son amie qui les attendra à la sortie.

Dans un pays où j’ai tendance à penser qu’ils sont tous un peu parano, je ne m’attendais pas à ce genre de geste, déjà parce que moi-même ça ne me serait pas venu à l’esprit de demander à une personne totalement random de passer mon sac à quelqu’un. C’est sûr que N. n’aurait pas pu faire grand-chose avec, et probablement qu’il ne contenait que des affaires de bains ou autre chose sans réelle valeur, mais c’est drôle…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/cGZIr9.jpg) (https://imageshack.com/i/pocGZIr9j)
A ce niveau, ce n’est plus du drift (ça fait des drifts les Hot Rod ?)

Après de longues minutes d’attente, à observer le train décoller sur le lift, et revenir et faisant sauter les passagers sur le quadruple down, nous sortons de l’étage intermédiaire pour passer à l’étage de la gare à proprement parler. Nous nous dirigeons vers la fin du train, et les opérations s’arrêtent.

Ouais mais non, ça fout les boules quand même là. Oh.

L’annonce ne se fait pas attendre dans les haut-parleurs de la station, Lightning Rod n’est pas en panne, ils décident simplement de mettre en route le second train.

Alors oui, c’est une bonne idée, puis ça me permet d’observer la manipulation à travers la fenêtre de la gare (ils ferment un volet métallique pour éviter toute présence humaine), mais qui dit nouveau train, dit plusieurs cycles à vide pour test de conformité, et qui dit plusieurs cycles à vide pour test de conformité, dit augmentation du temps d’attente parce qu’il n’est même pas question d’embarquer dans le train qui était déjà en service.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/b1HSqk.jpg) (https://imageshack.com/i/pob1HSqkj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/TG1WZ0.jpg) (https://imageshack.com/i/poTG1WZ0j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/w7c4Lr.jpg) (https://imageshack.com/i/pnw7c4Lrj)
Le rideau se ferme, et la voie se baisse

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/VXFVoa.jpg) (https://imageshack.com/i/pmVXFVoaj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/954BB1.jpg) (https://imageshack.com/i/po954BB1j)
Un train sauvage apparaît, et est remonté en gare

C’est tout à fait normal et nécessaire comme procédure, aucun doute là-dessus, mais fallait-il vraiment qu’ils fassent ça alors que nous étions sur le point de faire le ride ?

Tout vient à point à qui sait attendre, et c’est à notre tour de grimper dans le Hot-Rod made by RMC.

De tous les RMC fait durant ce périple, Lightning Rod est le moins confortable que nous ayons fait, mais nous sommes très loin d’une mauvaise attraction. La propulsion du lift commence en réalité juste avant que le train ne soit sur le lfit, les deux bosses au sommet sont passées à vitesse modérée et la drop à la sortie de la deuxième est vertigineuse !

La grosse surprise ne se fait pas attendre car elle se trouve dans l’élément suivant. De loin, ça semble juste être une simple hill avec le train sur son flanc gauche, à nonante degré par rapport au sol. Classique quoi… Sauf que, les génies de chez RMC ont dû se dire « oui, ce banked hill c’est sympa, mais nous pouvons faire mieux », et là il y a un pey qui a proposer de faire hillception, et de mettre une bosse dans une bosse !

Donc, le train monte sur cette imposante structure, se tourne pour avoir tout son flanc gauche vers le sol, passe sur une bosse de la même manière qu’il le fait en étant parallèle au sol, puis sort de de cet élément pour enchaîner avec les nombreux virages et autres éléments désorientant du circuit (et c’est là que le niveau de confort chute) avant de passer sur le secteur le plus attendu : le quadruple down.

Il n’y a pas de quoi tergiverser, le quadruple down c’est purement un enchaînement de quatre gros airtimes qui, au fur et à mesure de la progression, semblent être de plus en plus hors de contrôle.

Le ride se termine sur l’imposant virage visible depuis toute la zone où se situe le coaster, suivi d’une dernière drop dans les freins de fin de parcours.

C’est probablement ce qui m’avait fait aimer les environs d’Apollo’s Chariot, Dollywood à très bien placé Lightning Rod dans sa vallée vers l’extérieur du parc.

Habituellement, les attractions sont plutôt tournées vers le parc, permettant au public de les voir (et à moi de faire des photos). Ici, et c’est valable pour Tennessee Tornado ainsi que Wild Eagle, le coaster nous isole du parc le temps de nous montrer de quoi il est capable. J’apprécie vraiment le concept, même si un peu d’interaction entre les différentes attractions peut apporter de bonnes choses.

Découvrons un peu plus de ce parc en allant vers la suite de notre journée. Nous passons à côté du Raft du parc dans lequel il n’est pas difficile d’identifier l’endroit précis où les passagers vont se prendre une grosse vague en pleine poire (du coup, impossible de faire croire à N. qu’il ne mouille pas). Ensuite nous longeons une grand volière à flanc de montage (il doit y avoir Nathalie Kosciusko Morizet dans cette volière, à moins que ce soit des Pygargues), et arrivons au sommet du parc, dans lequel se cache une pure merveille de vieille technologie. 

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/2FAMmn.jpg) (https://imageshack.com/i/pm2FAMmnj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/KewZ3S.jpg) (https://imageshack.com/i/poKewZ3Sj)
Avant ça, les riders sont sec, maintenant ils sont foutus

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/OLF0yX.jpg) (https://imageshack.com/i/poOLF0yXj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/oriRQk.jpg) (https://imageshack.com/i/pnoriRQkj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/FXelR0.jpg) (https://imageshack.com/i/pmFXelR0j)
C’est comme si Busch Gardens faisait un parc exclusivement sur le thème du Western

Tennessee Tornado est un gros Arrow de nonante-neuf, ce qui est une garantie de seal of quality de confort, non ?

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/CpdTEU.jpg) (https://imageshack.com/i/poCpdTEUj)
Un tout petit bout du maxi looping, le reste du ride est caché dans les bois

B. et N. ont souffert des genoux (autant N. d’accord vu sa taille supérieure, mais B. ?), moi j’ai sincèrement eu la meilleure expérience sur un Arrow que j’ai pu avoir sur l’entièreté de ma vie de parcfan (et à l’époque, j’arrivais à enchaîner les tours sur le Tornado de Walibi…).

A nouveau, la grosse faiblesse des Arrow ce sont les virages et changement de direction similaires, mais comme ils l’ont construit large (ça fait bizarre de voir un maxi looping au lieu du looping tout petit en hauteur comme à Six Flags Great Adventure), et qu’ils ont été radin en virage (pas de spirale, houraaaa !!), beh c’est pas à chier. Maintenant, c’est clair que les trains ne sont plus du tout à jour, et que la place pour nos gambettes est rikiki.

Afin d’éviter d’envenimer la situation, je rappelle qu’il y en déjà un qui m’appelle Green Lantern, et les deux viennent d’avoir un ride médiocre, je propose de faire de la valeur sûre mais aussi de la nouveauté, notre premier Wing coaster B&M, Wild Eagle (dont j’ai réussi à ne pas prendre de photo du fat aigle à l’entrée, nondidju).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/MK6oar.jpg) (https://imageshack.com/i/plMK6oarj)
Krraaa Kraaaaaaaa (ce n’est pas du tout le cri d’un aigle sauvage…)

C’était attendu, enfin même connu, nous sommes confrontés à des harnais veste. N’y aurait-il pas moyen de diminuer la tension des enrouleurs des ceintures qui tirent la veste vers l’arrière ? ce n’est vraiment pas agréable en position sit-down…

Je fais mon premier envole sur le siège intérieur, au niveau duquel je redoutais la garde tubulaire mise en place pour éviter que la jambe ne s’approche trop du rail. Je dois être dans les bonnes dimensions, parce qu’elle ne m’a pas du tout gênée.

Avec B&M, c’est difficile de diversifier les avis quand les rides sont bons, parce que comme tout B&M récent et bien entretenu, Wild Eagle c’est un enchaînement d’inversion d’une fluidité et d’une douceur exemplaire, avec une petite spirale en bonus avant de retourner en gare. Le ride n’est effectivement pas bien long, mais suffisant.

Un truc que j’avais noté, et complètement oublié, c’est que dans la station de Wild Eagle ils ont placés du sol matelassé, comme ceux utilisés dans les pleines de jeux récentes. Traditionnellement c’est directement sur du béton, ça m’a surpris, donc je trouvais relevant d’en parler ici (et j’ai pleinement conscience que tout le monde s’en fout, ce qui est… normal). 

En face du grand bleu, il y a un gros vert qui ne passe pas inaperçu vu la distance sur laquelle il s’étend. De l’extérieur il ne s’adresse pas vraiment à nous, mais B. et moi sommes emballés à l’idée de faire FireChaser Express. N. par contre est en mode boudinos et ne veut vraiment nous suivre, mais décide quand même de nous accompagner, probablement dans le but de continuer à nous dire qu’il ne voulait pas faire cette attraction.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/lCkfML.jpg) (https://imageshack.com/i/pllCkfMLj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/ysf2me.jpg) (https://imageshack.com/i/pmysf2mej)
Il est bien étalé ce Family

Un point que je n’ai pas encore abordé dans mes tirades incessantes, c’est la présence des brumisateurs dans les files. L’idée sur papier est très bien parce qu’effectivement eau plus vent frais ça rafraîchit fort, mais je vois deux petits soucis. Le premier est que tout le monde ne souhaite pas forcément être mouillé (plus une histoire de sensation que le fait d’être légèrement mouillé je pense), et deuxièmement que l’eau est l’ennemie naturelle des crèmes solaire, et que pour survivre j’ai besoin de ma couche protectrice de crème solaire. Et (je sais, ça fait beaucoup de ‘et’) quand les brumisateurs sont placés dans les files, ils sont difficilement évitables…

Je pense qu’une solution facile à mettre en place c’est d’utiliser uniquement les ventilos dans les files d’attente, et réserver les brumisateurs pour les allées comme ça le visiteur à le choix de passer directement devant ou non.

C’est du pinaillage, mais cette discussion s’est tenue pendant que N. faisait du boudinos dans la file de FireChaser Express.

La gare ne ressemble à aucune gare vue jusqu’à présent, car nous passons derrière le train pour embarquer par sa gauche, et la sortie se fait par la droite. Comme le train quitte la gare en marche avant et renvient en marche arrière au pas, il n’y a pas un centimètre de rail derrière le train en stand-by dans la station, c’est vraiment différent de ce que nous avons l’habitude de voir.

FireChaser Express est un très bon Family coaster. Le partie en marche avant est longue avec ce qu’il faut de virages, descendes et bosses, et si vous n’êtes pas attentif à ce qui se passe sur le trajet, il est possible d’avoir l’un ou l’autre petit haut-le-cœur !

La partie dans le hangar fonctionne comme au premier jour (tous les effets opérationnels) et la section marche arrière débute. Celle-ci est beaucoup plus courte que la section marche avant, mais un peu plus vertigineuse, et nous finissons rapidement sur les freins de fin de parcours.

Comme je l’avais dit pour InvadR, FireChaser Express est une très bonne étape pour le développement de l’addiction aux sensations pour les plus jeunes. Il permet de découvrir les propulsions, le trajet en marche arrière, et les haut-le-cœur sur une piste de velours.

Vu que les brumisateurs ne font pas sensations dans notre groupe (B. est le seul à les apprécier à leur juste valeur), un truc facile à faire en vacance lorsqu’il fait chaud, c’est visiter une grotte (à condition qu’il y en ait une dans les environs, cale va de soi). Il n’y a pas de grotte renseignée sur notre plan, mais il y a une mine non loin de notre position.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/I5RfRH.jpg) (https://imageshack.com/i/plI5RfRHj)
Ah ce niveau, ce n’est plus des brumisateurs, mais une douche froide en plein air!

Une mine… mystérieuse…

En passant sous la section extérieure de Mystery Mine, nous observons le passage d’un train dessus, et ça n’annonce pas que de la douceur…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/JLTuz1.jpg) (https://imageshack.com/i/poJLTuz1j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/ROkW4u.jpg) (https://imageshack.com/i/plROkW4uj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/FDghdD.jpg) (https://imageshack.com/i/pnFDghdDj)
C’est le mystère de la mine mystérieuse…

La file commence aux pieds d’un escalier qui nous mène directement dans la station, et duquel nous pouvons apercevoir Thunderhead, mais aussi que quelque chose va sortir de terre dans peu de temps à Dollywood.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/wQbGGS.jpg) (https://imageshack.com/i/plwQbGGSj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/NKwMLY.jpg) (https://imageshack.com/i/pnNKwMLYj)
Les photos scoop du voyage, qui n’apportent aucune information sur ce qui se trame à Dollywood (le mystère reste entier)

Nous nous installons dans le train, l’opérateur nous demande si nous sommes sûr de garder nos lunettes (tiens, ça faisait longtemps que nous n’avions pas été sollicités à ce sujet), et notre train est envoyé dans les entrailles de la terre.

Une petite partie dark-ride au ralenti plante le décor, et me permet de me rappeler que les Eurofighters sont globalement pas ma tasse de thé. Je trouve que ces machines vieillissent mal mais surtout vieillissent vites (un peu logique car ils enchaînent train sur train vu leur petite taille). Le train accélère pour une partie speed dans le noir, avant d’attaquer le plus petit lift vertical du monde.

Celui-ci donne sur la partie extérieure, qui comme nous le présagions, n’est pas délicate pour un sous. Encore une petite partie dans le noir, et nous sommes arrêtés devant le deuxième lift vertical du ride. Durant celui-ci, un écran placé en face de nous annonce mauvaise augure (en mauvaise qualité), nous passons le sommet du lift pour une petite surprise, et c’est la chute vers les inversions finales ainsi que les freins ultra puissants de fin de parcours.

Mystery Mine m’a été plus douloureux que Tennesssee Tornado. Je pense que ce qui me pose problème dans cette attraction est un des arguments de ventes des Eurofighters : ils ne prennent pas beaucoup de place. A force de vouloir compresser pour faire un coaster avec un layout hors norme sur une toute petite surface, c’est le confort général de l’attraction qui en paye le prix.

La preuve la plus flagrante est pour moi la première partie en extérieure, qui n’est pas grande, mais qui a été réalisée la plus petite possible. Le horsehoes est un élément classique qui existe et passe toujours sans problème sur les Spinning, mais ici c’est source de claques…

C’est dommage parce que l’idée derrière Mystery Mine est cool, et les deux inversions (bien que violentes elles aussi) sont au minimum originales, mais la brutalité est ce qui marque après un passage dans cette attraction.

Il est temps de faire notre traditionnel split pour que N. et moi puissions faire notre injection de droptower-ium, pendant que B. s’occupe de nous trouver de l’eau.

L’ascension sur ce modèle est originale (décidément, que d’originalité dans ce parc) parce que nous sommes stoppés un instant avant qu’elle ne reprenne, et que nous soyons immédiatement lâchés une fois le sommet atteint.

Lors de notre petite pose en hauteur, nous remarquons le train à vapeur du parc (qui ne fait pas le tour de celui-ci), et que se dégage de sa loco un nuage noir de chez noir. N. et moi en discutons brièvement en terminant par un « ben c’est normal de polluer ici, après tout… America, Fuck Yeah ! » (avec l’intonation appropriée) , ce qui fera bien rire nos voisins de droite, même si je pense qu’ils n’ont pas eu tout le contexte de notre discussion.

Maintenant que nous avons notre fix, nous retrouvons B. qui nous explique l’aventure qu’il vient vivre.

Aux USA, il faut savoir que tous les prix sont affichés sans aucune taxes (dans les commerces, restos, … partout). Selon moi c’est une idée de m****, mais j’imagine que c’est leur manière de vendre des produits identiques à prix différents en fonction des états sans soulever les foules (ce sont les taxes, pas le prix qui change). Donc quand ils te vendent deux bouteilles d’eau pour six dollars, il faut payer six dollars et soixante cents (par exemple).

Nous avions omis ce détail en donnant de la monnaie à B. pendant que nous ridions Drop Line, et lorsqu’il s’est retrouver face au vendeur, celui-ci lui a demander six dollars et quarante cents, qu’il n’avait pas… Un peu désarçonné, je pense qu’il n’a pas instinctivement répondu « ok, je n’ai pas les moyens, je reviendrai » ou quelque chose du genre, mais qu’il s’est retrouvé un peu coincé le temps d’analyser la situation. Aussi court que cet instant fût, c’était nécessaire pour qu’un petit garçon haut comme trois pommes ne lui tendent la main pour lui donner les centimes nécessaires pour pouvoir acheter les bouteilles.

Apprenant cela, N. lui demande s’il peut retrouver le garçonnet pour que nous puissions lui rendre son argent, avec un petit bonus parce que, pour la petite histoire, à Kings Dominion N. a trouvé un billet d’un dollars, et s’était juré de le donné à un petit au hasard, pour lui faire plaisir sans raison, vu que ce dollars ne nous appartenait pas et que nous ne pouvions moralement pas le dépenser pour nos propres achats.

Malheureusement retrouver un petit bout dans un parc d’attraction, aussi rempli de personnes âgées que l’est Dollywood, est une affaire difficile, encore plus si nous n’avions rien pour l’identifier. Comme le veut notre coutume d’amplification exagérative, cette histoire est rapidement devenue celle de B. qui rackette un pauvre enfant pour le dépouiller du peu d’argent qu’il avait pour survivre durant la journée…

Avec cette idée en tête, nous avançons sur notre route qui ultimement nous mènera à notre point d’entrée dans le parc, mais pas sans faire un crochet par Thunderhead.

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Je suis vraiment en mode minimum syndical pour les photos aujourd’hui

Dans la file, un visiteur se retourne à un moment donné et commence à discuter en français avec nous. Il s’avère que c’est un américain qui a choisi le français en seconde langue, que ça fait un an qu’il n’a plus cours par manque d’élève, mais qui profite de toutes occasions pour entretenir ses connaissances. Je ne sais pas si ses occasions sont nombreuses, mais toujours est-il que son niveau était impressionnant, bien que je m’estime bon en anglais, je ne pense pas avoir le même niveau que lui, surtout en tenant compte qu’il n’apprend plus depuis un an !

Bon le petit détail qui a son importance dans l’histoire, c’est qu’il est en école privée… Cela doit expliquer pas mal de choses.

Sinon ouais, Thunderhead c’est le Apocalypse The Ride du coin, mais – et c’est important – en moins douloureux. En fait, les forces latérales sont tellement fortes sur les Wooden GCI, que je passe plus de temps à stress pour mon smartphone (de peur qu’il ne soit plié/écrasé soit entre moi et le siège, soit entre moi et la lapbar) au lieu de profiter du ride.

Mais le fait qu’il m’ait été moins pénible qu’Apocalypse The Ride est déjà une très bonne chose pour moi.

Avant d’entamer nos rerides, nous établissons notre camp de base dans le dîner en face de Lightning Rod (peut-être parce que c’est notre prochain ride ?), où nous retrouvons le même principe qu’à Kings Dominion, c’est-à-dire que nous achetons chacun une base viande, fromage et pain de burger, et que nous ajoutons nous-même notre verdure.

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Ornement dans une allée

Il y aussi la machine magique à boisson que nous avions vu au Burger King de Culpeper, mais comme il y a du monde, pas question de faire une séance dégustation en goûtant à tous les parfums possibles. C’était pourtant une envie commune…

En plus du burger, nous avons un paquet de cheese fries avec haricots… c’est spécial, pas mauvais, mais je n’en prendrai pas deux fois… C’est plutôt écœurant sur la fin, et faut admettre que ça goûte un peu la crise cardiaque.

C’est lors de cette pose ravitaillement que nous aurons cette pensée pour les seniors qui effectuent des boulots ingrats.

Rassasiés, nous retournons sur Lightning Rod, enfin, c’est ce qui est prévu… parce que le bougre en décide autrement et s’auto déclare en panne. Comme nous l’avons déjà fait dans de bonnes conditions et qu’il est encore tôt, nous quittons rapidement la gare pour passer à autre chose, et revenir si le cœur nous en dit.

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Ce sont les petits gars de Las Vegas Mécano qui devraient aimer

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Quand je disais Gériatrique park… et c’est la file pour Lightning Rod ! Respect

La seule redite que nous souhaitons faire dans le fond du parc c’est Wild Eagle. Cette fois-ci je test le siège extérieur du wagon, et force est de constater que la délicatesse légendaire des B&M n’est plus totalement au rendez-vous en cette position. Ce n’est pas dramatique, mais à choisir je préfère l’intérieur sur ce modèle.

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Très bon t-shirt à la sortie de Wild Eagle

En redescendant vers Lightning Rod, nous passons devant Blazing Fury qui est hors service (dommage, cet ancêtre m’intéressait), et je souhaite si possible rajouter Mountain Slidewinder à ma liste des trucs faits sur place.

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Nathalie ?

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Ils ont un jeu de simulation de chercher d’or !

Sur la route de ce dernier, nous tombons par chance sur Barn Stormer un peu par hasard (je pensais que c’était à Silver Dollar City), que j’impose à faire parce que les Screamin’ Swing de S&S, c’est de la bombe de balle. Alors du côté de B. et N. ça boudinos sévère parce que « buuuh c’est comme un bateau pirate, ça n’apporte rien, blablabla » bref, ça me saoul un peu et à ce moment, s’ils ne veulent pas faire l’attraction, je ne les empêche pas de quitter la file et de m’attendre dehors, mais ne me gâchez pas mon plaisir…

Depuis Sky Hawk et MaxAir à Cedar Point, les Screamin’ Swing et les (Giant) Frisbee (et analogue) sont mes péchés mignons des parcs. De plus, comme ils ne courent pas autant les rues que les tours de chute libre, le fait d’avoir l’occasion d’en rider un se savoure plus que le reste.

Ce sont des attractions finalement très basiques, je veux dire, Barn Stormer ce n’est qu’une balançoire aux hormones dans les faits, mais ce sont des attractions à force pure. Si je grimpe dedans, ce n’est pas pour l’originalité, mais pour me sentir écrasé et/ou éjecté, et retrouver à coup sur cette sensation du haut-le-cœur.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/N5Y9Wx.jpg) (https://imageshack.com/i/pmN5Y9Wxj)
De grosses balançoires je vous dis

Les jeux sont faits pour Mountain Slidewinder, parce qu’il est fermé pour rénovation saisonnière. C’est aussi simple que ça, pas de quoi discuter, nous pouvons reprendre notre route vers Lightning Rod.

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Il se passe des miracles à Dollywood : les handicapés en chaise retrouvent l’utilisation de leurs jambes s’ils prennent le chemin de droite ! (mes sincères excuses si cette remarque offense quelqu’un)

Ce coup-ci, nous squattons les premiers rangs, et c’est une grosse amélioration point de vue confort de l’attraction. Le prix à en payer, c’est une diminution des airtimes lors du quadruple down. Tiens, ça me rappelle notre étude scientifique sur Griffon… Cela voudrait dire qu’il faut rider au milieu du train si le temps ne nous permet pas de faire deux rides ?

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Des voitures (versions originales apparemment) qui jalonnent noter chemin, et enfin l’image de notre hôtesse du jour

Nous avons eu notre dose pour la journée, le parc ferme de toute façon dans peu de temps, et notre nouvel hôtel a un petit quelque chose que nous attendons depuis longtemps, surtout maintenant qu’il fait magnifique durant les journées : une piscine !

Une piscine d’hôtel a beau être petite, et à température légèrement trop élevée dans notre cas, cela ne nous empêche pas d’y passer deux petites heures pour nous relaxer de toute la fatigue accumulée du voyage…

Le soir, nous nous trouvons une petite pizzeria non loin de l’hôtel, J.Del’s Pizza, qui semble complètement déserte, mais est toujours ouverte (elle doit survivre avec les livraisons). Nous sommes les seuls à manger sur place, et le patron vient discuter avec nous en plus de gérer nos commandes. Bien que nous ayons déjà payé (ce qui n’empêche évidemment pas de laisser un tips par la suite), le patron nous offre une spécialité dont le nom ne nous dit rien… Nous acceptons, pourquoi refuser de la nourriture gratuite, et quand il revient avec une assiette, quel plaisir de voir que ce qu’il nous offre, ce sont des croustillons (ou beignets) avec du sucre impalpable. J’adore les croustillons, et ça faisait des lustres que je n’en avais plus mangé. Quel bonheur !!

La discussion continue et nos pizzas (gigantesques) arrivent, et nous sommes déjà au bout de nos vies vu que comme des débilos, nous nous sommes goinfrés de cacahuètes et noix de cajou entre la piscine et le resto (qui n’était pas prévu à la base).

Le patron revient un peu discuter, et nous annonce qu’après le repas, il nous réserve un morceau de cheesecake typique de New York (d’où il vient) qui vaut vraiment le détour. Je crois que ce gars savait lire dans mon esprit au niveau de la carte des desserts, parce que le cheesecake, c’est comme les beignets, je raffole de ça. 

Arrivés à la moitié de nos pizzas (B. et N. me mettent la honte parce qu’ils mangent tous deux une part en plus pour bien montrer qu’ils ont passé la moitié), nous sommes plein, et demandons un doggy-bag pour le reste de pizza, ça fera un excellent petit déjeuner demain matin.

Comme prévu, il nous apporte de le cheesecake qui est une pure tuerie, et nous terminons notre petite discussion.

Vous n’aurez certainement pas la même soirée que nous en vous y rendant, mais je recommande cette pizzeria. Les prix sont corrects, les pizzas sont bonnes (je conseil d’enlever la saucisse, ça ne marche pas sur une pizza), et nous n’avons pas dû attendre deux siècles entre notre commande et l’arrivée de nos assiettes.

Il y a probablement meilleure adresse dans les parages, mais si vous avez la flemme de chercher, ce petit resto italien peut vous dépanner et vous épargner un énième burger.


Dollywood est également un très joli parc, mais que je mettrai en position inférieure à Busch Gradens Williamsburg au niveau thématisation. Ma raison est que j’ai le sentiment de n’avoir été que dans une seule et énorme zone, celle du Far West, ou plutôt de la country. Bon ce n’est pas non plus une grosse surprise vu la patronne des lieux, et l’endroit du lieu.

La répartition des attractions, comme abordé plus haut, est intéressante car certains coaster ont leur propre domaine ‘hors parc’, et d’autres s’affichent avec fière allure au public.

Le line-up est un peu confus. Comme le disait le patron de la pizzeria, ils n’ont pas vraiment identifié leur public cible, et le parc manque d’attraction dans le domaine familiale (à l’exception de FireChaser Express). De mon point de vue, il n’y a pas non plus tant que ça pour les « adultes », même si je crois qu’ils comptent beaucoup sur les spectacles pour drainer les personnes plus âgées.

Heureusement, si la Country est grosso modo le thème principal du parc, nous n’avons pas une seule fois entendu de musique country. Et si c’était le cas, cela ne nous a pas marqué (c’est loin d’être un style musical que j’apprécie).

Léger regret de ne pas avoir pu faire tout ce que je souhaitais, mais ce sont les aléas que nous ne gérons pas, et ma déception n’est pas aussi forte que pour Volcano : The Blast Coaster.

Je retournerai plus facilement à Dollywood qu’à Hersheypark, encore faut-il voir les ajouts à venir, mais peut-être en combinant avec le parc aquatique plutôt que faire une journée pleine dans le parc principal (chose qui peut aussi être réalisé à Hersheypark).

Oh et petite déception de ne pas avoir croisé Dolly et ses énormes… poumons…
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 27 Septembre 2018, 19:40:28
Jour 15 – Les rois du shopping à l’outlet de Charlotte

Nous sommes tributaires des jours d’ouverture des parcs, étant donné que nous ne sommes qu’en début de saison, et en dehors de Six Flags Magic Mountain, les parcs n’ouvrent « que » les jeudis, vendredis et week-ends (c’est quand même quatre jours sur sept).

Du coup, nous avons une petite journée détente devant nous, avec un petit quatre heures de routes et un après-midi de shopping dans un outlet store au sud de Charlotte. De plus, nous nous rapprochons de notre destination du lendemain, joli combo.

Pas grand-chose à raconter de cette journée, si ce n’est la rencontre de la plus jolie jeune femme que nous ayons vu du voyage, en la personne de la vendeuse d’un magasin de jeux/jouets Go ! Games and Toys (à nouveau si vous me lisez, le compliment est offert et sincère).
B. et N. ont fait leur journée en faisant quelques achats, moi c’était à la vue de cette vendeuse…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/kdHBjU.jpg) (https://imageshack.com/i/plkdHBjUj)
Et une petite pluie pour commencer la nuit
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 01 Octobre 2018, 11:37:53
Jour 16 – Carowinds (…c’est mou du genou…)

Un nouveau jour, un nouveau parc. Si nous avons commencé ce trip avec un duo Six Flags, nous allons le refermer sur un trio Cedar Fair. Mais il est encore trop tôt que pour parler de fin de voyage, savourons notre journée à Carowinds d’abord.

Trois attractions m’ont fait retenir ce parc. Et je dis bien attractions et non coaster. Bon ok d’accord, deux sur trois sont les coasters Fury 325 et … Nighthawk. Pour la troisième, il s’agit ni plus ni moins d’un manège forain, donc pas hyper original, que je ne retrouve plus sur les champs de la Foire du Midi : Electro-Spin, un top scan de Mondial.

Ça fait des années que je rêve de tester cette machine à retourner le bide, mais jamais vraiment eu l’occasion (depuis que je suis un parcfan assumé), je ne raterai pas celle-ci.

Comme ce fût le cas pour tous les parcs à l’exception de Six Flags Great Adventure, le parc s’annonce rempli, principalement par des cars entiers de groupes d’adolescent(e)s issu(e)s de sectes sataniques de quelconque horizon. Jusqu’ici, sauf pour Six Flags Magic Mountain où nous n’avons pas laissé « la chance » nous guider, nous nous en sommes bien tiré dans de telles situations, pas de quoi stresser.

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Lequel est le plus menaçant, le ciel ou Fury 325 ?

C’est donc détente que nous franchissons détecteurs et tourniquets, passant tantôt par la Caroline du nord, tantôt par celle du sud étant donné que le parc se trouve pile-poil sur la frontière entre ces deux états (une stèle l’illustre sur la place devant l’entrée).

Notre premier stop est le traditionnel passage par les waters, à croire que la voiture a un effet diurétique sur certaines personnes (juste un petit trente minute de route ce matin). Chacun son truc, hein.

Je ne vous la ferai pas, d’office que nous commençons recta par Fury 325. Déjà bien observé depuis les parkings, le duo de couleurs et les trains sont magnifiques ! De plus, comme vous avez certainement déjà vu cette fameuse photo, les ingés chez B&M se sont fait un petit plaisir (c’est la légende qui le dit) avec la section qui fait effet de demi-tour, qui, prise sou le bon angle de vue a la forme d’une clé de sol (mais nous ne le verrons qu’à la sortie, et pas du meilleur point de vue).

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Je me demande ce que cache cet arbre…

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… un gros lift, une grosse zone de freins, et plein d’adeptes de la secte des t-shirts fluos

La file ne se constitue que d’une section de zigzag avant les escaliers, les trains se suivent, ça ne devrait pas prendre beaucoup de temps. Il y a cependant une zone dans la file qui semble interminable, sur la ligne droite avant les escaliers, qui longe le début du lift. A cet endroit, se trouve le moteur du lift, et ce dernier (je ne sais pas si c’est le seul du genre, je ne pense pas) monte dans les tours dans que le train est pleinement engagé sur le lift.

Qui dit moteur qui monte dans les tours, dit maxi bruit, et quand tu es juste en contre-bas lors de ce changement de régime, tes oreilles saignent… des litres…

Les tympans percés, nous arrivons sur le quais et nous nous installons dans la minute qui suit pour notre premier tour sur Fury.

J’avais abordé la question à la fin du TR sur Hersheypark, et ici elle va vraiment nous suivre toute la journée : est-ce que l’abus du coaster peut nuire aux coasters ? (ndlr: j'ai eu ma réponse, plus besoin de philosopher dessus ;) )

Fury 325 a tout pour être une tuerie, la hauteur, la vitesse, l’esthétique, mais pour nous la sauce ne prend pas. Une fois de plus, c’est comme s’ils avaient fait les énormes bosses une vingtaine de centimètres trop hauts et que tout ce que nous récupérons comme sensation ce sont des Floaters.

Est-ce nous où le monde des Hyper B&M a subit un take-over par Silver Star qui interdit à tout nouvel Hyper de faire mieux que du Floater, et que Shambhala est le dernier à avoir su s’échapper de ce règne de terreur ?

Je comprends l’envie des parcs de faire des attractions imposantes accessibles au plus grand nombre, mais à force je trouve ça vexant…

A nouveau, tout ceci dépend de la réponse à la question qui me hante depuis ma première visite à Six Flags Great Adventure (circa 2006).

Fury 325 n’est donc pas la machine à airtime que j’espérais (pour la section avec bosses), mais le circuit est cool, surtout le demi-tour avec cette petite banked hill (je ne sais pas si ça porte un nom) avant de replonger sous l’allée menant les visiteurs des parkings à l’entrée du parc. MAIS, il est déjà victime d’une malédiction d’un fléau que nous connaissons tous (quand je parlais de sectes sataniques). Habituellement, ce fléau s’abat sur les machines anciennes, lorsque trop grande vitesse = trop de vibration désagréable pour les passagers.

Oui, vous avez le nom du coupable sur le bout de la langue.

Rien que de penser à prononcer son nom vous vous dites « oh non, m**** alors ».

Ce sont… les TRIMS !

Ici c’est un trim qui me fout la rage au ventre. La bonne nouvelle, c’est qu’il est magnétique, donc pas aussi franc que les trims mécanique usuels. Mais il est placé juste dans la montée d’une bosse qui devait rêver à sa conception de produire un bon gros ejector…

S’il y avait eu un point photo juste avant que je ne vois ce trim, et juste après, fort à parier que j’étais plutôt sourire sur la première, mais que je devais tirer une de ses gueule sur la seconde.

Nous passons en coup de vent devant Hurler, qui me semble familier, bien que je ne sois jamais venu ici. Rapidement les liens se font, et ce sentiment est légitime, parce que c’est la copie conforme de qui est devenu (et dieu merci pour ça) Twisted Timbers aujourd’hui. Il n’est pas impossible que nous y jetions un œil dans la suite de la journée.

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Historiquement parlant, c’est cool d’avoir accès à ce qu’était Twisted Timbers, mais ça s’arrête à ce contexte… ou peut-être que non…

Passer à côté de truc semble être notre nouveau truc, parce que nous croisons Carolina Cyclone est son nuancier de couleurs, mais aujourd’hui est jour de bonté et de douceur : je ne compte pas monter dedans, j’ai eu ma dose de vieux trucs douloureux, et je ne l’imposerai ainsi à personne.

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C’est fou qu’il n’y ait même pas un filet entre la corkscrew et l’allée !

Non, moi ce que je veux imposer à celui/ceux qui veulent me suivre, c’est Electro-Spin qui se situe au fond du parc, à la lisière du parc aquatique qui s’étend juste derrière.

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Aaaah ! Un Boomerang sauvage apparaît ! L’esquive est super effective

Pour arriver jusqu’à destination, nous franchissons une ligne jaune peinte au sol, sur laquelle il est indiqué « pas d’alcool à partir de ce point ». Du coup, question : est-ce la proximité du parc aquatique qui veut ça ? Comme quoi c’est tolérable d’être turbo débranle dans le parc, mais hors de question de l’être dans le parc aquatique ? Le parc doit avoir ses raisons, et comme nous sommes sobres et allons le rester, cela ne s’applique pas à nous.

N. ne connaissait pas le Top Scan, mais est directement emballé de le faire. B. sais ce que c’est, et ce n’est même pas la peine d’espérer le voir monter là-dedans. Pas de problème, un petit split le temps de trois cycles, et nous pourrons poursuivre nos pérégrinations à trois.

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Il est bien là, il fonctionne, et nous allons le faire !!

Electro-spin, et tous ses clones par déduction, est une tuerie combinée à une machine à fou rire. Le mouvement de base est simple, un balancement d’avant en arrière, mais quand l’axe de balancement change radicalement d’orientation, nous sommes retournés dans des mouvements qui n’ont plus aucun sens logique. J’avais connu le même genre de sentiment sur les Move-it 32 de la Foire du Midi (être retourné lentement dans n’importe quel sens), et j’ai pris un gros gros pied en retrouvant ces sensations ici. Un must à (re)découvrir.

Au loin nous apercevons qu’un des  Vekoma du parc tourne enfin. Non, ben non, je ne parle pas du Boomerang (Flying Cobras) juste devant nos yeux, mais d’une pièce unique qui motivait cette visite.

Nighthawk, c’est toujours son nom, est le premier Flying coaster à grosse échelle (ouais, il existe un truc obscure aux UK, mais c’est du single rider uniquement), du coup c’est un incontournable.

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En plus, il a revêtu son plus bel apparat, avec sa peinture qui semble toute fraîche

Je suis pleinement conscient que prototype + Vekoma n’est pas toujours le meilleur cocktail (… the El Condor de Walibi Holland… Brrrrrrr), mais tant que j’ai pas testé, rien ne me dit que je ne passe pas à côté de quelque chose de bien (alors que souvent mon instinct me préviens sans vraiment m’en empêcher).   

Le panneau à l’entrée de la file indique deux heures à partir de ce point, ce qui n’est pas des meilleurs signes. Nous nous engouffrons quand même dedans, découvrant un peu mieux le layout que… je connais par cœur d’avoir bavé devant ce coaster lorsque la rumeur d’en voir un arriver à Walibi Belgium était (encore une fois ?) apparue sur la toile (ça remonte à… oh je sais plus, entre quinze et vingt ans).

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Depuis la file, le layout se révèle à nous

La file se présente devant nous, et semble même avancer au rythme du passage des deux trains dans le loop qui se trouve à notre gauche. Sauf qu’à un moment, la file continue à avancer, mais ce n’est plus au rythme des trains, parce que les trains, bah ils bougent plus… Ce qui nous fait avancer, ce sont les groupes d’ados qui évacuent les uns après les autres.

C’est exact, voir c’était à prévoir, Nighthawk vient de tomber en panne.

Bien que l’expérience nous ait appris qu’il n’y a aucun mal à abandonner dans de telles situations, et qu’il est « toujours » possible de revenir plus tard, nous restons dans la file, à observer l’étendue d’eau au-dessus de laquelle sont supposés voler les trains, et constater que les gens restent ges gens, et les porcs restent des porcs…

Je ne sais plus le point de départ de la discussion, mais à un moment donné nous, ou plutôt je me suis retrouvé avec les deux gars devant nous, dont le plus jeune (facilement la vingtaine) semblait vachement enthousiaste à la vue de la réouverture de l’attraction. Et pour cause, il s’agissait d’un duo de parcfans venus de Floride !

Nous avons échangés quelques avis, comme quoi j’étais un peu déçu de Fury 325, que Taron est une tuerie, et surtout que Skyrush possède les pirs lapbars du monde (renommé Skycrush à l’occasion. Le cas des Dueling Dragons à également été abordé, et je leur ai suggéré de test Shambhala pour qu’ils voient ce qu’est – selon mon vécu – un vrai Hyper B&M.

Pour une fois, ils connaissaient la Belgique (attention, ils ont fait un jour sur Bruxelles et Bruges), mais aussi Amsterdam, pour les raisons aussi évidentes qu’elles puissent l’être (le père racontait qu’il avait visité la maison d’Anne Franck après s’être chargé la tronche de space cake, et que c’était pas une de ses meilleures idées…)

Arrivés sur le quai, l’opérateur en charge de nous assigner nos rangées split notre néo groupe, et les parcfans Floridiens sont dirigés vers le bout de train, alors que nous sommes envoyés vers l’avant. Nous nous recroiserons probablement au détour d’une autre file d’attente.

Dans notre nouvelle zone de stand-by, nous avons l’occasion de voir la « nouvelle » technique utilisée pour faire passer les trains de position assise à la position Flying, et vice versa. Quelle usine à gaz, m’étonne pas que le ride soit tombé en panne, ou plutôt, je suis surpris qu’il fonctionne sur d’aussi longues périodes.

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En dessous de la pièce jaune, il y a un gros piston, et les roues sur l’axe transversal des sièges se logent dans la partie supérieure de la pièce jaune. Celle-ci rentre complètement dans le sol lorsqu’ils abaissent les sièges avant dispatch


Installés dans notre wagon, la première constatation est que le design des vestes des Flyings B&M a fait un bon bout de chemin de son côté et ne ressemble pas à celui de Vekoma (ici, il faut fermer les parties gauche et droites un peu comme la sécurité papillon sur ). Ensuite, toujours en comparaison avec ce que fait B&M, la transition Sit-Down vers Flying est bien plus brutale, et honnêtement, la position allongée sur le dos n’est pas des plus confort (mais avec le temps – sur les freins de fin de parcours – il est possible de trouver ses marques et d’être un peu plus à l’aise).

Autre petit souci d’être sur le dos, s’il fait suffisamment beau, le soleil aveugle complètement sur la durée du lift, et ne donne pas envie d’ouvrir les yeux sur le parcours dans les overbanked turns ou dans les partie sur le dos.

Avec tous ces défauts, ce coaster doit-être un enfer, non ?

Pas vraiment en réalité. Pour un vieux Vekoma il n’est pas si violent que ça, les changements d’orientation (ventre vers le sol ou ventre vers le ciel) sont nerveux sans être brutaux, le loop est intense (similaire au Pretzel, mais inversé) mais j’y ai senti de légères douleurs dans la poitrine à chaque passage (pas insurmontable), et les vrille sur le dos, mais tournées vers l’intérieur, c’est ultra étrange !

Nighthawk n’a pas la qualité reconnue des Flying B&M, mais c’est une pièce historique qui mérite pleinement d’être testée.

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Pour une fois, je trouve que l’enchaînement banked turn into corkscrew n’est pas trop mal dessiné

Maintenant que nous avons fait le grand turquoise et vert, le gros jaune et bleu étrange, nous nous devons de faire le grand tout rouge. Et oui, Carowinds est un de ces parcs avec deux Hypers, pour une double dose de plaisir… ou de déception. Un bon First Row de derrière les fagots nous fixera rapidement sur la question au sujet d’Intimidator.

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Parce que nous à Carowinds, nous aimons les gros lifts

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Et les gros ventilos !

L’ennui de la Front Row, c’est qu’il nous est impossible de ne pas anticiper la déception en voyant ces affreuses choses qui ont ruinée les chances d’ejector sur Fury 325 : les trims.

C’est exactement la même limonade que sur Fury 325, il y a ce qu’il faut pour qu’il envoie du steak, mais la présence, et utilisation des trims fait qu’il se limite à de simple floater qui font dire que les gaussiennes ont été calculées avec une quinzaine de centimètre en trop…

Après, pour ceux qui n’ont pas besoin de plus, Fury 325 et Intimidator sont deux tueries incontestables. Et j’espère qu’il y a des visiteurs qui apprécient ces rides pour ce qu’ils sont (vu leur succès, mes espoirs ne sont pas vains).

Les coasters moux du genou ça commence un peu à nous agacer, encore plus quand ils pourraient facilement ne pas l’être, et il y a un style qui ne nous a pas encore abandonné point de vue sensations : les Inverted.

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Huhuhu, non ce n’est pas celui-là, mais je pense qu’il n’est pas mauvais dans sa catégorie

Lucky us, le parc possède Afterburn, un Inverted custom de B&M avec un Batwing (ce qui est plus que rare sur ce type de coaster).

Nous passons devant l’énorme logo du ride avec un gros n’avion, et contournons le bâtiment à la recherche de l’entrée de la file d’attente.

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Sérieusement, c’est évident que l’entrée est là, juste à gauche…

Bon, pas de file sur le côté droit, regardons derrière au cas où, mais vu que nous sommes au bout du parc, ce serait vraiment étrange… rien, non plus… il nous reste le flanc gauche et… le chemin qui était droit devant nous.

Ah, il y a bien les barrières typiques des files sur ce côté, et si nous les suivons nous arrivons vers… le chemin d’où nous sommes arrivés. Quelle bande de truffe nous sommes.

Ouf, pas grand monde dans la file pour être témoins de notre bêtise, ce qui est aussi synonyme de ride quasi immédiat.

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Tirons profit de notre bêtise, et immortalisons la bête

Ce n’est pas la première fois que nous assistons à la scène, mais je suis certain que c’est arrivé dans Afterburn, les employés qui contrôlent la taille d’un visiteur avant de le laisser monter ou non dans l’attraction. Lors de ma première visite à Six Flags Magic Mountain, j’avais été un peu refroidi de voir qu’un employé laissait passer un(e) gamin(e) qui était clairement en dessous de la taille requise (pas vingt centimètres non plus) pour Colossus. Ici le visiteur en herbe avait la taille requise, mais nous avions assisté dans un précédent parc à un refus, ce qui avait « dégouté » N., mais qui m’avait « satisfait ».

Ne vous y trompez pas, je n’ai pas de plaisir à voir un enfant se faire refuser une attraction après avoir fait de la file « juste » parce qu’il est trop petit. Déjà quelle idée foireuse de faire ce contrôle en fin de file et non en début (maintenant beaucoup de parc installent les machines qui distribuent des bracelets de couleur en fonction de la taille, plus facile et rapide à contrôler), mais aussi en tant que parent devoir refuser à sa place, puis surtout devoir gérer son enfant qui doit être en grosse déception, ça doit vraiment être pas cool.

Ce qui me satisfait ici, c’est simplement que cette restriction de taille est une consigne de sécurité, ni plus ni moins. Les parents qui font le forcing et s’énervent sur les opérateurs, qui oui jouent les buzz-kill, mais ne font que leur boulot, parce que leur bambin ne respecte pas les critères de sécurité sont des pourritures qu’il faudrait remettre en place avec menace d’expulsion du parc s’il n’y a que ça qui leur fait comprendre…

Les opérateurs ne prennent pas plaisir à « gâcher » les journées des enfants, et si l’adage veut que le client est roi, cela ne l’autorise pas à être con.

‘fin bref, revenons à nos fins de file d’attente et nos loopings.

Afterburn est une bonne machine, ni trop longue, ni trop courte. J’ai juste été surpris, et pas de la bonne manière, par le dernier Flat Spin avant la courte spirale qui termine dans les freins de fin de parcours. Difficile de dire quelque chose de plus dessus en fait, parce qu’en dehors de la présence du Batwing, le reste est « classique » et pas évident à mettre en mot. Pour ceux qui ont eu la chance comme moi de le tester, c’est comme un mini Montu.

Continuer après un coaster difficilement explicable par écrit, rien de tel qu’une pause miam. Nous n’avions rien repéré sur nos trajets, ce qui fait que le premier shop sur lequel nous tombons sera celui où nous graillerons.

Pas de bol, nous sommes tombés sur Chick-Fil-A, et ce n’était vraiment pas terrible. Ok les autres parcs c’était burger sur burger (avec du pimp burger de temps en temps), mais là c’était vraiment rikiki, c’était fade…. c’était le low-end du fast-food.

Au moins nous sommes fixés et nos estomacs sont remplis pour la suite. Comme avec nos mini burgers poulet nous avons des maxi boissons, le truc c’est de faire un peu de file pour pouvoir terminer nos boissons tranquillement. Boo Blaster on Boo Hill fera très bien l’affaire, puis faire « pew, pew, pew » c’est rigolo.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/HGnR19.jpg) (https://imageshack.com/i/pnHGnR19j)
Non mais je l’ai vue sur Immoweb, l’intérieur laisse un peu à désirer

Ce que nous ne savions pas c’est  que Boo Blaster on Boo Hill c’est du low tech « pew, pew, pew » avec du laser vert à la sortie du gun, et que c’est plus efficace de rester le doigt enfoncé sur la gâchette, plutôt que de tirer tous les coups… Ce n’était pas une cool séance de « pew, pew, pew », je vous le dis…

Si les Hypers vont par deux à Carowinds, c’est aussi le cas pour les rides où qu’est-ce qu’il faut tout dégommer. Le deuxième exemplaire se trouve être une licence de jeux-vidéo (dont j’ai retourné l’entièreté du premier opus… plusieurs fois…) : Plants vs. Zombies™ Garden Warfare 3Z Arena.

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Je ne vois pas la 3D, mais la 3Z ?!

Après cinq minutes à attendre derrière la porte de notre rangée, le temps que la séance précédente se termine et que la file gonfle un peu, et il nous est demandé de chevaucher notre monture en choisissant notre camp. En carence de léguminides, nous prendrons part au combat du côté des plantes.

Installés sur nos sièges / poney sans tête (l’intérêt de ce type de siège ?), une voix d’opératrice nous annonce à haut volume que la 3D, faut pas compter dessus… Ha, vous l’avez mauvaise vous tous qui pouvez voir la 3D, hein !? Bienvenus dans mon monde les gars.

Les lumières se coupent, un rapide récapitulatif des règles nous est présenté, et BLAM, c’est la guerre. L’ennui c’est que la première guerre qui commence, c’est celle entre l’endroit visé avec le gun, et de trouver où sur l’écran se trouve le hit (avec son numéro dedans). Au dernier rang, ce n’est pas pratique car tout petit, mais aussi parce que les guns tirent n’importe où ! Heureusement le shift est constant, mais ça montre un peu la limite de la technologie, ou peut-être le manque d’entretien de l’attraction (ça doit se calibrer ce genre de truc).

Malgré ça, j’ai bien trippé sur ce jeu interactif. Et pour les sièges bizarres, quand un gros Zombie vous fonce dessus, celui-ci se cabre et vous êtes K.O. pendant quelques secondes, avant de recommencer les « pew, pew, pew ». En plus, pour une fois j’ai réussi à faire péter les scores, bien qu’à la fin du match je ne serai que deuxième :C et que le système qui devait mettre en valeur les trois meilleurs joueurs ne fonctionnait pas :C

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/n0c0B0.jpg) (https://imageshack.com/i/pmn0c0B0j)
Mon petit moment de victoire ;_;

Pour une fois que je gère un peu, je vais devoir me la jouer humble par manque d’entretien de technologie… FUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU…..

Consolation, un gamin en sortant m’a tendu la main après la partie pour faire genre GG, et même si son pote m’a dit « nan, ne lui sert pas la main, il était dans l’autre équipe », je ne me suis pas privé… Mes deux secondes de gloire T_T

Traditionnellement, nous en arrivons à notre phase de reride des attractions avant de quitter le parc. Nous ne pouvons déroger à la tradition, mais ici nous y ajoutons un twist en ajoutant des attractions que nous ne voulions pas forcément faire, mais que tant qu’à passer à côté de, autant y jeter un œil.

Tout d’abord, c’est un nouveau run d’Intimidator en queue de train, qui se soldera par un ride similaire au premier, la vue et le vent en moins fatalement. Satané trims !

Ensuite, c’est au tour de Nighthawk de passer par la case deuxième tour. Bon pas moyen de vous dire si le changement de place dans le train influence quelque chose dans le ressenti du ride, nous avons été contraints de retourner exactement au même wagon. Si le loop est resté un brin douloureux pour moi, je pense avoir tiré ma leçon pour le positionnement dans le train (que j’ai totalement perdue à ce jour) pour avoir moins de gêne dans les zones sur le dos, et surtout dans les deux Corkscrew.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/ZuUx8S.jpg) (https://imageshack.com/i/plZuUx8Sj)
En fait, oubliez la Remarque sur la peinture, il est plutôt cracra à certains endroits

Première pause pour tester quelque chose de nouveau, et je ne m’attendais pas du tout à ce que N. nous suive là-dessus. Carowinds possède lui aussi un exemplaire de coaster en voie d’extinction, les Stand-Up. Vortex est je pense le deuxième Stand-Up coaster jamais fait, et date quand même de nonante-deux… Ce qui annonce de la douleur, soyons francs.

En faisant Green Lantern à Six Flags Great Adventure, je disais qu’il faudrait couper le ride en deux pour que la dose de douleur soit divisée par deux, et que le ride repasse sous le seuil de tolérable/acceptable pour la plupart des gens. Bingo, Vortex est tout petit, ça devrait le faire.

Oh que je me suis trompé.

C’est un concentré de douleur en taille réduite…

C’est tout…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/QsLtx6.jpg) (https://imageshack.com/i/pmQsLtx6j)
Un petit aperçu de douleur

Et je remercie N. d’être venu avec nous alors qu’il savait dans quoi il allait, et qu’il avait officialisé son mépris pour cette catégorie de coaster.

Du coup, restons dans un monde de douleur et souffrance, et allons voir le tas de bois non loin de Fury 325.

Un-twisted Timbers, enfin appelons-le par son nom, Hurler porte superbement bien son nom pour les francophones. Et je lui ajouterais bien le sous-nom de douleur. J’exagère un peu, les trains sont capitonnés de gros coussins dans tous les sens, ce qui je pense amorti beaucoup des vibrations, ce qui évite qu’Hurler ne soit une réelle machine de torture.

Elle n’était pas encore arrivée, et il n’était pas imaginable de la manquer, c’est la séance tour de chute libre. Si habituellement le split entre N. et moi d’un côté, et B. de l’autre se fait sans discussion, ici nous avons un peu essayer de chauffer B. pour qu’il nous accompagne parce que la tour Drop Tower est toute petite (mesuré par des gamines dans la file, douze secondes depuis le début de l’ascension jusqu’au retour au niveau du sol).

B. restera sur terre ferme finalement, le temps d’une panne expresse et de notre cycle. Avec nous, il y a un black et sa copine, qui lui a mieux joué son coup pour convaincre la nana de grimper avec lui alors qu’elle ne veut pas. C’est ce qu’il croyait parce qu’elle s’est assise et a fermé sa sécurité, mais lors du contrôle elle demande d’être libérée, délivrée, parce qu’elle ne supporte pas l’idée de faire l’attraction.
Ah, de peu…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/vvHTtx.jpg) (https://imageshack.com/i/povvHTtxj)
La contre plongée, rendre impressionnant les plus petits à moindre frais

Encore trois sessions de rerun, à commencer avec Fury 325 pour lequel je note que c’est toujours mou, mais que le quota de floater/airtime non-ejector est plus important que ce que j’en avais tiré la première fois (c’est comme le vin, il se bonifie avec le temps, et moi je suis moins chieur… nan ça c’est de la fiction). Oh et puis, c’était l’occasion de voir une des plus jolies opératrices que nous avons eu la chance de croiser lors du trip (Lindsey, si tu parles français et que tu me lis…comment ça probabilités négatives !?).

Je ne peux passer sous silence le comportement de deux adultes responsables de groupes d’enfants/ados (donc en leur présence, où la première bien avancée dans la file fait signe à l’autre qui vient de rentrer dans la file de venir les rejoindre. La deuxième refuse d’abord, mais l’autre insiste, et comme si de rien était, la deuxième accompagnée de sa quinzaine de gosses coupent sans gêne la file parce que « nous sommes un peu du même groupe, vous comprenez ». Je regrette vraiment de ne pas avoir applaudi de manière sarcastique et d’avoir félicité ces accompagnatrices pour le magnifique exemple donné aux enfants…

Ensuite c’est Electro-spin que N. et moi referons, qui est vraiment mon gros coup de cœur du jour. C’est pas la meilleure attraction du parc hein, mais point de vue retour sur attente, c’est celle qui a pris la tête.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/qvgCTQ.jpg) (https://imageshack.com/i/poqvgCTQj)
Seul endroit où il est bien de s’entendre dire « c’est lent »

Et enfin, un petit fix de sensations pour finir la journée, avec un dernier ride sur Afterburn en dernière rangée. Comme toujours, le sentiment d’être poussé en sortie des loopings est remplacé par celui d’être tiré à mort lorsque le train passe le sommet du looping, et bonus charisme, je n’ai pas eu le petit snap désagréable de la Flat Spin.

Avouez, si je terminais la journée sur ça, ce serait un peu trop idyllique, et un peu simple non ?

Rassurez-vous, notre journée n’est pas vraiment finie. En effet, lorsque nous sommes verrouillés dans le train d’Afterburn, l’opérateur annonce que « ça va très bientôt tomber, mais pas de panique, vous ne serez pas concerné, par contre moi je vais prendre ». Euuh ouais mais là je vois que le ciel est entre gris et noir, et surtout que je suis coincé dans un train d’acier qui va faire un parcours acrobatique pendant une bonne minute au moins… S’il commence à dracher dans dix secondes – ce qui est totalement possible – non seulement nous serons trempés, mais en plus le ride va être une purge.

L’opérateur a finalement le nez fin, car pas une seule goutte de pluie n’est tombée jusque-là, mais à peine nous quittons l’escalier de sortie de la gare que des trombes d’eau se déversent sur le parc.

Nous trouvons abris juste à côté sous un tout petit auvent qui nous maintient tant bien que mal au sec, et nous avons en face de nous des gens sous un arbre qui n’ont pas tout à fait la même chance que nous.

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La pluie n’arrête pas l’élite aérienne…

A un moment donné, la mère de famille d’en face lance le mouvement à ses enfants de « allé, nous y allons, bravons la pluie », mais au moment où elle pose le pied au sol (elle était un bord d’allée, hauteur de trottoir quoi) elle se viande magistralement en plein milieu de l’allée inondée par la pluie, à cause de la perte d’adhérence de ses slashs.

Ce n’est pas une fierté, plutôt une honte d’égoïsme, mais personne n’a bougé dans notre abris pour l’aider, préférant rester au sec, lui demandant quand même si elle allait bien et si elle ne s’était pas trop salement croûtée (y avait moyen de finir avec une cheville foutue ou bien un bras flingué). Heureusement, elle se relève sans trop de peine et est ‘juste’ trempée.

Nous restons calfeutrés pendant une bonne demi-heure, et lorsque que notre prophète météorologique N. annonce enfin une éclaircie, et que celle-ci se pointe, nous tentons la percées jusqu’à la voiture dans laquelle le chauffage va tourner pour nous sécher.

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Il a vraiment du charisme ce coaster

C’est une sortie de parc un peu tristoune, mais comme pour le Yosémite, nous n’avons pas de quoi gérer des vêtements trempés ou même un début de rhume (et il y a un vol transatlantique avec airco 2000 qui nous attend).

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Au revoir Intimidator, au revoir Carowinds, au revoir la drache !


Finalement, nous nous en sommes bien sortis, et le peu d’humidité que nous embarquons avec nous sera comme prévu séché durant l’heure de route jusqu’à Hamptonville, où nous découvrirons notre dixième système de robinetterie de douche différent à l’hôtel.

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Rebonjour la pluie, ça faisait bien trente minutes que nous n’avions plus eu de nouvelles de ta part…

Oui, c’est quelque chose que j’ai totalement oublié de raconté, et nous n’avons pas pensé à immortaliser tous ces systèmes, mais chaque hôtel semblait avoir son propre mécanisme pour la douche, et chaque soir c’était séquence torture pour le premier qui prenait sa douche parce qu’il n’y pigeait rien, et grosse rigolade pour les deux autres qui entendaient le premier se plaindre.


Carowinds c’est selon moi le deuxième gros parc de Cedar Fair, mais je dois poser cette question : il y a du choix, à tel point qu’il y a deux Hypers l’un en face de l’autre. Pourquoi avoir castré les deux avec des trims ? N’était-il pas possible de trimer Intimidator uniquement, et de laisser être la bête que rêverait d’être Fury 325 ?

En dehors de ce choix discutable (et regrettable), je ne peux pas donner de fausse note à ce parc. Il y a du choix, pour toutes les catégories de visiteurs, comme tous les parcs c’est hyper propre, l’agencement est pas trop mal foutu… Vraiment bien.

Par contre après Busch Gardens et dans une moindre mesure Dollywood, la côté thématisation est totalement mis au placard, retour au niveau de Kings Dominion. A défaut, il y a beaucoup de verdure qui reste un des meilleurs cache-misère lorsque le parc n’investit pas dans la thématisation de zones.

Carowinds est une destination à considérer dans un gros trip USA, encore faut-il que sa location géographique soit compatible avec votre trip, ce n’est pas du niveau de Cedar Point / Six Flags Magic Mountain / Six Flags Great Adventure qui aussi mal placés soient-ils, sont les musts absolus pour ceux qui chassent les sensations fortes.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 05 Octobre 2018, 13:27:09
Jour 17 – Route jusqu’à Jeffersonville (mais y a rien dans l’Ohio, Ah si, des guildes d’Amish)

Aujourd’hui c’est détente pour vous (moins pour nous parce que six heures de route c’est pénible, même aux USA). Prenez le temps de reposer vos yeux parce qu’il reste encore deux parcs et un point d’intérêt sur notre trajet, et donc des tonnes de blabla pour conclure sur un « faut que vous testiez » de toute façon.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 06 Octobre 2018, 13:32:47
Jour 18 – Kings Island (maintenant ils sont sur une île ces rois ? avec nos impôts j’imagine…)

Ce parc a failli ne pas faire partie du trip lors des différentes tentatives de mise en place d’horaire. C’était le premier à sauter en cas d’incompatibilité parce qu’en dehors de Banshee et dans une moindre mesure Diamondback, le parc offre plus de redite de ce que nous aurions (et avons) déjà fait à Kings Dominion.

Heureusement, N. a trouvé la solution permettant d’inclure tous les parcs prévus, et in fine a permis la réalisation de ce voyage (pas mal de contraintes d’horaires).

De la même manière qu’à Kings Dominion, notre journée d’attente commence dès les grilles du parc, non pas parce qu’il y a (encore) eu une coupure de courant, mais parce que pour la première (et unique) fois du voyage, nous sommes arrivés avant l’ouverture du parc. Les visiteurs avant nous sont détentes, ils ont naturellement formé des files, j’ai un peu de mal à comprendre ce que les ‘ricains qui viennent faire des parcs en Europe nous envie point de vue « qualité de la clientèle ».

Peut-être que l’enfer n’apparaît qu’en pleine saison battante, parce qu’en dehors de ket’ à Hersheypark et des c*nnasses de Carowinds, pas le moindre souci de visiteurs nuisibles (ouais, peut-être que je rajoute le pey qui ne pouvais s’empêcher de cracher quand nous attendions que la pluie ne passe à Carowinds également). Ne nous en plaignons pas !

A dix heures tapantes, un message dans les haut-parleurs de la zone d’entrée annonce l’ouverture officielle (c’est dit) du parc, et les visiteurs passent un à un les portiques de sécurité.
 
Difficile de ne pas se diriger directement vers Banshee, le gros truc mauve et bleu (chouettes couleurs) directement à main gauche après les validations de billets.

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Parce que tu croyais vraiment être caché discretos derrière le gros pendule ?

Observation sur la route :


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Une grue à côté d’une tour, c’est généralement mauvais présage

La file sur Banshee est inexistante, et nous avons même le luxe de choisir notre place (sauf en Front Row, y a des gens). Direction le fond.

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Nan, cette fois ci nous n’avons pas du faire le tour de l’attraction pour trouver l’entrée

Dès l’installation dans le train, ça se sent que nous sommes dans un Inverted 2.0. Déjà, au revoir les OTSR et bonjour les vestes (mouais…), l’assise est je trouve plus baquet, et en regardant la rangée devant moi (en même temps, c’est nonante pourcents de ma vue pour les trois prochaines minutes), la structure acier des trains a été largement allégée ! Il n’y a plus que deux poutres verticales sur les extérieurs du wagon, contre quatre sur les Inverted classiques (une poutre par siège). Ça fait étrange, mais c’est un bien.

Banshee est un gros coaster, ce qui fait qui permet des manœuvres larges, et rend l’attraction douce comme un agneau. Le hic, c’est que c’est valable pour le côté smooth, mais aussi pour les sensations dans les trois quarts du ride. Le Pretzel Knot est une version élargie et avec croisement des entrée/sortie du Batwing, donc j’approuve cette inversion. Mais celle qui nous a le fait le plus plaisir, en tout cas à N. et moi, c’est l’Inline-twist en fin de parcours, qui offre un gros Hang Time, chose rare dans ce type de coaster.

Très bon choix comme ouverture de journée, même si la barre est plutôt placée haut.

Pas encore de mouvement au niveau de la tour de chute libre, mais je sais pas, cette grue n’annonce vraiment pas une bonne nouvelle. C’est peut-être du bluff, mais restons sur nos gardes et évitons si possible l’ascenseur émotionnel.

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YAY, le Giant Frisbee fonctionne

Dans les files d’attente des parcs Cedar Fair, lorsqu’il y a des télévisions installées, elles diffusent une chaîne fictive en boucle donnant des temps d’attente (fictifs aussi parfois, vu que zéro minutes pour un ride fermé, c’est de la couille ma bonne dame), des petits reportages sur des points techniques de coasters, l’heure, la météo, un trivia game, etc…

A Carowinds, dans la file de Nighthawk N. s’est laissé envoûté par un monstre de bois, et me tanne pour le faire depuis. Maintenant que nous sommes dans le bon parc, je vais pouvoir répondre à sa requête : oui, nous allons faire El The Beast (variante de The El Toro, pour ceux qui ne suivent pas).

Direction le fond du parc, passant à côté de Diamondback, Vortex, Backlot Stunt Coaster sur lequel j’observe que tous les effets fonctionnent au niveau du deuxième Launch, et d’autres attraction qu’il me serait inutile de citer tout comme c’était inutile de citer celles-ci.

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Mais c’est Vegas ici ?

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Bon là ça ne se voit pas vraiment, mais je vous assure que les effets étaient opérationnels

Sur notre trajet, des visiteurs fraîchement arrivés au parc nous apostrophent pour savoir où nous avons trouvé notre carte. B. utilise la carte du niage total pour je ne sais quelle raison, et en les entendant râler que nous ne leur répondions pas, je leur explique gentiment (nous sommes tous dans un parc pour passer un bon moment, pas de boudinage non justifié) où ils auraient dû trouver la carte. 

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A Disney ils ont de gros soucis d’infestation avec des souris géantes, ici ils ont un fat serpent en liberté…

Même chance que sur Banshee la file est encore vide, donc nous embarquons immédiatement pour notre tour à dos de The Beast.

Je crois que ce coaster a été conçu par deux personnes, Jean-Michel ligne droite, et son cousin pas trop éloigné, Jean-Michel tourne à gauche.

Le ride est ultra long, c’est exagéré, et tout se passe dans les bois, nous isolant complètement du monde extérieur. Au sommet de la première descente, où nous avons déjà pris trois minutes pour arriver, c’est un peu le stress vu que vieux coaster + Wooden n’est pas un mix que nous affectionnons, mais sincèrement, le rembourrage du siège fait parfaitement son travail, et le ride passe comme du petit lait.

Le truc fou, c’est qu’après un bon circuit avec de longues lignes droites, nous arrivons sur un lift non pas pour un retour en gare, mais pour refaire un gros bout de coaster sous forme de double spirale (vers la gauche uniquement, merci Jean-Mi) avant de terminer sur une Hill avec une chaîne au cas où le train n’y arrive pas de lui-même (je croyais que le vieux Wooden à Metz était le seul avec ce genre d’artifice).

Deux sur deux, pour le moment nous avons la chance avec nous.

Après une grosse bête au fond des bois (ne pas sortir du contexte), continuons sur le thème des grosses bébêtes avec l’Hyper qui crache de l’eau de temps à autre (c’est bien les Splash Effects sur les coasters).

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SSSSSsssssssssssssss…

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Remember kids, the coaster always win !

Avant que nous montions dans le train, quelque chose d’anormale se passe parce que ça s’active sur le quai, et un des opérateurs court dans un coin, branche un tuyau et retourne vers le milieu du train pour asperger un siège du train. Une petite dose de dégueulis ?

Ça aurait été tellement bien de faire un ‘jamais deux sans trois’, mais Diamondback souffre de la même maladie que Fury 325 et qu’Intimidator, le virus se propage et ici il est vénère : le trim.

Franchement, jusqu’au trim nous avons encore les fesses qui quittent le siège timidement, mais après il n’y a plus rien. C’est exage !

Il faut l’admettre, le thème grosse bestiole ne nous a pas verni sur ce coup… En espérant renouer avec le succès de The Beast, il nous reste l’option thème ‘la forêt’. Un regard sur la carte et le candidat qui colle le plus à cette nouvelle restriction est la nouveauté de l’année passée : Mystic Timbers.

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Non mais honnêtement, y a quoi dans ce shed ?!

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Et pourquoi le train s’éloigne de ce shed ? Tant de questions !!

Ah, de ce côté-là du parc, il y a bien plus de monde, j’imagine que c’est lié à la proximité de toutes les attractions aquatiques et du fait qu’il fait super beau (pas un pet de nuage dans le ciel).

Pour les fous furieux qui ont lu toutes nos aventures jusqu’ici (déjà rien que l’ensemble de ce trip, c’est un exploit parce que j’en suis à cent-et-douze pages sur Word là ici, maintenant) savent que les GCI ne nous réussissent pas tant que ça. Mystic Timbers n’est ni plus ni moins l’exception qui confirme la règle. Probablement plus soft que ce que nous avons fait par le passé, probablement par le nombre réduit de virages (deux grosses lignes droites), et probablement parce qu’ils ont tout focus sur l’atelier en fin de parcours (le « shed », d’ailleurs, what’s in the shed !?), mais celui-ci est passé super bien.

Et ce qu’il se passe dans le shed, reste dans le shed !

La pause de midi n’est pas encore passée, mais nous allons déjà faire une redite. Techniquement parlant, nous allons plutôt faire un produit fini alors que nous avons fait le prototype dans le parc précédent.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/87uZ9H.jpg) (https://imageshack.com/i/po87uZ9Hj)
Il y a un peu plus de serpent, je vous le mets quand même ?

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Oh god WHY ??

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Il y a des Troika dans tous les parcs que nous avons fait, mais celui de Busch Gardens Williamsburg était le plus vivant (l’opérateur faisant crier les passagers après de « 3, 2, 1 », et ça marchait super bien

L’oiseau de nuit est devenu oiseau de feu, avec sa robe rouge et sa file mal fichue sans une zone d’ombre et dans laquelle il nous est demandé d’attendre (jusque-là, logique, c’est le but) à trois-cents mètres de la station (ça devient étrange) alors qu’il n’y a personne dans l’attraction (ok, c’est ridicule).

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C’est là que le Flying commence (et pas dans la douceur)

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/pZAVvD.jpg) (https://imageshack.com/i/plpZAVvDj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/Wse8Pv.jpg) (https://imageshack.com/i/pmWse8Pvj)
Injection d’intensité… et c’est fait

Firehawk est une version plus moderne du Flying de Vekoma, dans laquelle les Corkscrews ont été échangées pour deux In-line Twist, une spirale a été rajoutée à la fin, et le station est un double quai (mais ça ne chage rien au ride). Le système de basculement des trains est identique à celui de Carowinds, apparemment c’était vraiment le point faible de ces deux coasters.

Je préfère cette version à celle de Carowinds, grâce aux changements cités ci-dessus qui ont été apportés au layout. Par contre, je sais que les rangées sont imposées, mais par tous les moyens, évitez la rangée quatre car dans le lift vous serez directement au-dessus des systèmes anti-rollback (les chain dogs, non ?) et les *CLANG* de métal contre métal explosent les oreilles en toute simplicité.

Pour arriver dans la mini zone comprenant Firehawk et Flight of Fear (que nous ne ferons pas), nous sommes passés sous Racer qui ne tournait que sur le côté bleu, mais comme nous avons encore le temps de rider un truc avant de casser la croute, pourquoi pas.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/TWqiTG.jpg) (https://imageshack.com/i/poTWqiTGj)
A quoi je m’attendais… franchement…

Ça prendra un peu moins de temps que prévu parce que durant la file, les employés ouvrent le côté rouge, et nous sommes les premières victimes… premiers passagers de force rouge.

En fait, nous aurions dû nous méfier rien qu’avec le nom de l’attraction. Nous, nous aimons les duelings, les coasters qui se croisent un max et pour lesquels l’intérêt provient parfois plus des interactions ente les trains que par les sensations pures et dures (Twisted colossus étant un des rares qui cartonne sur les deux aspects).  Ici, c’est un racer, donc une course (nous l’avions vu au layout, idiots mais pas demeurés que nous sommes) et pas une confrontation, donc niveau interactions c’est zéro pointé.

De plus, si nous sommes lâchés de la station en même temps que le train adverse, leur lift doit avoir eu une récente transfusion de sang de sportif russe (blagounette de dopage, huhuhu) alors que le nôtre a reçu une injection de sang de paresseux, du coup, même pas de course en fait… Conclusion, c’était une perte de temps.

C’est finalement l’heure de nous sustenter, et le Subway d’à côté nous fait de l’œil. Ok ce sera facilement le cinquième du voyage, mais ça nous ira parfaitement (addicts au Subway…). Ce qui fait moins plaisir, c’est qu’ils ne servent que des demi-pains, au prix non concurrentiel de huit dollars. Ça refroidi lourdement…

Nous sommes d’accord pour dire que c’est une peu beaucoup de l’encule, mais le Subway reste une valeur sur point de vue goût (j’irai peut-être pas jusque qualité) et quantité. Il nous faudra bien vingt minutes pour avoir nos commandes, parce que nous prenons deux morceaux (identiques) pour confectionner un vrai sandwich, mais aussi parce que les vendeuses ont l’air totalement défoncées… Et je vous raconte pas leur tête et la galère que ça a été quand à la question « qu’est-ce que vous voulez comme légumes », nous répondions « tout ». A mon avis, ça ne leur arrive pas souvent, et elles étaient limite en panique (surtout pour refermer le pain vu qu’elles avaient été généreuses, ce qui est un bon point).

Un truc qui m’agace dans tous les shop de bouffe de parc que nous avons fait, c’est qu’il n’est pas possible d’avoir une grande quantité d’eau. Ça n’est pas envisageable pour eux je pense (je me rends compte que c’est peut-être la même chose en Europe… je ne sais pas).

Si tu veux de l’eau, tu termines d’office avec une petite bouteille (ou deux, si tu choisis la promo), mais si tu prends un drink à la fontaine, tu n’as droit qu’à du soda ultra sucré. Je pensais naïvement, mais vraiment naïvement, qu’en prenant un jus de citron Minute Maid j’allais limiter les dégâts (pas non plus un vrai jus de citron), mais trop pas. Je n’ai jamais bu autant de sucre en un gobelet de ma vie…

Techniquement parlant, c’est quand même ultra simple de dévier une ligne de flotte dans la machine à soda, et de réserver une option pour que les gens puissent se servir d’un grand verre d’eau, même au prix du soda….

En crise d’hyperglycémie inévitable, nous retournons du côté de l’entrée du parc pour compléter notre check-list d’attraction autour de Banshee.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/c5oEhP.jpg) (https://imageshack.com/i/plc5oEhPj)
C’est ça aussi, Banshee

Premier dans la liste, Delirium, le Giant Frsibee de Huss, qui nous fera la même blague que le mini Delirium de Kings Dominion avec un mauvais placement en station résultant en une mauvaise position lors des passages à amplitude max. Dommage.

En deuxième, ça aurait dû être la tour de chute libre, mais il y a eu un petit peu d’évolution à son sujet, et maintenant la nacelle (ou du moins son support lift) est à mi-hauteur, la grue est déployée, et deux peys semblent bosser là-haut, avec zéro protection au niveau de la tête (et le soleil cogne !).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/tguK1N.jpg) (https://imageshack.com/i/potguK1Nj)
Des gens qui bossent sur une tour de chute libre à l’aide d’une grue, c’est définitivement un mauvais présage

Passons directement au numéro trois avec le Suspended Arrow qui est vraiment perdu au fin fond d’une allée. En fait, lorsque nous sommes devant le panneau de The Bat (et le ‘the’ est légitime), nous ne comprenons pas quel chemin devons-nous prendre. Au pif, prenons celui juste à droite de l’affiche, nous devrions voir rapidement si nous sommes dans le bon ou non.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/5i3t2i.jpg) (https://imageshack.com/i/pl5i3t2ij)
Bon. Gauche ? Droite ? Tout droit ? Abandon ?

Rapidement n’est pas le bon terme, parce qu’il nous saura fallu un bon cinq minute pour apercevoir une gare au loin, et sur notre trajet nous avons croisé des restes de parc à bœufs intriguant ce qui n’aide pas.

Finalement, notre instinct est le bon, et nous arrivons à destination.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/sND2Gj.jpg) (https://imageshack.com/i/posND2Gjj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/SbBs0n.jpg) (https://imageshack.com/i/plSbBs0nj)
Je sais que ce n’est pas un must, mais il ne fallait pas l’exiler pour autant…

N. trouve The Bat totalement inutile, je ne serai pas aussi drastique. Comparé au dernier fait en date, Air Race, y a quand même plus de pêche ici, sans pour autant que l’inconfort prenne totalement le dessus. Maintenant je le rejoins un peu sur l’idée que les Suspended n’ont plus vraiment lieu d’être à notre époque.

Les Inverted, via leur classe Junior/Family sont d’efficaces remplaçant, même si ce n’est pas la même chose (pas de swing sur les Inverted). Il ne faut pas non plus démonter et détruire les derniers Suspended restant, ça fait partie de l’histoire des coasters et si les moyens sont là, autant conserver ces rares pièces d’histoire.

Je trouvais ça pouet-pouet, c’est la définition qui colle, pouet-pouet.

Si je vous parle d’hybride, vous pensez naturellement à un mix Wooden + Steel, comme InvadR par exemple. Après avoir vérifié sur RCDB, vous reviendrez vers moi en me disant «  eh klûût, ils ont pas d’Hybride à Kings Island, de quoi qu’tu nous parles ? » à juste titre.

Ici je parle d’un hybride comme un croisement de deux rides plutôt qu’une utilisation de deux matériaux complémentaires.

Intriguant, n’est-il pas ?

Fermez les yeux, et RCDB, et … mais non, après avoir lu ce qui suit !!

Fermez les yeux, et imaginez un SLC. Ce n’est normalement pas la fête dans votre tête.

Bien.

Maintenant, imaginez un Boomerang. Si c’est la déprime dans vos esprits, vous êtes sur la bonne voie.

Je vais vous demander un gros effort d’imagination à présent, et imaginez ce qui se passerait si un SLC avait un enfant avec un Boomerang.


Argl non, n’essayez pas d’imaginer la conception, bande de gros dégoûtants !!

Et bien le fruit de cette union hors norme se trouve sous nos yeux, et apparemment papa SLC et maman Boomerang ont décidé de l’appeler Invertigo.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/EeiZFP.jpg) (https://imageshack.com/i/poEeiZFPj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/qplSYF.jpg) (https://imageshack.com/i/plqplSYFj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/Fwq2A5.jpg) (https://imageshack.com/i/pnFwq2A5j)
De loin, de l’entrée, de la gare

La première fois que j’avais eu connaissance de ce coaster (via photo d’un ami qui avait été aux USA quand j’étais ado), je pensais que les sièges dos à dos pouvaient tourner autour de l’axe du gros cylindre les joignant (ça avait l’air d’être un cylindre… j’ai commencé l’alcool jeune). Avec l’arrivée des internets, j’ai rapidement compris que je m’étais bien emballé là-dessus, mais je restais curieux de ce que pouvait être comme expérience un Inverted Boomerang.

Grand fan des Giant Inverted Boomerang (GIB), j’étais partagé sur l’idée que je m’en faisais. D’un côté il y a le fait que ce soit le croisement SLC / Boomerang qui ne vend clairement pas de rêve, et de l’autre il y a la version mini du GIB (bien que le GIB soit arrivé bien après l’Inverted Boomerang).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/KKIgly.jpg) (https://imageshack.com/i/poKKIglyj)
Comme sur l’ancien [Déjà Vu[/b] de Six Flags Magic Mountain, il y a des portes entières pour empêcher les visiteurs de s’approcher de la voie

Ne restons pas dans le flou, et vérifions par nous-même.

Lorsque nous nous installons dans le train, il est clair que nous ne sommes pas dans un B&M dernière génération parce que les sièges manquent pas mal de confort. Et surtout, c’est le retour des gros OTSR gifleurs des SLC.

Ô oui, c’était vraiment une bonne idée de faire Invertigo.

Il y a quand même quelque chose qui est sympa par rapport aux autres versions des Boomerangs, c’est qu’en dehors des sièges de tête, et de queue, les passagers sont deux à deux en vis-à-vis, donc celui qui ne ferme pas les yeux en priant de ressortir entier ou simplement vivant, à le bonus de voir la tronche que font ses voisins d’en face. C’est rigolo de voir les gens crispés du visage en live…

A la sortie, le verdict tombe, et c’est unanimes que nous déclarons qu’Invertigo est loin d’être la torture qu’il aurait pu être avec de tels parents. Si nous n’avons eu aucune hésitation (sauf B.) à éviter les Boomerangs, je suis content d’avoir testé cette variante, et je vous encourage à la tester si vous en avez l’occasion (ce sont des encouragements, hein, pas une obligation).

Nous sommes à notre avant dernier parc et il y a quelque chose que nous n’avons pas encore fait : une pause bière. Aussi simple que ça. Oui j’ai eu une choppe avec mon délicieux repas (remarquez comment je ne parle pas de bouffe) à Busch Gardens Williamsburg, mais jamais nous ne nous sommes posés pour nous en jeter une.

Comme il fait chaud sans vent, et que nous sommes déshydratés (hum… ça c’est pas une bonne excuse je crois), nous remontons l’allée vers Racer parce que j’y avais repéré des parasols Goose Island (qui fait une bière pas dégueu).

Bonne nouvelle, c’est bien un bar, mauvaise nouvelle, il n’y a qu’un barman bien lent qui doit gérer les clients qui achètent à emporter (comme nous), et les piliers qui semblent ne pas être à leur première pinte.

Ça prend une plombe, mais finalement nous obtenons nos bières et trois verres d’eau froide offertes par le parc car il fait chaud (bonne initiative, je pense que les autres parcs en font autant).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/UpLcn3.jpg) (https://imageshack.com/i/pnUpLcn3j)
Cette photo me donne envie d’en ouvrir une… NAN je n’ai pas de problème avec l’alcool

Ah non, quelque chose bloque, nous lui avons tendu nos papiers d’identité, mais nous n’avons pas de code-barres qu’il peut scanner pour valider nos âges (et encoder manuellement ne semble pas une option). Ni une ni deux, le barman emprunte la carte d’identité du pilier à côté de nous, et nous pouvons enfin nous poser.

C’est dans cette file que j’ai un peu plus compris l’hypocrisie autour de la vente d’alcool. Pour un client avant nous, le barman lui a demandé de retirer ses lunettes de soleil lors de la vérification de la carte d’identité (qui avait une gueule de toxico de quarante balais). Le mec s’exécute sans broncher mais demande pourquoi, ou fait une petite remarque pour rire (pas important), et le barman explique qu’il est filmé durant tout son shift, et s’il ne demande pas aux gens de retirer leurs lunettes de soleil ou accessoire pouvant cacher une partie du visage (bon ok, pas beaucoup d’écharpe aujourd’hui), il risque tout simplement de se faire virer !

Si je rattache ça à ce que j’avais lu en Californie vis-à-vis de la vente d’alcool en grande surface, je comprends mieux tout le fromage qu’ils font – comme à Walmart – tout simplement parce qu’ils risquent autant, voir plus que celui qui achète et consomme sous l’âge limite. Je ne sais pas si c’est la solution pour l’alcoolise juvénile, mais c’est une solution…

Sinon, pour en revenir aux bières, je suis excessivement déçu de ma Goose Island IPA. J’en avais goûtée une ici à Louvain la neuve qui était vraiment bonne, mais là, coupée à l’eau et pas vraiment de trace de houblon… En revanche, B. a eu le bon flaire de tester quelque chose d’inconnu (et j’ai hésité, zut), parce qu’il a pris une Christian Moerlein IPA à l’orange sanguine qui, du peu que je l’ai goûtée, était vachement bonne ! Amateurs de, ne vous faites pas avoir !!

Nous ne ferons que deux redites dans ce parc parce que la journée fût exténuante avec la chaleur (et qu’accessoirement nous en sommes à huit parcs), à commencer par Banshee placés au milieu du train. Le niveau de sensation augmente considérablement, mais en contrepartie la confort chute avec l’arrivée des vibrations (pas dramatique, mais notables).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/30O9Hu.jpg) (https://imageshack.com/i/po30O9Huj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/selSsn.jpg) (https://imageshack.com/i/plselSsnj)
In memoria

Avant de faire la seconde, B. et moi abandonnons N. une dernière fois pour faire du old school douloureux made in Arrow : Vortex.

Pour faire court, vous devez juste savoir que Vortex est haut, long, et contient pas moins de six inversions.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/BbIsai.jpg) (https://imageshack.com/i/poBbIsaij)
Six inversions… et une longue spirale bien compacte au programme

A force de nous imaginer le pire, nous arrivons toujours à sortir étonnamment indemne des Arrows… Serions-nous de mauvaises langues ? Mais honnêtement, ce dernier de notre trip fût plus difficile que les autres.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/PFkdM4.jpg) (https://imageshack.com/i/plPFkdM4j)
La photo n’est pas aussi explicite que voulu, mais je trouvais qu’il y avait trop de rail pour une section Transfer Track

Dernière attraction de la journée, celle de trop pour N. qui était pourtant celui qui souhaitait initialement le rerun (jusqu’à ce qu’il voit la file) : The Beast.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/edG3St.jpg) (https://imageshack.com/i/pmedG3Stj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/WTkzZz.jpg) (https://imageshack.com/i/plWTkzZzj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/d4qM2L.jpg) (https://imageshack.com/i/pod4qM2Lj)
Toi aussi tu es tout beau

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/SLskI2.jpg) (https://imageshack.com/i/pmSLskI2j)
Enfin un logo avec vue dégagée

Non seulement il y a déjà de la file, mais une fois que nous quittons le premier parc à bœufs pour arriver dans la dernière ligne droite avant la station, les opérations stoppent et une annonce micro nous prévient que finalement, ils vont remettre le deuxième (troisième ?) train en service, et que donc ça va cycler à vide… huhuhu, tant pis pour vous, huhuhu…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/WhDnRM.jpg) (https://imageshack.com/i/poWhDnRMj)
Qu’est que nous avons eu le temps de regarder cette gare…

Il aurait été trop facile d’abandonner, mais nous assumons notre choix jusqu’au bout, ce qui finalement fût un mauvais choix. En dehors de notre état de fatigue, je ne sais pas mettre le doigt sur ce qui pourrait avoir une lourde influence sur un tel phénomène, mais la douce bête de ce matin qui était toute rigolote, c’est devenu un monstre dégueu insupportable.

Nous avons subi ce dernier tour sur The Beast.

Sur cette mauvaise idée, nous ne traînons pas à quitter le parc et retrouver notre véhicule, pour nous hydrater, mais aussi parce que nous avons plus de deux heures de routes jusqu’à Galion, ce qui nous permettait de ne pas devoir faire trop de route le lendemain matin, jour de notre dernier parc.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/En33v7.jpg) (https://imageshack.com/i/plEn33v7j)
Bye les insulaires, demain nous allons visiter votre grand, très grand frère


Vu leurs similitudes, je pourrais faire ma feignasse et reprendre ma « conclusion » sur Kings Dominion et l’utiliser pour Kings Island. Bon en même temps je pense que toutes mes conclusions se ressemblent à mort, sauf celle d’Hersheypark qui est un peu plus rêche.

Malgré la mollassonne-itude de Diamondback, le néant d’intérêt de Racer, les deux clones et la mi teinte de The Beast (oui ça fait beaucoup quand même), Kings Island est loin d’être un mauvais parc. J’admets que dans un trip qui inclus déjà Kings Dominion, c’était peut-être pas nécessaire comme visite, mais comme cela ne nous a rien coûté (dans le sens pas de sacrifices pour pouvoir le faire), aucun regret. De plus, il existe un ticket combo pour King Island et Cedar Point à n’importe quel date sur l’année à soixante-sept dollars !

Maintenant, si je devais choisir ente Kings Island et Kings Dominion car impossible de faire les deux, je choisirai Kings Dominion. Banshee était vraiment bon, Invertigo est une bonne surprise, et Mytic Timbers le Wooden le plus confort que nous ayons fait, mais de l’autre côté c’est Intimidator 305 avec une brouette de G dans la gueule, Twisted Timbers qui est un concentré de folie RMC, et même si je n’ai pas pu le faire, Volcano : The Blast Coaster me donne toujours autant envie…
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 12 Octobre 2018, 19:14:33
Jour 19 – Cedar Point (où qu’elle est l’électricité ?!)

Avant dernier jour du voyage, et dernier parc de notre tournée US. Lors de la mise en place de l’itinéraire, en plus de tous mes caprices de princesse, j’avais la requête de placer Cedar Point en dernier dans la boucle de la côte Est, pour maximiser les chances de faire SteVen.

Même consigne auto-imposée que pour tous les autres parcs, hors de question de regarder photo(s) / vidéo(s) des coasters que nous allons certainement faire. Faisant six parcs en first timer, je voulais pousser cette sensation de découverte à son paroxysme, et me rapprocher le plus possible de l’expérience qu’allaient vivre N. et B. (bon N. avait fait Six Flags Great Adventure l’année passée…)

Confiants et chargés à bloc, nous nous acquittons de l’heure et demi qui nous sépare du parc, en  faisant une halte à Sandusky dans un hypermarché pour notre dose de sucre du matin.

Notre route s’achève entre eau et villas de fou, et une petite file de voitures nous indique que nous sommes à destination.

En face de nous, le parc tourne à plein régime, GateKeeper est occupé à gate-keep-er, l’imposant Valravn plonge ses victimes vers le sol sans relâche… Tout s’annonce bien, sauf un petit jaune turquoise sur le côté droit qui est bien silencieux. Wicked Twister nous fait son Volcano, et ne tourne pas. Grumbl… 

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/r8wJl5.jpg) (https://imageshack.com/i/plr8wJl5j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/CVZX1y.jpg) (https://imageshack.com/i/pnCVZX1yj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/tPBaQn.jpg) (https://imageshack.com/i/pmtPBaQnj)
Pas le temps de mettre une légende, je dois faire SteVen

Usant de notre avantage d’avoir tout payé à l’avance et de ne pas avoir de sac, nous nous faufilons à l’intérieur du parc en moins de temps qu’il ne  faut pour écrire cette ligne anormalement longue mais ce n’est certainement pas du meublage pour rendre crédible la formule utilisée au début de celle-ci qui veut vous faire comprendre que ça ne nous a pas demander beaucoup de temps pour être enfin dans Cedar Point.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/nFlCA8.jpg) (https://imageshack.com/i/ponFlCA8j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/YQ8f33.jpg) (https://imageshack.com/i/plYQ8f33j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/tlG9YP.jpg) (https://imageshack.com/i/potlG9YPj)
Les photos ne font pas justice, mais Valravn (nom que je trouve cool) est vraiment imposant, plus que Griffon ou Sheikra

Steel Vengence, appelé SteVen sur TPR (ce que je valide) est la RMC-ification de feu Mean Streak, qui était une purge, mais surtout qui est à l’opposé du parc. De ce fait, la première activité de notre visite c’est une étape de marche de dix à quinze minutes pour arriver aux pieds du monstre qu’est SteVen.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/pdWSJi.jpg) (https://imageshack.com/i/pmpdWSJij)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/scxTKl.jpg) (https://imageshack.com/i/pnscxTKlj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/1fJGNx.jpg) (https://imageshack.com/i/pl1fJGNxj)
Je ne me lasserai jamais du visuel de Millennium Force. Y a pas de thémtisation ou qu’est-ce, mais niveau structure je le trouve vraiment réussi

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/4mCr76.jpg) (https://imageshack.com/i/pm4mCr76j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/GsPwan.jpg) (https://imageshack.com/i/pmGsPwanj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/gu3ZMI.jpg) (https://imageshack.com/i/pmgu3ZMIj)
Encore une bonne partie du Line-up de Cedar Point

La pancarte à l’entrée de la file annonce quand même trois heures d’attente, parce que pour ceux qui ne savent pas, SteVen a perdu sa faculté à tourner à deux trains suite à une petite collision en gare entre les deux trains… et Cedar Point est encore en attente de la solution de RMC pour pouvoir rouvrir à deux trains.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/z96SpN.jpg) (https://imageshack.com/i/poz96SpNj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/odHHhu.jpg) (https://imageshack.com/i/pmodHHhuj)
SteVen sait recevoir ses invités

Là, réflexe un peu bête, je demande à l’opératrice à l’entrée si elle sait comment évolue le temps d’attente durant la journée, et si selon elle il existe une plage d’accalmie. Je pensais obtenir une réponse lambda du genre « je ne sais pas » ou « difficile à dire », parce qu’elle me répond que pour le moment est indiqué trois heures mais qu’il s’agit plus de deux heures trente, que si nous voulons essayer un créneau qui peut peut-être nous être favorable, il faut revenir vers quatorze heures, c’est généralement l’heure de table. Elle ajoute cependant que si c’est note seule occasion de le faire, c’est plus safe d’accepter son destin et de se farcir les hypothétiques trois heures de file.

Je check avec B. et N., ils acquiescent, et nous voici parti pour notre plus longue file d’attente de tout le séjour, Twisted Timbers inclus. Ça ne vous surprendra pas, mais dans la file je me suis senti tout petit au milieu de ce gigantesque coaster (je ne suis pas spécialement grand non plus).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/8c8Ynq.jpg) (https://imageshack.com/i/po8c8Ynqj)
Au début de note file, nous voyons ceci…

Après une heure, c’est le bilan sur l’attente, et nous sommes toujours dans la même zone, dans le parc à bœufs au cœur de la structure.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/4SbHnr.jpg) (https://imageshack.com/i/pn4SbHnrj)
Toujours dans la même zone, mais maintenant nous sommes face à ça !

Lorsque nous quittons cette zone pour entamer la dernière ligne droite avant les escaliers menant à la station, un train terminant son tour passe juste à côté de nous, et un objet volant non immédiatement identifié vient se fracasser sur le sol. Toute la file lâche un « ouch » ou « Oooh » au moment même, et il se trouve qu’un malheureux vient de perdre son smartphone à la toute fin du ride sur SteVen.

Pour lui, ce n’est vraiment pas de bol, et pour nous c’est une petite dose d’effroi parce que ça s’est passé juste à côté de nos tronches, et qu’il n’en aurait pas fallu de beaucoup pour que ce smartphone volant vienne se planter dans la tête d’un visiteur dans la file… Il y a bien des grilles pour empêcher les visiteurs de rentrer dans la zone dangereuse du coaster, mais rien au-dessus de nos têtes (à cet endroit, juste derrière la chicane la file se couvre).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/NzIgSb.jpg) (https://imageshack.com/i/pmNzIgSbj)
Smashed

Nous avançons dans la file, pour nous retrouver au milieu de la section couverte, où après un bon vingt minutes, N. réalise que ça fait un bon bout de temps qu’il n’y a plus eu de train sur le parcours. C’est vrai ça, il fait étrangement calme dans le coin de puis un petit moment…

Aucune info ne nous parvient de la gare, ça ne fait « qu’une » heure quarante-cinq que nous attendons, nous sommes encore dans le temps prévu.

L’attente est longue, et se fait maintenant très très longue, vu que rien ne bouge plus et que nous n’avons toujours aucune info.

Après une bonne demi-heure, ce qui fait un total de cinquante minutes sans un seul train envoyé sur le lift, un opérateur descend de la gare et nous annonce enfin que SteVen est en panne, et qu’ils ne savent rien dire au sujet d’une éventuelle réouverture…

La méga haine.

La station est même évacuée, de larges groupes de visiteurs abandonnent, nous permettant de nous rapprocher un peu plus de notre but si inatteignable, et les opératrices viennent aussi trouver refuge dans la file ou sur l’allée de sortie. Celle qui se trouve de notre côté est hyper motivée malgré la situation, et entame la discussion avec les gens autour de nous, répondant aux questions diverses, et rigolant avec eux (et ses collègues en face).

Après une quinzaine de minutes, il y a un bruit qu’il ne fait pas bon entendre sur un coaster en panne. Le bruit d’un mec qui utilise une disqueuse !! Je demande à l’opératrice si c’est bien ce que je pense, et elle me confirme qu’il y a des mecs en train d’utiliser de gros outils sur le ride. 

La méga turbo haine 2000.

Comme nous en étions déjà à pratiquement trois heures d’attente, nous poussons encore un peu parce que nous redoutons l’idée de sortir de la file et que pouf pouf, l’attraction ouvre à nouveau, nous forçant à refaire la file.

Mais aux nouveaux coups de disqueuse, la coupe est pleine et c’est un abandon pour l’équipe Belge.

Dégoûtés d’avoir perdu tout ce temps, nous décidons de nous rabattre sur Maverick, qui était en construction lors de ma première visite.

La poisse semble être bien accrochée à nos culs, parce que Maverick est dead aussi, les trains sont en stand-by juste avant la gare, et la file est totalement déserte… non, c’est plus que ça, elle est condamnée.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/AOChn6.jpg) (https://imageshack.com/i/pnAOChn6j)
Mais donc toi aussi t’es HS ? Vous avez fait la teuf avec SteVen hier soir ??

M’enfin, qu’est-ce qu’il se passe ici ? Même Skyhawk est HS, alors que tout fonctionnait à notre arrivée.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/DMaP7o.jpg) (https://imageshack.com/i/pmDMaP7oj)
C’est pas comme si nous avions l’intention de faire le Shoot the Chute, il est K .O. lui aussi, et par principe ça fait pas plaisir

Du coup, nous retournons vers l’entrée pour voir s’il n’y a pas moyen de se caler un petit tour de Valravn, et arrivés à hauteur de Millennium Force (a.k.a. Milli), il y a un attroupement qui semble concernée par quelque chose. Ce quelque chose, c’est le train rouge de Milli qui est coincé sur le lift, et d’après un visiteur qui passe à côté de moi alors que je découvre le train bloqué et me dit « apparemment ça fait plus d’une heure qu’ils sont coincés là ».

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/aHfPqv.jpg) (https://imageshack.com/i/poaHfPqvj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/yzvFJU.jpg) (https://imageshack.com/i/poyzvFJUj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/lDvL07.jpg) (https://imageshack.com/i/polDvL07j)
C’est comme un désaoulage express à ce moment, toute la haine chute instantanément parce que nos problèmes ne sont rien par rapport aux leurs

Ok là il y a un sérieux problème, et notre énorme perte de temps chez SteVen nous parait à présent ridicule par rapport à ce que vivent ces visiteurs sur Milli, notamment parce qu’il fait ultra beau, il n’y a pas une once de nuage dans le ciel, et que sur un coaster, c’est rare d’avoir un couvre-chef !

Stupéfiés de ce que nous découvrons, nous tentons quand même l’approche de Valravn – au cas où – mais en voyant un mec coincé avec ses deux enfants dans une cabine du téléphérique, il est clair que le parc est totalement dead.

Sans aucune information de la part du parc, mais parce que nous n’avons qu’aujourd’hui pour visiter Cedar Point, nous choisissons de rester, et de tuer notre désespoir à coup de bière. B. et N. avaient repéré un bar, espérons qu’il soit ouvert.

Mais d’abord, il faut le retrouver ce bar, et à force de nous rapprocher de SteVen, je commence à les charrier sur le fait que ce n’est pas un bar qu’ils ont vu, mais de la pub pour le festival de BBQ et Bières (oh le bonheur total que ça doit être !!) sur des random bâtiments.

Le bar existe bel et bien, c’est même un Saloon, et nous commandons trois Lagunitas IPA, qui sera la meilleure chose qui nous sera arrivé ce matin et en ce début d’après-midi (et honnêtement, elle est bonne cette bière). Il y a juste qu’une bière à quelque chose comme six pourcents de volume d’alcool (donc moyen) quand t’es à jeun, ça te monte pas mal à la tête.

Lors de notre dégustation, j’arrive à accrocher le WiFi du parc (gratuit, youpi) et j’en profite pour aller sur le Twitter officiel de Cedar Point et l’info nous arrive enfin : il y a une coupure de courant général dans le nord de l’Ohio, et Cedar Point est sévèrement touché.

Là, je suis désolé, mais je fais du gros boudinos.

Déjà qu’il aura fallu attendre un peu moins d’un heure pour qu’un opérateur vienne nous prévenir que SteVen est officiellement tombé en panne, mais en plus ne pas expliquer via les haut-parleurs (qui diffusent encore de la musique) ce qui se passe dans le par cet pourquoi tout est à l’arrêt, c’est hallucinant !!

D’accord, tous les ‘ricains sont hyper-connectés (et se reconnaissent par leur incapacité à tenir un téléphone correctement lors d’une conversation téléphonique…) et ont certainement checké Twitter pour comprendre ce qui se tramait derrière tout ça, mais nous les non ‘ricains ??

Pour nous, c’est une faute non-négligeable de leur part !

Pompettes de notre savoureuse bière, et remontés de cette nouvelle, nous décidons de nous calmer en allant voir comment se portent les personnes sur Milli.

Bonne nouvelle, le train n’est plus sur le lift, ça veut au moins dire qu’ils ont pu être évacués.

Il est trois heures trente, et le premier signe de retour du courant nous est donné par Rougarou. Serait-il possible que nous puissions faire au moins une attraction aujourd’hui ?

C’est un reset de notre journée, reprenons depuis le début avec comme twist qu’il ne nous reste moins de cinq heures pour faire le tour des coasters.

De peur de totalement jinxer le reste de la journée, nous n’attaquons pas directement avec SteVen, parce qu’il ne roule pas non plus, mais avec Maverick.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/vTPAUC.jpg) (https://imageshack.com/i/pmvTPAUCj)
énième photo pas explicite pour un sous, mais [insérez une excuse en mousse au choix]

Gniuuu, c’est le retour des harnais guillotine modifiés, mais bon, c’est notre première attraction, soyons indulgents, parce qu’en plus, c’est une petite perle ce coaster. Bien que les constructeurs soient différents, je trouve qu’il y a du Blue Fire Megacoaster dans Maverick, ou plutôt l’inverse, vu les dates d’ouvertures respectives. Alors oui, c’est surtout parce que tous deux ont un Twisted Horseshoe Roll, mais je sais pas, ça ne se limite pas à ça.

De toute façon, c’est pour moi un compliment de le comparer à Blue Fire, parce que ce dernier est une tuerie sans nom (enfin, si, Blue Fire… elle est un peu con cette expression, non ?)

La mini drop à nonante-cinq degrés prouve bien qu’il ne faut pas être Takabisha pour que cet effet soit efficace, les Hills éjectent bien du siège (pour finir dans un harnais foireux…), le Twisted Horseshoe Roll est plus délicat que sur Blue Fire mais c’est pas grave, puis c’est une petite pause avant le Launch et des enchaînements de virages serrés / relevés / changements de direction…

Bref, une perle.

Avec la file et le ride, nous pouvons enfin dire que ça y est, il est quatre heures et demie, et nous venons de faire sortir de notre première attraction. Hourra !!

A partir de maintenant, c’est la course pour rider ce que nous voulons vraiment faire, si c’est ouvert.

Ça commence avec Skyhawk, la balançoire XXX-XL de Cedar Point (parce qu’ils doivent avoir tout plus grand que les autres, ce qui n’est pour me déplaire). Toujours aussi puissant, aussi fun, mais même si notre temps dans le parc est plus que compté, le tour est trop court. En plus, nous avons été éblouis pendant toute l’attraction, quel enfer… Ah non, ça c’était une théorie totalement foireuse de B. pendant les cinq minutes d’attente (la bière cognait je vous dis).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/9qi1uE.jpg) (https://imageshack.com/i/po9qi1uEj)
Le bruit des compresseurs étaient moins trash que lors de ma première visite. Je suis peut-être devenu un peu plus dur de l’oreille

Bon, nous n’avons pas trouvé d’église pour aller brûler un cierge en son honneur, et pour prier les dieux des coasters de nous bénir en nous autorisant à faire au moins une fois un de ces derniers fils nés, mais nous réessayons notre chance avec SteVen.

Fast Forward jusqu’au moment où nous sommes en émois parce que nous avons dépassé notre point d’arrêt de la première fois. Mais tant que nous sommes pas dans le train, et que celui-ci ne quitte pas la gare, non mieux, le lift, rien n’est fait !!

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/xmNO9D.jpg) (https://imageshack.com/i/pmxmNO9Dj)
Cette vue est une bénédiction pour nous à présent

Lorsque nous découvrons le quai pour la première fois, l’opératrice de ce matin nous reconnaît et nous salue de loin avec un enjoué « you finally made it !! ». Elle était cool, et elle avait raison, nous sommes enfin sur le point de faire SteVen.

L’analyse que nous avaient les deux gars de Floride à Carowinds résumé très bien SteVen : ils auraient pu ne pas mettre de sièges dans les trains, ça aurait été pareil.

Steven, c’est de la pure folie du début à la fin. Je sais que je l’ai déjà dit pour Twisted Colossus, et pas impossible que je l’ai aussi dit pour Twisted Timbers (je sais plus, ça fait trois semaines que je rédige), mais dès que le train quitte le lift, c’est un gros rush à fond de bal dans des Hills à airtime ou dans des inversions placées à des endroits totalement inhabituels (sauf pour du RMC).

Et parce que nous sommes à Cedar Point, SteVen est ultra long, et ça ne s’arrête jamais !

N. et moi devons quand même noter deux virages rapides un peu trop violents à nos goûts, j’ai surtout celui juste avant la zone de freins de mi-parcours qui m’a explosé l’épaule. Après coup, je me demande s’il n’était pas plus malin de garder les bras baissés à cet endroit pour éviter ça…

Donc ouais, Cedar Point nous a teaser une grosse tuerie pour nouveauté de cette année, et Cedar Point a délivré une grosse tuerie !

Malheureusement, nous ne le ferons qu’une seule fois vu la file, et qu’il reste beaucoup à faire (toujours si possible).

Après une grosse tuerie, il faut rester sur cette lignée-là, et descendons directement voir Valravn. Ils m’ont demandé comment était Milli et j’ai eu le malheur de répondre « mou du genou », du coup, ils ne veulent pas le faire...  Moi et ma grande gueule…

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/QZ8n9i.jpg) (https://imageshack.com/i/pmQZ8n9ij)
Désolé, mais à priori ils ne t’aiment pas :’(

C’est le retour des vestes, et vous connaissez maintenant mon avis là-dessus dans les Sit-Down. Mais qu’importe, Valravn est vraiment cool.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/r4z4yX.jpg) (https://imageshack.com/i/pmr4z4yXj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/8BAmH5.jpg) (https://imageshack.com/i/pm8BAmH5j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/r4DZta.jpg) (https://imageshack.com/i/pmr4DZtaj)
Vraiment massif

L’Immelmann et le Dive Loop offrent de magnifiques vue (la tête à l’envers), et le Zéro-G Roll sur une Dive Machine (en port-à-faux maximal) c’est démentiel !

Côté sensation, ça reste dans la même veine que Griffon. Je prends et apprécie ce que je peux avoir.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/iBdkwL.jpg) (https://imageshack.com/i/pliBdkwLj)
Tellement immense qu’il a droit à un logo en sortie, genre les visiteurs ont même eu le temps d’oublier ce qu’ils viennent de rider

Depuis la file de Valravn, nous voyons que Raptor cycle des trains vides, alors qu’il ne reste plus qu’une heure d’ouverture du parc. Est-ce que ça veut bien dire que Cedar Point semble honoré totalement son horaire de la journée malgré l’énorme coupure de courant (qui a provoqué le départ d’une quantité massive de visiteurs, j’ai oublié de le mentionner) ?

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/eHfkHh.jpg) (https://imageshack.com/i/pneHfkHhj)
Raptor, furtif, à l’affût de sa prochaine victime… trop tôt ?

Apparemment oui, et c’est la grande classe de leur part, surtout qu’il y en a un autre qui vient de cycler devant nos yeux au loin, le gardien de l’entrée du parc, GateKeeper.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/PcCoVQ.jpg) (https://imageshack.com/i/pmPcCoVQj)
Bien sûr il n’y a pas de train sur la photo, sinon ça aurait été une photo crédible…

C’est le second Wing coaster de B&M que nous faisons, et le premier avec une Dive Drop. Nous sommes du côté gauche du train pour ce premier tour, cela veut dire que nous sommes soulevés avant de nous retourner et de plonger dans cette magistrale drop.

Les passages au niveau des keyholes sont démentiels par les effets head chopper et feet chopper, et parce que je suis grand fan des Zero-G Roll et In-Line Twist.

La seule déception de cet excellent gardien, c’est le comble entre les freins de… trois quarts de parcours, et la gare. C’est ridicule… Mais en écrivant ceci, je pense que c’était un artifice nécessaire pour augmenter le nombre de train.

Bref, ça reste un quadruple succès, ce serait cool de continuer sur notre lancée.

Pas le temps de fêter cette bonne nouvelle, le petit jaune – turquoise est ouvert contre toute attente. C’est un sprint vers Wicked Twister. Nous voulons tous le faire en Front Row, mais c’est du deux par deux, ce qui fait que l’un d’entre nous devra se sacrifier, et c’est N. qui se dévoue. Avant qu’il n’entame son ride, les règles sont rappelées : c’est un Shuttle à multi propulsion, en dehors de la gare, tout se fait en extérieur => nous devons faire respect à la tradition Sky Scream, appliquée sur Tempesto (je ne sais plus si je l’avais dit en temps et heure, et j’ai la flemme de faire un CTRL+F).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/qje3Kr.jpg) (https://imageshack.com/i/pmqje3Krj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/Xgn1sa.jpg) (https://imageshack.com/i/plXgn1saj)
Par contre lui, j’ai immortalisé son train…

Ça permet à B. et à moi-même de découvrir ce que ça fait pour les gens en gare (N. le saura au tour suivant), et c’est très étrange, et surtout très drôle (enfin, pour nous). Fatalement, lorsque B. et moi faisons notre ride, nous mettons toute notre énergie à ne crier qu’exclusivement lors de nos passages dans la gare.

Petit échec, parce que Wicked Twister m’est tellement drôle et emballant, que je ne sais maintenir mon silence lors des passages à l’extérieur.

Douze ans après, j’affectionne toujours autant Wicked Twister. C’est relativement simple comme coaster, et ça ne procure pas tant que ça de sensation, mais la simplicité, ça fait parfois du bien aussi.

N. se contentera d’un petit ‘meh’ ne regrettant pas de l’avoir fait, mais pour lui ça ne cassait pas trois pattes à un canard.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/l3vaqN.jpg) (https://imageshack.com/i/pol3vaqNj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/KR1aCM.jpg) (https://imageshack.com/i/poKR1aCMj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/86RWhW.jpg) (https://imageshack.com/i/pl86RWhWj)
…plus d’une fois

Mais discuter de cela maintenant est un luxe que nous ne pouvons pas prendre, il y a le grand frère de Kingda Ka qui tourne comme une horloge, et de mémoire, il passe bien mieux que son petit frère (qui est techniquement plus grand, ouais, c’est confus).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/ECEFPc.jpg) (https://imageshack.com/i/pmECEFPcj)
...Baby, I'm ready to goooooooooooooooooooo

J’explique qu’il existe une légende basée sur statistiques comme quoi le train couleur or est celui qui a la plus grande probabilité de faire un Roll-Back. Souhaitant cet événement depuis SFGAdv, nous prions le dieu des coasters pour avoir ce train, et le dieu des probabilités pour qu’il nous fasse le All Mighty Roll-Back.

Bon, le dieu des coasters je comprends qu’il n’ait pas réagi, vu la bénédiction que nous avons eu de sa part de finalement pouvoir faire les attractions de Cedar Point, et que sur l’ensemble de tous les parcs fait, seul Volcano était dead (bouhouhou, il faut que je fasse mon deuil de cette triste histoire).

Pour le dieu des probabilités, il doit avoir grillé que nous ne sommes pas vraiment réguliers dans les activités en son temple.

Du coup, pas de train or, nous sommes juste sur le mauvais quai (ils n’ont pas eu de Roll-Back, pas de perte), et pas de Roll-Back pour nous…

Malgré cette finale déception, Top Thrill Dragster est de loin meilleur que Kingda Ka. ça semble fou vu que le layout est identique si ce n’est la bosse sur Kingda Ka (qui n’ajoute… rien ? ouais c’est ça, rien), mais pour une raison que j’ignore, la version de Cedar Point est bien plus smooth que la version de Six Flags Great Adventure, et quel plaisir de n’avoir qu’une simple (mais efficace) T-bar comme sécurité, et pas ces harnais sortis droit des enfers !

En fait, c’est sur Top Thrill Dragster que nous aurions dû enchaîner les tours, pas sur Kingda Ka

Dans nos tête, la suite est déjà fixée, et c’est au tour de GateKeeper d’avoir son rerun, parce que nous voulons expérimenter l’autre côté du train (la droite) pour la massive Dive Drop. Ce n’est fatalement pas la même sensation, mais se faire tirer vers le bas pour se retrouver à l’envers, c’est tout aussi dément que de se faire pousser pour le même résultat.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/GSrqDa.jpg) (https://imageshack.com/i/pmGSrqDaj)
Cela doit être la vue la moins folichonne de Gatekeeper

Double ride recommandé rien que pour ça, et parce que le reste n’en est pas moins cool (mais le changement de côté a moins d’impact dessus).

Il est maintenant huit heures, le parc ferme, et notre journée se termine. Je ne sais pas encore par quel miracle, mais N. soudain de l’intérêt pour Milli, et est même motivé à pousser jusque-là, pour scorer un dernier ride si la file est toujours ouverte.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/fcrNmj.jpg) (https://imageshack.com/i/pofcrNmjj)
Ici aussi, pas de filet en dessous des corkscrews

D’office que je ne passe pas à côté d’une telle proposition, et nous pressons le pas pour arriver avant que la file ne ferme, même si nous n’avons que faible espoir.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/oi7M4T.jpg) (https://imageshack.com/i/pnoi7M4Tj)
Le soleil se couche lentement mais sûrement

Oh Yeah, Millennium Force est toujours ouvert au public, et il n’y a personne dans la file !

Nous avions eu une discussion sur l’intérêt et la possibilité que tous les parcs à bœufs des files d’attente puissent réellement être utilisés à pleine capacité en haute saison. Ici j’ai pu témoigner avec retour d’expérience, parce que les kilomètres de zigzags je les ai fait au pas lors de ma première visite (je me souviens parce qu’ils avaient diffusé Beautiful Things de Dj Tiësto, remixé par Gabriel & Dreseden que j’apprécie comme morceau).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/gCIMDM.jpg) (https://imageshack.com/i/pogCIMDMj)
Il est encore plus beau avec le soleil dans les yeux… attendez, c’est pas un compliment ça ?

J’avais une petite crainte non divulguée (si ça devait se reproduire, je voulais que ce soit une surprise, crevard que je suis) ne concernant pas le ride (qui est toujours au top), mais plutôt les conditions de ride. Non je ne parle pas des trains ou quoi que ce soit (ce sont toujours les mêmes et excellents trains, vive les T-bars !)

Non je parle d’un problème d’ordre naturel, classification insectaire.

Vous êtes peut-être au courant, mais Cedar Point est chaque année envahi par les éphémères, appelés MayFlies chez l’oncle Sam. Lors de ma première visite, ma mams et moi avions terminé notre journée (ou plutôt milieu de soirée) avec un tour sur Millennium Force parce que déjà à l’époque, il cartonnait. Nous sommes sorti du ride entièrement recouverts d’éphémères écrasés sur nos torses et visage, parce que petit détail additionnel, nous étions au premier rang.

J’imagine que si ça s’appelle MayFlies en Shakespearien, c’est que ça doit être lié au mois de mai. Et quel moi sommes-nous actuellement ?

Ce suspense à propos de ce sujet crucial doit vous être insoutenable, je vais aller droit au but pour préserver le reste de votre santé mentale après c’est quelques cinquante-neuf-mille-et-six-cent-nonante-neuf mots (stats Word) : pas de MayFlies pour nous, et pure ride sur Millennium Force. Ce n’est pas une machine à gros airtime, il n’en a jamais eu la prétention, c’est de la vitesse avec Floaters et overbanked turn sur overbanked turn. Ça marche impec’, c’est smooth. Je signe à nouveau pour y retourner dans douze ans (plus tôt me va aussi).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/McOY1E.jpg) (https://imageshack.com/i/poMcOY1Ej)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/FZ7HZE.jpg) (https://imageshack.com/i/pmFZ7HZEj)
Nerd shots

Alors oui, c’est totalement contradictoire que je sois satisfait avec de simples Floaters après la descente de Fury 325, Intimidator, Nitro, Diamondback à ce sujet, mais je trouve que ces derniers vendent tellement de gros airtimes quand nous les observons.

Avec Millennium Force, je n’ai pas le sentiment d’avoir été trompé sur la marchandise parce que visuellement je n’ai pas ce faut sentiment. J’ai ce que j’estimais avoir, donc je prends mon pied.

C’est sur cette bonne note que nous nous joignons aux dernières foules en direction de l’entrée du parc, sous un magnifique couché de soleil que je n’ai pas réussi à immortalisé correctement.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/0CoWoh.jpg) (https://imageshack.com/i/pn0CoWohj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/wio47u.jpg) (https://imageshack.com/i/plwio47uj)
Ta mission de Gate-keep-age est finie pour aujourd’hui, tu peux être fier de toi

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/hDT5ST.jpg) (https://imageshack.com/i/pohDT5STj)
Et vous aussi les p’tits gars !!


Il y a encore une requête à combler avant de rejoindre notre hôtel à Painesville (choisie pour son nom, elle aussi). N. et dans un moindre mesure B., souhaitent dîner au moins une fois au KFC.

Avec deux expériences à mon compteur (mauvaise à NYC, excellente à Guayaquil), et parce que ça n’aurait eu aucun sens de refuser, je demande à Here de nous trouver le KFC le plus proche, même si ça doit nous éloigner de notre route (un peu moins de deux heures prévues).

Nous arrivons à destination sans souci, entrons et scrutons le menu, mais aux USA, ils n’ont pas toujours la politique de nous donner le temps, ou du moins nous donner l’impression de nous donner le temps pour choisir, faut que ça avance, que ça claque…

N. sait de toute façon ce qu’il veut, et passe commande, mais au lieu d’un simple « ok, et pour vous monsieur ? », le vendeur lui sort un total charabia sur les possibilités d’upgrader son repas que nous ne comprenons pas (non sommes crevés), et le temps que je pensais pouvoir prendre pour choisir ma bouffe devient un temps d’intensive réflexion pour essayer de faire avancer la situation.

Je demande au serveur ou nous en sommes dans la commande pour N., demande à N. si ça lui convient, et réponds au vendeur que c’est suffisant pour lui (c’est surtout que N. voulait aussi que les choses avancent). Du coup, c’est à moi de commander, et j’ai aucune idée de ce que je peux prendre, enfin, sous quelle forme je veux mon poulet noyé dans de la farine. Je prends un truc random, B. prend un truc semi random, cette commande n’a que trop durée.

Cette troisième itération de repas chez eux ne m’aidera pas à me forger mon avis parce que j’en suis ressorti avec un avis totalement neutre. Toujours trop de farine sur leur poulet, mais le poulet n’est pas mauvais. J’ai eu en accompagnement des « légumes vapeur » (j’ai des doutes), ce qui fait psychologiquement beaucoup de bien, et j’ai l’estomac comblé… 


Cette journée à Cedar Point a été un double ascenseur émotionnel de la taille de Millennium Force. Arriver au par cet voir que tout fonctionne, faire une première file pendant plus de trois heures et se rendre compte que tout est l’arrêt sans avoir pu faire cette première attraction est digne d’une grosse déprime.

Mais de voir le parc rouvrir progressivement, et ce jusqu’à une demi-heure avant fermeture, toutes ces attractions et d’honorer le contrat tacite passé avec les visiteurs de cette journée, c’est l’ascenseur qui remonte au sommet bien plus vite que l’ascenseur du One World Trade Center ne nous a envoyé dans les nuages denses.

La seule bourde pour moi de Cedar Point aujourd’hui, c’est le manque de communication faite à l’intérieur du parc. De trente à cinquante minutes pour qu’un opérateur ne nous prévienne enfin que SteVen est HS, et ne pas avoir une seule communication via les haut-parleurs au sujet de la panne de courant, c’était un très mauvais move. Je n’oublierai jamais cette mésaventure, tout en gardant bien en tête que Cedar Point à subit cette coupure tout autant que nous, mais je n’oublierai certainement jamais qu’à partir de quatre heures, nous avons passé une « journée » de fou et que nous avons réussi à rider tout ce que nous voulions faire. Et ça, nous le devons à Cedar Point !

Du coup pas de rancœur, nous sommes cools

A dans douze ans !
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 24 Octobre 2018, 18:08:52
Jour 20 – Les chutes du Niagara (ça doit générer de l’érosion toute cette flotte, non ?)

Dernier jour des vacances, parce que bon cinq heures de voiture et neuf heures de vol, ce n’est plus vraiment des vacances.

Aujourd’hui, notre plan c’est de bouffer du bitume pour d’abord aller voir les chutes du Niagara, et ensuite faire la moitié de chemin qui sépare les chutes de notre aéroport de départ le lendemain.

J’avais récupéré les adresses des parkings de la zone des chutes, parce qu’il est évident que trouver à se garer « gratuitement » dans le coin doit être impossible. L’adresse du premier est entrée dans le GPS, et nous nous laissons guider jusqu’à destination.

Sur la route, nous approchons un péage, avec une annonce sur les panneaux qui sort vraiment de l’ordinaire : « payez votre frais de péage – un dollar – par courrier pour éviter les amendes ». Ils ne vont quand même pas nous faire passer sur une route où le seul moyen de payer est par courrier ?! Ce serait une grosse arnaque.

Après un pont (je crois que nous sommes passés via les petites îles), nous passons sous un portique duquel pendent des caméras, qui rappellent les nouvelles caméras mises en place à Bruxelles pour la chasse au véhicules Diesel… euh je veux dire, pour le bien de notre environnement (politocards de m****). Il y a un chantier à côté de celui-ci, ce n’est probablement pas encore en fonction.

Et ben si, ils ont bien un système avec comme seul moyen de payer le courrier (« mail »….) sans possibilité pour les gens qui débarquent dans le coin, et les caméras étaient bien activées : prune de … quatre dollars une semaine après notre retour.

Ouf, c’est risible comme montent, mais ils ne se font pas chier les gars, c’est un vrai système de rat parce qu’ils vont se faire une marge de porc avec leur majoration de trois cent pourcents.

Arrivés au premier parking, ça a déjà l’air d’être la guerre pour y trouver une place, donc nous décidons de progresser au hasard (pas le temps de charger une autre adresse dans le GPS) vu que tous les parkings sont dans le même coin, et choisissons le parking couvert qui semble déserté. Je vous le dis déjà, mais avec l’addition en sortie (comme la bouffe mexicaine, tu payes à la sortie) nous comprenons mieux pourquoi ce parking n’est pas blindé. Ces radins nous ont racketté vingt-cinq dollars pour une demi-journée de parking !!

Le plan est de traverser le Rainbow Bridge (youhouuu) pour aller voir les chutes depuis le sol canadien. Nous longeons le bâtiment des douanes US avec des barbelés et tout, passons les tourniquets (ne vous avisez pas de le faire sans votre passeport) et traversons le pont.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/u9uNdg.jpg) (https://imageshack.com/i/pou9uNdgj)
A nous les tables de black jack, la drogue et les prostituées, nous sommes en zone internationale

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/Fb18y5.jpg) (https://imageshack.com/i/pmFb18y5j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/921/krw88I.jpg) (https://imageshack.com/i/plkrw88Ij)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/bXoinw.jpg) (https://imageshack.com/i/pobXoinwj)
Sinon, la vue de l’autre côté des drapeaux c’est ça (bâtiments du côté canadien)

Il y a une petite file du côté Canada, et un douanier détente nous donne accès après formalités classiques.

Nous longeons le Niagara en observant les Americans Falls, en regrattant ces attractions touristiques en bateau pour aller au centre des chutes (à cause des installations qui détruisent tout le côté naturel de la chose), en nous demandant de l’intérêt de la zip-line sur le flanc canadien qui ne s’approche en rien d’une quelconque chute, et en écoutant les vocifération d’un petit groupe de quatre personnes venus répandre la bonne parole du christ, et nous remettre dans note droit chemin (bande de tarés).

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/toHQU1.jpg) (https://imageshack.com/i/pmtoHQU1j)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/tEJNr7.jpg) (https://imageshack.com/i/pntEJNr7j)
Aux USA, les choses doivent être droites et franches, et ça vaut pour les chutes d’eau

Lorsque nous sommes aux Horseshoe Falls, le bruit des millions de litres qui se déversent recouvre le bruit des touristes, mais leur nuisance reste présente car il faut se battre pour avoir une place le long des barrières pour faire une simple photo.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/h0u7nt.jpg) (https://imageshack.com/i/poh0u7ntj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/10fUA3.jpg) (https://imageshack.com/i/pn10fUA3j)
La vue en allant vers les Horseshoe Falls, de gauche à droite

Après une courte séance d’hypnotisme par écoulement de tonnes de flotte, nous faisons un crochet par le gift shop officiel des chutes, car des cadeaux doivent encore être achetés, mais c’est comme tous les gift shops, rien qui ne ferait un bon présent.

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/922/Er0dOL.jpg) (https://imageshack.com/i/pmEr0dOLj)   (https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/1BOzkW.jpg) (https://imageshack.com/i/pn1BOzkWj)
Avec et sans buisson

Sur ce, nous avons fait ce que nous étions venus faire, pas la peine de nous éterniser au Canada plus longtemps, surtout que les casinos commencent à faire baver N.. Dans le bâtiment des douanes canadienne, quelle ne fût pas notre mauvaise surprise de voir que les gredins nous réclament un dollars en quarters pour passer le pont.

Les gars…

C’est vraiment bas de faire ça, et c’est pas parce que vous avez placé une machine que génère des quarters à l’insertion d’un billet  d’un dollars (ce qui simplifie la vie, il faut le dire) que la pilule passe mieux.

Si l’accueil côté canadien était sympathique, celui du côté US était à température de l’azote liquide. Même si de loin les douaniers se marrent entre eux et passent une bonne journée, dès qu’ils sont face à un voyageur, ils prennent leur plus beau visage de guerre, et la politesse, ils se la mettent… derrière l’oreille… Pas un bonjour, pas un bonne journée, juste trois questions agressives


Bienvenus les gars, bienvenus…

Il est deux heures passé, nous avons les crocs, et en face des douanes se dresse gros bâtiment avec marqué dessus en rouge et en grand « Well Made in USA » ou une bêtise du genre. De l’extérieur ça ressemble à un mini complex de magasin, dans lequel il doit y avoir moyen de becter.

Au fur et à mesure que nous nous approchons, ce bâtiment à l’air de plus en plus abandonné, ce qui ne fait pas notre affaire. Nous voyons quand même de la vie sortir dudit bâtiment, sous forme d’être humain, ce qui nous encourage à quand même passer la tête pour en avoir le cœur net.

Alors ce n’est pas un complex de shop avec possibilité de manger, c’est un complex de resto des quatre coins du monde en périphérie d’une grande cafétéria.

Par flemme et manque de compréhension avec la vendeuse, nous commandons trois poulets Teriyaki au premier resto du rez-de-chaussée, que nous nous empressons de consommer.

Ça a du goût, la quantité est raisonnable, pas notre meilleur repas, mais loin d’être le pire (San Francisco, c’est de toi que je parle).

Nous récupérons notre voiture, et nous nous faisons voler vingt-cinq dollars par la même occasion (mais sans ça, nous ne sortons pas), prenons la direction d’un CVS Pharmacy pour une dernière séance « shopping » (il y avait des M&M’s en commande chez N., et chez CVS ils en ont de toutes les sortes), et c’est une séance de trois bonnes heures de route qui concluent note dernière journée aux USA, dans le patelin de Horseheads (si ça c’est pas du nom de ville qui déchire).


Si je devais faire une simple recommandation pour la visite des chutes du Niagara, bon allé, deux, c’est déjà d’éviter le parking couvert (je ne connais pas le tarif des autres, mais certainement moins que ça), et si vous ne planifiez pas de descendre en bas des Horseshoe Falls (à pieds ou en bateau), rester du côté US peut faire l’affaire. Il y a deux trois plateformes qui, je pense offrent un spectacle similaire que le côté canadien, sauf pour les Americans Falls qui sont remplacée par une vue des rapides menant aux chutes.

Du côté ville, de mes deux visites je n’ai jamais pris le temps regarder ce qu’il y a à faire, mais j’ai l’impression que c’est aussi parce qu’il ne doit pas y avoir grand-chose à faire (Il y a les parcs Marineland et Canada’s Wonderland pas trop loin si jamais).
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 29 Octobre 2018, 20:08:21
Jour 00 – Retour au bercail

Euh non, je ne vais pas vous faire l’affront de raconter notre journée de retour au pays, ça n’aurais aucun intérêt. Le seul truc éventuel que je peux dire, c’est que pour la première fois j’ai entendu des gens parler le portugais (escale à Lisbonne) et maintenant je comprends trop le stéréotype utilisé pour imiter un portugais qui parle français. C’est abusé le nombre de ‘ch’ qu’ils déballent en une seule phrase !

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/924/HYYvpr.jpg) (https://imageshack.com/i/poHYYvprj)
Voilà pourquoi il fait toujours deg’ à Bruxelles, il y a deux couches de nuages !!

(https://imagizer.imageshack.com/v2/280x200q90/923/tENOIa.jpg) (https://imageshack.com/i/pntENOIaj)
Yay, je n’ai pas pris de masse durant mon voyage :D

Non, je vais profiter de ce dernier bout de TR pour vous remercier d’avoir lu ne fut ce qu’un bout de toutes nos aventures, que ce soit cet ultra Méga TR ou les anciens. Je sais que je n’ai pas autant de succès que d’autres, parce que j’écris énormément alors que la tendance est plutôt au minimalisme du blabla, et à l’illustration par photo poussée à son maximum.

J’ai un peu du mal avec ça, en partie parce que je n’ai pas cet attrait aux photos que beaucoup de monde semble avoir. Bien sûr j’en fais en nombre (huit-cent-soixante pour ce voyage) pour souvenirs perso, et en vue de partager dans le TR, mais je n’ai jamais la patience de m’arrêter et de réfléchir à ce que je vais prendre en photo (ça explique la qualité d’un bon nombre d’entre elles), et surtout je préfère vivre mon voyage dans l’instant présent, plutôt que de « découvrir » mon voyage quand je partage mes photos avec mes connaissances.

C’est mon truc à moi, je ne critique en rien les personnes qui utilisent l’approche peu de texte avec plein de photos, d’ailleurs c’est une formule que j’aime consulter, parce que c’est souvent source de magnifique photos à utiliser en fond d’écran.

Du coup, un tout grand merci pour vous mes lecteurs. Comme toujours, j’espère que vous avez pris autant de plaisir à lire nos aventures que nous avons eu plaisir à les vivres, mais aussi que j’ai eu plaisir à les retranscrire (même si j’avoue que consacrer toutes mes soirées à ça sur trois semaines, parfois ça gonfle un peu).

Enfin, comme je sais qu’ils vont relire ce TR avant même publication ici, ça permet de corriger un peu mes trop nombreuses fautes, ainsi que des erreurs de mémoire où j’oublie des points qui nous étaient cruciaux (par exemple), je tiens du plus profond du cœur remercier mes deux potes, B. et N., qui ont permis la réalisation de ce voyage de fou, en acceptant mes divers caprices de parcfan (surtout en face préparatoire). Je n’aurais pas pu rêver mieux que le voyage que nous avons fait, je n’ai aucun regrets (enfin si…. Volcano T_T) et n’ai relevé aucune mauvaise note durant ce séjour.

Il y a certainement des choses que nous aurions pu mieux faire, comme peut-être éviter Hersheypark et nous permettre de faire deux jours à NYC, essayer de doubler le temps au Yosemite, etc… mais c’est aussi ça qui a fait de ce voyage un plaisir, le côté découverte et aventure, même si j’avais tout cadenassé de sorte à ce que nous ayons plus qu’à vivre notre voyage, mais sans pouvoir faire d’improvisation (horaire trop serré.. même pas un jour tampon de prévu en cas de pépin !)

J’espère que cette trop courte journée à NYC aura éveillé l’envie de revisite pour B., parce que je pense qu’il faut au moins une fois prendre le temps de découvrir, mais de vivre aussi au rythme de cette ville. En tous cas, moi, l’expérience similaire du Yosemite m’a vraiment donné envie de prévoir un trip avec une dizaine de jours sur place pour découvrir comme il se doit cet endroit magnifique.


Nos aventures parc-o-nautiques ne sont pas terminées, mais avec l’arrivée de plusieurs futurs coasterfans, nous allons probablement connaître une petite période d’accalmie pour découvrir les parcs d’une toute nouvelle manière (enfin, surtout pour les parents, moi je resterai le même coaster-junkie) qui doit être magique, celle de faire découvrir cet univers particulier à une descendance.
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: Clrun4 le 29 Octobre 2018, 22:57:32
Merci pour ce tr raziel !
Je n'ai pas forcément réagi jusqu'à présent, mais je l'ai lu en intégralité et j'ai bien rigolé !
Perso je préfère raconter, tout comme toi, le ressenti et les péripéties, plutôt que de décrire simplement le parc. Le petit nombre de photos ne me gêne pas non plus (avec Google je pense qu'on peut en avoir suffisamment)
Bref merci d'avoir partagé et au plaisir de te lire.

Ps: il est possible que "The El Toro" et ses dérivés aient été réutilisés lors d'une visite récente entre modos :p
 
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: Dim7303 le 30 Octobre 2018, 12:12:36
wooow !!
Mais quel TR dis donc !!

Je me suis régalé du début à la fin, ta façon de raconter vos péripéties est juste géniale, comme toi je suis un peu plus friand de vos ressentis et de vos délires que par des photos.

Merci pour ce super TR en espérant qu'il y en aura de nombreux autres !!
Titre: Re : [USA 2018] Trois belges au pays du burger pour 21 jours
Posté par: raziel188 le 12 Novembre 2018, 21:11:33
Merci pour vos commentaire, ils font plaisir à lire :)
Effectivement, c'était étrange de poster en continu sans avoir de retour plus fréquent, mais tout était déjà écrit et le nombre de vue n'était pas non plus figé ;)

Et j'espère aussi avoir l'occasion d'en partager d'autres, la rédaction me permet de revivre nos aventures, et c'est toujours chouette à faire comme exercice (bien que chronophage !)