Auteur Sujet: Le futur des plus grands parcs par Marogue  (Lu 2121 fois)

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Le futur des plus grands parcs par Marogue
« le: 02 avril 2017, 00:08:49 »
Bonjour à tous, bon on est le 1er avril, du coup quitte à raconter des idées farfelues, autant aller jusqu’au bout, non ? Etant un parkfan depuis ma plus tendre enfance (dès 3 ans je regardais fonctionner un carrousel pendant des heures, c’est pour dire !), je continue de m’amuser sur ces belles machines et m’intéresse maintenant de très près à leur mécanique. Côté personnel, arrivant depuis des années aux limites de mes PCs pour faire tourner RCT3 (mes vidéos sur YouTube ne montrent que des projets inachevés comme le blue fire car le jeu crashe), je continue de dessiner et d’imaginer sur papier comme au bon vieux temps.

Depuis quelques années je me suis lancé un défi de trouver des nouveautés et améliorations pour mes parcs préférés comme par exemple : le Futuroscope, Fraispertuis, le Parc du Petit Prince ou Europa-Park (je vous avais fait part l’année dernière de mon quartier des Balkans qui avait suscité quelques réactions ! ^^).
Pour cette nouvelle rubrique que je lance cette année, je m’atèle à un grand parc avec une solide réputation d’exigence mais surtout des fans qui pourraient très vite me descendre, j’en suis conscient. Ça donne du crédit ;) Je veux parler du Puy du Fou !

J’entends déjà crier haro sur ce que je vais vous présenter dans ce post car oui : je ne suis pas parti d’une feuille totalement vierge pour concevoir ses nouveautés. Je me suis inspiré de nombreux éléments qui m’ont marqué et bien sûr j’ai repris à ma sauce des idées trouvées par-ci par-là. J’espère rendre hommage aux superbes créations de ce parc avec mes projets et pourquoi pas initier de futures ébauches aux prochaines créations du Grand Parc ! Laissez-moi un peu fantasmer, mince on est le 1er avril… Mes projets sont relativement aboutis pour donner de la crédibilité à mes propos et bien sûr : j’attends les critiques et remarques avec impatience, lisez et à vos claviers.
Pour le Puy du Fou, voici 6 gros projets et 4 grandes idées ou envies d’animation. La plupart de ces spectacles tentent de s’inscrire dans l’ADN du parc mais je suis un bon adepte de l’explication « tiré par les cheveux » donc soyez prévenus. Par contre ces projets portent quand même des noms, des scénarii similaires à la marque de fabrique du parc. Le ton de l’écriture se veut comme un mix de post de fan et une présentation commerciale à destination du « futur public », j’espère que vous apprécierez. Je les ai classés par ordre décroissant d’aboutissement selon moi :



- Les rails de la Liberté (XXème siècle) :

Comme son nom l’indique, ce premier spectacle a pour thématique les trains à vapeur et plus particulièrement ceux des années 1940. Je suis assez fier de ce type de spectacle car il apporterait beaucoup d’originalité au parc grâce à un tout nouveau système de scène et de gradins. Le spectacle est une incursion pendant l’occupation allemande à bord d’un train de voyageurs, les spectateurs tout comme la scène sont finalement installés dans les voitures pour toujours plus d’immersion. Ainsi sur la figure, on remarque l’un des quatre wagons qui serviront de salle de spectacle. Ses formes particulières sont là pour assurer une vue convenable à tous les visiteurs à ce spectacle intimiste et bouleversant. Il sera ainsi joué simultanément dans chacun des quatre wagons de ce train unique au monde. Pour ajouter toujours plus d’effets au spectacle, les wagons sont installés sur des plateformes mobiles (simulation du train qui est soufflé par la bombe, virages et sensations que le train roule et avance).Tandis que les fenêtres sont en réalité des écrans : le paysage défile et propose une interaction entre la situation dans le train et l’extérieur.



Cela implique des moyens considérables pour peu de visiteurs, c’est la rançon du succès pour proposer toujours plus de nouveautés aux visiteurs. Dans l’ensemble on compte près de 400 spectateurs pour une quarantaine de comédiens et une dizaine de personnes en support, accueil et sécurité. Il sera joué jusqu’à quinze fois par jour pour assurer près de 6000 spectateurs par journée.



J’avoue et je le reconnais, les guerres et l’amour sont des thèmes déjà éprouvés au Grand Parc, mais voilà, c’est tellement émouvant que ça marche ! Du coup j’en profite, après les guerres de Vendée, 14-18 et de Cent Ans, voici la Seconde Guerre mondiale au Puy du Fou.

Le pitch : en pleine occupation, la tension est palpable. Face aux troupes menaçantes allemandes, la population résiste, s’entraide et se soutient. Revivez l’émotion et rudesse de cette période trouble en embarquant pour un voyage mouvementé à bord de ce train des années 40. Le trajet ne sera pas de tout repos ; aidez, avec d’autres villageois vendéens, un couple de confession juive à rejoindre le port des Sables d’Olonne pour fuir aux USA. Mais voilà, l’armée de la Wehrmacht est à bord et ne veut pas laisser partir les deux fuyards. Au cœur de l’action, le Puy du Fou innove toujours et encore en proposant un tout nouveau type de scène avec ces fauteuils de train en guise de gradins. Les visiteurs sont emportés en pleine occupation à seulement quelques centimètres des acteurs et pourront d’autant plus apprécier toute l’émotion de ce spectacle. Cette histoire bouleversante ravira toute la famille et permettra aux plus jeunes de mieux comprendre la vie de la Résistance face à l’occupation en risquant leur vie pour la liberté.

- Derrière le rideau (XXème siècle) :

Aux abords du bourg 1900 se dresse fièrement un vieux cabaret des années folles. Juste après cette terrible Grande Guerre, la population souhaite tourner la page et reprendre une vie plus attrayante, c’est la période des années 20 avec son art déco et ses inspirations internationales. Devant vous le magnifique théâtre du bourg aux tons colorés. A peine entrés, découvrez la splendeur de l’époque avec ces colonnes, moulures et le rideau rouge annonçant le prochain spectacle. Le cabaret est un théâtre art déco de 1200 places avec jusqu’à 7 représentations quotidiennes raviront ainsi 14 000 visiteurs tous les jours. Les comédiens joueront sur scène mais déambuleront également dans les gradins pour interpeler des spectateurs conquis.



L’histoire raconte l’arrivée d’une nouvelle danseuse au sein d’une troupe qui souhaite se faire une place et devenir la future étoile du cabaret. Mais très vite les désillusions arrivent avec le vol de bijoux. Mais face aux obstacles, la jeune femme va s’affirmer et montrer aux spectateurs comme à sa troupe tout son talent. Elle réussira à démasquer les coupables et deviendra la reine du music-hall !

Le spectacle repose sur d’incroyables chorégraphies, de la magie, du burlesque et toute l’émotion du Puy du Fou. Entre paillettes et pirouettes, la nouvelle création du Grand Parc ravira toute la famille avec sur scène une quinzaine de comédiens et artistes du cirque pour un détonnant voyage des années folles.
En guise de prélude, l’idée du close-up est idéale. En effet, la salle étant restreinte, il est possible de faire interagir le public avec une séance de close-up qui ferait patienter le public. De plus certains tours sont très visuels même dans de grandes salles. Un artiste de la troupe du spectacle viendrait accueillir les visiteurs humoristiquement à la manière de Charlot à Europa-Park lors des spectacles et en réalisant quelques tours comme les « Pickpocket trick » et « Balls over the head trick ».



- La Forteresse imprenable (XVIIème siècle) :

Etant originaire de Franche-Comté, j’ai visité à de maintes reprises la célèbre Citadelle de Besançon, qui du haut de sa colline formée par un bras du Doubs surplombe la ville. Ainsi l’histoire de Vauban et des fortifications m’est familière.
Dans une reproduction de citadelle fortifiée en étoile aux traits caractéristiques des dessins de Vauban, les visiteurs se replongent dans une France sombre et dure, souffrant de l’envahisseur et des temps rudes du XVIIème siècle. Cette attraction-parcours débute par un long couloir qui s’arpente en même temps que l’on remonte le temps.



Le pitch : suivez les pas du plus célèbre des architectes de ce siècle aux quatre coins de notre belle France. Des premières esquisses jusqu’aux combats pour protéger les frontières du royaume, Vauban vous raconte l’épopée de ces citadelles. Ce parcours est une ode au génie bâtisseur de ce siècle et aux techniques de défense militaires. En fond de trame, Vauban raconte sa vision de la France et de ses citadelles. Les visiteurs découvriront également le caractère humaniste de cet homme qui a œuvré pour l’aide sociale. En effet, Vauban est l’un des précurseurs du siècle des Lumières qui a toute sa vie tenté de reformer la France.

- Les gabarres de la Venise Verte (Plusieurs époques) :

Le marais Poitevin, tout le monde le connait, cet agréable endroit où se mélangent cours d’eau et ilots de verdure est une magnifique vitrine de la culture Vendéenne que j’ai souhaité intégrer au Puy du Fou comme une sorte de « Jungle Cruise » revisité à la française.

Le pitch : entre les âges et les cultures, l’attraction est un écrin de poésie au milieu de la frénésie des grands spectacles qui se jouent à seulement quelques dizaines de mètres. Les visiteurs embarquent à bord des célèbres gabarres de l’Ouest français, en route pour des lieux insolites du marais.

Le quai est un ancien port fluvial Niortais, une quinzaine de visiteurs sont ainsi guidés par un huttier. Ce batelier retrace l’histoire de ce marais en présentant divers lieux aux visiteurs : une abbaye en ruine, des champs mouillés par les marées, des jardins, le refuge des Contre-révolutionnaires, le serpent de Niort, …





- La Montgolfière bleue (XVIIIème siècle) :

Alors on sort de nouveau des spectacles au sens strict avec cette attraction sur le thème du rêve de voler. En effet, ce manège est un ballon captif de l’entreprise Aérophile racontant l’histoire des frères Montgolfier d’Annonay : Joseph-Michel et Jacques-Étienne. Leur aérostat fruit d’un long travail sera présenté le 19 octobre 1783 à Paris avec comme premier homme à grimper Jean-François Pilâtre de Rozier. C’est un hommage à ces hommes hors du commun que propose le Puy du Fou avec cette nouvelle attraction qui emmènera les visiteurs jusqu’à 150m de haut.



Entouré d’un magnifique château qui sert de file d’attente et propose également un restaurant : « La Table du Roy », cette montgolfière aux couleurs or et bleu roi se détache rapidement de son environnement.
Le pitch : embarquez pour un voyage spectaculaire au-dessus du Puy du Fou à bord de l’aérostat le plus célèbre : la montgolfière des frères Montgolfier. En remontant au XVIIIème siècle, prenez place à bord de cette majestueuse montgolfière lors de son vol inaugural devant la cour de Louis XVI. Votre pilote, M de Rozier vous racontera toute l’histoire cachée ce cet incroyable aérostat ainsi que les secrets du parc.





De là-haut, vous aurez une vue imprenable sur le bocage Vendéen, la côte Atlantique, le marais Poitevin, c’est une vision à 360° qui s’offre ainsi à vous ! Ainsi après avoir découvert le laboratoire des frères Montgolfier, dans la file d’attente  découvrez les secrets de l’usine de Vidalon qui a conçu et fabriqué l’incroyable Montgolfière. Entre métiers de papier, les bureaux de recherches et d’études physiques, les stocks de papier, des personnages hauts en couleurs vous permettront d’attendre votre envol inoubliable.

- Le Sentier des Chouans (XVIIIème siècle) :

Je souhaitais voir renaitre le célèbre sentier à la découverte de la révolte des Chouans et aux guerres de Vendée. Car c’est un petit peu l’origine même de ce parc que de parler de cette période si chère (dans les deux sens du terme …) aux Vendéens. Je pense que la première version a vécu et qu’il fallait tout simplement réfléchir à une nouvelle scénographie qui soit tout autant historique que spectaculaire (au sens du divertissement). Pour d’autant plus apprécier le spectacle, j’ai choisi de faire passer les visiteurs de cabane en cabane à la rencontre des Vendéens contre-révolutionnaires.

En effet, l’erreur du premier sentier selon moi était la présence de nombreux panneaux explicatifs accompagnés de personnages statiques. A mon sens, le Puy du Fou est tout le contraire : il se base surtout sur le visuel et le caractère vivant de ses spectacles pour capter l’attention des visiteurs. Pour cette nouvelle version, j’imagine plutôt des scènes animées avec audio-animatronics et acteurs vivants remplaçant les anciens mannequins du sentier. Les visiteurs traversent différentes maisonnettes cachées dans une clairière du marais Poitevin.

- Les engrenages d’acier (XIXème siècle) :

Ce grand spectacle vous replonge durant la Révolution industrielle en France, au cœur de l’industrie ouvrière.
Le pitch : en plein essor industriel, de riches bourgeois deviennent des magnats grâce à des usines florissantes qui font la renommée et la fortune de leur famille. Cependant de nombreuses petites mains travaillent sans relâche pour gagner un maigre salaire. Mais cette situation ne peut plus durer ; un jeune homme décide d’entrer en résistance et rêve d’affirmer les droits des travailleurs. En effet son meilleur ami vient de disparaitre suite à une grave chute, il emmène avec lui petit à petit l’ensemble de ses amis pour mener la fronde et faire valoir la justice.

Le spectacle mêle acrobaties aériennes, combats, parkour dans un décor grandiose aux accents « steampunk » et industriels. La salle de 2000 places est à moitié en extérieur, car seuls les gradins sont couverts. La troupe du spectacle se compose de vingt artistes avec une scène en 3D, car les performances sont en grande partie aériennes avec de nombreuses références au cirque et au parkour.

- Les Légendes sombres (Tout le Moyen-Âge) :

La France regorge de nombreuses histoires mystérieuses et insolites que l’on retrouve dans toutes les régions. Le Puy du Fou est le lieu où ces histoires peuvent reprendre vie. Cette attraction couverte offre ainsi un cadre parfait et propice à l’utilisation des ombres et des lumières qui renforcent la narration de ces histoires extraordinaires.

Le pitch : Installés confortablement dans cette grotte nichée au milieu de la forêt centenaire du parc, le Puy du Fou vous invite à découvrir ces légendes obscures. Grâce à un ingénieux système de son et lumières aux notes enjouées et au décor, vous replongerez au cœur du Moyen-Age durant ce spectacle éclectique entre rêve et illusions. Cinq histoires défilent devant vous et de nombreux effets d’optiques accompagnent les quatre comédiens présents sur scène.

- Le retour des marionnettes pour enfants et de la Bataille du Donjon nocturne :

Je trouve regrettable d’avoir également supprimé un sympathique spectacle de marionnettes qui est un thème très apprécié du jeune public car de nombreux spectacles ne sont pas toujours adaptés aux plus jeunes (Le signe du Triomphe, les Vikings ou les Amoureux de Verdun sont flagrants). En effet, il ne leur reste plus que le monde de La Fontaine qui leur est ciblé.

De plus, jusqu’en 2009 avait lieu un spectacle nocturne sur la scène du Secret de la Lance, les cavaliers voltigeurs exécutaient de magnifiques cascades au pied de ce Donjon à la lumière de la Lune. Etant donné le nombre croissant de visiteurs au Grand Par cet à la Cinéscénie, aujourd’hui le Puy du Fou ne peut assurer un spectacle nocturne pour tous les visiteurs accueillis chaque année. C’est pourquoi il serait judicieux de proposer cette incroyable virée nocturne au pied de ces remparts pour le plus grand plaisir des spectateurs.

- Les douces Floralies (XIXème siècle) :

Le Puy du Fou se targue d’être un « écrin de verdure » avec sa forêt centenaire et ses nombreux jardins colorés. Alors pourquoi ne pas mettre en avant cette qualité. On sait que le pays de la Loire est l’un des plus gros fournisseurs en légumes et fleurs de France. C’est donc pour cela que j’ai imaginé cette attraction. Le but de ce parcours est de jouer sur ce côté mystérieux mais sans entrer dans le surnaturel, avec une bonne dose d’effets spéciaux et une touche d’humour.



Le pitch : au détour d’une clairière se dessine sous les yeux des visiteurs les traits de cette magnifique demeure vendéenne aux inspirations victoriennes, celle-ci est entourée de ses jardins resplendissants. En entrant dans le hall, vous pourrez admirer le ballet des lustres et des statues qui vous invitent à continuer votre chemin au cœur des mystères de l’horticulture. Au travers de six salles différentes, arpentez les serres à la végétation luxuriante et des cabinets de curiosité aux murs envoutants et qui prennent vie sous vos yeux ébahis. Vous ne regarderez plus votre jardin de la même manière après cette incroyable découverte.



Le nouveau plan du parc avec l'entrée modifiée pour intégrer la scène des Engrenages d'acier, entre le bourg 1900 et le Théâtre des Géants sont installés les spectacles Derrière le rideau et les Rails de la Liberté. Les Gabarres prennent place sur le lac à côté du Stadium Gallo Romain et la Montgolfière non loin de la roseraie. La forteresse imprenable a élu domicile près du lac des Grandes Eaux.



Sources (et rapprochements volontaires ou inopinés ^^) :

- Les rails de la Liberté : diner-spectacle « Meurtres et mystères » dans un train en Suisse, le restaurant du Miniatur Wunderland à Hambourg.
- Derrière le rideau : la comédie musicale « Mistinguett – reine des années folles », l’émission « Plus Grand Cabaret du monde », le cabaret « Royal Palace » de Kirrwiller en Alsace, les magiciens de close-up : Slydini, Chef Anton, Apollo Robins et Fred Razon.
- Gabarres de la Venise Verte : Jungle Cruise de Disneyland et l’Odyssée botanique de Terra Botanica.
- La Montgolfière bleue : le ballon-captif de la ville de Gyeongju en Corée du Sud et aux montgolfières F-HBAA et LX-BBC.
- Le Sentier des Chouans : le spectacle du « Refuge de Grasla ».
- Engrenages d’acier : spectacles « Main Basse sur la Joconde » du Parc Astérix et « Indiana Jones Stunt Show » aux Disney’s Hollywood Studios, film « Les Temps modernes » de Charlie Chaplin et la troupe de parkour French Freerun Family.
- Floralies : les attractions de « Mystic Manor » à Hong Kong Disneyland et « The Twilight Zone Tower of Terror » aux Disney’s Hollywood Studios, les serres du parc de la Tête d’Or et du Museum d’Histoire naturelle de Paris.

Pendant que certains commentent, d’autres seront forcément envieux de découvrir d’autres de mes projets. Pour vous faire patienter ; je vous propose cette image que j’avais postée ici-même il y a un an lors du précédent 1er avril sur Europa-Park et un possible quartier des Balkans qui viendrait se greffer au quartier grec. Comme aujourd’hui je vois de nombreuses spéculations autour d’un quartier roumain avec un DR sur Castelul Bran, je me dis que j’ai sûrement eu la même idée que le parc !


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Re : Le futur des plus grands parcs par Marogue
« Réponse #1 le: 02 avril 2017, 09:07:08 »
Eh bé, merci de nous faire partager tes idées!
Alors j'accroche pas à tout, mais certaines idées sont très bonnes.
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Re : Le futur des plus grands parcs par Marogue
« Réponse #2 le: 03 avril 2017, 12:45:42 »
Que dire... avec des gens aussi imaginatifs que toi, les parcs ont encore de beaux jours devant eux. ;)

J'apprécie ta manière de rédiger tout cela, ça fait vraiment "made in Puy du Fou" pour la présentation de tes shows et animations. Très sympa !
Certains trucs seraient épatants pour le coup (les gabarres - et merci j'ai appris un mot que je ne connaissais pas - le cabaret, les douces Floralies, le walk-through sur Vauban, etc.) ; je suis davantage réservé pour ton spectacle dans le train qui semble, comme tu le reconnais toi-même, vraiment une énorme machinerie pour peu de spectateurs.

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Re : Le futur des plus grands parcs par Marogue
« Réponse #3 le: 24 novembre 2017, 16:54:23 »
Nouveau poste, nouvelle salve d’idées. Je pensais faire réagir un peu plus les membres, tant pis… N’hésitez pas à me dire ce qui ne vous plait pas (ou ce qui vous a particulièrement intéressé !!) car j’aime bien connaitre vos avis.



Bon encore un gros morceau, je m’attaque aujourd’hui à mon parc fétiche : Europa-Park. Sachez que tout ce que j’écris a été imaginé il y a maintenant plus de deux ans et que le temps de bien tout rédiger, apporter les dernières corrections, certains projets deviennent finalement proches de ce que le parc propose maintenant. Pour ma part je n’ai pas trouvé beaucoup de nouveautés à insérer au parc mis à part le quartier des Balkans (apparu l’année dernière en tant que poisson d’avril) que je vais détailler un peu plus ici et le quartier belge. Comme je sais que pas mal de membres du forum habitent de l’autre côté des Ardennes, autant mettre leur merveilleux pays à l’honneur également. J’ai pu visiter Brugge, Ostende, voir rapidement Liège. J’ai traversé plusieurs fois aussi les autoroutes belges, donc ma culture concernant ce pays reste limitée et je ne voudrais pas insulter qui que ce soit. Au moins j’ai l’avantage de la philosophie du parc : jouer sur les clichés donc autant en profiter... :)



Dernier quartier à débarquer à Europa-Park, et celui-là sera du même type que le quartier luxembourgeois (assez petit en terme d’attractions et de superficie) : Monaco.

Le reste sera en grande majorité consacré à des rénovations et des modifications de thèmes des parcours scéniques pour coller encore au thème de l’Europe. On a pu souvent en débattre sur le forum, on cherche encore le lien du manoir hanté, des radeaux, des Louisianes, des dinos, de la boule… (qu’est-ce que j’apprécie de faire rager les puristes en utilisant ces surnoms ^^) avec les différents pays de notre vieux continent. Je tiens à rappeler que la plupart des idées remontent à plusieurs années soit avant le virage mené par le parc et leur nouvelle thématique.
J’aimerais enfin initier à EP une trouvaille de chez Disney. Oh que c’est bon et excitant de piller les idées de la souris et faire rager les Disney fans les plus pieux… Trèves de plaisanteries, je parle des Meet ‘n Greet. A la sauce allemande je vois ces rendez-vous entièrement gratuits là-aussi car les visiteurs n’apprécieraient pas le concept catalan (je parle de celles de PortAventura) ! Le principe est de se prendre en photo avec les mascottes et des artistes du parc grimés devant un sympathique décor. Ces espaces seront disséminés dans tout le parc pour permettre à chaque stand une ouverture ponctuelle et de pouvoir choisir sa mascotte.

Mon dernier point concernera la refonte des quartiers scandinave, autrichien et hollandais : selon moi le quartier de l’aventure n’a rien à faire dans ce parc consacré à l’Europe, j’ai donc imaginé des nouveaux thèmes à ces attractions emblématiques d’Europa-Park. Malheureusement, ce type d’attraction emblématique ne peut pas disparaitre, avec des parades, je vous propose des alternatives plus « européennes » mais le côté africain n’aura pas totalement disparu ! Tout comme Arthur, Eurosat ou le spectacle chinois, le quartier de l’aventure est bien trop marqué sur le thème africain pour s’en défaire totalement ! A moins de tout casser ce qui est impossible, il restera des points hétéroclites et non-européens issus de l’ancien quartier.

Quelle est donc la direction voulue par ces changements ? Pourquoi ces choix ? Dans quelle optique ? Pour moi, Europa-Park malgré ses investissements récents reste sur de très nombreux points un parc d’envergure nationale voire européenne mais pas à son rang actuel mondial. Quand on voit certains décors, la qualité de beaucoup d’anciennes attractions et de certaines rénovations, je trouve dommage qu’Europa-Park n’aille pas dans le détail de qualité que l’on peut retrouver dans les très grands parcs tels que Disney, Universal ou Efteling. Mon parc préféré offre une quantité énorme d’avantages face à tous ses concurrents mais présente aussi une multitude de défauts et inconvénients qu’il est possible de supprimer facilement. Le parc s’améliore d’années en années, ne se repose pas toujours sur ses lauriers, écoute ses visiteurs et adopte de nombreuses méthodes efficaces mais il reste cependant pas mal de chemin à parcourir.

Liste des Meet’n Greets d’Europa-Park renommés les Euro-Fotos :

Eulenstein Institute : Photolocation en compagnie d’Euromaus et des deux frères Eulenstein devant l’immense bâtisse contenant l’atelier. Le tout dans un style mixant le baroque allemand et quelques touches de style victorien.



Prinzess Edda : Photolocation dans les jardins du château en compagnie d’Edda en robe de princesse et d’autres princesses. Le bâtiment se trouve sur la rive de l’Elz (la tour a le pied dans la rivière), un endroit reposant non loin de l’entrée mais non-utilisé.



Yellow Submarine : Photolocation des Beatles (2 personnages)  avec vieux van Volkswagen, passage piéton et trompe l’œil de la ruelle, le tout en compagnie de Richard le Lion.



Carnaval de Venise : Photolocation en compagnie d’Enzo et d’artistes déguisés du carnaval. Le décor est une des gondoles vénitiennes au bord du lac italien.

Cosmos : Photolocation avec deux cosmonautes russes à la sortie du grand huit Euro-Mir.



Nach Zukunft : Photolocation avec Jules Verne : les visiteurs peuvent se prendre en photo avec le célèbre écrivain ou en compagnie de Louis le coq déguisé en mode « steampunk ». Le décor correspond à un immense livre : le tour du monde en 80 jours avec des illustrations du livre animées dont certaines en 3D.



Dokkum : Photolocation en compagnie de deux pirates, de leur trésor et de l’explorateur Van Robbemond, tous trois sur une jonque.

Draculea : Photolocation en compagnie du voïvode Vlad sur les remparts de son château fantomatique.

Pourquoi ces « shooting gratuits » ? Car il existe déjà un service de photographie payant dans le quartier italien (derrière la scène de plein air). Et beaucoup de visiteurs critiquent les parcs à licence car les personnages ne sont pas assez visibles qu’ils soient de gros parcs (comme par exemple Disneyland, Movie Park ou le parc Astérix), comme les plus petits. Dans une époque où les visiteurs tolèrent de moins en moins faire la queue aux attractions et spectacles, je trouvais intéressant de proposer des activités peu couteuses annexes pour faire patienter les visiteurs et les divertir sans toucher au porte-monnaie. Ce système fonctionne très bien à Disney au point d’en faire de nouvelles « attractions » avec des files d’attentes (J’en recense quatorze du même type pour l’été 2017 au Parc Disneyland). Moi aussi je suis un client de ces parcs et je n’ai pas envie de payer un service photo au parc même si celui-ci est de qualité ! Là les visiteurs ont la possibilité d’avoir un moment privilégié avec leurs personnages préférés et de côtoyer des artistes sans difficulté, c’est un vrai plus pour un parc. Pour conclure chaque nouvelle activité permet de désengorger les files et d’améliorer l’expérience visiteur, il est nécessaire d’en tirer profit à long terme. Bien sûr je suis conscient du débit faible par rapport au nombre d’artistes engagés pour effectuer les shootings. Seulement, aujourd’hui Europa-Park ne pourra pas ajouter éternellement de nouvelles attractions à la vue de son catalogue déjà bien fourni. Etant donné la faible popularité des mascottes auprès du public en général comparé à des personnages de licence, il est nécessaire selon moi de rajouter des décors et des artistes grimés pour attirer plus de monde, il y aurait ainsi une synergie entre les personnages des storylines d’Europa-Park (Carter, Eulenstein, Van Robbemond, etc…), les mascottes (Louis, Carlos, Helena, Enzo, etc…) et des artistes grimés (en princesse, cosmonautes, pirates, etc…) et permettrait d’augmenter la popularité générale de tous les acteurs. En effet, il n’y pas qu’à Disneyland que tous les personnages sont populaires et réclamés des guests, or à Europa-Park les mascottes sont sous-utilisées alors qu’elles ont un fort potentiel que le parc se doit d’utiliser afin de rentabiliser le travail déjà entamé. Avec cette nouvelle animation, on obtient néanmoins une baisse non-négligeable des files d’attente pour le reste du parc.

Quartier italien :
Dépeçage du quartier français, on assiste en effet à une réduction du quartier français avec le retrait du Silver Star et de la partie située derrière les studios et l’Eurosat. Mais je ne m’arrête pas là ! Car j’ai également décidé de retirer les attractions Zirkus old 99 et Marionnetten Bootsfahrt, déplacées en Italie. Selon moi le thème de ces deux parcours n’ont rien qui rappellerait l’hexagone. Au contraire, en changeant les noms et en rajoutant quelques détails, on peut remarquer que ces deux attractions survolées par le pedal-car Volo da Vinci, se rapprochent bien plus de la péninsule italienne. Ainsi les bateaux-bouées recevraient une nouvelle gare aux couleurs de la Toscane avec un mélange de végétation méditerranéenne et des Alpes du Sud. De l’autre les petites locomotives traverseraient les chapiteaux des plus illustres familles de cirque italiennes.



Marionnetten Bootsfahrt : sur les traces toscanes du célèbre pantin italien !
On entre dans la Bottega du menuisier aux couleurs chaudes de la région florentine au milieu du XIXème siècle. De là s’animent sous les yeux des visiteurs les pantins sculptés à la main par Gepetto, ils accueillent les arrivants et les entrainent pour un voyage coloré et animé ! Pour cette réhabilitation, la végétation sera totalement revue pour plus de cohérence avec l’Italie de Collodi ; les sapins et buissons de la Forêt Noire laissent la place à des pins toscans, des oliviers, des cyprès et des genêts emblématiques de la région. Les verrières en fer forgé resteront telles quelles et ne seront que rafraichies pour garder l’âme du XIXème siècle.

Zirkus Revüe :
Le cirque traditionnel s’est construit et développé principalement en Europe par de grandes familles d’artistes tels que les Bouglione, Zavatta, Krone ou Gruss. Elles ont sillonné le vieux continent avec des numéros toujours plus grandioses et novateurs à l’image d’Europa-Park ! C’est pour rendre hommage à ces familles pour beaucoup d’origine italienne (Gruss, Bouglione, Zavatta ou Fratellini) que le parc a décidé de rénover ce parcours scénique pour enfant. Le tout dans une ambiance festive et colorée !

Gesiterschloss :
Le retour du Medici Palazzo (exit pour moi Jack l’éventreur, les bustes de tonton Roland, les scènes de Happy family, etc…) est un moyen de rendre un véritable hommage à Ulrich Damrau, l’architecte de ces quartiers européens dont le premier fut l’Italie en 1982 !



J’ai choisi de raconter l’histoire de la peste noire en Italie avec la vie de riches bourgeois qui tentent d’échapper au fléau derrière leur cage dorée mais qui sous la tentation et l’individualisme vont courir à leur perte. Leur esprit hantant ensuite le château pour les siècles à venir. L’utilisation de cette thématique malgré de possibles anachronismes permet de ramener les décors du château au Moyen-Âge, d’avoir un thème sombre et inquiétant, d’avoir un véritable encrage sur l’Italie et l’Europe en général. Enfin cette terrible pandémie a malheureusement touché le continent à de multiples reprises du Moyen-Âge à la Renaissance ce qui pourrait en contrepartie justifier certains de mes anachronismes.



La file d’attente se fait désormais sans les horribles téléviseurs LCD et autres monstres de fête foraine. On entre désormais dans un magnifique château de la Renaissance mais rapidement on s’aperçoit de notre erreur en entrant dans ce hall avec les tentures cramoisies, les lumières vacillantes et les statues détériorées qui nous regardent d’une drôle de manière. On passe ensuite dans un long couloir, aux fenêtres, on découvre Venise sous un mauvais jour car au loin on distingue les malades le long des canaux dévorés par la maladie. On passe désormais la porte de la « skretching room » où nous attend une décoration semblable au hall. Une voix nous raconte l’histoire de la peste noire qui gangrène la ville et tue à petit feu l’ensemble de la population jusqu’à la tombée d’un malade de la peste au-dessus des visiteurs. En sortant de la pièce on croise un mendiant et une femme pleurant sa fille morte de la peste. On arrive dans la gare d’embarquement aux couleurs des bâtiments de la ville vénitienne. De là on embarque dans notre véhicule surplombé par les gardes et les squelettes. On découvre alors les célèbres porteurs des morts en noir avec leur masque de bec et leur peau de mouton sur le dos, ils tirent une charrette remplie de corps. Au loin, un médecin pratique des saignées aux malades pendant qu’un prêtre prie avec des pauvres dans une procession et un jeu de supplique. Entre ces personnages de nombreux feux soi-disant pour éloigner le mauvais esprit illumine le ciel sombre. Notre véhicule atteint l’entrée d’une grande demeure protégée par des gardes inquiets, les bourgeois tentent de s’éloigner de cette épidémie derrière leurs murs. On arrive alors dans l’immense salle de bal où dansent nos nobles et riches bourgeois dans une ambiance festive à l’écart de la désolation de l’extérieur. Mais la Peste arrive finalement à les atteindre et on remarquera d’un peu plus près la danse macabre qui se joue là. Malades et sains communient sans s’en rendre compte dans un burlesque rappelant la première version du Spukschloss ! Arrivés à l’étage les gondoles emmènent les visiteurs dans une boulangerie de la ville, entre les sacs de farine grouillent des centaines de rats déployant la mort. Ils recouvrent de par leur nombre le boulanger essayant de fuir vers les passagers en tendant sa main à quelques centimètres des véhicules ! Ils investissent les geôles des prisons et tombent en cascades dans le canal vénitien d’où se dessinent des formes humaines sous la surface (éclairage du canal dans une teinte turquoise). Les murs sont ravagés par le temps et la désolation, au loin sur le pont des soupirs, une procession religieuse traverse dans un silence funèbre. Les wagonnets commencent leur descente accompagnés par une cascade d’eau vers les entrailles pendant qu’un personnage caché par son masque nous prévient que le voyage est loin d’être fini ! Et pourtant retour en gare pour les visiteurs.

Quartier français :
L’Eurosat et l’Universum der Energie : l’ode à Jules Verne. Disney à Paris renonce à cette magnifique storyline des visionnaires du XIXème siècle mélangeant littérature, futur et Steampunk… qu’Europa-Park la récupère ! Les Américains n’avaient qu’à la conserver. L’idée vient d’un ancien poisson d’avril et de rumeurs sur les forums allemands et français (Newsrider par exemple) il y a maintenant deux-trois ans. Pour se rapprocher de la thématique de l’ACE, le thème serait une expédition de scientifiques et d’explorateurs suivant les traces des œuvres de Jules Verne. Ici des préshows débarqueront pour divertir les visiteurs. Ainsi L’Euro-Tower représenterait l’exploration par les airs, l’Eurosat, l’exploration spatiale et l’Universum der Energie, celle de la Terre.
Même si la géode, emblème iconique d’Europa-Park qui ne peut disparaitre, ne sera pas modifiée, le reste des aspects extérieurs sera revu. En effet, la tour annonçant l’attraction sera démontée (elle repose entre la boule et le toit de la scène du lac français). Cette structure est bien trop moderne pour un style victorien ou steampunk. L’histoire de ces deux manèges iconiques est liée par l’ACE. J’ai modifié toute la storyline quand j’ai découvert le potentiel de cette nouvelle thématique qui pour moi simplifie grandement ce que j’avais imaginé et me permet de prendre du recul par rapport à l’histoire de Jules Verne et de laisser libre court à mon imagination. L’inconvénient est le côté répétitif de cette thématique : un explorateur sur les traces du passé. Apparaissent alors deux nouveaux personnages les professeurs Coustier et Champollain (je vous laisse deviner quels grands explorateurs ont inspirés ces noms !). Après les personnages de Carter (Abenteuer Atlantis), van Robbemond (Piraten in Batavia),  Eulenstein (Voletarium), ils complètent ce club très fermé qu’est l’ACE.

Eurosat 2.0, Zum Mund :
La célèbre astrophysicienne Agathe Champollain a été bercée par les mythes de Jules Verne avec ses ouvrages visionnaires à la fin du XIXème siècle. Après avoir obtenu son diplôme et un travail au centre de recherches en astronomie appliquées à Paris, elle se plonge dans les travaux de Kepler, Newton et bien sûr Copernic. Lorsqu’un jour elle redécouvre par un film de George Méliès : le voyage dans la Lune inspiré du roman de son enfance. Elle se dessine alors de réaliser son rêve : s’élancer dans l’espace à l’image de son héros Impey Barbicane dans l’œuvre vernienne. Elle étudie donc la véracité des faits présents dans le roman et réfléchit à la faisabilité d’un tel projet. Lors d’un diner au célèbre restaurant de Mille Fleurs, elle évoque à sa meilleure amie ses idées qui laissent perplexe cette-dernière mais à la table à côté, l’un des membres éminents de l’ACE entend cette histoire. Il décide donc de se présenter à la physicienne à la fin du repas lorsque les deux amies allaient se quitter et demande à Agathe de lui en expliquer davantage autour d’un verre au bar d’à-côté : chez Marianne. On retrouve dans l’établissement une peinture retraçant la soirée des deux protagonistes.
Après plusieurs années de recherches financées par le club de l’ACE, Agathe Champollain peut enfin construire son canon propulseur qui se trouve dans la longue montée du grand huit. Lorsque le train arrive tout en haut du canon, on entend alors le lourd bruit de l’explosion, Agathe est propulsée vers la Lune dans un boulet creux comme dans l’œuvre de Jules Verne. C’est parti pour un voyage à la conquête de l’espace tumultueux ! Le train zigzague entre les astéroïdes avant d’entrer dans l’orbite de la Lune à la fin du parcours. On retrouve donc dans le dernier virage serré du parcours l’immense Lune magnifiée dans le livre autour de laquelle gravite le train à vive allure. Le projet ambitieux d’Agathe s’est enfin concrétisé et l’ACE apporte une nouvelle pierre à l’édifice de la science et de la découverte ! La nouvelle gare est totalement réhabilitée car le thème de la station spatiale disparaît au profit d’un atelier de travail dans un style Steampunk mélangeant le fer forgé, les plaques de cuivres, les enluminures aux reflets de bronze et de bois. Tandis que le train ressemble à une balle de canon rougie par la détonation. Autour de l’atelier, on retrouve des célèbres monuments et appartements particuliers de la ville lumière. A l’intérieur de la boutique souvenir (en sortie de l’attraction), on découvre à travers une vitre un morceau d’astéroïde que la scientifique a pu récupérer lors de son voyage spatial.



Universum der Energie 2.0, Zum Mittelpunkt der Erde :
Le grand spéléologue français Jacques Coustier a la passion de l’exploration souterraine depuis son plus jeune âge grâce aux œuvres de Jules Verne, ce dernier a profondément marqué des générations avec ses récits visionnaires dont celui du Voyage au centre de la Terre. Notre explorateur se lance dans une expédition très médiatique en 1905, celle de la grotte Damrau dans le Jura, grâce à la forte notoriété du spéléologue. En effet, après ses nombreux exploits à travers le monde, il est devenu l’un des membres du très mystérieux club de l’ACE et une célébrité mondaine du tout Paris de la Belle époque. Accompagné de deux de ses amis, il entreprend d’explorer cette nouvelle grotte dans sa totalité. Mais les trois spécialistes ne savent pas encore que cette caverne est bien plus vaste qu’il n’y parait et qu’ils ne seront pas au bout de leurs surprises !
Les visiteurs arrivent au pied de l’attraction qui est une immense tente d’explorateur plantée au pied des sommets jurassiens. Les hauts conifères embrassent le paysage extérieur (et apporte une continuité avec le quartier suisse voisin !). Tout le matériel de l’expédition n’a pas encore été descendu et il reste de nombreuses caisses et instruments devant le campement. Les invités passent par cette tente et débarquent devant la faille de la caverne, ils longent un couloir creusé pour accéder à la première grotte où attendent les spéléologues en pleine préparation de leur aventure souterraine. Ils entrent alors dans le préshow de l’attraction : une cage d’ascenseur fabriquée par l’ACE pour rejoindre le fond du gouffre. En pleine descente, le mécanisme s’enraille bloquant l’ascenseur et la suite de l’expédition se fait à pied jusqu’à atteindre les entrailles de la Terre : embarquement immédiat pour un monde fantastique souterrain totalement inconnu !

Les pavés de Paris :
En compensation de la perte d’une grande partie de ses attractions, le quartier français reçoit cependant un manège pour les plus jeunes sur le thème des side-cars.



La nouvelle attraction familiale du quartier français évoque les routes typiques de l’hexagone et de sa capitale. En embarquant sur cette moto typique de la fin du XIXème siècle et du panier en osier rappelant le modèle de René Gillet. Les plus jeunes visiteurs pourront alors sillonner les routes de campagne en quête de liberté et de vitesse ! L’attraction s’inspire de l’invention du Français Gillet dont l’invention sera déterminante lors de la Grande guerre. Après l’Armistice le side-car devient ainsi l’un des moyens de transports des plus populaires.

Le restaurant « Mille Fleurs » retrouve des couleurs. Pour toujours plus d’immersion, je propose de reprendre la décoration des restaurants du quartier français et principalement le Mille Fleurs qui donne directement sur le lac français et les attractions verniennes. Le but étant de maximiser les références à la Belle Epoque et aux fastes de la ville lumière. L’ajout de verrières dans la partie principale et d’enluminures aux terrasses fermées renforce l’effet parisien au lieu.

Quartier belge :
La Belgique, c’est le pays de l’Europe de par sa centralité et comme siège de nombreuses institutions européennes. Ce pays à l’histoire riche et diversifiée n’a jusqu’à aujourd’hui aucune présence au sein d’Europa-Park, ce que je trouve regrettable car il mérite lui aussi sa place ! Pour marquer le coup, plusieurs attractions liées à la Belgique ont été imaginées :

Strip Paleis :
Fun House de Gosetto. Découvrir en compagnie des mascottes du parc le monde merveilleux de la BD. En tant que bédéphile amateur, je me souviendrai toujours de ma toute première BD : Sylvain et Sylvette. Depuis Thorgal, Bande à Bamboo, XIII, Largo Winch, Astérix, Marsupilami, Agent 212, Lucky Luke ou Titeuf ont inondé ma bibliothèque ! Et le vrai temple de la BD se trouve bien sûr en Belgique. J’apprécie tout particulièrement ce type d’attraction car avec une storyline bien rédigée et de bons décors, on peut réaliser de superbes endroits dédiés aux familles. J’ai été opérateur sur ce genre de manège et c’est populaire, les restrictions de tailles sont quasi-inexistantes, le succès est toujours au rendez-vous ! Bon après il y a peut-être le débit qui n’est pas énorme mais c’est un manège qui a toute sa place au parc. Je verrais bien la construction de deux parcours parallèles pour augmenter le débit horaire théorique et ainsi doter le parc d’un nouveau type de manège au sein d’Europa-Park. Le gros plus de ce genre de manège, c’est le fait que l’on puisse l’installer à n’importe quel étage d’un bâtiment (à l’image de l’hôtel TarTüff de Phantasialand), par conséquent je souhaite le placer au-dessus des boutiques et des restaurants du parc. Seule l’entrée se fait au rez-de-chaussée puis on grimpe aux étages supérieurs. Cela permettra également de justifier la hauteur des immeubles de la Grand Place. Aujourd’hui le parc est gigantesque, il faut densifier à bon escient les espaces pour éviter de se retrouver avec un parc dense comme Fraispertuis-City et vaste comme Alton Towers en même temps. L’idée de regrouper sur différents niveaux attractions et restaurants comme au quartier italien avec Volo da Vinci me parait la situation la plus adéquate.

De Belfort :



Voici maintenant une attraction dont je rêve depuis bien longtemps à Europa-Park : une Free Fall Tower. Et pour ne pas faire les choses à moitié, autant prendre comme constructeur : Intamin. Elle se situerait sur un beffroi typique des Flandres ou du Nord de la France. On va me dire que ce projet va tout simplement copier le Mystery Castle de Phantasialand, mais je répondrai à ces personnes que pour cette tour, les nacelles seront à l’extérieur. En effet, une attraction de ce type sera mieux entretenue si l’intérieur de la tour est caché, surtout que le constructeur propose des tours dont il est facile de customiser la structure. Son débit théorique est de 4*10*60/1.75 = 1280 personnes par heure. Cette tour accueille donc quatre nacelles de 10 personnes sur chaque façade du beffroi, haut de 85m. Voici son histoire :
De Belfort, au loin se dessine le quartier belge, orné par cet impressionnant beffroi aux tons grenat et ocre. Cette tour de brique soutient une tour de chute libre de près de 75m de haut. Surplombée par un immense carillon qui donne le tempo des chutes des nacelles, la tour héberge quatre nacelles de dix places chacune permettant un débit horaire très important pour ce type de structure ! On estime un ordre de 1300 personnes par heure grâce à des nacelles indépendantes (comme à Fraispertuis-City) pour un fonctionnement optimal de la structure. La tour se situe au milieu de la place belge à l’image de la Grand Place de Bruxelles donnant ainsi un cadre majestueux à contempler du haut de la tour.

Quartier des Balkans :
Voici donc la pièce maitresse de mon projet, un immense quartier derrière la gare du Poséidon et prenant place à l’endroit où se tiennent les Horror Nights que l’on appelle maintenant « Traumatica ». Le quartier rassemble les cultures et légendes des principaux pays compris dans cette péninsule et permet de mettre en avant la culture d’une partie de l’Europe peu connue du grand public. Pour ma part en faisant des recherches j’ai découvert une multitude d’histoires et d’informations qui sont captivantes donnant envie d’en connaitre davantage ! Ce quartier s’articule d’un grand lac bordé par un village aux traits slovènes et bosniaques avec un ponton rappelant Stari Most, des plaines bulgares et roumaines et des montagnes des Carpates et de Thrace (Plitvice ou Dubrovnik). Cet ensemble parait au final très hétéroclite à l’image de la ruelle commerçante allemande où chaque façade correspond à un Länder du pays. Sachant que la Roumanie est assez présente au fond du land, il est même possible de scinder la Roumanie du quartier des Balkans pour plus de clarté dans l’agencement.

Castelul Bran (Roumanie) :
La principale attraction du quartier est un dark ride trackless du nom du château ayant accueilli le célèbre voïvode Vlad Tepes qui a inspiré la légende de Dracula. Le parcours mélange la réalité et la fiction dans un ballet tournoyant médiéval au cœur des forêts de Transylvanie.



Au milieu de la forêt transylvanienne se dessine les créneaux du château teutonique de Bran. En entrant par le pont levis de cet immense château à flanc de falaise, on découvre l’atmosphère peu rassurante des lieux. Les visiteurs grimpent dans le donjon puis parcourent le chemin de ronde sur les remparts, on longe les geôles et les anciennes casernes avant de s’engouffrer réellement dans la bâtisse fortifiée. L’endroit semble déserté depuis plusieurs siècles avec ce lierre qui tapisse les murs aux tentures cramoisies. Le public atteint alors la grande salle qui sert d’embarquement. Le but de l’attraction est de jouer sur les sens des visiteurs à l’image de Haunted Mansion à Disneyland ou de Mystic Manor à Hong Kong Disneyland. En provoquant l’illusion dans l’œil du public grâce à des artefacts, jeux de lumière et illusions d’optique, les forment évoluent dans un climat ambigu tout comme la légende qui entoure le comte Tepes. Les décors reprennent l’architecture qu’a connu le prince valaque déchu à mi-chemin entre Occident et Orient ; Europa-Park innoverait en utilisant le mapping pour cette nouvelle attraction pour les scènes d’extérieur. En effet, la forêt tient un rôle majeur dans la région que cela soit aujourd’hui ou en 1400 à l’époque de Vlad Tepes. La pièce principale serait une excursion dans les bois valaques illuminés par le clair de lune et le ciel étoilé envoutant réalisé par mapping, les visiteurs sont ainsi sollicités de tous les côtés mais aussi du plafond et perdent quelque peu leurs repères avec ces décors mouvants. Les scènes montrent tour-à-tour le jeune Vlad déchu qui doit servir les Ottomans et les Hongrois, puis son ascension et la terreur qu’il sema avec la célèbre histoire de la coupe. Enfin, on assistera à sa perte et sa disparition tragique.

Adelsberger Grotte (Slovénie) :
C’est le nom germanique de ces incroyables cavités souterraines serpentant la région de Postonja non-loin de la capitale slovène. Ce walkthrough vous emmène dans les profondeurs de la Terre dans un voyage entre terre et mer (grottes semi-immergées) à la rencontre d’un monde coloré et fascinant. Le parcours permet de traverser le lac entre l’attraction Stijena et le parcours scénique roumain Castelul Bran. A noter la présence d’un mini-snack au milieu des grottes face au lac, il pourra servir également de terrasse pour le spectacle nocturne avec un espace réservé pour des diners par exemple à l’image de Fantasmic et du restaurant Cafe Orleans au Disneyland Park.



Stara Planina (Bulgarie) :
Les célèbres plaines bulgares sont réputées pour leurs paysages magnifiques qu’il est possible de traverser à dos de cheval. Ces dernières sont dominées par le Grand Balkan (ou Stara Planina) qui est la grande chaine de montagnes du pays et le grand parc naturel du pays. Entre bosquets et sapins rampant vers la mer Noire, les plus jeunes cavaliers enfourchent leur destrier pour une balade bucolique et enchanteresse sous l’œil des parents conquis.

La restauration et les boutiques en Roumanie et dans les Balkans :
Tout d’abord aux abords du disk’O coaster se tient un snack de döner kebab et dürüm dénommé « der Janitscharen », en hommage aux célèbres soldats ottomans. Dans les décors camouflant les backstages du Poséidon se trouvent la file d’attente de l’attraction, une boutique « Bazaar » et le snack.
Dans le village des Balkans sont insérés un bar ; le « Selo Kafana » servant boissons et douceurs sucrées et un grand restaurant à table « Vodno » proposant des grillades (mici, babic), des charcuteries (pastrama, cevapi) et des spécialités croates, macédoniennes et serbes comme le duvec. La terrasse du restaurant offre une vue magnifique sur le lac du quartier avec en fond les falaises karstiques et la Roumanie. De l’autre côté du lac domine le château de Bran qui accueille la principale attraction mais aussi un magnifique restaurant dans l’ancienne forge et sur les remparts du château. Du nom de « Drachenhöhle » (l’antre du dragon), qui rend hommage à Vlad Draculea – fils du dragon –, le restaurant propose les spécialités du pays principalement à base de cochon. Les ragoûts et pots au feu roumains sont typiques là-bas accompagnés pour ceux qui le souhaitent de vin valache (Dionysos aurait passé une partie de sa vie non loin en Thrace !). Et pour les autres, les poivrons et les feuilles de choux farcis raviront les papilles des visiteurs. Dans la cour du château se tient également une petite échoppe proposant les traditionnels bretzels roumains (car Allemagne oblige…).

Le quartier néerlandais :
Le restaurant « Spices, Küche der Welt » n’est selon moi pas l’emblème de l’Europe ! C’est pourquoi avec l’extension du quartier hollandais jusqu’aux rives du lac, j’ai décidé de renommer ce dernier : De Rijks Huisje, mettant en avant la mixité des cultures entre Pays-Bas et la ville du Cap. Ce restaurant sera agrandi pour rejoindre l’ancien Crocodile Bar qui deviendra le bar « Cape Town ». Du fait de la disparition de la salle d’arcade et des autos tamponneuses parties pour le quartier de Monaco, on trouve désormais l’immense boutique « David and SOCCKS » avec une nouvelle architecture néerlandaise. La boutique permettra de cacher l’avancée côté scandinave de l’attraction souterraine Vineta et agrandira le chemin d’accès entre le Portugal, les Pays-Bas et l’accès au lac.

Goede Hoop :
Redécouvrez l’un des mythes des plus célèbres des Pays-Bas à l’apogée de l’Empire des Provinces Unies. Celui du Hollandais Volant. Les anciens radeaux de la Jungle se métamorphosent pour se recentrer sur Europa-Park et sa thématique. Ainsi exit le roi Salomon, l’Afrique des grands lacs et la savane pour le comptoir Néerlandais du Cap et son célèbre Cap de Bonne Espérance, si redouté par les marins et navigateurs de l’époque. Sauf un, le capitaine van Decken. Cet homme reliait Amsterdam aux îles de Ceylan et de l’Insulinde bravant tous les dangers et affrontant toutes les tempêtes qui se présentaient à lui. Lors d’un de ses voyages, il fit une halte dans la ville du Cap avant de continuer sa route vers l’Asie. Prêt à appareiller pour rejoindre Batavia, son équipage lui déconseilla de larguer les amarres car un terrible orage se préparait à l’horizon. Même si les marins préféraient attendre la prochaine accalmie, le capitaine ne fut pas de cet avis. N’écoutant que son orgueil et son ambition, il ordonna à son équipage de prendre la mer. Après quelques heures le navire fut emporté par les caprices de l’Océan et sombra. Aujourd’hui encore le fantôme de ce navire commandé par son capitaine van Decken resurgit dans la brume au large du Cap rappelant aux nouveaux marins de ne pas suivre son exemple sous peine de naufrage.
L’embarcadère de l’attraction reprend les traits d’une magnifique demeure de maitre remplie de marchandises pour le monde entier : épices, textile, étain, thé, soie, sucre, or, riz… prêtes à appareiller. Puis notre embarcation contourne les falaises de la région regorgeant d’animaux tels que des zèbres du Cap, des manchots, des springboks, des aigles ou des cigognes scrutant les passagers. Soudain un rhinocéros noir charge sur les visiteurs s’approchant d’un peu trop près de son territoire pendant que des hyènes s’amusent de la situation. Face à la barque se dresse une magnifique fluyt néerlandaise, cet incroyable vaisseau est le fleuron de l’empire et reliait les principales destinations du monde entier. Au loin sur les coteaux des paysans récoltent le fruit de leur travail et gardent leurs bêtes tandis que les visiteurs s’éloignent dangereusement de la côte alors que le ciel devient menaçant. Au loin un éléphant barrit annonçant le mauvais présage puis la nuit tombe et la mer s’agite. Quand tout à coup, surgit le navire fantôme devant les éclairs de la tempête. A peine le temps de comprendre que celui-ci disparait dans le brume aussi vite qu’il est apparu laissant les visiteurs perplexes mais sains et saufs pour rentrer au port.

Quartier scandinave :
Cet espace sera peu modifié, l'ancienne animation "Vineta" est transformée en véritable parcours scénique:

L’ancienne animation laisse sa place à une nouvelle attraction de type dark ride avec des véhicules suspendus sous le quartier scandinave. Remontez le temps et explorez la cité disparue de Vineta sur la mer Baltique. Entre fastes et décadence, les aventures extraordinaires raviront petits et grands. Voici la storyline de la nouvelle attraction dont l’entrée se situe à l’emplacement de la précédente attraction. En pénétrant dans la sombre tour, la lumière s’affaiblit, les visiteurs s’engagent dans cet escalier menant vers des souterrains oubliés. Plus les marches sont franchies, plus le temps est remonté comme le témoignent les pierres de l’escalier qui évoluent. Arrivés dans les bas-fonds, le visiteur pénètre dans une vieille bâtisse viking aux allures inquiétantes, en ressortant de l’autre côté il y découvre un port moyenâgeux dont les navires pointent en direction de la mer, prêts à appareiller ! A bord, les visiteurs s’éloignent du quai et de la lumière, mais la pénombre ne reste pas longtemps quand les premières lueurs de la cité de Vineta apparaissent au son des clochers. On découvre dans la nuit une ville bouillonnante et active, les rues brillent de mille feux avec une population s’affairant à tout va. Le luxe est présent, quand le véhicule entre dans l’une des maisons, on découvre les fastueuses richesses des habitants. Tout se résume à la décadence ; bijoux, animaux, parures, nourriture abondante, etc. Mais soudain, un bruit rauque masque l’effervescence de la cité. Au loin on aperçoit une vague impressionnante qui s’approche des remparts, déferlant sur Vineta et engloutissant tout sur son passage. A la manière de Ariel’s Under the Sea Adventure, des projections sur les véhiculent font croire à une montée brusque de l’eau. Toute la ville est alors submergée par ce tsunami assombrissant l’espace. Les dernières lueurs s’effacent avant que le véhicule de revienne en gare.



Quartier autrichien :
Le quartier autrichien est l’un des plus vieux quartiers européens, malheureusement la thématique du pays est pauvre en comparaison au faste des quartiers islandais, italien ou grec en terme de décoration typique. En effet, il n’existe pas réellement de village aux allures autrichiennes malgré la richesse architecturale du pays alpin. C’est pourquoi, l’ajout de détails aux deux principales attractions du quartier ravivera l’âme de ce lieu singulier.

Tiroler Wildwasserbahn :
L’Autriche est connue pour ses montagnes, mais le pays regorge tout comme les pays alentours de luxuriantes forêts de conifères dont le commerce s’est énormément développé au XXème siècle. En effet, les bûcherons autrichiens ont grandement exploité la richesse du Tyrol. De nombreuses scieries et entreprises forestières ont émergé grâce à la qualité du bois de l’épicéa et à la gestion de ces entrepreneurs ingénieux. Europa-Park rend ainsi hommage à cette épopée en redécorant son attraction emblématique avec en point d’orgue l’exposition de nombreuses machines de la marque Felder. Cette fabrique produisit au siècle dernier toutes les machines utiles à la découpe du bois pour les bûcherons autrichiens. La file d’attente sera également enrichie d’animatronics reproduisant les gestes précis de ces ouvriers au son des Yodles et aux senteurs de sapin.

Alpenexpress Enzian :
Nouvelle storyline à l’attraction :
Dans la vallée de l’Erlauf au cœur du Tyrol autrichien, un train fou file au bord des ravins escarpés et serpente le long des tunnels et viaducs. Traversant les champs de gentianes (nom du train !), il sillonne le paysage autrichien pour desservir chaque gare de la région non sans quelques sensations. Découvrez la faune exceptionnelle dont regorgent les paysages tyroliens : ours, bouquetins, chamois, aigles, …
Vous remarquerez le nouveau sigle qu’arbore fièrement la locomotive : OBB célèbre compagnie des chemins de fer autrichienne. La montagne contenant la grotte des diamants sera totalement revue pour plus d’immersion (montagnes plus hautes, nouvelles maisons, faune et flore plus présente, …), le tout rappelant les pâturages alpins, les gorges abruptes et les sommets enneigés de la région.

Bregenz-Linie :
Voguez sur le majestueux lac de Constance ou der Bodensee dans la langue de Goethe. Cette étendue d’eau est à la frontière de trois pays : la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche. Ce grand lac est donc un symbole tout trouvé pour Europa-Park et l’Europe réunie. La gare d’embarquement ressemble à un vieil atelier (fer forgé, bois et pierres blanches) mélangeant le baroque allemand et le steampunk présent dans plusieurs lieux du parc témoignant de la nouvelle thématique : l’ACE. Le pitch :
Votre embarcation atypique n’est autre qu’un authentique bateau à vapeur autrichien dénommé le Hohentwiel, faisant la liaison entre les trois pays bordant le lac de Constance. Redécouvrez la magie qui se dégage de cet incroyable navire dont l’immense roue à aube vous entraine dans un voyage fascinant et reposant dominé par le restaurant du lac. Votre capitaine Hans Schiffer est un ancien navigateur qui a longtemps vogué sur les mers européennes. Il dirige son bateau en même temps qu’il vous racontera les plus célèbres du lac de Constance. Parmi ces mythes, les Rats du lac de Constance qui ont, soit disant, attaqué le château du Seigneur vengeant ainsi les nombreux villageois sacrifiés par ce terrible châtelain. Ou encore le cavalier qui a traversé dans le brouillard le lac de Constance comme par enchantement et ce, sans s’en rendre compte. Ces histoires issues du folklore local et de poèmes raviront petits et grands tout en naviguant sur les eaux tranquilles mais mystérieuses de ce lac d’exception.
Le long des berges du lac, des décors rappelant les plus grandes légendes du Bodensee s’offrent aux yeux des passagers illustrent les propos du capitaine. On y découvre un château réduit à la place du rocher des éléphants, dont les douves grouillent de rats, non loin trône une statue du cavalier prêt à traverser le lac et enveloppé d’une brume continuelle. Au fond du lac, les visiteurs aperçoivent des maisons sur pilotis issues de la période néolithique tandis que d’autres découvrent la statue des sept souabes venus terrasser la bête du lac.

Hofbrauhaus « Strauss » est le nouveau point de restauration entre les chaises volantes et le quartier espagnol. Au milieu d’un vignoble autrichien se dresse ce restaurant typique des vallées du Tyrol avec des plats simples et conviviaux. Cet établissement rend hommage à la convivialité de la même manière que les « Biergarten » allemands. Toute la salle est en extérieur et est parfaite pour les journées chargées de l’été. Entre bonne humeur et bonne chair, les visiteurs oublient les sensations et l’excitation le temps d’une pause gourmande et relaxante. Le parc n’oublie pas les fins de repas reposantes avec de nombreuses chaises longues disséminées le long de la rivière et dans les jardins alentours.

Et les nouvelles mascottes d’Europa-Park dans tout ça ? On les aurait presque oubliées, mais les mascottes d’Europa-Park sont nombreuses et pas assez mises en valeur, surtout que ces dernières années les quartiers ont fleuri sans rajouter de mascotte correspondante. Voici  pour rectifier cet oubli, ce que j’imagine pour ces mascottes :
L’aigle royal du Luxembourg en habits princiers (dont l’écharpe ocre) : Guillaume/Wilhelm
Le lynx des Balkans en habits traditionnels (rouge-blanc-noir) : Dardan
L’écureuil roux de la Belgique en habits de Gille : Ton
Le cheval noir de Monaco en combinaison grise de formule 1 (type Mercedes pour coller au sponsor du parc !) : Albert
La brebis blanche de l’Irlande en habits de lutin Lepreschaun : Judith



Sources (et rapprochements volontaires ou inopinés ^^) :
- Universum der Energie & Eurosat : la thématisation de Discoveryland à Disneyland Paris et Mysterious Island à Tokyo Disney Sea. Les livres de Jules Verne De la Terre à la Lune et Voyage au centre de la Terre.
- Vineta : Peter Pan’s Flight à Disneyland et Fata Morgana à Efteling.
- Castelul Bran : Mystic Manor à Hong Kong Disneyland, Thor’s Hammer à TusenFryd, Escape from Gringnott’s à Universal Studios Orlando et Burg Falkenstein à Holiday Park.
- De Belfort : Mystery Castle à Phantasialand, Zumanjaro à Six Flags Great Adventure, Golden Driller à Fraispertuis-City.

Voilà voilà, si vous lisez ce paragraphe, c'est que vous avez tenu jusqu'au bout, bravo ! :P
A savoir, ce n'est qu'une partie d'un immense dossier (nouvelles storylines pour le bobsleigh, le pegasus, ...) de plus de 70 pages consacré au parc, je réfléchis à le mettre en ligne de façon non-linéaire pour ceux qui en voudraient davantage.

Et comme on en a pas mal discuté sur le topic de Nikolas, vos impressions sont impatiemment attendues ! :)

Hors ligne cmoiromain

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Re : Le futur des plus grands parcs par Marogue
« Réponse #4 le: 27 novembre 2017, 19:02:23 »
Waou ! Tu as vraiment creusé la question !


Je n'avais pas lu la partie consacrée au Puy du Fou, n'y ayant pas encore mis les pieds à ce jour (ce sera corrigé en juin prochain), par contre, Europa Park, ça me parle.

Il y a tout plein de bonnes idées, bien que certains changements soient plus "nécessaires" que d'autres. Ta façon de décrire les différents thèmes et storylines ressemblement à une plaquette publicitaire de parc, c'est drôle !

Un autre point que tu n'abordes pas du tout dans ton étude, qui serait intéressant je trouve, c'est l'aspect financier. C'est très difficile d'estimer le coût des travaux (tant les rethématisations que les travaux neufs), mais en se basant sur les infos qu'on arrive à glâner çà et là sur internet, des nouveautés et investissements des différents parcs, ça peut être un challenge sympa de mettre un ordre de grandeur en face de chaque projet. Mais bon, c'est encore du boulot en plus, et je pense que tu as déjà dû y passer un paquet d'heures ^^

Hors ligne AlexHL

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Re : Le futur des plus grands parcs par Marogue
« Réponse #5 le: 28 novembre 2017, 17:43:44 »
@cmoiromain, Romain et Nikolas, merci pour vos commentaires ! Je remarque que je n'avais pas encore répondu...

Pour ce qui est du côté commercial, c'est tout à fait voulu car c'est le principe selon moi pour faire découvrir mes créations et un peu les survendre ! :P Faut dire qu'un apollo sidecar ou un sky fly n'ont rien de vraiment extraordinaire, c'est surtout l'ensemble qui fait la différence (théma, intégration, originalité, etc...) d'où ma volonté de rajouter de la cohérence à ce parc. Il est vrai qu'à force de le fréquenter et de découvrir la concurrence, on remarque vite les points faibles.

Concernant l'aspect financier, comme je ne suis pas trop au fait des prix et que les chiffres donnés ne sont jamais précis : une fourchette voire un râteau (cf gag de Gad Elmaleh !). Entre la réalité et les exagérations je n'arrive pas à imaginer concrètement les investissements consentis par les parcs. Surtout que dans notre cas, cela concerne principalement des rénovations.
Cela dit, je ne m'interdit pas d'y réfléchir. :)

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Le futur des plus grands parcs par Marogue
« Réponse #6 le: 12 avril 2018, 11:17:49 »
Hé bé j'étais complètement passé à coté de ce nouveau chapitre, ton cerveau bouillonne d'idées, c'est fascinant à lire!
Après est ce que les visiteurs seront sensibles à ces storylines très poussées? je me le demande... en revanche certains fans seraient ravis!  :D

Concernant les mascottes:
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il y aurait ainsi une synergie entre les personnages des storylines d’Europa-Park (Carter, Eulenstein, Van Robbemond, etc…), les mascottes (Louis, Carlos, Helena, Enzo, etc…) et des artistes grimés (en princesse, cosmonautes, pirates, etc…)
Autant les mascottes attirent les enfants, autant les personnages de l'ACE, je suis moins confiant... mais ça serait une très bonne idée de créer des photolocations fixes, c'est clairement ce qu'il manque à EP.

Concernant la château hanté du quartier italien:
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En sortant de la pièce on croise un mendiant et une femme pleurant sa fille morte de la peste.
 On découvre alors les célèbres porteurs des morts en noir avec leur masque de bec et leur peau de mouton sur le dos, ils tirent une charrette remplie de corps.
mais tu veux faire fuir les enfants! le thème abordé serait totalement raccord avec le quartier italien mais en plus soft pour le coup!  :D

Quant à la fun house thématisée BD:
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En tant que bédéphile amateur, je me souviendrai toujours de ma toute première BD : Sylvain et Sylvette. Depuis Thorgal, Bande à Bamboo, XIII, Largo Winch, Astérix, Marsupilami, Agent 212, Lucky Luke ou Titeuf ont inondé ma bibliothèque ! Et le vrai temple de la BD se trouve bien sûr en Belgique
Pour le thème j'adhère totalement (gros amateur de bds pour ma part), mais faut que ce soit des bds belges: Astérix a déjà son parc, Spirou (et donc Marsupilami) également, et puis ça fait beaucoup de licence!
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Re : Le futur des plus grands parcs par Marogue
« Réponse #7 le: 12 avril 2018, 18:54:46 »
@Romain : bon je suis d'accord, dit comme cela c'est hard, mais quand tu vois Saw, l'actuel Geisterschloss et trains forains, je pense que ma storyline n'est pas la pire. Beaucoup de gens s'intéressent à la storyline à Disney car elle existe, pourquoi les badois et les alsaciens seraient moins intéressés ? Longtemps le parc ne mettait pas d'attractions à sensations et à loopings et finalement l'ensemble plait énormément ! :D

L'idée de redynamiser les parcours scéniques et d'insérer les photolocations permettrait de désengorger les files des coasters qui sont vite blindées les jours de haute saison (45 à 80 min !). Si les DR avaient une quinzaine de minutes d'attente (Piraten, Geisterschloss, Piccolo, Schneefloecken, Whales Adventure, Dschungel ou Universum), cela réduit d'au moins cinq minutes les files des coasters + attractions aquatiques et Volétarium ! Donc autant mettre le paquet comme le fait Disneyland Paris en ce moment avec ST2, POTC et PM.

Concernant les personnages ACE, de nombreux artistes errent dans le parc pour amuser la galerie et faire des photos, à EP les artistes plaisent aux visiteurs et ajoutent de l'animation au parc.

Pour les BDs, la liste correspond à ma collection mais en rien au thème de l'attraction. Le parc peut tout aussi bien mettre des licences (c'est la mode) comme inventer de nouveaux personnages ou utiliser ses propres mascottes dans un esprit un peu cartoon.

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Le futur des plus grands parcs par Marogue
« Réponse #8 le: 13 avril 2018, 13:36:35 »
Beaucoup de gens s'intéressent à la storyline à Disney car elle existe, pourquoi les badois et les alsaciens seraient moins intéressés ?
Je persiste et signe que ça n'intéresse que les passionnés et que le plupart des visiteurs ne se penchent pas sur le sujet... mais j'espère me tromper!

Concernant les personnages ACE, de nombreux artistes errent dans le parc pour amuser la galerie et faire des photos, à EP les artistes plaisent aux visiteurs et ajoutent de l'animation au parc.
ça mériterait des horaires et une zone fixe indiquée car c'est souvent au ptit bonheur la chance. J'en ai souvent croisé dans la rue Allemande... ptêt que c'est pour retenir les visiteurs qui voudraient partir!  :P
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